Un variateur pour tubes au néon

Si vous cherchez un “varilight” (variateur de lumière) pour charges résistives, permettant d’allumer des ampoules à filament, vous en trouverez une infinité. Si en revanche vous cherchez un variateur pour tubes au néon (sans filament) vous aurez beaucoup de mal à en trouver un : ne le cherchez plus, nous vous proposons de le construire.


Les variateurs (en Anglais “dimmers”) ou “varilights” (variateurs de lumière), vous les connaissez sans doute bien : ils abaissent la tension d’alimentation de façon à allumer le filament incandescent de l’ampoule électrique au minimum. Une telle ampoule à filament est en fait une résistance et les variateurs jusqu’ici proposés permettaient de faire varier seulement la tension appliquée aux bornes d’une charge résistive, autrement dit ne concernaient que les ampoules à incandescence. Mais comment régler la luminosité de ces tubes fluorescents au néon, de plus en plus répandus et tellement avantageux pour les installations d’éclairage domestiques ou autres ? Ils ne comportent pas de filament, ce ne sont donc pas des charges résistives et un variateur classique ne peut pas les commander.
Eh bien, aujourd’hui le circuit intégré L6574 permet de contrôler la luminosité d’un luminaire au néon comme s’il s’agissait d’une vulgaire ampoule à filament !
Ça tombe très bien car, d’une part, les tubes fluorescents sont efficaces, économiques en termes de consommation énergétique et de durée de vie et maintenant disponibles en lumières chaudes et colorées (voir figure 7) et, d’autre part, nul n’a pour autant envie de se priver de la possibilité d’en moduler l’intensité lumineuse.

Comment fonctionne un tube au néon
Pour allumer un tube fluorescent au néon (le classique 36 W d’un mètre de longueur par exemple), il faut lui adjoindre deux éléments indispensables, comme le montrent les figures 1 et 2 : le réacteur et le starter.
Le tube (ou ampoule ou enveloppe) est un vrai tube de verre dont la surface interne est tapissée d’une substance phosphorée lui conférant une lumière de couleurs et de qualités diverses. Dans le tube se trouvent deux électrodes alimentées de l’extérieur. Le réacteur est un solénoïde (de l’extérieur il ressemble à un transformateur comparable à ceux alimentant les spots halogènes 12 V) constitué d’un enroulement de fil de cuivre isolé et dimensionné en fonction de la puissance du tube (18 W, 36 W, 60 W et ainsi de suite).
Le starter est un petit cylindre à deux électrodes favorisant l’allumage du tube : en effet, la tension du secteur 230 V ne suffit pas à amorcer à froid la décharge dans le gaz (le gaz rare utilisé est généralement le néon, justement) ; dans son bulbe de verre rempli de gaz inerte (généralement de l’argon) se trouve un bilame normalement ouvert avec en parallèle un condensateur de 5,6 nF ; dès qu’on alimente le tube au néon, entre les bornes ouvertes du bilame un arc électrique se produit (voir figure 3).
La chaleur produite ferme le contact du bilame lequel, étant en série avec les filaments des tubes, en provoque le réchauffement et l’ionisation du gaz ; aux bornes du contact du bilame, maintenant fermées, la décharge cesse ; par conséquent le bilame se refroidit et le contact se rouvre ; cette ouverture, conjuguée avec le réacteur qui a emmagasiné de l’énergie, produit un effet d’auto-induction qui se manifeste par une décharge à haute tension, ce qui favorise une prochaine décharge ionisante dans le gaz et donc l’allumage du tube.
Une autre façon d’allumer un tube au néon consiste à lui fournir une tension élevée d’un millier de volts (à partir d’un transformateur, bien sûr) ; on réchauffe ainsi les filaments et on peut alimenter des tubes très longs. C’est la méthode que mit en oeuvre Tesla dans les années 1900 (voir figure 6).
Note : si vous habitez près d’une centrale électrique ou si les câbles de la haute tension passent au dessus de votre habitation, vous pouvez allumer un tube au néon simplement en le tenant à la main, sans avoir à l’alimenter.
Une autre manière d’allumer les tubes au néon revient à les alimenter avec un courant alternatif à haute fréquence fixe. Dans ce cas, à la place du starter, on monte une résistance PTC.
Les tubes ainsi alimentés ont un meilleur rendement et nous épargnent ce fastidieux clignotement à 50 Hz que vous n’avez pas manqué de déplorer (ce phénomène se produit avec les tubes en fin de vie) ; mais surtout, avec ce procédé, on n’a pas besoin non plus de réacteur.
Note : ce phénomène peut être expérimenté en mettant le tube à proximité immédiate d’antennes émettrices (un émetteur ou réémetteur de radio/télédiffusion ou une tour hertzienne ou un relais de téléphonie mobile). Mais ne restez pas trop longtemps dans de tels parages et surtout ne regardez jamais le faisceau invisible sortant d’une antenne émettrice directive UHF, les risques de lésion rétinienne sont élevés…bref, ne faites pas cette expérience, croyez-nous sur parole et fuyez ces lieux insalubres !

Figure 1 : Le réacteur est monté en série avec les tubes au néon (ou ampoules fluorescentes) afin de stabiliser et de limiter le courant consommé. Parfois la totalité du circuit d’allumage est installé dans la base même de l’ampoule, ce qui la rend assez volumineuse.

Figure 2 : Le starter est le dispositif qui permet l’allumage du tube fluorescent au néon. A l’intérieur du petit bulbe de verre se trouvent deux contacts bilames normalement ouverts et un condensateur.

Figure 3 : Quand on alimente le tube au néon, les contacts se ferment et un pic de tension a lieu.

Figure 4 : À la fin de ce préchauffage, les contacts s’ouvrent et le scintillement commence.

Figure 5 : Séquence d’allumage d’un tube fluorescent. La lumière est produite par une décharge électrique passant dans le tube rempli de gaz. Ces tubes peuvent être repliés selon les fantaisies les plus diverses, cela ne nuit nullement au fonctionnement… pour la plus grande satisfaction des designers et autres entreprises de pub (voir figure 7).

Figure 6 : Le savant serbo-américain Nikola TESLA naquit à Smiljan en Croatie en 1857 et mourut à New York en 1943. Sa plus fameuse invention, la bobine de Tesla, est un transformateur capable de produire des courants électriques à des tensions et fréquences très élevées.

Figure 7 : La plupart des illuminations publicitaires proviennent de tubes fluorescents dont l’efficacité lumineuse est bien supérieure, la consommation d’énergie bien moindre et la durée de vie nettement plus longue que celles des ampoules à incandescence

Note sur la décharge
A la pression ambiante, le courant dans le tube demeure très faible et il est dû à quelques ions toujours présents dans le gaz. Quand la pression dans le tube est suffisamment réduite (moins de 10 millimètres de mercure ou 10 mmHg), le courant augmente et la décharge ionisante engendre une lumière filiforme reliant les deux électrodes.
Dans l’air, cette décharge a une certaine luminosité, mais en présence d’autres gaz elle donne des couleurs différentes : par exemple, avec le néon, la couleur est rouge ; avec l’argon elle est bleu-vert.
Si l’on diminue encore la pression, la lumière envahit tout le volume du tube (décharge en lueur). Les tubes des enseignes lumineuses fonctionnent selon ce principe, avec des gaz différents selon la couleur souhaitée. La luminescence du tube est due à des rayons spécifiques émis par la cathode. Ces rayons n’engendrent pas seulement la luminescence du verre, mais également d’autres substances. Par exemple le gypse (roche qui donne le plâtre quand elle est chauffée à haute température) émet une lueur rougeâtre, le sulfure de zinc une lueur verte. Une petite quantité de mercure caractérise les néons dont on se sert dans les appareils à bronzer ou pour les stérilisateurs.

Le schéma électrique
A la différence des vieux systèmes à fréquence fixe dans lesquels le starter est remplacé par une résistance PTC, le circuit intégré L6574 se compose d’un contrôleur intelligent qui nous permet de régler l’intensité lumineuse d’un tube fluo en utilisant seulement des résistances et des condensateurs.
Au cours de toutes ces phases de :
- préchauffage des filaments,
- amorçage du tube,
- contrôle de la fréquence d’amorçage,
- contrôle de la fréquence de maintien,
le circuit est alimenté directement par le secteur au moyen d’un pont redresseur RS1 (schéma électrique de la figure 9) qui redresse la tension du secteur avant que C13 ne lisse la tension redressée.
A la mise sous tension, le circuit est donc alimenté par la tension disponible aux extrémités de C13 (soit 320 V continu) à travers les deux résistances chutrices R8 et R9 (lesquelles permettent –épaulées par la zener DZ1– d’alimenter la broche 12 avec une tension de 15 V). Cela est possible car le L6574 consomme très peu.
Quand le circuit est en régime établi, à travers C8, on prélève une partie du signal carré présent sur la broche 14, pour le limiter ensuite en amplitude par DZ1 et l’appliquer à travers DS1 à la broche 12 de IC1.
Ainsi, la fonction de R8-R9 consiste exclusivement à fournir la tension au circuit au moment de la mise sous tension. Le centre de tout le système est un VCO situé à l’intérieur de circuit intégré (voir figure 8) : sa fréquence est contrôlée et modifiée par l’oscillateur en fonction des diverses phases de démarrage et d’allumage du tube au néon.Tout le contrôle se fonde sur des temps et des références de tensions fixes internes et, dans des séquences bien précises, toutes les phases de démarrage et de pilotage des MOSFET sont contrôlées. Voyons-les en détail.
Lorsque, durant l’allumage, la tension d’alimentation dépasse le seuil de 15,6 V, grâce à la zener interne reliée à la broche 12 (voir figure 8), la phase de préchauffage commence ; elle consiste à alimenter les deux filaments du tube au moyen des MOSFET MFT1-MFT2 avec un signal HF (environ 60 kHz) déterminé par les valeurs de C4 et R6-R4-R5.
Après un délai dû à la valeur de C3 (environ 1,5 s), la fréquence de travail descend jusqu’à la fréquence de résonance déterminée par le circuit formé de Z1 et C15-C16 (38 kHz). Pendant environ 150 ms, la tension augmente aux bornes du tube au néon, ce qui provoque l’amorçage.
Le contrôle du courant et par conséquent de la luminosité est obtenu en faisant varier la fréquence du VCO interne. L’étage de puissance constitué des deux MOSFET, montés en demi pont, fournit l’énergie nécessaire, sous forme de signal carré d’amplitude égale à la valeur de pic de la tension secteur (320 V), à l’étage composé de Z1, C14, C15, C16…et bien sûr du tube.
Avec des séquences internes préétablies, le L6574 fournit à travers C7 une tension de gâchette adéquate pour piloter MFT1 lequel, puisque sa source n’est pas reliée à la masse, a besoin d’une tension de gâchette supérieure à la tension d’alimentation. Cette tension est justement fournie par C7.
Pour obtenir le contrôle de la puissance de sortie, on se sert de l’amplificateur opérationnel interne, qui correspond aux broches 7-6-5 (voir figure 8). Il contrôle la luminosité du tube en comparant le courant qui passe à travers l’étage de puissance –courant transformé en tension à travers R20-R21– et une tension de référence présente sur la broche 2.
Le potentiomètre R4 permet de modifier le courant d’un comparateur interne relié au VCO. Ainsi, en modifiant la fréquence, on modifie aussi la luminosité.
Note : quand il est éteint, le tube se comporte comme un circuit ouvert ; lorsque le gaz est ionisé, en revanche, un courant le parcourt (il dépend des caractéristiques du tube) Grâce à la diode DS2 et la résistance R15, le VCO modifie la fréquence de telle manière qu’elle ne descende jamais au dessous d’une certaine valeur déterminée par la résistance R15.
Afin d’éviter qu’en réglant le potentiomètre R4 au minimum de luminosité, le tube ne se mette à clignoter, nous avons monté en parallèle sur le condensateur C14 deux résistances R24-R25, fournissant un courant continu minimum, et assurant une luminosité uniforme même quand le réglage du potentiomètre est au minimum.

Figure 8 : Schéma synoptique interne et brochage vu de dessus du circuit intégré L6574.

Figure 9 : Schéma électrique du variateur pour tubes au néon.

Figure 10a : Schéma d’implantation des composants du variateur pour tubes au néon. Avec cet appareil, vous pourrez régler la luminosité de chaque pièce selon vos désirs ; en même temps vous économiserez de l’énergie et augmenterez la durée de vie de vos tubes fluorescents. Brochage du MOSFET de puissance STP9NK50Z.

Figure 10b-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine du variateur pour tubes au néon, côté soudures.

Figure 10b-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine du variateur pour tubes au néon, côté composants.

Figure 11 : Photo d’un des prototypes de la platine du variateur pour tubes au néon. Regardez bien les deux MOSFET en haut au milieu, leur semelle métallique apparente sert de repère-détrompeur ; ceux que vous trouverez risquent de présenter un aspect un peu différent, la semelle étant entièrement recouverte de matière plastique isolante, comme le montre la figure 10a.

Liste des composants
R1 ......... 390 k
R2 ......... 10 k
R3 ......... 10 k
R4 ......... 4,7 k potentiomètre lin.
R5 ......... 100
R6 ......... 82 k
R7 ......... 10 k
R8 ......... 120 k 1/2 W
R9 ......... 120 k 1/2 W
R10 ........ 10
R11 ........ 47
R12 ........ 22
R13 ........ 22
R14 ........ 100 k
R15 ........ 100 k
R16 ........ 10 k
R17 ........ 1 k
R18 ........ 6,8 k
R19 ........ 6,8 k
R20 ........ 1,2
R21 ........ 1,2
R22 ........ 820 k
R23 ........ 3,9 k
R24 ........ 100 k 1 W
R25 ........ 100 k 1 W
R26 ........ 560 k
R27 ........ 10 2 W
C1 ......... 10 μF électrolytique
C2 ......... 100 nF polyester
C3 ......... 1 μF polyester
C4 ......... 470 pF céramique
C5 ......... 100 nF polyester
C6 ......... 470 nF polyester
C7 ......... 100 nF polyester
C8 ......... 680 pF 2 000 V céramique
C9 ......... 8,2 nF polyester
C10 ........ 330 nF polyester
C11 ........ 4,7 nF polyester
C12 ........ 100 nF 400 V polyester
C13 ........ 22 μF 450 V électrolytique
C14 ........ 100 nF 400 V polyester
C15 ........ 4,7 nF 2 000 V céramique
C16 ........ 4,7 nF 2 000 V céramique
C17 ........ 10 nF 1 000 V céramique
Z1 ......... self VK1449
Z2 ......... self VK900
DS1 ........ 1N4150
DS2 ........ 1N4150
DS3 ........ 1N4150
DZ1 ........ zener 15 V
RS1 ........ pont redresseur 600 V 1 A
IC1 ........ L6574
MFT1 ....... MOSFET STP9NK50Z
MFT2 ....... MOSFET STP9NK50Z
F1 ......... microfusible retardé 400 mA

Note : toutes les résistances sont des 1/4 de W, sauf spécification différente.


Le circuit de sécurité
Les résistances R18-R1-R2-R3 agissent sur la broche 8 du circuit intégré IC1 (L6574) en la désactivant quand il n’y a pas de tube au néon, afin d’éviter que le courant circulant dans les transistor de sortie MOSFET atteigne des valeurs trop grandes qui détruiraient les transistors.
En éteignant et rallumant le circuit on réinitialise le fonctionnement normal.
La diode DS3, les résistances R17-R19 et le condensateur C10 agissent sur la broche 9 du circuit intégré IC1 (L6574) en constituant un réseau de protection contre toute entrée de haute tension produite par le tube au néon au cours de la phase de préchauffage ou si on se sert de très vieux tubes.

La réalisation pratique
Quand vous avez réalisé le circuit imprimé double face dont la figure 11b-1 et 2 donne les dessins à l’échelle 1 ou que vous vous l’êtes procuré, enfoncez et soudez tout de suite les trois picots et le support du circuit intégré.
Vérifiez bien ces premières soudures (ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée) et montez tous les autres composants en commençant par les plus bas et en terminant par les plus volumineux.
Montez les résistances (maintenez les deux grosses résistances “sucres” à un ou deux millimètres de la surface), les diodes et la zener (attention à l’orientation de leurs bagues repère-détrompeurs), les condensateurs polyesters et céramiques puis les électrolytiques (attention à la polarité), la self toroïdale Z2, le pont RS1 (attention à la polarité), le fusible F1, les deux MOSFET (debout sans dissipateur, attention à l’orientation de leurs semelles métalliques : vers le haut de la platine), la grosse self Z1 et enfin les trois borniers à deux pôles.
Quand tout ceci est terminé et que les soudures ont été vérifiées, montez la platine dans son boîtier plastique, à l’aide de deux vis autotaraudeuses (voir figure 14) : le potentiomètre est à fixer en face avant et à assortir de son bouton de commande, les fils allant au tube sortent également par cette face.
Du panneau arrière sort le cordon secteur 230 V protégé par un passe-fils en caoutchouc.
Vous pouvez maintenant enfoncer le circuit intégré dans son support (attention, repère-détrompeur en U vers C1).
Bien sûr, vous préfèrerez peut-être installer la platine sous le capot du tube néon d’origine : dans ce cas, vous n’aurez pas à installer de montage dans un boîtier plastique ; toutefois, faites bien attention à ce qu’aucune piste du circuit imprimé ne vienne en contact avec une pièce métallique située dans ce capot (ou avec le capot lui-même).
Quant au potentiomètre, rien n’empêche de le disposer à distance et vous ferez dans ce cas passer ses fils dans le conduit plastique normalisé de l’installation électrique.

Figure 12 : Schéma de connexion d’un tube au néon. Les électrodes du tube sont alimentées de l’extérieur à l’aide du réacteur monté en série avec le tube et du starter monté en parallèle. Sans ces deux éléments le tube ne s’allume pas.

Figure 13 : Si vous utilisez notre circuit pour régler l’intensité lumineuse du tube fluo, vous n’avez plus besoin de réacteur ni de starter ; par conséquent, après les avoir supprimés, reliez les électrodes du tube aux deux borniers à deux pôles de la platine EN1638.

Figure 14 : L’installation éventuelle dans le boîtier plastique non spécifique. Vous devrez le percer (sans aucune difficulté, surtout avec des forets à bois à pointes) sur un petit côté pour le passage de l’axe du potentiomètre et des fils allant au tube néon et sur l’autre pour l’entrée du cordon secteur. La platine est fixée au fond du boîtier avec 2 vis autotaraudeuses.

Les essais
Après avoir éventuellement installé la platine dans son boîtier plastique, il faut essayer le circuit afin d’être certain de n’avoir commis aucune erreur.
Procurez-vous un tube au néon de 18 ou 36 W (ces derniers sont les plus courants et les moins chers).
Faites très attention, la tension du secteur 230 V peut être mortelle !
Et les pics à 320 V encore plus.
Pour ce réglage, vous pouvez prendre un “vieux” plafonnier à tube néon, de manière à profiter des deux supports de soutien du tube.
Supprimez le réacteur et le starter, comme le montrent les figures 12 et 13 (vous n’en avez plus besoin) : débranchez proprement tous les fils et réalisez avec les éléments restants (supports et tube) et la platine EN1638 le circuit de la figure 13.
Branchez le cordon secteur dans une prise 230 V et le tube fluo s’illumine progressivement quand vous tournez le bouton du potentiomètre.
Vous pouvez maintenant débrancher le cordon et démonter ce circuit d’essai.
Mais là encore, attention à la tension du secteur 230 V qui se conserve longtemps dans les condensateurs !
Il ne vous reste qu’à réaliser la nouvelle installation électrique de ce plafonnier à tube au néon : vous pouvez désormais le commander graduellement.

1 commentaires:

  1. Il est dommage que l'auteur parle sans arrêt de tube au néon alors qu'il s'agit de tube fluorescent qui n'en contienne pas.

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