Un programmateur universel de PIC et mémoires bus I2C



Tout nouveau et plus performant que ses prédécesseurs, ce système de programmation peut assumer toute la famille des microcontrôleurs Microchip, même les plus récents (plus de 60 modèles), à 8, 16, 18, 28 et 40 broches. Il gère aussi bien la programmation "on-board" que la programmation "in-system" et, en plus, il le fait à toute vitesse. Il fonctionne par couplage à n’importe quel ordinateur doté d’un port parallèle et il peut lire et inscrire les mémoires bus I2C.

Sans doute était-ce lui qui nous manquait !
Un programmateur universel de PIC très actuel par sa conception et ses performances. Voyons en quoi.
Tout d’abord, il est très rapide : le nouveau logiciel de programmation permet la programmation des microcontrôleurs en des temps beaucoup plus brefs.
De plus, il est tout à fait à la page : il assume tous les microcontrôleurs Microchip produits jusqu’à aujourd’hui (été 2001). Vous trouverez dans cet article la liste complète des dispositifs qu’il peut programmer (figure 5).
Ajoutons qu’il est beaucoup plus simple d’utilisation : l’interface graphique avec le PC est facile et intuitive.
Quant au circuit imprimé, il ne comporte qu’un seul support de microcontrôleur à programmer pouvant accueillir tous les formats de PIC (figure 6).
Un seul commutateur aussi permet de distinguer les modèles à 8 ou 18 broches et 28 ou 40 broches.
Il peut en outre programmer "in-system" : cela est de plus en plus demandé en milieu professionnel et c’est en général très recommandé lorsqu’on travaille avec des microcontrôleurs dont la mémoire programmée est de type "Flash".
Enfin, il programme même les EEPROM sérielles à bus I2C : les 24LCXX, pour être tout à fait explicite.
Les programmateurs de PIC ont la faveur de l’immense majorité de nos lecteurs et les raisons en sont les suivantes : les microcontrôleurs PIC sont relativement abordables financièrement, les programmes qui leur sont dédiés sont disponibles en librairie et sur Internet, ils sont assez faciles d’emploi et des logiciels de développement "évolués" (comme on dit !) existent, tel le compilateur PIC-Basic et divers compilateurs C à bas prix.
Le circuit imprimé de notre programmateur est doté d’un support Textool à 40 contacts, pouvant accueillir des microcontrôleurs à programmer au pas standard (2,54 x 7,5 mm) ou double (2,54 x 15 mm) : vous pouvez y insérer des circuits intégrés à 2 x 4 et 2 x 9 broches en les disposant dans les positions indiquées et de toute façon toujours à partir du côté du levier du Textool ; ou bien des circuits intégrés à 2 x 14 et 2 x 20 broches (figure 6).
Le circuit en lui-même est très simple.
Il consiste en quelques composants logiques discrets et en un petit microcontrôleur Microchip, utilisé exclusivement comme gestionnaire du flux de données afin d’éviter les problèmes de timing entre le port parallèle du PC et le microcontrôleur à programmer. Tout le reste est l’oeuvre de l’ordinateur, grâce au logiciel EPIC : rien à voir avec le hérisson à poils longs !
Il s’agit d’un programme prévu pour les systèmes opératifs WINDOWS (95, 98, Me et 2000) par lequel on peut transférer le contenu d’un fichier (File) dans la mémoire programme du microcontrôleur (Programmation) ou bien prendre le programme contenu dans le PIC déjà programmé et le sauvegarder dans un fichier (Lecture). EPIC peut aussi protéger le microcontrôleur qui inscrit, de manière à en empêcher la lecture : ceci est très utile aux producteurs de circuits à microcontrôleurs voulant éviter la copie illicite de leur production.



Le schéma électrique

Figure 1 : Schéma électrique du programmateur universel de PIC et mémoires bus I2C.

Pour approfondir, voyons comment fonctionne le montage proposé ici et pour ce faire, analysons le schéma électrique.
Nous trouvons au centre un microcontrôleur PIC12C508 utilisé comme interface entre le buffer prélevant les données disponibles sur le port parallèle de l’ordinateur et le microcontrôleur à programmer, cette interface étant bidirectionnelle.
En lecture, c’est la même ligne qui prend les données mémorisées dans le microcontrôleur (ligne DATA) et les envoie vers le port parallèle. Le rôle du buffer est de permettre au programme de fonctionner avec des PC allant de l’antique 80386 jusqu’à ceux de cette rentrée 2001, c’est-à-dire des PC dont les vitesses de transfert de données (la “cadence”) sont vraiment très différentes.
Les lignes de programmation DATA, CLOCK, ainsi que Vpp, +5 V et masse, vont au support Textool par l’intermédiaire du quadruple commutateur S1. Elles vont aussi sur le connecteur de programmation "in-circuit" des microcontrôleurs installés dans des appareils à programmer.
Vdd est la tension d’alimentation normale des microcontrôleurs, comprise entre 3,6 et 5 V : elle est appliquée à la broche 4 pour les circuits intégrés à 8 ou 18 broches et à la broche 1 pour les circuits intégrés à 28 ou 40 broches. Vpp est l’impulsion de programmation : c’est la ligne du microcontrôleur devant recevoir le 13,5 V pour forcer la mémorisation de la donnée dans chaque cellule.
Pratiquement, en même temps que les informations sérielles, le microcontrôleur doit recevoir un niveau logique 1 égal à 13,5 V sur la broche Vpp.
Les données sont transférées du PC au microcontrôleur et vice-versa par l’intermédiaire d’un protocole sériel asynchrone utilisant deux lignes : une pour les données (DATA) et l’autre pour l’horloge (CLOCK).
Notez en particulier la connexion du port parallèle (LPT) : on prélève les données sur le contact 2 de celui-ci à travers un buffer TTL pour les diriger vers l’arrière sur le contact 10 du connecteur DB25 à travers un second buffer : le but de cette connexion est de permettre au logiciel EPIC l’identification automatique de la position du programmateur afin de leur faire savoir (sans avoir à le spécifier manuellement) sur quel LPT (port parallèle) le programmateur est connecté.
Les contacts du port parallèle utilisés pour la gestion du programmateur sont :
- D1 (3) pour l’horloge (CLOCK, associée elle aussi à un buffer),
- D0 (2) pour l’envoi des données sérielles,
- ACK (10) pour la réception des informations pendant la lecture du microcontrôleur et, comme on l’a déjà vu, pour l’identification du LPT (port parallèle) pendant la phase initiale de test.
Le reste sert à dialoguer avec le PIC12C508 auquel est confiée la gestion de la logique du programmateur, y compris le contrôle des alimentations : les signaux D2 (4) et D4 (5) du port parallèle lui parviennent.
Les contacts 19 à 25 du connecteur DB25 sont des masses et vont donc au négatif de l’alimentation du circuit.

Figure 2 : Schéma d’implantation des composants du programmateur de PIC et mémoires bus I2C

Figure 3 : Photo d’un des prototypes du programmateur.

Figure 4a : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face vu côté soudures.

Figure 4b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face vu côté composants.

Liste des composants
R1 = 500 kΩ trim. vert. multitour
R2 = 10 kΩ
R3 = 10 kΩ
R4 = 10 kΩ
R5 = 1 kΩ
R6 = 2,2 kΩ
R7 = 2,2 kΩ
R8 = 10 kΩ
R9 = 1 kΩ
R10 = 100 Ω
R11 = 1 kΩ
R12 = 220 Ω
R13 = 220 Ω
R14 = 100 Ω
C1 = 2,2 μF 50 V électrolytique
C2 = 220 μF 25 V électrolytique
C3 = 100 nF polyester pas 5 mm
C4 = 100 nF polyester pas 5 mm
C5 = 100 nF polyester pas 5 mm
U1 = Régulateur ajust. LM317
U2 = Régulateur 7805
U3 = Intégré 74LS07
U4 = μcontrôleur PIC12C508A-MF386
T1 - T2 = NPN BC557
PT1 = Pont redresseur 1A
LD1 = LED rouge 5 mm
S1 = Inter. à glissière 4 voies

Divers :
1 Support 2 x 8 broches
1 Support 2 x 7 broches
1 Prise alimentation c.i.
1 Support Textool
2 x 20 broches
6 Picots en bande sécable
1 Connecteur DB15 mâle c.i.


Les phases de travail
Les connexions avec l’ordinateur étant élucidées, essayons d’imaginer l’utilisation du programmateur en réalisant, justement, une programmation. Pendant la phase de programmation, U4 configure les broches 6 et 7 auxquelles sont reliés, par buffers interposés, les transistors T1 et T2, de manière à gérer respectivement l’alimentation du microcontrôleur à programmer et l’impulsion de programmation. Pour être tout à fait exact, U4 sert à faire passer au niveau logique 0 sa broche 6, ce qui aura pour effet de saturer le transistor T1 et, par voie de conséquence, l’alimentation de la ligne Vdd et du microcontrôleur à programmer.
Le microcontrôleur étant alimenté, il faut attendre un bref instant pour la montée en régime. Lorsque les données à mémoriser (par le contact 2 du connecteur DB25) et celles de l’horloge (CLOCK, contact 3) arrivent, le PIC12C508 (U4) porte également sa broche 7 au niveau logique 0, jusque-là maintenue au niveau logique 1, ce qui a pour effet de délivrer les impulsions sur la ligne Vpp.
Quand on doit inscrire des données dans un microcontrôleur, il faut envoyer la donnée alors qu’une impulsion sur l’horloge cadence l’opération. En même temps la tension sur Vpp passe brusquement de 5 V à 13,5 V et la mémorisation de la donnée a lieu.
Si vous jetez un coup d’oeil sur le schéma (figure 1), vous voyez qu’au repos la broche 7 de U4 (PIC12C508) est au niveau logique 1, ce qui bloque T2, sur le Collecteur duquel n’est présent que le 5 V dû au niveau logique 1 du contact 6 (D4) du connecteur DB25 du port parallèle. Ce dernier est normalement activé par le logiciel pour maintenir en conditions normales la ligne Vpp. Quand une donnée doit être inscrite, U4 porte au niveau logique 0 sa broche 7 et envoie (à travers le buffer) cet état logique à la Base de T2 : celui-ci est saturé et porte la Vpp à environ 13,5 V, ce qui produit l’impulsion de programmation.
Cela dure pendant tout le temps du cycle d’inscription, à la fin duquel la broche 7 de U4 retrouve le niveau logique 1 et T2 est bloqué.
Notez que, pour visualiser l’envoi des impulsions de programmation, on a pris soin d’insérer une diode LED LD1 qui émet un éclair à chaque impulsion. En ce qui concerne la lecture, c’est-àdire l’acquisition du programme inscrit dans l’EEPROM du microcontrôleur à programmer ou le "dump" (déchargement) d’une mémoire sérielle, la procédure est beaucoup plus simple : le contact 6 du port parallèle reste au niveau logique 1 et U4 maintient au niveau logique 1 sa broche 6 seulement, la 7 passant au niveau logique 0 ; T1 est saturé et alimente le microcontrôleur à programmer alors que T2 reste bloqué et laisse la Vpp à 5 V.

Les microcontrôleurs Microchip concernés

Figure 5 : Les microcontrôleurs Microchip concernés.

DésignationTypeMém.E/S
PIC12C508AOTP/UV5126
PIC12C509AOTP/UV10246
PIC12CE518OTP/UV5126
PIC12CE519OTP/UV10246
PIC12C671OTP/UV10246
PIC12C672OTP/UV20486
PIC12CE673OTP/UV1024 6
PIC12CE674OTP/UV2048 6
PIC16C505OTP/UV102412
PIC14000OTP/UV409620
PIC16C554OTP/UV51213
PIC16C558OTP/UV204813
PIC16C62BOTP/UV204822
PIC16C63AOTP/UV409622
PIC16C64AOTP/UV204833
PIC16C65BOTP/UV409633
PIC16C66OTP/UV819222
PIC16C67OTP/UV819233
PIC16C620AOTP/UV51213
PIC16C621AOTP/UV102413
PIC16C622AOTP/UV204813
PIC16CE623OTP/UV51213
PIC16CE624OTP/UV102413
PIC16CE625OTP/UV204813
PIC16F627Flash102416
PIC16F628Flash204816
PIC16C642OTP/UV409622
PIC16C662OTP/UV409633
PIC16C710OTP/UV51213
PIC16C71OTP/UV102413
PIC16C711OTP/UV102413
PIC16C712OTP/UV102413
PIC16C715OTP/UV204813
PIC16C716OTP/UV204813
PIC16C717OTP/UV204816
PIC16C72AOTP/UV204822
PIC16C73BOTP/UV409622
PIC16C74BOTP/UV409633
PIC16C76OTP/UV819222
PIC16C77OTP/UV819233
PIC16C770OTP/UV204816
PIC16C771OTP/UV409616
PIC16C773OTP/UV409622
PIC16C774OTP/UV409633
PIC16C745OTP/UV819222
PIC16C765OTP/UV819233
PIC16F83Flash51213
PIC16F84AFlash102413
PIC16F870Flash204822
PIC16F871Flash204833
PIC16F872Flash204822
PIC16F873Flash409622
PIC16F874Flash409633
PIC16F876Flash819222
PIC16F877Flash819233
PIC16C923OTP/UV409652
PIC16C924OTP/UV409652
PIC17C752OTP/UV819250
PIC17C756AOTP/UV1638450
PIC17C762OTP/UV819266
PIC17C766OTP/UV1638466
PIC18C242OTP/UV819223
PIC18C442OTP/UV819234
PIC18C252OTP/UV1638423
PIC18C452OTP/UV1638434
PIC18C658OTP/UV1638452
PIC18C858OTP/UV1638468


Si on se pose la question : "quels types de microcontrôleurs PIC le programmateur proposé dans ces pages est en mesure de programmer ?", la réponse est très simple : "tous les modèles que Microchip a dans son catalogue jusqu’à aujourd’hui (été 2001)".
En pratique, nous pouvons affirmer que notre programmateur équivaut au système PIC-Star t Plus Version 5.20.
La différence substantielle tient, comme vous le savez, dans le fait que le programmateur original de Microchip est réactualisable et donc toujours actuel.
La société Microchip, une fois l’an, publie sur son site Internet une mise à jour de son PIC-Start Plus : il suffit de la télécharger, de programmer un PIC17C44 et de substituer le microcontrôleur inséré dans le dispositif par celui que l’on vient de programmer et l’on a "upgradé" (mis à jour) le système.
Notre programmateur, quant à lui, ne peut ainsi être mis à jour mais il assume tous les microcontrôleurs produits jusqu’à cet été 2001.
La liste complète est reportée ci-contre. En compensation, notre programmateur est plus rapide, il permet la programmation "in-system" et ne coûte qu’un quart du prix de son "concurrent". Ce qui n’est pas peu dire !
Il convient, en outre, de considérer que la stratégie de Microchip touchant les versions Flash, lesquelles, par définition, sont mieux adaptées au public amateur, a été effectuée en l’an 2000.
En pratique, après le glorieux PIC16C84, substitué par l’actuel PIC16F84, Microchip a produit quelque 11 autres dispositifs Flash, tous assumés par notre programmateur. Les microcontrôleurs Flash en question sont repérés en gras dans le tableau joint à cet encadré.

Brochage pour la programmation des différents PIC

Figure 6 : Brochage pour la programmation des différents PIC.

L’algorithme de programmation installé dans le logiciel EPICWin est de type sériel et il utilise seulement deux lignes : une pour les données (DATA) et une pour l’horloge (CLOCK). En outre, pour pouvoir programmer un microcontrôleur celui-ci doit être alimenté (Vss et Vdd) et il faut appliquer une tension d’environ 13,8 V (Vpp) à une broche particulière. Les lignes nécessaires pour la programmation sont au nombre de cinq pour les microcontrôleurs PIC (Vpp, Vss, Vdd, Data, Clock) et quatre pour les mémoires bus I2C (Vss, Vdd, Data, Clock).
Le circuit imprimé du programmateur assure une connexion correcte entre les signaux nécessaires à la programmation et les broches des divers dispositifs, comme le montrent les dessins de cet encadré.

L’alimentation
Analysons maintenant la section d’alimentation.
Pour faire fonctionner le programmateur dans son ensemble, il faut utiliser un transformateur avec primaire secteur 220 V et secondaire 15 V, 500 mA, ou alors une alimentation stabilisée de 18 V, 300 mA : la sortie de cette alimentation est appliquée à la prise d’entrée de la platine programmateur et le pont de diodes redresse le courant alternatif éventuel, ou alors assure la polarité correcte du courant continu (si vous avez opté pour la deuxième solution) en restituant au condensateur électrolytique C1 une tension bien lissée.
Un LM317T (U1) limite et stabilise cette dernière à 13,5 V, tension alimentant l’émetteur du transistor T2 utilisé pour produire les impulsions de programmation sur la ligne Vpp et la patte d’entrée du régulateur 7805, destiné à produire le 5 V stabilisé nécessaire à la logique (PIC12C508 et buffer TTL 74LS07).
Les condensateurs de 100 nF, placés sur la ligne du 5 V, filtrent les éventuelles perturbations dues aux impulsions alors que le condensateur électrolytique de 220 microfarads filtre le "ripple" à l’entrée du 7805.

La réalisation pratique
Nous sommes maintenant prêts pour la construction du programmateur : mettons-nous à l’oeuvre et réalisons tout de suite le circuit imprimé double face, il est vrai un peu délicat à fabriquer.
Si vous craignez de ne pas vous en sortir, le circuit est disponible en version professionnelle, double face à trous métallisés, sérigraphié.
Pour le préparer, faites avant toute chose deux photocopies des dessins à l’échelle 1 des pistes de cuivre (figure 4) sur transparent ou autre mylar : vous obtenez ainsi les typons.
Prenez une plaque présensibilisée à double film de cuivre (un recto et un verso), superposez le premier typon et exposez aux UV juste le temps nécessaire.
Percez quelques trous communs aux pistes des deux faces. Sur la face non encore exposée, placez le second typon, du bon côté et dans le bon sens, en vous aidant des quelques trous pratiqués. Exposez la deuxième face aux UV.
Développez la plaque puis placez-la dans le bain de gravure (perchlorure de fer), rincez bien et séchez. Puis percez les trous restants.
Auscultez bien les pistes de cuivre : aucun court-circuit entre les pistes ne doit vous échapper. Au besoin cutter et lime seront de bons remèdes.
Commencez le montage des composants par les résistances et les supports de circuits intégrés (2 x 7 broches pour le 74LS07 et 2 x 4 broches pour le PIC12C508) : orientez le repère détrompeur dans la direction que montre la figure 2.
Insérez le trimmer et les condensateurs, en respectant bien la polarité des électrolytiques, puis placez le connecteur femelle DB25 pour circuit imprimé avec broches à 90°.
Soudez toutes ses broches et ses ailettes de fixation destinées à le rendre plus stable. N’oubliez pas le pont redresseur PT1 et les deux régulateurs, à orienter comme on le voit sur les figures 2 et 3.
Si le circuit imprimé est de vos mains, soudez les pattes des composants enfilées dans les trous communs aux deux faces sur les deux côtés cuivrés : vous aurez ainsi relié les deux faces, ce que font en principe les trous métallisés des circuits imprimés fabriqués en atelier professionnel.
Faites également les liaisons entre les deux faces pour les autres trous communs, en insérant et en soudant des deux côtés de petits morceaux de chutes de pattes de composants.
Insérez le commutateur à quatre voies (2 positions, 4 voies) de type à glissière au pas de 2,54 mm à 90° pour circuit imprimé.
Quant au connecteur de programmation externe, vous pouvez le réaliser au choix avec une ligne de picots au pas de 2,54 mm ou bien avec une section de connecteur tulipe (type support pour afficheur LCD).
Pour l’alimentation, prévoyez une prise standard pour circuit imprimé, adaptée à l’alimentation pour laquelle vous opterez.
Le dernier composant à souder est le support à levier Textool. Enfilez-le à fond pour qu’il adhère à la surface du circuit imprimé en prenant soin de bien l’orienter de telle manière que la broche 1 et le levier soient du même côté que le quadruple commutateur à glissière (figure 3).
Si on recherche une solution économique, on pourrait substituer au Textool quatre connecteurs en barrette de type tulipe de 20 broches chacun. De plus, si vous pensez n’utiliser le programmateur que pour la programmation "incircuit", vous pouvez même éviter de monter ce support (Textool ou tulipe).

Le CDROM

Figure 7 : Le CDROM.

Si l’on veut apprendre la programmation des microcontrôleurs PIC, il est indispensable de pouvoir disposer de la documentation technique.
Pour cela, Microchip propose sur son site web (www.microchip.com) les datasheets de tous ses produits, ainsi que des programmes d’application et des logiciels d’assemblage et de compilation.
Autrement, la totalité du site a été copiée sur deux CD que vous pouvez acquérir chez certains de nos annonceurs, tout comme, d’ailleurs, le logiciel EPICWin.

Le réglage
Une fois terminé le montage et après avoir vérifié la bonne place et la bonne orientation des composants puis la qualité des soudures, le programmateur de PIC est prêt à l’emploi. Alimentez-le via la prise prévue avec un câble adapté relié à une alimentation continue qui puisse délivrer 17 à 20 Vcc, 300 mA.
Prenez votre multimètre et, sans placer aucun microcontrôleur dans le Textool, mesurez la tension à la sortie du LM317T entre l’Emetteur de T2 et la masse : tournez le curseur du trimmer R1 jusqu’à obtenir une tension de 13,8 V exactement. Le programmateur de PIC est réglé.

Figure 8a : Le programmateur de PIC est géré, côté PC, par un logiciel spécialisé très intuitif à utiliser. Cette photo montre les principaux affichages avec la fenêtre principale.

Figure 8b : Pour programmer, depuis le PC, les mémoires bus I2C de type 24LCXXX, il faut utiliser un second logiciel appelé PROG24, lui aussi très simple et très intuitif.

Le logiciel
Pour la liaison à l’ordinateur, utilisez un câble prolongateur pour imprimante, de type mâle/femelle à 25 broches et insérez-le dans le connecteur DB25 du programmateur et dans celui du port parallèle (LPT) du PC. Allumez ce dernier et lancez le programme EPICWin : vous êtes prêts à travailler.
Si l’ordinateur ne détecte pas la présence de ce "nouveau matériel" sur son port parallèle, il vous en avertit en ouvrant une boîte de dialogue : "Programmer not found" (pas trouvé). Ce test est automatique à l’ouverture de EPICWin qui se lance, même si aucun matériel n’est connecté.
Quand on lance la version WINDOWS de EPIC, la fenêtre de dialogue principale apparaît et présente une série de menus, dans l’ordre : File, Edit, View, Run, Options et Help.
File Le premier menu, "File", permet de travailler sur les fichiers HEX, autrement dit de prélever les assemblés (pour cela vous devez disposer d’un assembleur tel que MPASM, disponible sur le site internet ou sur le CDROM Microchip), les ouvrir, les modifier en sauvegardant les modifications et en créer de nouveaux.
Edit Le menu "Edit" sert à modifier le fichier ouvert avec "Open" ou créé avec "New" et contient plus ou moins les commandes d’un éditeur de texte normal.
View Le menu "View" permet de visualiser le paramétrage du programme que l’on veut charger et celui du programmateur : en particulier chacune de ses commandes remplit une fonction déterminée. Par exemple, "Configuration" donne la configuration actuelle et permet de la modifier pour l’adapter au microcontrôleur que l’on veut programmer. L’oscillateur à quartz (XT), l’exclusion de la protection (Code Protection Off) et le "Power-Up Timer" sont prédéfinis.
A propos du "Code Protection" : avant de programmer quelque microcontrôleur que ce soit, assurez-vous que cette option est bien sur "Off", sinon, une fois les données inscrites en EEPROM, vous ne pourriez plus les effacer.
Avec "Code", vous visualisez à l’écran les codes du fichier assemblé et le format est bien mis en évidence en haut : hexadécimal (HEX) ou ASCII. Avec un clic de souris sur une des cases, vous pouvez changer la forme des représentations.
Pour "Data", même chose : les données à inscrire sont visualisées.
"ID" correspond à l’éventuel ID (si, si !).
"Count" est très utile pour programmer plusieurs microcontrôleurs exactement de la même manière : il ouvre une boîte de dialogue où il est possible d’indiquer (case du haut) le nombre de microcontrôleurs à programmer. La case de dessous indique, par un chiffre, combien d’opérations ont été menées à bien. Le bouton "RESET" remet à zéro instantanément les deux cases.
Si vous utilisez "Count", vous n’avez rien d’autre à faire que de mettre en place un microcontrôleur vierge après que l’aviseur acoustique vous ait signalé l’achèvement de la programmation du microcontrôleur précédent. Le reste est automatique.
Run
Le menu "Run" est très important : il permet effectivement d’opérer sur des microcontrôleurs insérés dans le support Textool ou in situ sur leurs platines.
"Program" inscrit dans le microcontrôleur le listing du fichier assemblé et ouvert.
"Verify" vérifie la mémoire du microcontrôleur.
"Read" sert à lire le contenu du microcontrôleur.
"Blank Check" permet de vérifier que le microcontrôleur ne contient pas déjà des données (il est très utile pour éviter d’effacer accidentellement un microcontrôleur programmé laissé par erreur sur le programmateur ou le master oublié là après acquisition de son programme).
"Erase" est la commande effaçant le contenu de la mémoire du microcontrôleur.
Options
Le menu "Options" regroupe les fonctions habilitables et déshabilitables sur un microcontrôleur Microchip, parmi lesquelles les caractéristiques de l’oscillateur (Oscillator), le Code Protection, le Watchdog, le Power-Up, mais aussi les dimensions de la mémoire : cette dernière peut être réglée manuellement, il suffit d’indiquer par un clic son choix (1 k, 2 k, 5 k, etc.).
"Test Timing" visualise une boîte de dialogue dans laquelle vous voyez avancer le comptage des phases de programmation.
Help
Si ces descriptions ne vous paraissaient pas suffisantes, sachez que vous pouvez demander de l’aide au menu "Help", très prodigue en exemples concernant l’utilisation du reste du programme.

Figure 9 : Le support Textool. La platine du programmateur de PIC et mémoires EEPROM est prévue pour recevoir un support Textool à 40 broches. Cet adaptateur est appelé "support à force d’insertion nulle".
En actionnant le levier vers le haut, les contacts de chaque broche s’ouvrent, permettant une insertion sans effort du circuit intégré. En actionnant le levier vers le bas, les contacts se referment et font une excellente connexion entre le circuit intégré et le support.


Figure 10 : Une vue du programmateur côté Textool.

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