Un récepteur de télécommande rolling code à quatre canaux



Voici un récepteur de télécommande quatre canaux à code aléatoire à auto-apprentissage, dont les sorties se font sur quatre relais programmables en monostables ou bistables. La gestion et le décodage sont confiés à un microcontrôleur PIC 16C558. Les 4 commandes étant disponibles sur le même émetteur de type porte-clés, dont la portée peut atteindre 100 mètres, on peut imaginer le champ d’application d’un tel appareil. Ouverture du portail de la propriété, désactivation de l’alarme, ouverture de la porte du garage, déverrouillage de la porte d’entrée… par exemple !

Dans cet article vous trouverez la description d’un récepteur de télécommande à quatre canaux, réalisé spécialement pour être activé à distance par un transmetteur (télécommande) basé sur l’intégré HCS200 de MICROCHIP, doté de quatre entrées ou encore de quatre interrupteurs. Sans perdre une seconde, voyons de quoi il s’agit en jetant un coup d’oeil sur le schéma électrique.
Tout d’abord, le circuit utilise un microprocesseur qui dispose de quatre lignes de sorties. Notons, ensuite, la présence d’un driver de ligne de type ULN2803 utilisé pour interfacer le PIC U4 avec les bobines des relais.
La règle d’encodage KEELOQ, propre au système HCS200 de MICROCHIP, constitue le principe de la commande, ce qui permet de générer, à chaque transmission, un code différent. C’est pour cette raison que seul un décodeur programmé de la même manière peut le reconnaître ou se synchroniser avec.
Notre dispositif est une télécommande à rolling code (code aléatoire ou tournant) basé sur un encodeur de haute technologie qui, à chaque activation, génère une chaîne de 66 bits dont 28 bits forment la partie fixe du code (soit un total de 268435456 combinaisons), 32 bits composent la partie aléatoire et les 6 derniers bits transmettent les informations qui concernent l’état des touches. Nous pouvons considérer le code transmis comme étant un ensemble de trois groupes de données.
Le premier groupe est fixe, composé de 28 bits programmables par liaison série, depuis l’extérieur, grâce à une broche spéciale. Ces 28 bits garantissent à eux seuls un niveau élevé de sécurité en offrant plus de 268 millions de combinaisons possibles.
Le second bloc, aléatoire (hopping code), est composé de 32 bits qui diffèrent à chaque transmission. En pratique, chaque fois que l’on envoie le signal, la combinaison change. Elle ne change pas au hasard, car sinon le récepteur ne reconnaîtrait pas le code, mais selon un algorithme précis et déterminé par le microprocesseur interne sur la base du code fixe, crypté par une clé mémorisée de 64 bits et univoque ! En fait, chaque série de circuits intégrés fabriquée possède sa propre clé.
En pratique, le constructeur de la télécommande, peut personnaliser, avec son propre code, chaque lot de HCS200, de façon à ce que les différentes télécommandes soient uniques.
Ce code de fabrication ("code usine"), définitivement inscrit dans chaque intégré, est en mesure d’offrir deux combinaisons, sur les soixante-quatre possibles, de la clé cryptée. Ce principe garantit, par exemple, qu’un producteur d’antivols pour voiture ait des algorithmes totalement différents de ceux d’un producteur de portails électriques par exemple.
Les 6 bits restants, qui composent la chaîne de données envoyée par le HCS200, indiquent l’état des touches.
Nous pouvons donc affirmer avec certitude que le système KEELOQ opère vraiment sur une commande unique, ce qui veut dire qu’un transmetteur donné ne peut activer que les récepteurs qui ont enregistré le même code de base et le même algorithme.
Il est donc absolument impossible que qui que ce soit, puisse déchiffrer l’algorithme et copier l’émetteur en interceptant et en enregistrant le signal.

La clé de codage (Encryption key)
Figure 1 : Schéma électrique du récepteur rolling code 4 canaux.

La clé de codage (clé cryptographique), est générée par le HCS200 sur la base du code de série (les 28 bits) et du code de fabrication. Une telle clé est inscrite dans la mémoire EEPROM interne de l’HCS200. Elle détermine l’algorithme de création des 32 bits de la chaîne des données transmises.
L’EEPROM d’un encodeur MICROCHIP emmagasine les valeurs du numéro de série (serial number) de la clé de cryptage et l’état du compteur de synchronisation.
Ce dernier joue un rôle important dans le bon fonctionnement du système, car c’est lui qui permet de relier les deux dispositifs au cas où le transmetteur aurait été activé plusieurs fois hors du champ du récepteur. Sans système de sauvegarde, les deux éléments seraient asynchrones et la commande à distance ne pourrait plus être actionnée.
Pour que tout fonctionne bien, il faut que le décodeur connaisse la loi de variation des 32 bits ou bien qu’il prenne à chaque fois connaissance des données que le codeur envoie à chaque transmission : ceci est assuré après l’auto-apprentissage. Toutefois, si par hasard, le transmetteur est excité plus de seize fois sans que le récepteur puisse en capter le signal, la télécommande n’est plus utilisable : il faut donc procéder à une resynchronisation manuelle ou automatique.
Dans le premier cas, celui de l’autoapprentissage, on active la procédure en appuyant sur le bouton P1 de la carte quatre canaux : la LED LD1 s’allume.
Puis on appuie sur un des boutons de la télécommande jusqu’à extinction de cette même LED.
Le second système, utilisé dans le décodeur, consiste à effectuer deux transmissions dans le champ de portée en émettant vers l’unité réceptrice, par deux fois consécutives, le signal de la télécommande, ceci sans avoir besoin d’agir sur la carte de réception. Le protocole "KEELOQ" prévoit qu’après deux réceptions consécutives par le même codeur ayant servi à l’apprentissage initial, le décodeur puisse se synchroniser avec ce même codeur.
Bien évidemment, cette procédure ne peut pas être réalisée avec un transmetteur quelconque, car l’accès au code serait trop facile.
La procédure d’auto-apprentissage permet au décodeur de mémoriser le code de base et les 6 bits d’information faisant partie de la chaîne des 66 bits (32 tournants, 28 fixes et 6 d’information) de façon à reconnaître exclusivement les télécommandes ayant les mêmes paramètres. Cette procédure identifie aussi l’algorithme de variation de la section aléatoire du code. Nous verrons plus loin comment cela fonctionne.

Figure 2 : Circuit interne du HCS200.

Données techniques
- Système de commande à distance par radio à codage variable MICROCHIP KEELOQ, avec code fixe de 28 bits et variable de 32 bits.
- Fréquence de travail de 433,92 MHz.
- Transmetteur (télécommande) de poche en forme de porte-clés, à quartz de 50 mW / 50 Ω, 2 et 4 canaux.
- Récepteur avec radio HF hybride Aurel BC-NBK, décodeur à microprocesseur et 4 sorties à relais (1 A, 250 volts) fonctionnement monostable ou bistable.
- Auto-apprentissage des codes d’un maximum de 100 transmetteurs avec une procédure simple.
- Alimentation continue (12 à 24 Vcc) ou alternative (9 à 18 Vca), consommation de 250 mA.
- Possibilité de décoder des signaux provenant de télécommandes basées sur les MM53200 ou UM86409.

Figure 3 : Schéma de la télécommande.


La télécommande que nous proposons dans ces pages est de type à code aléatoire et elle est réalisée avec un composant spécifique de MICROCHIP, le HCS200. Ce circuit intégré est un encodeur de haute technologie qui génère, à chaque activation, une chaîne de 66 bits dont 28 forment le code fixe, 32 sont aléatoires et 6 transmettent les informations concernant l’état des touches. La figure illustre la procédure utilisée par le HCS200 pour générer la clé de cryptage en partant du code usine (code individuel, inséré par le fournisseur) : une telle procédure se base sur un algorithme de MICROCHIP nommé KEELOQ.

Figure 4 : Génération du train de données du HCS200.

Ces figures illustrent la façon dont est conçu le train de données, que le HCS200 permet de générer à chaque pression sur une touche. Comme on peut l’observer, la haute fiabilité de notre système est garantie par la clé de 32 bits aléatoires mais aussi par un code en série de 28 bits, qui assurerait à lui seul 268 435 456 combinaisons.
Les 32 bits variables sont générés par l’algorithme "KEELOQ" selon une clé (clé de cryptage) obtenue de façon interne sur la base d’un byte de 64 bits appelé code usine. A chaque activation, le HCS200 produit les 66 bits et les fait sor tir sur la broche 6. Il est important d’observer que parmi les 32 bits variables, seuls 16 d’entre eux, du 17ème au 32ème sont réellement aléatoires. Les bits de 1 à 16 constituent l’état du compteur de synchronisme.

Le récepteur à 4 canaux
Après avoir abordé les concepts du code aléatoire, examinons le schéma électrique pour voir comment est construit et comment fonctionne le récepteur proposé dans notre article.
Le système d’entrée des données se présente sous la forme d’une antenne séparée de l’étage de réception par les condensateurs C6 et C7.
Sur le premier condensateur on raccorde le point “chaud” et, sur le second, on relie le câble de masse, constituée par la tresse du câble, quand celui-ci est isolé.
L’étage d’entrée réception est un module hybride Aurel BC-NBK syntonisé (accordé) sur 433,92 MHz répondant aux normes CE ETS 300 220 relatives aux émissions parasites de l’antenne.
La sortie de ce module est connectée directement à l’entrée du microcontrôleur préprogrammé PIC 16C558 (U4). Le microcontrôleur est relié en série à une EEPROM externe (U3), qui sert à enregistrer les données en phase d’auto-apprentissage. Une tension de 12 ou 24 Vcc suffit pour assurer l’alimentation aux bornes +V et GND (respectivement positive et négative). Si on dispose de 12 volts, SW1 reste fermé et le courant saute R1, traverse l’anode de la diode de protection D1 et se présente au positif du condensateur électrolytique C2. Ce dernier maintient une bonne régulation de la tension et avec C3 et C4, filtre les interférences, évitant ainsi qu’elles n’atteignent le régulateur intégré U1. Le réseau habituel R2/C8 amène, pour sa part, les 12 volts aux bobines des relais. Le régulateur 7805 (U1) assure l’alimentation de la logique et de l’hybride BC-NBK en 5 volts.
Lorsque l’antenne capte un signal radio, elle le transfère à l’entrée de U2, (circuit interne accordé et cadencé à la fréquence d’environ 434 MHz) et relève immédiatement le signal modulé. Si le signal reçu est modulé avec un code digital, la broche 14 restitue l’information sous forme d’impulsions de niveau logique TTL (0 ou 5 volts). Ces impulsions rejoignent directement la patte 6 du microcontrôleur MICROCHIP PIC 16C558 (U4) qui est programmé pour assurer deux fonctions distinctes : dénombrer ce qu’il reçoit et le déchiffrer.
En premier lieu, il se prépare à acquérir les informations qui concernent les mini-transmetteurs avec lesquels il doit ensuite travailler dans le fonctionnement normal. Puis il décode les signaux et active ses propres sorties et donc les relais respectifs. Le PIC contient une partie logicielle (software) "sur mesure", développée par MICROCHIP, générant la clé de cryptage indispensable à l’identification des transmetteurs.
Chaque transmetteur nécessite l’introduction d’un code usine et d’un code fixe programmable par l’utilisateur (dans notre cas, les télécommandes sont fournies déjà programmées).


Dans le software fourni par MICROCHIP, on trouve l’algorithme qui permet, après acquisition du code fixe durant l’autoapprentissage, de générer la clé de cryptage du transmetteur et de déchiffrer les parties variables (32 bits aléatoires) des chaînes de données de 66 bits. Cette synthèse demande aussi de connaître le code usine, unique et égal à celui des télécommandes en liaison avec le décodeur. Notre récepteur nécessite un code usine et, bien entendu, il ne faut relier que des transmetteurs ayant le même code usine provenant d’une même série. Dans notre cas, la télécommande et le récepteur ont évidemment un code usine identique : les télécommandes se distinguent les unes des autres par le code fixe de 28 bits.
Examinons donc le fonctionnement du récepteur dans ses deux phases, en partant de celle indispensable : l’apprentissage des codes nécessaires à synthétiser les algorithmes de décodage. Le code de chaque transmetteur que l’on doit utiliser pour commander le circuit doit être préalablement auto-appris par le récepteur.
Il suffit de fournir une tension en laissant le pont JP1 ouvert (fermé, il rivalise, comme pour la version monocanal, avec le codage de type UM86409 ou MM53200 et il dispose le décodeur à reconnaître des télécommandes de ce type), d’appuyer et de relâcher le bouton du reset P1.
A ce point, il faut activer une télécommande en étant à faible distance du récepteur, attendre que s’allume la LED LD1 et que se déclenche le relais correspondant au canal adéquat.
Selon le logiciel du microcontrôleur, la carte peut intégrer, si on répète la procédure, jusqu’à 100 télécommandes différentes, basées sur le HCS200 avec le même code usine. Chaque fois, les données acquises sont mémorisées dans l’EEPROM externe (U3).
Notez que le micro a une mémoire comprenant les positions des six derniers bits des chaînes, donc assigne à chaque combinaison une sortie et un relais : RL1 pour le premier canal, RL2 pour le second, RL3 pour le troisième et RL4 pour le quatrième, etc.
En recevant une chaîne au format HCS200, le décodeur extrait la partie des 28 bits qui constitue le code fixe de la transmission comprise dans le code usine de 64 bits (préalablement programmé de façon identique à celui du récepteur). Avec la routine spéciale, il obtient la clé de cr yptage qui est égale en tout à celle du système qui a produit la chaîne : il la mémorise dans l’EEPROM avec d’autres informations qu’il utilisera désormais pour identifier les télécommandes.
Le dernier élément acquis en autoapprentissage est l’état du compteur de synchronisation qui par t de 0 et qui est mis à jour à chaque réception.
Il ser t aussi à synchroniser la commande en provenance d’une télécommande qui, le plus souvent, a été activée "à vide" (moins de 16 fois… donc, ne vous éner vez pas sur les poussoirs !). Sa valeur doit être identique au transmetteur, ou ne pas différer de plus de 16 unités, sinon, il faut synchroniser à nouveau l’ensemble avec la méthode décrite plus haut.

Le module AUREL BC-NBK


Sorties du module :
1 = +5 volts
2 = Masse
3 = Antenne
7 = Masse
11 = Masse
13 = Point de test
14 = Sortie
15 = +5 volts

Vue sur la télécommande 4 canaux.

Le fonctionnement normal
C’est celui dans lequel le récepteur opère après l’installation et l’apprentissage des codes. Dès l’arrivé d’une chaîne de 66 bits, le microcontrôleur exécute une première analyse pour en vérifier le format. Si le type de trame apparaît compatible au système, il extrait les 28 bits fixes et les compare avec ceux résidant dans la mémoire EEPROM. Ayant la possibilité d’apprendre jusqu’à cent transmetteurs différents, il exécute cette comparaison, non pas avec un, mais avec tous les numéros de série qu’il a assimilé en auto-apprentissage, en les lisant un à un dans la EEPROM externe U3 et en les chargeant dans sa RAM, jusqu’à trouver celui qui correspond. La LED LD1, connectée sur la ligne des données, met en évidence le passage des impulsions TTL, et clignote faiblement, quand le récepteur est en train de recevoir un signal inconnu et intensément s’il s’agit de celui d’un encodeur déjà appris et valide. Si la comparaison de la partie fixe donne un résultat positif, on procède au déchiffrage des 32 bits cr yptés dont on extrait aussi la valeur du compteur de synchronisation.
Le PIC charge, par l’EEPROM, la clé de cryptage et l’utilise pour le décodage.
Une fois terminé, il dispose de l’état du compteur de synchronisation. Lorsque la chaîne est valide, le software compare les deux compteurs. Si la différence est inférieure à 16, il effectue une lecture de l’état des derniers bits. Il identifie donc la sortie à activer (broches 10, 7, 8 ou 9). Si, au contraire, la différence entre les deux valeurs excède 16, tout se réinitialise et le récepteur s’arrête en attendant le second envoi par le même transmetteur.
Lorsque la seconde transmission arrive, il analyse la valeur du compteur de synchronisation contenue dans le bloc des 66 bits, et le copie dans l’EEPROM en le substituant au précédent. Dès à présent, émetteur et récepteur sont synchronisés. Le PIC déchiffre les bits assignés au bouton appuyé sur le transmetteur et fait passer au 1 logique la sortie correspondante pendant un moment qui dépend de la position de DS1.
Si le fonctionnement monostable a été imposé, le relais correspondant est excité pendant 5 secondes après le relâchement de la touche (de la télécommande). En imposant le mode bistable, une première commande force l’excitation et la suivante entraîne le relâchement.
Pour renforcer les niveaux logiques TTL, en les convertissant en intensité suffisante pour alimenter les bobines des relais, le circuit prévoit un driver de ligne intégré ULN2803 (U5). Le dispositif est pour vu de 8 darlingtons (nous en utiliserons seulement quatre) NPN dont les collecteurs sont reliés chacun exclusivement à une broche de sortie. Avant de passer à la partie pratique, nous décrirons les derniers détails du circuit.
Le transistor T1 garantit le reset quand on alimente le circuit (il donne un niveau logique haut sur l’entrée 4 tant que la tension d’alimentation ne dépasse pas les 4 volts environ) et donc une initialisation correcte du software qui pourrait se bloquer.
Le quartz Q1 ser t au fonctionnement de l’oscillateur de l’horloge interne du microcontrôleur.
La touche P1 sert pour le reset du PIC et pour la remise à zéro de l’EEPROM externe, mais aussi, permet d’activer l’apprentissage d’un nouveau code. Le cavalier JP1 permet (s’il est en position fermée) d’utiliser le récepteur avec les transmetteurs codés à base de MM53200 ou UM90409. Le varistor VAR, posé en parallèle à la ligne d’alimentation principale, ser t à bloquer d’éventuelles surtensions quand on monte le circuit sur des réseaux électriques instables.

Figure 5 : Plan d’implantation des composants du récepteur 4 canaux.

Notre prototype terminé et monté sur le circuit imprimé double face à trous métallisés, sérigraphié et verni.

Liste des composants du RX433RR/4
R1 = 10 Ω 3 W
R2 = 47 Ω 1/2 W
R3 = 10 kΩ
R4 = 10 kΩ
R5 = 10 kΩ
R6 = 10 kΩ
R7 = 10 kΩ
R8 = 4,7 kΩ
R9 = 470 kΩ
R10 = 2,2 MΩ
R11 = 2,2 MΩ
R12 = 1 kΩ
C1 = 10 nF céramique
C2 = 470 μF 35 V électrolytique
C3 = 100 nF multicouche
C4 = 100 nF multicouche
C5 = 220 μF 35 V électrolytique
C6 = 10 nF céramique
C7 = 10 nF céramique
C8 = 100 μF 35 V électrolytique
C9 = 100 nF multicouche
D1 = Diode 1N4148
D2 = Diode 1N4004
DS1 = Dip-switch 2 inter
P1 = Poussoir min. pour ci
LD1 = LED rouge 3 mm
U1 = Régulateur 7805
U2 = Module Aurel BC-NBK
U3 = Intégré 93LC76
U4 = PIC16C558 préprogrammé
U5 = Intégré ULN2803
RL1 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
RL2 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
RL3 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
RL4 = Relais mini 12 V 1 RT pour ci
Q1 = Résonateur 4 MHz
SW1 = Dip-switch 1 inter
JP1 = Cavalier
VAR = Varistor
T1 = Tansistor PNP BC557B

Divers :
1 support 2 x 4 broches
1 support 2 x 9 broches
5 borniers 3 pôles
1 bornier 3 pôles
1 circuit imprimé réf. H182.


Figure 6 : Position des dip-switchs et état des relais.

Dans le récepteur, on trouve un dipswitch double (DS1) qui sert à imposer le mode de fonctionnement des relais de sortie. Chaque microswitch se réfère à un couple de canaux, c’est-à-dire le 1 (pin 11 du microprocesseur) concerne RL1 et RL3 alors que le 2 (pin 12) est pour RL2 et RL4.
Pour tous les relais, la condition OFF (ouver t = 1 logique) force le fonctionnement monostable et la condition ON (fermé = 0 logique) celui bistable.
Dans le premier cas, les relais restent excités environ 5 secondes.
Dans le fonctionnement bistable, ils s’excitent au premier signal et ne retombent qu’après une nouvelle activation envoyée par la télécommande.
Prenez en compte ces indications pour la configuration correcte du récepteur.

La télécommande


Notre transmetteur, réalisé avec des composants CMS, complète le codage KEELOQ de MICROCHIP. Un tel codage est confié à l’intégré HCS200 auquel sont connectées les quatre touches. La sor tie du signal digital pilote directement un étage oscillateur HF à transistor sur 433,92 MHz. Cet étage travaille en "tout ou rien". En présence d’un 1 logique, il oscille et, en présence d’un 0 logique, il cesse d’osciller. Il s’agit d’un oscillateur SAW, très stable et capable de couvrir, en liaison avec un récepteur standard de type RF290 ou BC-NBK, un rayon d’environ 100 m en terrain dégagé.

La réalisation
Voyons maintenant comment construire le récepteur à code aléatoire à quatre canaux.
Le circuit imprimé est un double face à trous métallisés. Comme nous l’avons écrit de nombreuses fois, la fabrication d’un tel circuit demande un matériel spécialisé et beaucoup d’attention.
Le nombre d’échecs étant très important, le circuit est disponible, sérigraphié et verni. Il en est de même pour les transmetteurs programmés avec le code usine qui convient ainsi que pour le PIC préprogrammé.
Le montage des composants s’effectue en commençant par les résistances et les diodes au silicium (cathode est le côté marqué par un anneau peint sur le corps). Il faut ensuite placer le support à 2 x 4 broches pour la mémoire 93LC76 et ceux 2 x 9 broches pour le microcontrôleur PIC 16C558 et l’ULN2803, en prenant soin d’orienter l’encoche-détrompeur dans la direction indiquée par le plan de câblage donné en figure 5.
Passons aux condensateurs, en prêtant attention à la polarité des électrolytiques et, ensuite, au transistor en le plaçant côté plat dirigé vers la diode D2. Maintenant, montez les quatre relais miniatures, la touche P1 (normalement ouverte) et le dip-switch simple DS1.
Pour le cavalier JP1, soudez deux broches de barrette sécable au pas de 2,54 mm dans lesquelles vous introduirez (ou non) une chute de queue de résistance pliée en "U".
Quant à la LED, elle doit être de 3 ou 5 mm de diamètre et elle est insérée avec son méplat (cathode), tourné vers l’extérieur du circuit, regardant C2. Le régulateur intégré 7805 est positionné de manière à ce que son côté métallique soit dirigé vers l’extérieur du circuit imprimé.
Le module hybride est inséré dans les trous prévus pour le recevoir (il n’y a pas de difficulté parce qu’il n’entre que dans un sens). Pour finir le montage, insérez un bornier à 13 bornes (5 de 2 et 1 de 3 bornes) au pas de 5 mm, en correspondance avec les trous réservés aux connexions des relais, à l’alimentation et à l’antenne.
A propos, si vous réalisez cette dernière avec un morceau de fil de cuivre émaillé de 17 cm de long, vous pouvez la fixer à la borne ANT. Si, au contraire, vous utilisez une antenne fouet, une ground-plane, ou toute autre antenne externe, connectez-la aux emplacements réservés sur le bornier avec un câble coaxial en veillant à ce que la tresse de masse aille à l’emplacement marqué "GND". Le conducteur interne (l’âme) doit, quant à lui, être connecté à l’emplacement marqué "S". Vous pouvez également souder tresse de masse et âme directement sur les plots imprimés correspondant à C7 et C6 (sous le bornier).
Maintenant, il ne reste plus qu’à insérer les intégrés dans les suppor ts (attention aux encoches-détrompeur) sachant que le microcontrôleur est déjà préprogrammé.
Pour faire fonctionner ce montage, vous devez vous procurer une alimentation capable de fournir une tension continue de 12 à 14 volts avec une intensité d’au moins 250 mA. Si vous décidez d’alimenter en alternatif, il suffit de disposer d’un transformateur dont le secondaire est en mesure de fournir une tension de 9 à 10 volts (SW1 fermé) ou de 18 volts (SW1 ouvert) que vous devez prendre soin de connecter aux bornes "+Vcc (12-24V)" et "GND" du bornier sans vous soucier de la polarité.
Dans ce cas, la diode D1 ser t à redresser la tension en entrée. En courant continu, veillez à la polarité. Rappelez- vous qu’en alimentant le montage avec une tension comprise entre 9 et 12 V, le dip-switch SW1 doit rester fermé alors qu’en 24 Vcc ou 18 Vca, il doit rester ouvert afin que la résistance R1 puisse limiter l’intensité pour entraîner la chute de potentiel nécessaire.
Une fois le récepteur allumé, il faut d’abord réinitialiser la mémoire EEPROM, en appuyant sur P1 jusqu’à ce que la LED ne réagisse plus (il faut entre 12 et 15 secondes). Assurezvous que le pont JP1 soit ouver t car, dans le cas contraire, le récepteur fonctionnerait comme décodeur de signaux sur la base du MM53200 / UM86409.
Maintenant, la première chose à faire est l’auto-apprentissage des codes des transmetteurs dont on désire se servir.
Prenez une télécommande, appuyez et relâchez le bouton P1 de la carte en vérifiant l’allumage de LD1. A partir de ce moment vous avez 6 secondes pour envoyer un signal, avant que la diode ne s’éteigne. Pour effectuer un nouvel apprentissage, Il faut appuyer à nouveau sur P1. Pour mémoriser le code dans l’EEPROM il faut presser la touche de la télécommande et attendre que LD1 s’éteigne et que le relais correspondant s’enclenche : RL1 pour la touche 1, RL2 pour la 2, etc. L’apprentissage terminé, la carte peut mémoriser les codes de cent transmetteurs différents (ayant un même code usine) la télécommande est alors prête à être utilisée.

2 commentaires:

  1. bonjour ou bonsoir ma question est simple..peut pirater une telecommande de voiture doté de ce systeme rolling code ??? MERCI d avance pour votre reponse .

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