Une radiocommande codée à deux canaux



Les avantages offerts par les dispositifs radiocommandés sont si évidents que nous aurions beaucoup de réticence aujourd’hui à renoncer à cette technologie de confort. La nouvelle radiocommande que nous vous présentons ici est dotée d’une clé d’accès et de deux relais de sortie qui permettent d’activer facilement et à distance des mécanismes les plus divers, comme un portail, une alarme antivol, un éclairage extérieur, un Velux ou un store et bien d’autres choses encore.

Caractéristiques techniques

Fréquence de travail : 400 MHz
Nombre de canaux : 2
Contacts : N.C. + N.A. 250 V 5 A
Portée : 30 m environ sans obstacles
Alimentation : externe 12 VDC


Jusqu’à présent nos radiocommandes codées ont remporté un vif succès jamais démenti auprès de nos lecteurs. Généralement vous les utilisez pour activer ou désactiver à distance votre installation d’alarme antivol ou bien pour allumer et éteindre les éclairages extérieurs (terrasses, jardin, etc.) ; mais certains d’entre vous s’en servent pour ouvrir/fermer le portail (ou lever/abaisser la barre d’accès) et d’autres encore pour activer et contrôler les mouvements d’une caméra de surveillance. Les possibilités sont néanmoins illimitées, dès lors que l’appareil à commander comporte une mise en route électrique ! En effet, les relais de sortie du récepteur de radiocommande mettront sous tension ou couperont l’alimentation du dispositif que vous aurez choisi de coupler avec eux : clim, moteur, pompe, store, Velux, etc. Et n’oublions pas non plus les handicapés moteurs pour lesquels des dispositifs d’accès, de transport et de commandes à distance domestiques sont souvent indispensables.

Notre réalisation
Le système de radiocommande à deux canaux que nous vous proposons de construire dans cet article vous permettra de mettre en oeuvre toutes ces applications et bien d’autres encore. Cette nouvelle version conserve toute l’universalité d’emploi des précédentes, mais en plus nous avons réussi à en diminuer encore le coût.
Par dessus le marché (l’expression est ici bienvenue !) vous êtes nombreux à nous adresser (vive Internet qui à rendu les plus paresseux prolixes) vos encouragements mais aussi vos critiques et surtout vos suggestions : pour ce montage nous avons retenu celle qui nous invitait à faire en sorte qu’une radiocommande puisse non seulement activer/désactiver une charge mais aussi régler un dispositif (très utile si l’on souhaite ouvrir ou fermer partiellement une entrée, un Velux, un store…)
Notre radiocommande est constituée d’un émetteur à 400 MHz environ et d’un récepteur pilotant deux relais de sortie.
Dans le TX EN1651 et dans le RX EN1652 se trouvent respectivement un codeur HT6014 et un décodeur HT6034 lesquels, associés à un dipswitch à huit micro-interrupteurs à trois positions, permettent d’obtenir une clé d’accès à 6 561 combinaisons.

Figure 1 : Le signal produit par l’émetteur se compose d’un premier paquet de sept bits de synchronisme suivis des huit bits de la clé permettant au récepteur d’identifier l’émetteur. Enfin, quatre bits indiquent lequel des quatre poussoirs à été pressé.
Les 8 bits de la clé sont programmés avec les 2 dip-switchs situés l’un sur l’émetteur et l’autre sur le récepteur ; ils ont chacun 8 micro-interrupteurs à 3 positions marquées +, 0, –.


Figure 2 : Si les cavaliers J1-J2 du récepteur sont sur AB, quand on presse P1 le relais 1 s’active et si on presse P2 il se met au repos. Si on presse P3, le relais 2 s’active et si on presse P4 il se met au repos. Si les cavaliers J1-J2 sont sur BC, quand on presse P1 le relais 1 s’active et quand on le relâche il se met au repos (dans ce cas P2 et P4 ne sont pas utilisés).

Le schéma électrique
Pour une meilleure compréhension des schémas électriques, nous avons séparé les deux unités TX et RX, qui (bien entendu !) sont d’ailleurs distinctes.

L’émetteur
Le protocole de transmission prévoit le codage du signal, de façon à pouvoir être reconnu par le récepteur (et seulement lui), lequel activera ou désactivera les deux relais de sortie.
Le signal engendré par l’émetteur (voir figure 1) est formé d’un premier paquet de sept bits de synchronisme suivi d’un paquet de huit bits correspondant à la clé d’accès et d’un paquet de quatre bits indiquant lequel des deux relais on souhaite activer ou mettre au repos.
Pour exécuter cette fonction on utilise un codeur constitué par le circuit intégré IC1 HT6014 (voir figure 3).
Ce dernier comporte huit broches, de 1 à 8, reliées aux huit micro-interrupteurs à trois positions du dip-switch S1 (voir figure 1, dessin du bas) :
- relié à la masse (-)
- relié au positif (+)
- non connecté (0).

Chaque micro-interrupteur étant à trois positions et le dip-switch comportant huit micro-interrupteurs, nous obtenons :
3 ^ 8 = 6 561 combinaisons.

Donc en mettant chaque micro-interrupteur soit à la masse, soit au positif, soit en le laissant ouvert, vous pouvez choisir la clé d’accès (le codage) de votre système de radiocommande afin qu’il reste bien un système privé.
Note : bien entendu, les dip-switchs du TX et du RX doivent avoir exactement la même combinaison, sinon l’émetteur ne sera pas reconnu par le récepteur.
Aux broches 10-11-12-13 de IC1 sont reliés les quatre poussoirs P1-P2-P3-P4 (voir figure 3), qui permettent d’activer ou de désactiver les deux relais de sortie du récepteur distant.
Chaque fois que l’un des boutons poussoirs est pressé, DL1 s’allume (elle est reliée à la broche 14 de IC1, afin d’indiquer que l’émetteur est en fonctionnement).
Pour rendre cette radiocommande encore plus universelle, on a monté sur le récepteur deux cavaliers J1 et J2, comme le montre la figure 6, permettant d’utiliser l’émetteur selon deux modes différents.
Précisément, si les deux cavaliers sont sur AB, les poussoirs de l’émetteur fonctionnent de la manière suivante :
- si on presse le bouton poussoir P1 on active le relais 1
- si on presse le bouton poussoir P2 on désactive le relais 1
- si on presse le bouton poussoir P3 on active le relais 2
- si on presse le bouton poussoir P4 on désactive le relais 2.
Si les deux cavaliers sont sur BC, les poussoirs de l’émetteur fonctionnent de la manière suivante :
- si on presse le bouton poussoir P1 le relais 1 se colle et dès qu’on relâche le poussoir il se met au repos
- si on presse le bouton poussoir P3 le relais 2 se colle et quand on relâche le poussoir il se met au repos.
Les deux boutons poussoirs P2 et P4 ne sont pas utilisés dans ce mode.
Ainsi, avec le premier mode (AB), pour activer un relais, il faut presser le bouton poussoir correspondant à celui souhaité et pour le mettre au repos il faut presser le bouton poussoir suivant ; avec le second mode (BC), en pressant et en relâchant le même bouton poussoir on peut activer et désactiver le relais.
Cette fonction est fort utile lorsqu’on veut activer une commande et également en régler la durée, par exemple si l’on souhaite alimenter un moteur en lui faisant opérer seulement un petit déplacement de la crémaillère, du bras ou du levier qu’il actionne (portail, store, Velux, etc.).
Quand on presse un des quatre poussoirs P1-P2-P3-P4, des impulsions codées comme le montre la figure 1 sortent de la broche 17 de IC1 ; elles sont envoyées à l’étage oscillateur formé de TR1, de L1 (self imprimée d’une demi spire), de C4 et de l’ajustable C3.
Quand le signal provenant de la broche 17 de IC1 est au niveau logique bas, soit 0, l’oscillateur n’oscille pas et aucune émission n’est effectuée par l’antenne.
Quand en revanche ce signal est au niveau logique haut (soit 1), l’oscillateur oscille à environ 400 MHz.
Ainsi le signal est diffusé par l’antenne et il est le reflet exact du signal codé par IC1, mais modulé sur une porteuse à 400 MHz, comme le montre la figure 5.
Selon le poussoir pressé, les quatre bits correspondant au codage des poussoirs présentent une configuration différente et ainsi le récepteur peut savoir quel poussoir a été pressé. R2, montée entre les broches 15 et 16 de IC1, génère la fréquence d’horloge nécessaire pour piloter tous les étages du codeur.
Une pile de 12 V alimente IC1 et l’oscillateur à travers la self JAF1, laquelle élimine tout retour éventuel de HF vers la ligne d’alimentation.

Figure 3 : Schéma électrique de l’émetteur EN1651. Après avoir été codé par le codeur HT6014, le signal est envoyé à l’oscillateur formé par TR1 (NPN 2N918), par L1 (une demi spire) et par C3 et C4 ; ce dernier le module sur la porteuse à 400 MHz.

Figure 4 : Brochage du transistor 2N918 vu de dessous et du circuit intégré HT6014 vu de dessus (dont on voit à droite l’organigramme interne).

Figure 5 : Après avoir été codé (comme indiqué figure 1), le signal est modulé par l’émetteur sur une porteuse à 400 MHz et diffusé par l’antenne.

Liste des composants du TX EN1651
R1 ..... 1 k 1/8 W
R2 ..... 4,7 M 1/8 W
R3 ..... 10 k 1/8 W
R4 ..... 33 1/8 W
C1...... 100 nF polyester
C2...... 10 nF céramique
C3...... 1,2 / 6 pF condensateur ajustable
C4...... 3,3 pF céramique
DL1 ... LED
DS1 ... 1N4148
L1 ...... self imprimée
JAF1 .. self antiparasites
TR1.... NPN 2N918
IC1..... HT6014
P1...... poussoir
P2...... poussoir
P3...... poussoir
P4...... poussoir
S1...... dip-switch 8 μ-ints 3 pos.
Sauf spécification contraire, toutes les résistances sont des 1/4 W à 5 %.


Le récepteur
Le signal codé est capté par l’antenne et envoyé au récepteur à super-réaction constitué par TR1, L1 (self imprimée d’une demi spire), de C3-C4-C5-C6 et de la self JAF1.
Ce circuit, dont la sensibilité est élevée mais dont la sélectivité est faible, permet de recevoir correctement le signal même dans des conditions de réception médiocre ; son rôle est de détecter le signal codé et d’éliminer la porteuse à 400 MHz. Une fois détecté, le signal est appliqué à l’entrée inverseuse de l’amplificateur opérationnel IC3/A, qui l’amplifie et élimine tout résidu de HF ; ensuite il est envoyé à l’entrée non-inverseuse du circuit constitué par IC3/B.
Sur la broche de sortie 1 de IC3/B on trouve donc le signal d’origine débarrassé de la porteuse à 400 MHz ; il est appliqué à la broche 14 de IC1 HT6034.
Les broches 1-2-3-4-5-6-7-8 de IC1 sont reliées au dip-switch S1, utilisé pour paramétrer la combinaison de la clé du récepteur.
Là encore, on dispose des huit microinterrupteurs à trois positions du dipswitch S1 :
- relié à la masse (-)
- relié au positif (+)
- non connecté (0)
.

Note : répétons-le (quitte à passer pour inquiet), le dip-switch du RX doit avoir exactement la même combinaison que celui du TX, sinon le récepteur ne reconnaîtra pas l’émetteur.

Comme nous l’avons vu précédemment, quand on presse un des quatre poussoirs P1-P2-P3-P4 de l’émetteur, des impulsions codées contenant les sept bits du signal de synchronisme, les huit bits de la clé et les quatre bits déterminant lequel des quatre poussoirs a été pressé sont envoyées.
Si, dans le signal reçu, les huit bits identifiant la clé correspondent avec la combinaison paramétrée sur le dip-switch du récepteur, sur la broche 17 de IC1 se trouve un niveau logique haut (1) qui fait conduire TR2 et allume DL1 (pour confirmer que la clé reçue par le récepteur est identique à la clé émise par l’émetteur).
Ce niveau logique sur la broche 17 de IC1 reste à 1 durant tout le temps où le poussoir reste pressé et ne revient à 0 que lorsque le poussoir est relâché.
Ainsi, sur les broches 1 et 15 du double décodeur IC4 CD4555, arrive un signal d’habilitation (“enable”) qui dure pendant tout le temps où un poussoir de l’émetteur est pressé.Pendant ce temps, la configuration binaire à quatre bits correspondant au poussoir pressé est acheminée vers les broches 10-11-12-13 de IC1 ; cette configuration est vue par les broches 2-3-13-14 de IC4 et transférée sur les broches de sortie 5-6-10-11 au moyen du signal d’habilitation appliqué sur les broches 1 et 15 de IC4.
En fonction du poussoir pressé (sur l’émetteur, bien sûr), nous obtiendrons sur ces broches (du récepteur !) la situation reprise par le tableau :
Poussoir presséBroches de IC4
 561011
P10100
P21000
P30010
P40001


La configuration binaire correspondant à chaque poussoir reste sur les broches 5-6-10-11 de IC4 pendant tout le temps où le signal d’habilitation est appliqué, c’est-à-dire tout le temps pendant lequel un des poussoirs de l’émetteur est pressé.
Vous voyez que les broches 6 et 10 de IC4 sont reliées respectivement aux broches 6 et 8 de “Set” des deux flipflop IC5/A et IC5/B et au picot C des cavaliers J1 et J2.
Les broches 5 et 11 de IC4 sont en revanche reliées aux broches 4 et 10 de “Reset” desdits flip-flop.
- si on presse le poussoir P1 de l’émetteur, sur la broche 6 de Set de IC5/A arrive une impulsion positive de “Set” qui fait passer la sortie Q du flip-flop à 1
- si on presse le poussoir P2 de l’émetteur, sur la broche 4 de Reset de IC5/A arrive une impulsion positive de “Reset” qui fait passer la sortie Q du flip-flop à 0
- si on presse le poussoir P3 de l’émetteur, sur la broche 8 de Set de IC5/B arrive une impulsion positive de “Set” qui fait passer la sortie Q du flip-flop à 1
- si on presse le poussoir P4 de l’émetteur, sur la broche 10 de Reset de IC5/B arrive une impulsion positive de “Reset” qui fait passer la sortie Q du flip-flop à 0.
Ainsi, si les cavaliers J1 et J2 sont sur AB, les relais seront activés quand on presse un des deux poussoirs P1 et P3 et seront mis au repos si on presse un des deux poussoirs P2 et P4.
Si en revanche ils sont sur BC, les deux flip-flop IC5/A et IC5/B resteront exclus et les relais seront actionnés directement par les broches 6 et 10 de IC4.
Dans ce cas, les deux relais ne pourront être activés que pendant la durée de la pression sur les poussoirs P1 ou P3 et retourneront au repos dès que ledit poussoir sera relâché.
L’alimentation de IC3, des deux relais et de IC1-IC4-IC5 se fait à l’aide d’une petite alimentation externe 12 V ou d’une batterie de 12 V.
Si la mise en oeuvre d’un panneau solaire photovoltaïque vous “démange”, eh bien c’est l’occasion de vous lancer.
A partir de cette tension, quoi qu’il en soit de son origine, le régulateur IC2 78L05 fournit le +5 V nécessaire pour alimenter le circuit du récepteur à super-réaction.

Figure 6 : Schéma électrique du récepteur EN1652. En mettant les cavaliers J1 et J2 sur AB ou bien sur BC, il est possible d’utiliser la radiocommande selon différents modes, comme le montre la figure 2.

Figure 7 : Brochage du circuit intégré HT6034 vu de dessus (on voit à gauche son organigramme interne).

Liste des composants du RX EN1652
R1 ..... 10 k
R2 ..... 47 k
R3 ..... 2,2 k
R4 ..... 1 k
R5 ..... 22 k
R6 ..... 10 k
R7 ..... 12 k
R8 ..... 4,7 M
R9 ..... 100 k
R10 ... 10 k
R11 ... 470 k
R12 ... 2,2 M
R13 ... 10 k
R14 ... 330 k
R15 ... 10 k
R16 ... 1 k
R17 ... 47 k
R18 ... 47 k
R19 ... 10 k
R20 ... 22 k
R21 ... 10 k
R22 ... 22 k
C1...... 3,3 pF céramique
C2...... 1 nF céramique
C3...... 3,3 pF céramique
C4...... 1 nF céramique
C5...... 4,7 pF céramique
C6...... 1,5 pF céramique
C7...... 1 nF céramique
C8...... 10 μF électrolytique
C9...... 10 μF électrolytique
C10 ... 100 nF polyester
C11 ... 10 μF électrolytique
C12 ... 10 μF électrolytique
C13 ... 2,2 pF céramique
C14 ... 100 nF polyester
C15 ... 100 nF polyester
C16 ... 100 nF polyester
C17.... 100 nF polyester
C18 ... 100 nF polyester
C19 ... 100 nF polyester
C20 ... 100 μF/25 V électrolytique
C21 ... 100 μF/25 V électrolytique
C22 ... 12 nF 400 V polyester
C23 ... 12 nF 400 V polyester
C24 ... 12 nF 400 V polyester
C25 ... 12 nF 400 V polyester
DS1 ... 1N4150
DS2 ... 1N4150
DS3 ... 1N4007
DS4 ... 1N4007
DL1 ... LED
JAF1 self 1 μH
L1 ...... self imprimée
TR1.... NPN 2N918
TR2.... NPN BC547
TR3.... NPN BC547
TR4.... NPN BC547
IC1..... HT6034
IC2..... 78L05
IC3..... NE5532
IC4..... CMOS CD4555
IC5..... CMOS 4013
S1...... dip-switch 8 μ-ints 3 pos.
J1 ...... cavalier
J2 ...... cavalier
RL1.... relais 12 V 2 contacts
RL2.... relais 12 V 2 contacts
Sauf spécification contraire, toutes les résistances sont des 1/4 W à 5 %.


La réalisation pratique
Deux platines sont à prévoir et donc un circuit imprimé double face à trous métallisés (le plus petit des deux) pour l’émetteur TX et l’autre circuit imprimé double face à trous métallisés également (le plus grand) pour le récepteur RX.

L’émetteur EN1651
Il s’agit donc de la platine la plus petite des deux : elle comporte les quatre micropoussoirs (qui recevront les touches d’appui lors de l’installation dans le boîtier plastique), le circuit intégré, le dip-switch à huit microinterrupteurs à trois positions et la pile “bâton” 12 V.
Quand vous avez devant vous le circuit imprimé double face à trous métallisés EN1651 (pour le réaliser, voir la figure 8b-1 et 2, elle vous donne les dessins des deux faces à l’échelle 1:1), commencez par enfoncer puis souder (figure 8a) le support de circuit intégré, le dip-switch (chiffres tournés vers le bord du ci) et dans la foulée les lames de contact de la pile, puis vérifiez soigneusement vos soudures (ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée).
N’insérez le circuit intégré dans son support qu’à la fin, une fois la platine installée dans le boîtier : à ce moment là, faites attention à l’orientation du repère-détrompeur en U (vers C1).
Pour le reste, si vous observez bien la figure 8a et la liste des composants, vous n’aurez aucune difficulté à les monter.
Montez les quelques résistances, la diode (bague vers IC1), les condensateurs céramiques, le condensateur polyester et puis le condensateur ajustable, la self JAF1, le transistor en boîtier métal (ergot vers P4), la LED (patte la plus courte en K) et enfin les quatre boutons poussoirs.
Vérifiez, deux fois si possible, l’identification et l’orientation des composants et la qualité des soudures.
Vous pouvez maintenant installer cette platine TX dans son petit boîtier plastique au format de poche (voir figure 8a et la photo de début d’article).
Fixez la platine au fond du boîtier.
Enfoncez le circuit intégré dans son support.
Vous pouvez maintenant procéder au codage de la clé d’accès en positionnant chacun des 8 micro-interrupteurs du dip-switch S1 sur une des 3 positions possibles : – (masse), 0 (central = ouvert), + (positif).
Réalisez la combinaison que vous voulez, mais notez-la et apprêtez-vous à paramétrer la même exactement sur le récepteur (rien ne vous empêche de régler le dip-switch S1 du récepteur tout de suite, avant de le monter).
Insérez la pile (attention, le + est à gauche) et refermer le boîtier en faisant correspondre les quatre touches avec les quatre micropoussoirs.

Figure 8a : Schéma d’implantation des composants (à gauche) et photo d’un des prototypes de la platine de l’émetteur EN1651 installée dans son boîtier plastique (à droite). Le condensateur ajustable C3 est utilisé pour le réglage de la fréquence.

Figure 8b-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine de l’émetteur EN1651, côté soudures.

Figure 8b-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine de l’émetteur EN1651, côté composants.

Le récepteur EN1652
Il s’agit donc de la platine la plus grande : elle comporte trois picots, un pour l’antenne et deux vont à la LED, à monter en face avant de l’éventuel boîtier ; les borniers reçoivent les deux fils de l’alimentation secteur ou de la batterie et les six fils allant à la charge.
Quand vous avez devant vous le circuit imprimé double face à trous métallisés EN1652 (pour le réaliser, voir la figure 9b-1 et 2, elle vous donne les dessins des deux faces à l’échelle 1:1), commencez par enfoncer puis souder (figures 9a et 10) les trois picots, les deux cavaliers J1-J2 à trois broches, les quatre supports de circuits intégrés et le dip-switch S1 (voir ci-dessus), puis vérifiez soigneusement vos soudures (ni courtcircuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée).
N’insérez les circuits intégrés dans leurs supports qu’à la fin : à ce moment là, faites attention à l’orientation des repère-détrompeurs en U par rapport aux composants suivants : IC1 vers C14, IC3 vers C10, IC4 vers R15 et IC5 vers C19.
Pour le reste, si vous observez bien les figures et la liste des composants, vous n’aurez aucune difficulté à les monter.
Montez toutes les résistances, les diodes (bagues vers C17 et C18, vers C22 et C24), les condensateurs (attention à la polarité des électrolytiques), le transistor en boîtier métal (ergot vers C5), les transistors et le régulateur en boîtiers demi lune (méplats vers C15, R19, TR3 et C8-C9) et la self JAF1.
Montez les deux relais. Montez à la fin les borniers alim/sorties relais.
Soudez le fil torsadé à la LED et aux picots (attention à la polarité, la patte la plus courte est la cathode, à souder sur le picot venant de TR2, fil noir) et vissez les fils de l’alimentation et des charges aux borniers (voir figure 9a).
Mettez les deux cavaliers en AB ou BC (voir les paragraphes ci-dessus) et paramétrez le dip-switch si ce n’est déjà fait.
Vérifiez, deux fois si possible, l’identification et l’orientation des composants et surtout la qualité de toutes les soudures.
Vous pouvez maintenant enfoncer les quatre circuits intégrés dans leurs supports et installer éventuellement cette platine RX dans un boîtier plastique.
Il vous faudra au préalable percer un trou dans la face avant pour laisser affleurer la LED et dans le panneau arrière pour l’antenne (cette dernière peut également être fixée sur le couvercle du boîtier) et pour les huit fils venant des borniers (à travers un passe-fils).
Fixez la platine au fond à l’aide de quatre vis autotaraudeuses.
L’alimentation secteur 12 V pourra être un bloc secteur régulé, à moins que vous ne préfériez utiliser une batterie au plomb.
Comme antenne, utilisez un simple morceau de fil de cuivre de longueur quart d’onde ou trois quart d’onde (à 400 MHz, cela fait respectivement 18,7 et 56,2 centimètres), en effet :
- longueur d’onde = 400 : 300 = 0,75 cm
- 1/4 d’onde = 0,75 : 4 = 18,7 cm
- 3/4 d’onde = (0,75 x 3) : 4 = 56,2 cm.
Bien sûr, si vous disposez d’une antenne rigide ou souple pour cette fréquence (ou à peu près), vous pouvez l’utiliser.
L’émetteur a une faible puissance, mais en espace libre vous couvrirez environ 30 m.
Note : à propos du boîtier plastique, nous avons dit “éventuellement” parce que vous trouverez peut-être plus commode d’intégrer ce récepteur de radiocommande dans l’appareil existant à commander ou dans un coffret électrique ou une boîte de dérivation, etc., mais toujours à proximité de la charge (par exemple dans l’un des piliers du portail). Faites en sorte que l’antenne soit bien dégagée, visible (par exemple au sommet du pilier du portail) : la portée n’en sera que meilleure.

Figure 9a : Schéma d’implantation des composants de la platine du récepteur EN1652. On remarque en haut la douille d’antenne et le bornier permettant de brancher une alimentation externe 12 V ; les deux autres borniers sont utilisés pour les connexions des relais de sortie 1 et 2.

Figure 9b-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine du récepteur EN1652, côté soudures.

Figure 9b-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine du récepteur EN1652, côté composants.

Le réglage
Il s’agit de régler la fréquence produite par l’émetteur. Assurez-vous tout d’abord que vous avez paramétré les deux dip-switch du TX et du RX exactement de la même manière.
Placez les deux unités à environ 2 m l’une de l’autre. Ouvrez le couvercle de l’émetteur de façon à pouvoir accéder à la vis de l’axe du petit condensateur ajustable C3.
Pressez un des quatre poussoirs de l’émetteur et tournez la vis de l’axe de C3 à l’aide d’un petit tournevis (si possible HF en plastique) jusqu’à ce que la LED DL1 du récepteur s’allume : cela signifie que le signal émis par le TX est bien reçu par le RX. Refermez le couvercle du petit boîtier émetteur : votre système de radiocommande est prêt à fonctionner.
Note : à propos du montage récepteur EN1652, il est repris en partie dans le schéma de la télécommande à courant porteur EN1653-1654 décrit dans ce même numéro.
Lorsque vous lirez cet article reportez vous à celui-ci pour des explications appronfondies notamment pour la réalisation pratique et les essais.
Si vous entreprenez la réalisation du EN1653-1654 pensez à relire et vérifier les différentes étapes de la commande des relais exposées dans cet article notamment celle traitant du fonctionnement des bascules.


Figure 10 : Photo d’un des prototypes de la platine du récepteur. J1 et J2 permettent de configurer la radiocommande en deux modes possibles.

Figure 11 : Brochages des circuits intégrés 4013, NE5532 et 4555 vus de dessus ; du régulateur MC78L05 et des deux transistors 2N918 et BC547 vus de dessous ; la LED est vue de face (A+= anode=patte la plus longue, K–=cathode).

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