Un automatisme à photorésistance

Figure 1 : Schéma électrique de l’automatisme à photorésistance.

Le thyristor s’alimente sous une tension continue de 12 à 14 V.


J’ai réalisé cet automatisme pour résoudre un problème qui se posait à moi, mais je vous l’envoie parce que je crois qu’il pourra servir à plusieurs lecteurs d’ELM.
En effet, quand je rentrais la nuit dans mon garage avec les phares de la voiture allumés et que je les éteignais … je me retrouvais dans le noir ! Commençait alors la périlleuse marche en aveugle,bras tendus vers l’avant, pour atteindre l’interrupteur d’éclairage : pourvu que mon fils n’ait pas encore laissé son tricycle au beau milieu du parcours !
Grâce à ce circuit j’ai résolu complètement le problème : en effet, quand je rentre le soir et qu’il fait nuit, je pénètre dans le garage avec les feux de la voiture allumés ; la lumière de ceux-ci inondent la surface sensible d’une photorésistance FTR1, dont la résistance diminue sous l’effet de l’éclairement, ce qui permet l’acheminement vers la gâchette du thyristor TH1 d’une tension plus que suffisante pour le faire conduire.
Dès qu’il se met à conduire, son anode est parcourue par un courant qui active le relais RL1 dont les contacts alimentent une petite ampoule secteur 230 V de 3 à 5 W (qui illumine suffisamment le garage). Bien sûr, quand je coupe les feux de la voiture, cette petite ampoule reste allumée : je peux alors descendre du véhicule et atteindre l’interrupteur de l’éclairage principal sans encombre.
Mais l’ampoule de secours va-t-elle devoir rester allumée ? Comment désactiver le relais ? Eh bien il me suffit d’ouvrir l’interrupteur S1 (voir figure 1), qui fournit le 12 V au circuit, puis de le fermer –ce qui allume la LED DL1 servant de veilleuse– afin que le circuit soit sous tension pour la prochaine utilisation.
Pour tout réglage, il faut allumer les feux de la voiture et tourner lentement le curseur du trimmer R1 vers la photorésistance de façon à activer le relais, puis éteindre les feux du véhicule, ouvrir l’interrupteur S1 et enfin tourner lentement le curseur de R1 en sens inverse jusqu’à extinction de la petite ampoule.
Quand on remet alors S1 en position de départ, DL1 s’allume et non pas la petite ampoule : cette dernière restera éteinte jusqu’à ce que la photorésistance ne soit illuminée par les feux de la voiture. Il va de soi que ladite photorésistance devra être placée à hauteur des phares du véhicule.
Pour mon montage, j’ai mis en oeuvre un thyristor plastique BT152.800, qui m’a coûté un euro cinquante, mais un modèle métallique de n’importe quel type ira tout aussi bien, pourvu qu’il réclame un courant de commande compris entre 10 et 20 mA.

Figure 2 : Brochage du thyristor et de la LED vus de face.

Liste des composants
R1 ..... 22 k trimmer
R2 ..... 1 k
C1...... 22 μF électrolytique
C2...... 100 nF polyester
DS1 .... 1N4004 ou 1N4007
DL1 .... LED
TH1 .... thyristor BT152.800
FTR1 ... photorésistance
RL1 .... relais 12 V 1 contact
S1 ..... interrupteur


Note de la redaction
Dans un autre type d’application, si vous avez besoin de commander une charge plus puissante, vous pouvez monter un relais de puissance en aval de RL1 : à ce moment-là les contacts de RL1 commandent l’alimentation de l’enroulement du relais de puissance dont les contacts de sortie commandent la charge.

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