Un contrôle à distance GSM avec Siemens A65

Système de contrôle à distance capable de gérer, par SMS, deux sorties à relais et de vérifier l’état logique des entrées numériques, lesquelles peuvent être configurées comme entrées d’alarme. Les trois lignes I2C-bus dont est doté l’appareil lui permettent de gérer en cascade jusqu’à huit extensions en entrée et en sortie et ce jusqu’à un total de 64 E / S.


Caractéristiques techniques
- Commande à distance par SMS
- Entrées d’alarme photo-isolées : 2
- Envoi de SMS en cas d’alarme
- Sorties de puissance à relais
  (avec fonctionnement bistable) : 2
- Lignes d’extension I2C-bus : 3 (possibilité de gérer jusqu’à 64+64 E / S)
- Complètement programmable et gérable à distance par SMS
- Téléphone mobile utilisé : Siemens A65
- Alimentation : 12 VDC
- Consommation avec batterie en charge : environ 500 mA (au repos 20 mA).

Les téléphones portables SIEMENS série 35/45, jadis utilisés par nous pour construire des dispositifs de commande à distance GSM étant devenus difficiles à trouver (même en occasion), nous nous sommes “rabattus” sur un modèle plus récent, le téléphone mobile (terme désormais consacré) SIEMENS A65. Notre choix est présidé par sa disponibilité (bien sûr !) et son coût raisonnable (neuf ou occasion), mais aussi parce qu’il intègre un modem facilement accessible de l’extérieur.
Notre montage restitue toutes les potentialités acquises avec les précédents aujourd’hui obsolètes, ses caractéristiques sont identiques : possibilité d’être avertis à distance, où que nous soyons, de la survenue d’une intrusion, pour peu que nous couplions l’appareil à une installation antivol (de voiture ou domestique) ; possibilité d’activer à distance, en envoyant des SMS, un grand nombre de sorties à relais (avec les extensions jusqu’à 64) ; possibilité de contrôler autant d’entrées numériques (parmi lesquelles deux peuvent être configurées comme entrées d’alarme), avec réception chaque fois d’un SMS de confirmation de l’aboutissement de l’opération.
Le circuit est doté de lignes I2C-bus permettant de le rendre facilement extensible : on peut, en effet, relier en cascade 8 extensions avec 8 sorties (EN488) et 8 extensions avec 8 entrées numériques (EN473). Le présent appareil (EN585) intègre en un seul circuit une alarme à distance et un contrôle ou commande à distance, ce qui sera fort utile toutes les fois où il s’agira d’être averti à distance de l’état d’une alarme antivol (voiture, bureau, entrepôt ou maison) ou bien de savoir si des appareils distants (voire difficiles d’accès) fonctionnent correctement.
On pourra aussi installer la platine (avec ou sans extensions) dans un appareil existant, afin de s’en assurer le contrôle (surveiller son bon fonctionnement et lui envoyer des commandes avec, rappelons-le, réception des confirmations).
La version standard de notre contrôle à distance (soit sans extension) prévoit deux entrées de commande, photocouplées, configurables comme alarmes, dont l’activation peut se faire par impulsions positives ou négatives provenant de contacts ou de relais. A ces deux entrées (IN1 et IN2) peuvent être associés deux messages, distincts et personnalisables (par exemple «alarme intrusion» et «chaudière en panne») envoyés par SMS, en cas d’alarme, à un maximum de 9 destinataires, avec une précision : seul le dernier message concerne l’entrée IN2. Ce qui veut dire que si nous voulons envoyer le message d’alarme concernant l’entrée IN1 à notre numéro de téléphone, à celui de notre épouse et pour finir à celui de notre fils, il faudra mémoriser trois messages associés à ces trois numéros de téléphone plus un quatrième SMS, référé à IN2 et adressé, par exemple, à notre propre numéro (si un seul message a été prévu, il sera utilisé pour les deux entrées).
Tous les modes de fonctionnement (temps d’inhibition des entrées, désactivation de la fonction d’alarme, gestion des sorties , etc.) peuvent être modifiés à distance par envoi de SMS spécifiques de configuration.
Afin de garantir un haut niveau de sécurité d’utilisation, un mot de passe à 5 chiffres protège l’appareil (par défaut 12345, il est modifiable à tout moment) : les SMS arrivant au dispositif sans comporter de mot de passe ou avec mot de passe erroné, sont ignorés et immédiatement éliminés. A chaque demande de paramétrage ou de contrôle, l’appareil répond toujours par un message de confirmation au numéro ayant envoyé le SMS.

Le schéma électrique
Le coeur du circuit, dont le schéma électrique est visible en figure 1, est le microcontrôleur U1, un PIC16F876A déjà programmé en usine. Le micro se charge de lire les deux entrées photo-isolées IN1 et IN2 à travers le port RB3/RB4, il gère également l’excitation et la relaxation des relais RL1 et RL2, il envoie et lit, grâce à une ligne I2C-bus dédiée, les données contenues dans le mémoire EEPROM externe de 256 kbits. Le PIC, se servant d’une ligne série bidirectionnelle, communique avec le téléphone mobile à 19 200 bauds pour envoyer les commandes AT nécessaires à l’exécution des diverses fonctions, pour acquérir les informations arrivant par SMS et pour contrôler l’état de charge de la batterie du mobile. Le microcontrôleur gère encore les périphériques E / S par I2C-bus (correspondant au connecteur RJ45) et s’occupe en outre de lire l’état des micro-interrupteurs de DS1, des poussoirs P1 à P3 et de commander la LED bicolore LD1.
Analysons en détail le circuit en partant de l’alimentation. La tension appliquée en PWR est de 12 VDC (après le fusible et la diode de protection elle est légèrement inférieure à cette valeur).
Elle alimente en direct les relais et les (éventuelles) platines d’extension. U3 réduit le 12 V en 5 V stabilisé, ce qui est nécessaire pour faire fonctionner le microcontrôleur, l’EEPROM et l’étage convertisseur de niveau formé par T1 et T2. Le circuit allant avec U4 LM317, est un véritable chargeur de batterie (grâce à la configuration obtenue avec R1/R2 et R3) qui s’occupe de maintenir celle du Siemens en état de charge optimale (la recharge commence lorsque la ligne RA4 excite RL3). Le microcontrôleur, avec des commandes AT adéquates, interroge à intervalles réguliers le téléphone à propos de l’état de charge de sa batterie et, quand le niveau est inférieur à 40%, il active le port RA4 (type drain ouvert) et le met à la masse pendant environ 4 heures. Le relais étant excité et sous l’effet de la charge de la batterie, la tension aux extrémités de C6 passe de 9 à 4,5 V environ. La charge proprement dite de la batterie au Li-ion est gérée par le A65.
La communication entre celui-ci et le PIC est de type sérielle : elle utilise deux ports configurés pour cela. Mais le microcontrôleur travaille sous une tension de 5 V, incompatible avec celui utilisé par le téléphone (qui est au maximum de 3,6 V). Pour pallier cet inconvénient, on monte un convertisseur de niveau composé de DZ1 et T1-T2. La configuration correcte du port série du mobile est assurée par R11 et R12 qui mettent à la masse les broches CTS et DCD. On l’a dit, l’appareil comporte trois lignes I2C-bus utilisées pour contrôler les platines d’extension E / S et pour d’éventuelles utilisations futures : aux broches 7 et 8 du connecteur RJ45 correspond la première ligne utilisée par les extensions avec sorties à relais, les platines avec entrées numériques utilisant la deuxième ligne reliée aux broches 3 et 4 ; la dernière (non utilisée ici) est reliée aux broches 1 et 2. A chacune des deux premières lignes on peut connecter jusqu’à 8 extensions, soit 64+64 E / S, ce qui permet d’utiliser notre appareil pour toute application nécessitant un grand nombre de contrôles et de commandes. Mais pour une utilisation plus modeste, les deux relais RL1 et RL2 de la platine de base peuvent suffire ; les sorties à relais fonctionnent en mode bistable et peuvent être activés aussi localement avec les poussoirs P1 et P2. Les LED LD2/LD3, en parallèle sur les relais, signalent quand les sorties sont actives.
L’appareil comporte également deux entrées IN1 et IN2, isolées galvaniquement et dotées chacune d’une résistance de limitation de 4,7 k (avec cette valeur on peut activer les photocoupleurs sous des tensions continues comprises entre 5 et 24 V). IN1 et IN2 peuvent être configurées comme entrées d’alarme (voir tableau figure 5) avec niveau d’activation haut et bas selon l’état des micro-interrupteurs de DS1. LD1 (bicolore) signale l’état du contrôle à distance : la section rouge est gérée par RC4, la verte par RC5.
A la mise sous tension du circuit, LD1 émet cinq clignotements verts puis passe en vert fixe pour indiquer un fonctionnement correct ; l’absence de liaison au mobile Siemens est signalée par un clignotement rouge.
Nous avons monté dans cet appareil une EEPROM contrôlée par le micro : mais aucune donnée n’y est inscrite et elle pourrait ne pas être montée (bien sûr, cette mémoire a été prévue pour des applications futures que nous ne manquerons pas de vous soumettre).

Figure 1 : Schéma électrique du contrôle à distance par GSM.

Figure 2a : Schéma d’implantation des composants du contrôle à distance par GSM.

Figure 2b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé du contrôle à distance par GSM.

Figure 3a : Photos d’un des prototypes du contrôle à distance par GSM, côté composants.

Figure 3b : Photos d’un des prototypes du contrôle à distance par GSM, côté soudures où sont montés les poussoirs et les LED.

Liste des composants
R1 ...... 1,8 k
R2 ...... 270
R3 ...... 4,7
R4 ...... 4,7 k
R5 ...... 4,7 k
R6 ...... 10 k
R7 ...... 4,7 k
R8 ...... 10 k
R9 ...... 10 k
R10 ..... 680
R11 ..... 15 k
R12 ..... 15 k
R13 ..... 470
R14 ..... 470
R15 ..... 4,7 k
R16 ..... 4,7 k
R17 ..... 4,7 k
R18 ..... 10 k
R19 ..... 4,7 k
R20 ..... 10 k
R21 ..... 4,7 k
R22 ..... 4,7 k
R23 ..... 1 k
R24 ..... 1 k
R25 ..... 4,7 k
C1 ...... 100 nF multicouche
C2 .......470 μF 25 V électrolytique
C3 ...... 100 nF multicouche
C4 .......470 μF 25 V électrolytique
C5 ...... 100 nF multicouche
C6 .......470 μF 16 V électrolytique
C7 ...... 22 pF céramique
C8 ...... 22 pF céramique
D1 ...... 1N4007
D2 ...... 1N4007
D3 ...... 1N4007
D4 ...... 1N4007
DZ1 ..... zener 3,3 V 400 mW
T1 ...... BC547
T2 ...... BC557
T3 ...... BC547
T4 ...... BC547
U1 ...... PIC16F876A-EF585
U2 ...... 24LC256
U3 ...... 7805
U4 ...... LM317
FC1 ..... 4N25
FC2 ..... 4N25
Q1 ...... quartz 4 MHz
P1 ...... μ-poussoir
P2 ...... μ-poussoir
P3 ...... μ-poussoir
DS1 ..... dip-switch à 2 micro-interrupteurs
LD1 ..... LED bicolore
LD2 ..... LED 3 mm rouge
LD3 ..... LED 3 mm rouge
RL1 ..... relais 12 V 10 A
RL2 ..... relais 12 V 10 A
RL3 ..... relais miniature 12 V
FUS1 .... fusible 1 A

Divers :
5 borniers enfichables 2 pôles 90°
1 dissipateur ML26
1 boulon 3MA 8 mm
2 supports 2 x 3
1 support 2 x 4
1 support 2 x 14
2 connecteurs à cavaliers 3 broches
1 connecteur RJ45
1 câble de liaison pour Siemens 65
1 porte-fusible pour ci
Sauf spécification contraire, toutes les résistances sont des 1/4 W à 5 %.


Les commandes
Pour apprendre à les utiliser, regardez le tableau récapitulatif ci-après de la figure 5. Les commandes envoyées à l’appareil par SMS permettent d’activer des fonctions ou de changer les paramètres opérationnels.
Par exemple, pour activer le relais RL1 il suffit d’envoyer un SMS contenant la commande RELEB1ON*12345 où les cinq derniers chiffres représentent le mot de passe numérique choisi à volonté (LD1 confirme cette étape par une lumière jaune fixe) ; inversement, pour relaxer RL1 il faut envoyer la commande RELEB1OFF*12345.
Quand la commande est exécutée, l’appareil vous envoie un message de confirmation. De même, avec la commande RELEenOFF*12345, on peut relaxer un relais précis (n) d’une extension (e) ; pour paramétrer l’adresse des extensions, il est nécessaire d’utiliser les trois connecteurs à cavaliers situés sur chaque platine, comme le montre la figure 4.
Si l’on veut habiliter IN1 comme entrée d’alarme et lui attribuer un délai d’inhibition, il faut utiliser la commande ALLARMEnONtt*12345 en remplaçant n par le nombre 1 et tt par un temps (en minute) déterminant l’inhibition de l’appareil suite à une alarme ; rappelons qu’il faut établir, au moyen des micro-interrupteurs du dip-switch, pour quel niveau de signal (haut ou bas) l’appareil reconnaît l’état d’alarme. Quand le micro détecte, sur l’entrée IN1 (ou IN2) un signal d’alarme, le système envoie aux différents destinataires les messages sauvegardés dans la mémoire du téléphone ; cette étape est soulignée par la lumière rouge fixe de LD1. Nous nous occuperons un peu plus loin de la mémorisation des messages et des numéros de téléphone. Les SMS reçus par l’appareil, après extraction de la commande et vérification des données, sont effacés afin d’éviter de remplir la mémoire du téléphone. Figure 5, notons que le mot de passe par défaut (12345) peut être facilement remplacé par un mot de passe personnel au moyen d’une commande spécifique ; si on oublie le mot de passe, on peut réinitialiser le mot de passe par défaut par une action locale (pression et maintien de la pression sur P3 pendant la mise sous tension de l’appareil).

Figure 4 : Les extensions à utiliser.



Afin d’augmenter le nombre des entrées et des sorties, il est possible de coupler ce circuit avec les extensions ET488 (8 entrées pour chaque platine) et ET473 (8 sorties à relais pour chaque platine). Au contrôle à distance par GSM ET585 on peut relier huit platines d’entrées et huit platines de sorties pour un ensemble de 64+64 E / S. Chaque extension doit avoir sa propre adresse paramétrée au moyen de trois cavaliers J1 à J3 (voir photos et tableau).

Figure 5 : Les commandes et les réponses.



Le tableau récapitule toutes les commandes que l’on peut envoyer au dispositif, par SMS, pour activer, désactiver et interroger à distance les sorties disponibles sur l’appareil ou sur une des extensions de sortie, ainsi que pour interroger les deux entrées numériques ou une des extensions d’entrée. On a prévu aussi la possibilité de paramétrer IN1 et IN2 comme entrées d’alarme, avec un temps d’inhibition (réglable de 0 à 99 minutes) pendant lequel l’appareil, suite à une alarme, ignore tout autre signal présent sur les entrées. Il est également possible de modifier le mot de passe d’accès (par défaut 12345).

Figure 6 : Photo d’un des prototypes de l’appareil de contrôle à distance par GSM couplé au téléphone mobile SIEMENS A65 au moyen du câble spécifique (ce téléphone se trouve facilement à bas prix).

Figure 7 : Le brochage du connecteur du câble pour téléphone mobile Siemens A65.



Le repère (broche 1) est indiqué sur le dessin du connecteur. Référez-vous au tableau pour effectuer les liaisons du connecteur Siemens A65 avec les pistes du circuit imprimé identifiées par GND, TX, RX, VB, CTS et DCD.

Le programme résident
Vous trouverez le “listing” d’une partie du programme résidant dans le PIC, ainsi que les commentaires, figure 8.
Analysons cette partie dédiée à la procédure utilisée pour lire les SMS et en extraire les données.
On le voit, tout commence par la routine “SMS” au moyen de laquelle le microcontrôleur vérifie si de nouveaux messages sont arrivés (envoi au mobile de la commande AT+CMGL =0) ; s’il n’y en a pas, le programme saute au label NOMSG puis retourne au programme principal ; dans le cas contraire (nouveau SMS), le téléphone mobile communique au micro l’adresse de mémoire et le texte du message au format PDU (“Protocol Data Unit”).
La séquence reçue par le microcontrôleur contient non seulement une série d’informations qui ne sont pas utilisées par notre montage, mais également le numéro de téléphone de l’appelant, qui sera mémorisé dans le tableau NUMERO, numéro auquel sera ensuite envoyée la réponse. Le corps du message est mémorisé dans la variable BUFFER au format hexadécimal, comme indiqué dans l’instruction HSERIN 500,FINEMESG,[HEX2 TMP2] : de ce fait, avant d’être analysé, le texte doit être converti pour pouvoir être compris ; c’est à cela que s’attelle le programme résident au moyen de la routine PDUTOTEXT à la suite de laquelle le texte obtenu est sauvegardé dans le tableau BUFFER2.
Ensuite le PIC16F876 efface, dans la mémoire du téléphone, le message reçu (au moyen de la commande AT+CMGD=pos1,pos2 où pos1 et pos2 indiquent l’adresse de mémoire occupée par ce message. Après cette procédure, le programme analyse le mot de passe reçu (au moyen de la routine ANALIZZASMS), mais pour ce faire il doit d’abord identifier à l’intérieur du message le symbole * (astérisque), lequel indique où se trouve le mot de passe, pour ensuite appeler la routine PASS. Là s’opère la comparaison entre le mot de passe mémorisé et celui reçu : s’ils concordent, le programme passe à la subroutine COMANDI, dans laquelle il analyse le reste du message en vérifiant la syntaxe et en élaborant la réponse envoyée à l’usager ; dans le cas contraire, il passe à l’étiquette EXITPASS et achève ainsi le cycle de lecture du message.

Figure 8 : Programme de lecture des SMS (sous format d'image).

La réalisation pratique et l’utilisation
Pour la réalisation de cet ensemble, procurez-vous d’abord un téléphone mobile Siemens A65 et son câble d’extension. Fabriquez le circuit imprimé simple face en vous aidant du dessin à l’échelle 1 de la figure 2b (le procédé préconisé dans le numéro 26 d’ELM est vraiment le plus efficace et le plus simple quand on travaille à l’unité) ou procurez-vous-le.
Quand vous l’avez devant vous, montez et soudez tous les composants (comme le montrent les figures 2a et 3a), en commençant par les supports de circuits intégrés et photocoupleurs et en terminant par les “périphériques” : les borniers enfichables, la RJ45 (elle sert à relier les éventuelles extensions), le porte-fusible, le dipswitch et les relais ; le connecteur vers le câble du téléphone mobile A65 est à souder dans les trous TX - RX - GND - CTS - DCD - VB. Le régulateur U4 est monté couché dans son dissipateur ML26 et fixé par un petit boulon 3MA.
Attention à l’orientation des composants polarisés : circuits intégrés et photocoupleurs, diodes, zener, transistors et électrolytiques. Tout cela côté composants.
Ensuite, retournez la platine et, côté soudures (en vous aidant des figures 2a et 3b) soudez les LED (bicolore et rouges : attention à la polarité) et les micropoussoirs.
Montez la platine dans un boîtier adapté, comme le montre la photo de première page, en laissant sortir à l’extérieur les borniers enfichables (dont celui d’alimentation PWR), la RJ45, les poussoirs, les LED et le câble de liaison allant au Siemens A65. Avant de refermer le couvercle, insérez le microcontrôleur, les circuits intégrés et les photocoupleurs dans leurs supports, sans vous tromper de sens.
Avant de pouvoir utiliser le A65, vous devez le configurer : pour cela, insérez une carte SIM valide et déshabilitez la demande de code PIN. Puis effacez tous les messages présents dans le téléphone mobile (les entrants comme les envoyés et les non envoyés). Une fois vérifié que tous les paramètres d’envoi de SMS sont correctement entrés, vous pouvez mémoriser les messages à envoyer en cas d’alarme.
Il est possible d’insérer au maximum 9 messages. Le dernier, sans tenir compte du nombre de messages mémorisés, est toujours associé à l’entrée 2 (tous les autres à l’entrée 1).
Chaque message pourra être personnalisé à volonté et envoyé à n’importe quel numéro de téléphone mobile.
Pour mémoriser un message, après avoir tapé le texte, pressez Options, choisissez Envoyer et insérez le numéro de téléphone auquel doit être envoyé le message, puis sélectionnez OK. Le message est ainsi localisé sous l’onglet Envoyés en position 1. Pour mémoriser les messages suivants, il suffit de répéter cette opération. Si vous devez éliminer un message, il faut vider la mémoire et recommencer la procédure de mémorisation depuis le début.
Vous pourrez ensuite intégrer le système aux appareils à contrôler et ce dans la voiture comme à l’usine ou à la maison. Et n’oubliez pas, le cas échéant, de mettre à profit les larges possibilités d’extension des E / S autorisées par les platines ET488 et ET473.

Un amplificateur stéréo Hi-Fi 2 X 55 WRMS hybride lampes / MOSFET

Notre amplificateur stéréo Hi-Fi utilise en entrée deux tubes montés en cascode et comme étage final deux MOSFET de puissance capables de produire 2 x 55 WRMS, ce qui fait tout de même 2 x 110 W musicaux.


Caractéristiques techniques
- Tension pour les lampes V1-V2         : 340 V
- Tension pour les MOSFET finaux : 2 x 35 V
- Courant de repos : 100 à 120 mA par canal
- Courant à la puissance maximale : 1,5 A par canal
- Amplitude maximale du signal d’entrée : 2 Vpp
- Puissance maximale sur 8 ohms : 55 WRMS par canal
- Distorsion harmonique maximale : 0,08%
- Réponse en fréquence : 8 Hz à 40 kHz

Même en 2005 les tubes thermoïoniques –les lampes, quoi– conservent encore leur mystérieux pouvoir de fascination et les industriels nippons, parfaitement conscients de leurs potentialité séductrice, ont déjà réalisé des amplificateurs Hi-Fi hybrides comportant une entrée à tubes et un étage de sortie à MOS- POWER, car ces derniers produisent le même son chaud que les lampes.
Malgré cet engouement pour le côté “rétro” des chaleureuses petites triodes (voir photo), ni les schémas ni le matériel spécifique ne courent encore les rues : aussi ne sommesnous pas peu fiers de notre réalisation (elle va devenir la vôtre) et nous ne serions pas autrement surpris si nous étions, un de ces jours, copiés ! Baste ! Sic transit gloria mundi. Nous avons en effet réussi à créer un superbe ampli par nous-mêmes, il n’a rien à envier aux coûteux modèles du commerce audiophile (où, on le sait, les choses sont surfaites, ce qui fait monter les “enchères” à des prix aussi pharaoniques qu’injustifiés), il est reproductible par un amateur fût-il débutant (soigneux tout de même !), il fonctionne à tout les coups et, sur notre intervention, vous n’aurez aucun mal à trouver le matériel nécessaire à sa réalisation chez nos annonceurs.
Mais peut-être faites-vous partie des audiophiles que se demandent quel avantage peut bien présenter un ampli hybride (lampes / MOSFET) par rapport à un tout à lampes ?
Eh bien, un ampli hybride produit un son doté d’un timbre agréablement chaud, identique à celui d’un amplificateur entièrement à lampes triodes, mais avec l’avantage d’être beaucoup plus économique parce qu’il ne réclame pas l’utilisation de transformateurs de sortie ultralinéaires lesquels, c’est bien connu, sont extrêmement coûteux et difficiles à se procurer.
Alors, voici le programme : d’abord à vos fers, puis avanti la musica !

Figure 1 : Page précédente, photo d’un des prototypes de l’amplificateur hybride vu de face. Les deux lampes constituent l’étage d’entrée stéréo, alors que l’étage de sortie est formé de deux MOSFET de puissance. Il faudra lui relier une paire d’enceintes conséquentes et en tout cas capables de supporter sa puissance maximale de sortie de 2 x 55 WRMS.

Le schéma électrique

L’amplificateur
Le schéma électrique de l’étage amplificateur stéréo complet est visible figure 3 : comme les deux canaux droit et gauche sont rigoureusement authentiques, nous ne décrirons qu’un des deux, le gauche (situé en haut du schéma).
Le signal BF appliqué sur la RCA d’entrée passe à travers C1 (1 μF) et R2 pour atteindre directement la grille de la première triode montée en cascode avec la deuxième triode contenue dans la lampe V1 (il s’agit en effet d’une double triode) : cette configuration cascode permet un gain de 40 environ, avec une distorsion très faible et un son chaud comme seule une triode peut le donner.
Cette double triode fonctionnant sous une tension d’alimentation très élevée, nous obtenons un préamplificateur à grande dynamique et dont le bruit est bien plus faible que celui d’un étage préamplificateur à transistor ou à amplificateur opérationnel ou même à lampe pentode. Dans beaucoup d’amplificateurs à tubes on utilise en étage d’entrée une pentode, simplement parce que son gain est bien plus élevé, mais ces lampes ont le défaut d’engendrer un souffle.
Mieux vaut alors utiliser une double triode et la configurer en cascode, car on obtient ainsi un gain tout de même élevé et une absence totale de souffle. En outre, la première triode a une impédance d’entrée de valeur moyenne et la deuxième une impédance de sortie parfaitement adaptée au pilotage des gâchettes des deux MOSFET de puissance MFT1-MFT2 de l’étage final.
Le premier FET MFT1 est un IRF520 : étant de type N, il n’amplifie que les demi ondes positives ; le second MFT2 est un IRF9530 : de type P, il n’amplifie que les demi ondes négatives.
Les deux demi ondes amplifiées en puissance par les deux MOSFET sont prélevées au point de jonction des deux résistances de puissance R25 et R26 (0,1 ohm 5 W) puis appliquées directement aux bornes du haut-parleur ou, mieux, de l’enceinte acoustique de 8 ohms dotée à l’intérieur d’un filtre “crossover” distribuant les fréquences en graves, médiums et aiguës.
Le réseau série R27-C18 en parallèle avec le haut-parleur sert à amortir d’éventuelles auto-oscillations pouvant être occasionnées par la composante inductive du “crossover”. Le signal appliqué au haut-parleur ou à l’enceinte, est également utilisé pour piloter le Vu-mètre et pour contre-réactionner la première triode située en entrée à travers la R3 de 2,2 mégohms.
Pour faire fonctionner ce Vu-mètre, le signal BF est appliqué, à travers l’électrolytique C20 et R30, à DS5 et DS6 lesquelles le redressent de façon à obtenir une tension continue proportionnelle à l’amplitude du signal.
Cette tension est appliquée au trimmer R28 servant à régler la déviation de l’aiguille du Vu-mètre. DS3, DS4 et R29 (en parallèle avec le trimmer R28) servent à obtenir une progression logarithmique de l’indication, car le Vu-mètre est réglé en dB. A gauche du Vu-mètre sortent deux fils servant à l’éclairage du cadran.
Mais revenons aux MOSFET pour expliquer le rôle joué par les composants alentours et par IC1 TL081. Précisons tout de suite que, pour alimenter les deux FET finaux de puissance on doit recourir à une alimentation double symétrique de 2 x 35 V environ (voir figure 6, le schéma électrique). La tension positive de 35 V appliquée sur le drain de MFT1 et aussi (après stabilisation à 12 V positifs à travers DZ1) sur la broche 7 de IC1. La tension négative de 35 V est appliquée sur le drain de MFT2 et aussi (après stabilisation à 12 V négatifs à travers DZ2) sur la broche 4 de IC1. C’est pourquoi tous les électrolytiques, les diodes et les zeners du côté positif de MFT1 ont leurs pattes positives orientées en sens inverses par rapport au côté négatif MFT2. L’amplificateur opérationnel IC1 est utilisé dans ce montage pour régler le courant de repos de l’étage final et pour maintenir constante à 0 V la tension présente sur le point de jonction R25-R26 où est prélevé le signal appliqué à l’enceinte. Le trimmer R11 est utilisé pour régler le courant de repos des deux FET finaux de telle façon que le courant consommé par chacun d’eux soit environ de 100-120 mA en l’absence de tout signal BF. Le trimmer R14 est utilisé pour régler à 0 V la tension présente au point de jonction R25-R26 quand l’enceinte est débranchée.

L’alimentation secteur
Pour alimenter les MOSFET de l’étage final de cet amplificateur stéréo, il faut une tension continue double symétrique de 2 x 35 V (35 V positifs et 35 V négatifs) que nous prélevons sur le pont redresseur RS2, comme le montre le schéma électrique de la figure 6.
Comme chaque canal consomme un courant maximal de 1,5 A, l’enroulement relié à ce pont doit être en mesure de fournir une tension alternative double de :
(25 x 1,41) –0,7 = 34,55 Vcc environ.

Note : le nombre 0,7 soustrait correspond à la chute de tension dans les diodes redressant la tension double.
Pour alimenter les deux lampes V1 et V2 de l’étage d’entrée, il faut une tension continue d’environ 340 V positifs prélevée sur RS1. Étant donné que les deux tubes V1 et V2 consomment sous cette tension un courant de 15 à 20 mA environ, il faut fournir au pont redresseur une tension alternative de 240 V ; cette tension, redressée et filtrée par l’électrolytique C42, donnera une tension continue de :
(240 x 1,41) – (0,7 + 0,7) = 337 Vcc environ.

Note : le nombre 0,7 + 0,7 soustrait correspond à la chute de tension dans les diodes du pont redressant la tension alternative du secondaire HT de T1.
Comme le montre le schéma électrique de la figure 6, la tension continue d’environ 340 V est appliquée aux lampes V1 et V2 après passage à travers le MOSFET N MFT5 IRF840.
Celui-ci remplit deux fonctions précises : premièrement, éliminer le moindre résidu d’alternatif dans la tension utilisée pour alimenter les lampes ; secondement, faire monter lentement la tension sur les plaques des lampes afin d’éviter d’entendre dans les enceintes le fastidieux “bump” à la mise sous tension de l’amplificateur.
Enfin, une troisième tension de 12,6 V 0,8 A est prélevée sur T1 : elle sert à alimenter les filaments des lampes thermoïoniques (autrefois on appelait cela le circuit de “chauffage”) et les lumignons éclairant les cadrans des Vu-mètres.

Figure 2 : Brochage du support des lampes ECC82 vu de dessous, du circuit intégré TL081 vu de dessus et des MOSFET N et P vus de face.

Figure 3 : Schéma électrique de l’étage amplificateur Hi-Fi hybride en version stéréo. Les valeurs des tensions (en rouge) sont purement indicatives car elles dépendent de la tension secteur 230 V. Le schéma électrique de l’étage d’alimentation est figure 6.

Figure 4 : Photo d’un des prototypes de l’amplificateur dont on voit la face avant avec ses deux Vu-mètres et le dessus avec les deux lampes et le dissipateur des MOSFET.

Figure 5 : Photo d’un des prototypes de l’amplificateur dont on voit cette fois le panneau arrière avec son embase femelle d’entrée du secteur 230 V et pour chaque canal (droit et gauche) les deux bornes de sortie vers les enceintes et la RCA “cinch” d’entrée du signal BF.

Figure 6 : Schéma électrique de l’étage d’alimentation. La liste des composants est figure 3.

Figure 7a : Schéma d’implantation des composants de l’amplificateur EN1615. Il n’y manque que le transformateur torique dont vous devez relier les fils du secondaire au bornier à sept pôles.

Figure 7b-1 : Dessin, à 71 %, du circuit imprimé double face à trous métallisés l’amplificateur, côté soudure où sont montés les deux supports des lampes. Vous le trouverez, grandeur nature, sur notre site. Vous pouvez également l’agrandir sur une photocopieuse en réglant sur A4>A3 (141 %).

Figure 7b-2 : Dessin, à 71 %, du circuit imprimé double face à trous métallisés l’amplificateur, côté composants où se trouvent les pistes pour la soudures des supports des lampes. Vous le trouverez, grandeur nature, sur notre site. Vous pouvez également l’agrandir sur une photocopieuse en réglant sur A4>A3 (141 %).

Figure 8 : Photo d’un des prototypes de la platine de l’amplificateur, vue face soudures où sont montés les deux supports des doubles triodes ECC82. Le grand évidement carré sert à accéder aux quatre MOSFET, déjà fixés sur le dissipateur extérieur à ailettes, pour la soudure de leurs pattes sur les pistes du circuit imprimé.

Figure 9 : Photo d’un des prototypes de la platine de l’amplificateur, vue face composants. Faites bien attention à l’orientation des composants polarisés comme les électrolytiques, les diodes, les zener, les ponts redresseurs et les ci.

Liste des composants de l’étage amplificateur et de l’étage d’alimentation
R1-R31 ............... 100 k
R2-R32 ............... 10 k
R3-R33 ............... 2,2 M 1/2 W
R4-R34 ............... 1 k 1 W
R5-R35 ............... 1 k 1 W
R6-R36 ............... 47 k 2 W
R7-R37 ............... 2,2 M 1/2 W
R8-R38 ............... 1 M 1/2 W
R9-R39 ............... 10
R10-R40 .............. 10
R11-R41 .............. 100 k trimmer
R12-R42 .............. 220 k
R13-R43 .............. 220 k
R14-R44 .............. 100 k trimmer
R15-R45 .............. 1,5 k
R16-R46 .............. 1 k 1 W
R17-R47 .............. 1 k 1 W
R18-R48 .............. 47 k
R19-R49 .............. 180 k
R20-R50 .............. 180 k
R21-R51 .............. 47 k
R22-R52 .............. 100
R23-R53 .............. 100
R24-R54 .............. 1 M
R25-R55 .............. 0,1 5 W
R26-R56 .............. 0,1 5 W
R27-R57 .............. 10
R28-R58 .............. 10 k trimmer
R29-R59 .............. 1 k
R39-R60 .............. 10 k
R61 .................. 33 k
R62 .................. 1 M 1 W
R63 .................. 470 k 1 W
C1-C21 ............... 1 μF polyester
C2 -C22 .............. 47 μF électrolytique
C3-C23 ............... 22 μF électrolytique 450 V
C4-C24 ............... 22 μF électrolytique 450 V
C5-C25 ............... 220 nF polyester 250 V
C6-C26 ............... 220 nF polyester 250 V
C7-C27 ............... 1 μF polyester
C8-C28 ............... 100 μF électroly.
C9-C29 ............... 100 nF polyester
C10-C30 .............. 100 μF électroly.
C11-C31 .............. 100 nF polyester
C12-C32 .............. 100 μF électroly.
C13-C33 .............. 100 μF électroly.
C14-C34 .............. 100 μF électroly.
C15-C35 .............. 100 nF polyester
C16-C36 .............. 100 μF électroly.
C17-C37 .............. 100 nF polyester
C18-C38 .............. 100 nF polyester
C19-C39 .............. 10 μF électroly.
C20-C40 .............. 2,2 μF électroly.
C41 .................. 22 μF électroly. 450 V
C42 .................. 470 μF électroly. 400 V
C43 .................. 4 700 μF électroly.
C44 .................. 4 700 μF électroly.
RS1 .................. pont 600V 1 A
RS2 .................. pont 400 V 6 A
DS1-DS7 .............. 1N4007
DS2-DS8 .............. 1N4007
DS3-DS9 .............. 1N4148
DS4-DS10 ............. 1N4148
DS5-DS11 ............. 1N4148
DS6-DS12 ............. 1N4148
DS13 ................. 1N4007
DZ1-DZ5 .............. zener 12 V 1 W
DZ2-DZ6 .............. zener 12 V 1 W
DZ3-DZ7 .............. zener 12 V 1 W
DZ4-DZ8 .............. zener 12 V 1 W
DZ9 .................. zener 12 V 1 W
MFT1-MFT3 ............ MOSFET N IRF520
MFT2-MFT4 ............ MOSFET P IRF9530
MFT5 ................. MOSFET N IRF840
IC1-IC2 .............. TL081
V1-V2 ................ ECC82 (double triode)
F1-F3 ................ fusible 5 A
F2-F4 ................ fusible 5 A
F5 ................... fusible 2 A
T1 ................... transfo. torique 190 VA
S1 ................... interrupteur
V-meter .............. Vu-mètre 200 μA

Sauf spécification contraire, toutes les résistances sont des 1/4 W à 5 %.


La réalisation pratique

La platine
Eh bien, ce n’est pas la présence des deux lampes dans le circuit qui va nous effrayer : aujourd’hui en effet, grâce aux progrès de la chimie, on n’a plus besoin de percer péniblement des châssis en acier zingué pour le passage des “culots” de bakélite !
Les supports des tubes sont montés directement sur le circuit imprimé en verre-époxy (aussi solide que la ferraille) : en l’occurrence ici, circuit hybride oblige, on les montera côté soudures du double face.
Pour réaliser cet amplificateur de puissance stéréo, il vous faut un grand circuit imprimé EN1615 double face à trous métallisés comportant une grande échancrure carrée pour le passage et la soudure des quatre MOSFET montés sur le grand dissipateur externe.
La figure 7b-1 et 2 en donne les dessins à 71 % pour les deux faces .

Le montage dans le boîtier
Une fois ce circuit imprimé réalisé ou procuré, montez tous les composants en commençant, comme d’habitude par les quelques picots puis par les supports, des lampes côté soudures et des circuits intégrés côté composants.
Déjà là, comme pour la suite, procédez de manière symétrique : en effet, comme le montre la liste des composants de la figure 3, presque tous les composants sont doublés (par exemple R1-R31 ou C1-C21) puisqu’il s’agit d’un amplificateur stéréo.
Si vous suivez bien les nombreuses figures, en particulier la 7a, la 8 et la 9, vous y arriverez facilement. Mais prenez votre temps, ce sera long vu le nombre de composants. Après la soudure des supports, vérifiez bien vos soudures (ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée) puis poursuivez en respectant scrupuleusement l’orientation des nombreux composants polarisés (électrolytiques, diodes, zeners, etc.) : vous n’insèrerez les circuits intégrés et les lampes dans leurs supports (pour les ci, attention à leur sens d’insertion ; pour les lampes, prenez garde à la fragilité des zones verre / broches de cuivre, enfoncez les avec délicatesse) qu’à la toute fin des soudures et des opérations mécaniques. Tenez les résistances de puissance en céramique à 2 ou 3 mm de distance du circuit imprimé afin d’éviter de brûler ce dernier. Omettez de souder pour l’instant les quatre MOSFET.
Comme le montrent les figures 10 à 14, montez les quatre MOSFET sur le dissipateur à ailettes en les isolant avec des kits d’isolation comportant la plaque de mica (ou de téflon), le canon épaulé en plastique pour le passage du boulon, la rondelle et l’écrou.
Ensuite, solidarisez le dissipateur (avec les MOSFET montés) avec le panneau supérieur du boîtier métallique (les quatre MOSFET passent à travers le grand trou carré et ont leurs pattes dirigées vers l’extérieur de ce trou carré). Puis fixez la grande platine sous ce panneau supérieur (composants vers le bas) au moyen de la partie filetée des entretoises hexagonales, de leurs écrous et de vis. Posez les composants externes de la face avant (Vu-mètres, interrupteur) et du panneau arrière (RCA “cinch”, bornes rouge / noir, cuvette d’entrée secteur 230 V).
Réalisez les connexions de la platine à la face avant (par fils soudés aux picots pour les Vu-mètres, attention de ne pas confondre les connexions “signal” et les connexions d’éclairage ; pour l’interrupteur aussi par fils soudés allant vers le panneau arrière) puis au panneau arrière (RCA “cinch” par petits câbles blindés soudés sur picots, bornes rouge / noir par paires non blindées allant aux borniers à vis, embase d’entrée secteur 230 V par fils soudés allant à l’interrupteur de la face avant, au châssis et au primaire du transformateur, voir figure 17).
Comme le montrent les figures 16 et 17, le transformateur torique est fixé par boulon et rondelles à l’intérieur de l’extrémité droite du panneau arrière : son primaire est soudé aux cosses de l’embase secteur 230 V et à l’interrupteur S1 et ses secondaires sont reliés au bornier 7 pôles.
Fixez, avec des vis, face avant et panneau arrière au reste du boîtier métallique. Pendant qu’il est à l’envers (voir figure 16), insérez les circuits intégrés dans leurs supports, ne refermez pas encore le panneau inférieur (vous allez avoir besoin d’accéder au circuit pour le réglage des trimmers), retournez le boîtier et enfoncez les deux lampes dans leurs supports, à l’extérieur, comme le montrent les photos, vérifiez bien tout ces assemblages et vous voilà prêt à passer aux essais et réglages.

Figure 10 : Avant de fixer les quatre MOSFET sur le dissipateur à ailettes, repliez en L leurs pattes (vous les replierez ensuite en Z pour les faire reposer sur les pistes du circuit imprimé avant de les souder, voir figure 15).

Figure 11 : Après avoir replié ses pattes en L, montez chaque MOSFET sur le dissipateur en enfilant dans l’ordre sur le boulon le dissipateur, le mica isolant, la semelle du MOSFET, le canon plastique épaulé, la rondelle et enfin l’écrou. Puis, avec un multimètre réglé sur la “sonnette” (test de continuité ohmique), vérifiez que la semelle du MOSFET n’est pas en contact avec le métal du dissipateur.

Figure 12 : Après avoir fixé les quatre MOSFET sur le dissipateur (sans les intervertir, identifiez-les bien d’abord), fixez ce dissipateur à ailettes sur le panneau supérieur du boîtier métallique (voir figures 13 et 14).

Figure 13 : Après avoir fixé les quatre MOSFET sur le dissipateur, fixez celui-ci au panneau supérieur avec des entretoises hexagonales métalliques (ces dernières servent aussi à fixer le panneau au boîtier métallique).

Figure 14 : Après avoir fixé le dissipateur au panneau supérieur et celui-ci au boîtier métallique, fixez, grâce à la partie mâle des entretoises hexagonales, le circuit imprimé comme le montre la figure.

Figure 15 : Photo d’un des prototypes de l’amplificateur installé dans son boîtier métallique, dont le panneau inférieur n’a pas été refermé, montrant les éléments de la face avant et du panneau arrière ainsi que leur câble. Attention, le panneau arrière étant métallique, interposez bien la rondelle isolante entre ce panneau et les écrous / cosse à souder de chacune des quatre bornes de sortie allant aux enceintes acoustiques.

Figure 16 : Photo d’un des prototypes de l’amplificateur installé dans son boîtier métallique, dont le panneau inférieur ouvert montre le transformateur torique secteur 230 V T1 qui lui est fixé par un boulon long et un jeu de rondelles. Après l’avoir fixé, maintenez le panneau inférieur comme sur la photo et câblez tous les fils de son secondaire sur le bornier à sept pôles et les deux fils de son primaire comme le montre la figure 17.

Figure 17 : Attention, les fils du transformateur torique que vous utiliserez n’auront peut-être pas la même couleur que ceux représentés ici. Consultez donc l’étiquette collée sur le transformateur pour identifier les sorties selon leurs tensions. Vérifiez aussi que les deux fusibles (un de service et un de réserve) sont bien présents dans le petit tiroir associé à la prise cuvette secteur 230 V.

Les réglages
Vous allez devoir régler R11-R14 pour le canal gauche et R41-R44 pour le canal droit. Comme vous allez commencer par le canal gauche, insérez les fusibles F1-F2 du canal gauche et pas ceux du canal droit F3-F4 pour l’instant. Ne reliez aucune enceinte ni aucun hautparleur sur aucune des sorties des deux canaux. Procédez comme suit :
   - Mettez le curseur du trimmer R14 à mi course (canal gauche) ainsi que le R44 du canal droit,
   - tournez dans le sens anti-horaire le trimmer R11 du canal gauche et faites de même pour le R41 du canal droit,
   - court-circuitez avec un morceau de fil les entrées des deux canaux gauche et droit afin d’éviter qu’ils ne reçoivent le moindre signal perturbateur.

Le réglage du canal gauche
   - L’amplificateur n’étant pas mis sous tension, ôtez le fusible F1 et entre les extrémités du porte-fusible reliez les pointes de touche d’un multimètre réglé sur la portée 200-300 mA DC en plaçant la pointe négative (noire) du côté de MFT1.
   - Fixez bien les pointes de touche à l’aide de pinces croco, ou bien en soudant deux fils car si une des deux pointes se débranchait, la tension d’alimentation opposée de 35 V s’écoulerait dans les enceintes acoustiques et endommagerait les haut-parleurs.
   - C’est seulement alors que vous pouvez allumer l’appareil et, après quelques secondes, tourner lentement le curseur de R11 jusqu’à ce que le multimètre indique la consommation d’un courant de 115 mA. Cette valeur n’est pas critique, entre 110 et 120 mA cela va très bien.
   - Cette valeur étant obtenue, éteignez l’appareil et attendez environ une minute afin de permettre aux électrolytiques de se décharger. Puis après ce délai, remettez le fusible F1. Si vous débranchez le multimètre avant que les électrolytiques ne se soient déchargés, la tension opposée de 35 V s’écoulera dans les enceintes acoustiques et endommagera les haut-parleurs.
   - Vous pouvez maintenant rallumer l’appareil et régler le curseur du trimmer R14 (situé à côté de IC1).
   - Pour effectuer ce réglage, il faut relier le multimètre réglé sur 2-3 V DC fond d’échelle sur les deux bornes rouge / noir allant à l’enceinte acoustique, sans avoir à respecter aucune polarité.
   - Étant donné que le multimètre est relié à la sortie du canal gauche, vous devez tourner le curseur du trimmer R14 jusqu’à lire 0 V sur le multimètre.

Le réglage du canal droit
   - Eteignez l’amplificateur et attendez environ une minute pour permettre aux électrolytiques de se décharger. Après ce délai, ôtez le fusible F3 et entre les extrémités du porte-fusible reliez les pointes de touche d’un multimètre réglé sur la portée 200-300 mA DC en plaçant la pointe négative (noire) du côté de MFT3.
   - Fixez bien les pointes de touche à l’aide de pinces croco, ou bien en soudant deux fils car si une des deux pointes se débranchait, la tension d’alimentation opposée de 35 V s’écoulerait dans les enceintes acoustiques et endommagerait les haut-parleurs.
   - C’est seulement alors que vous pouvez allumer l’appareil et, après quelques secondes, tourner lentement le curseur de R41 jusqu’à ce que le multimètre indique la consommation d’un courant de 115 mA. Cette valeur n’est pas critique, entre 110 et 120 mA cela va très bien.
   - Cette valeur étant obtenue, éteignez l’appareil et attendez environ une minute afin de permettre aux électrolytiques de se décharger. Puis après ce délai, remettez le fusible F3. Si vous débranchez le multimètre avant que les électrolytiques ne se soient déchargés, la tension opposée de 35 V s’écoulera dans les enceintes acoustiques et endommagera les haut-parleurs.
   - Vous pouvez maintenant rallumer l’appareil et régler le curseur du trimmer R44 (situé à côté de IC2).
   - Pour effectuer ce réglage, il faut relier le multimètre réglé sur 2-3 V DC fond d’échelle sur les deux bornes rouge / noir allant à l’enceinte acoustique, sans avoir à respecter aucune polarité.
   - Étant donné que le multimètre est relié à la sortie du canal droit, vous devez tourner le curseur du trimmer R44 jusqu’à lire 0 V sur le multimètre.

Quand les réglages sont terminés
Vous pouvez alors rebrancher les enceintes acoustiques des deux canaux et ôter les courts-circuits des deux entrées puis passer au réglage des deux trimmers R28-R58 des Vu-mètres. Pour faire en sorte que, pour la même puissance, les deux aiguilles dévient jusqu’aux mêmes points des deux échelles, appliquez sur les deux entrées le même signal BF prélevé sur un quelconque générateur BF, puis réglez les deux trimmers de telle manière que les aiguilles soient toutes deux dans la même position.

Conclusion
Cette dernière opération étant faite, votre amplificateur Hi-Fi stéréo hybride est prêt à être installé au sein de votre chaîne : il va donner aux morceaux que vous voudrez l’entendre amplifier une incomparable sonorité chaude… comme celle qui sort d’un amplificateur entièrement à lampes.

Une alimentation professionnelle réglable 0-25 V 0-5 A

L’appareil que nous vous proposons ici est une alimentation de labo professionnelle des plus fiables : la tension de sortie, précise et stable peut être réglée à volonté et continûment de 0 V à 25 V en fonction de vos besoins ; la limitation de courant, elle aussi réglable en continu de 0 à 5 A protège l’appareil contre les courtscircuits éventuels.


Vous avez véritablement plébiscité notre super alimentation ETALI proposée pendant les trois numéros d’été d’ELM (juin, juillet/août et septembre) et nous vous remercions pour ce beau succès ; cependant, certains de ceux qui nous ont envoyé des courriels à ce sujet ont déploré sa grande complexité, le fait qu’elle soit gérée par microcontrôleur et son caractère “double symétrique”.
“Vous n’auriez rien de plus simple pour le labo d’un électronicien amateur ?” est en substance ce qui revient dans les mails précités.
Nous aurions bien pu leur répondre : “Si, il y en a une dans votre Cours Apprendre l’électronique en partant de zéro (première partie), la EN5004 !” ; mais il faut aller de l’avant et mettre en oeuvre de nouveaux concepts, alors voici une alimentation plus simple qu’ETALI (pas de gestion des tensions et courants par microcontrôleur, tensions positives uniquement) mais plus moderne que EN5004 et professionnelle (tension réglable de 0 V à 25 V –un vrai 0 V stable– et limitation de courant réglable de 0 A à 5 A), capable de rendre la plupart des services demandés à une alimentation de labo, même de professionnel (quand on est concepteur, monteur-câbleur ou dépanneur).
Une “bonne alimentation” professionnelle doit pouvoir débiter le courant dont on a besoin et fournir les tensions exactes qu’on lui demande sans s’effondrer quand la demande de courant augmente.
Ces deux paramètres doivent être stables (tout en étant réglables bien sûr) et l’alimentation doit être protégée afin de ne pas être détruite (et de ne pas détruire le montage qu’elle alimente) à la moindre maladresse de l’usager : en cas de court-circuit elle doit se bloquer, informer l’usager du problème (lequel lui trouve une solution) et pouvoir redémarrer sans tarder (fonction de réinitialisation après blocage de protection).
Eh bien notre alimentation fait tout cela : la visualisation se fait sur un afficheur LCD voltmètre ampèremètre EN1556 (voir figures 10-11) que nous avons proposé il y a quelque temps (numéro 57 d’ELM) et que nous réutiliserons dans ce montage (à moins que vous ne préfériez vous contenter de deux classiques galvanomètres V et A, voir figure 13).

Figure 1 : Le boîtier métallique que nous avons choisi pour abriter cette alimentation professionnelle a un profil assez plat et il pourra facilement s’intégrer à votre laboratoire. Les potentiomètres (commandés par les deux boutons de la face avant) permettent de régler la tension (de 0 à 25 V) que vous souhaitez prélever sur les douilles R/N et de paramétrer la limitation de courant (réglable de 0 à 5 A). Voir photo de première page. Le panneau arrière comporte en revanche le dissipateur et l’embase secteur recevant le cordon d’alimentation 230 VAC.

Le schéma électrique
Nous avons choisi de doter cette alimentation d’un transformateur T1 en mesure de fournir deux tensions différentes dont dépend la sortie principale, de façon à réduire la dissipation de chaleur sur les transistors finaux et ce surtout pour de faibles tensions de sortie et de forts courants.
Comme le montre le schéma électrique complet de la figure 2, ce transformateur comporte en fait trois secondaires.
Le premier en haut fournit 14 + 14 VAC, ce qui met à notre disposition du 28 V alternatif (utilisé pour les tensions de sortie hautes, supérieures à 12 V) et du 14 V alternatif (utilisé pour les tensions de sortie basses, inférieures à 12 V). Ces tensions sont sélectionnées automatiquement par le relais RL1.
On trouve ensuite un secondaire de 28 VAC servant à alimenter le MOSFET MFT1 monté en interrupteur et agissant exclusivement au cours de la phase d’extinction de l’alimentation pour empêcher qu’un pic de tension ne soit présent sur les douilles de sortie lors de cette phase (pic dû au fait que la tension négative de référence va à zéro avant la tension emmagasinée dans le gros condensateur électrolytique de lissage C7).
Enfin, un dernier secondaire de 10 VAC permet d’obtenir, au moyen de DS4, de C11 et du régulateur IC1 L7805, le 5 V continu stabilisé que réclame l’alimentation de l’afficheur LCD voltmètre ampèremètre EN1556.
Nous tirons aussi de ce secondaire, grâce à DS3, à l’électrolytique C12 et au régulateur IC2, une tension négative qui devient la référence de tension négative continue –2 V à –6 V, acheminée vers la broche R de IC3 (LM317) afin de réguler la tension générale de sortie. Si nous ne pilotions pas le régulateur de tension IC3 avec une tension négative, celui-ci, à cause de sa référence interne, fournirait comme tension minimale de sortie 1,25 V et non 0 V comme nous l’avons projeté.
Quand le montage est terminé, le point de test TP1, relié à la broche 3 de IC2, nous permet de vérifier que l’étage comprenant IC2 fonctionne.
Le schéma électrique indique pour ce TP1 une tension négative de 6 V : cette valeur est purement indicative et vous pourrez trouver des valeurs légèrement supérieures ou inférieures.
Pour amener jusqu’à 0 V la tension minimale prélevée sur la broche U du LM317, nous avons appliqué le principe exemplifié dans les schémas des figures 3 et 4.
Dans la figure 3, le régulateur LM317 peut réguler la tension de sortie d’une valeur maximale inférieure de 3 à 4 V à la tension d’entrée jusqu’à 1,25 V.
A travers le pont diviseur R1/R2 ; habituellement pour R2 –c’est un potentiomètre–on choisit 4,7 k et pour R1 220 ohms. Si, à la place de la masse, nous mettons une référence négative (voir figure 4), le seuil minimal se déplace en dessous du fatidique 1,25 V.

Figure 2 : Schéma électrique de la platine de base de l’alimentation professionnelle EN1643. Les trois secondaires du transformateur torique (ce composant un peu spécial est disponible auprès de nos annonceurs) fournissent toutes les tensions nécessaires pour alimenter ce circuit et pour pouvoir prélever en sortie des tensions de 0 à 25 V.

Liste des composants EN1643
R1 ..... 1 k
R2 ..... 560
R3 ..... 10 k
R4 ..... 0,1 3 W
R5 ..... 10 1 W
R6 ..... 0,1 3 W
R7 ..... 0,1 7 W
R8 ..... 1 k 1 W
R9 ..... 2,2 k
R10 .... 10 k
R11 .... 5 k trimmer
R12 .... 330
R13 .... 680
R14 .... 330 k
R15 .... 220
R16 .... 100
R17 .... 100
R18 .... 680
R19 .... 220 k pot. lin.
R20 .... 4,7 k pot. lin.
R21 .... 10 k
R22 .... 10 k
R23 .... 680
R24 .... 470 k
R25 .... 47 k
R26 .... 10 k
R27 .... 6,8 k
C1 ..... 47 nF 400 V polyester
C2 ..... 47 nF 400 V polyester
C3 ..... 47 nF 400 V polyester
C4 ..... 47 nF 400 V polyester
C5 ..... 47 nF 400 V polyester
C6 ..... 47 nF 400 V polyester
C7 ..... 10 000 μF électrolytique
C8 ..... 4,7 μF électrolytique
C9 ..... 470 μF électrolytique
C10 .... 470 nF polyester
C11 .... 1 000 μF électrolytique
C12 .... 470 μF électrolytique
C13 .... 100 nF polyester
C14 .... 470 nF polyester
C15 .... 100 nF polyester
C16 .... 100 μF électrolytique
C17 .... 470 nF polyester
C18 .... 100 μF électrolytique
C19 .... 47 μF électrolytique
C20 .... 100 pF céramique
C21 .... 100 nF polyester
C22 .... 100 nF polyester
C23 .... 100 pF céramique
C24 .... 10 μF électrolytique
C25 .... 100 nF polyester
C26 .... 100 nF polyester
C27 .... 10 μF électrolytique
RS1 .... pont redr. 800 V 4 A
DS1 .... 1N4148
DS2 .... BY255
DS3 .... 1N4007
DS4 .... 1N4007
DS5 .... 1N4007
DS6 .... 1N4148
DS7 .... 1N4007
DS8 .... 1N4148
DZ1 .... zener 10 V 1/2 W
DZ2 .... zener 6,2 V 1/2 W
DL1 .... LED
TR1 .... PNP TIP34C
TR2 .... PNP TIP34C
TR3 .... PNP BC557
MFT1 ... MOSFET IRFZ44
IC1 .... L7805
IC2 .... UA79MG
IC3 .... LM317
IC4 .... TL081
IC5 .... μA748
T1 transformateur secteur 150 VA 230 V mod. TT15.02 à trois secondaires :
   0-14-28 V 5 A
   28 V 0,5 A
   10 V 0,5 A
F1 fusible 3 A
S1 ..... interrupteur
RL1 .... relais 12 V 1 ontact

Note : toutes les résistances sont des 1/4 W sauf spécification différente.


Figure 3 : Si on relie la broche R du circuit intégré LM317 à la masse, la tension sur la broche de sortie U ne peut être inférieure à la valeur de seuil de 1,25 V.

Figure 4 : Si l’on pilote la broche R avec une tension négative, la tension sur la broche de sortie U peut atteindre 0 V, soit une tension inférieure à la tension de seuil de 1,25 V.

Figure 5 : Brochages des circuits intégrés μA748, TL081 et 79MG vus de dessus ; du transistor BC557 vu de dessous ; du MOSFET IRFZ44, du régulateur L7805, du régulateur LM317, du transistor TIP34C et de la LED vus de face.

Figure 6a : Schéma d’implantation des composants de la platine de base EN1643 et de la platine afficheur LCD EN1556 de l’alimentation professionnelle. Avant de souder le pont redresseur RS1, les transistors TR1 et TR2 et le circuit intégré IC3 sur le circuit imprimé, assemblez provisoirement le boîtier métallique en respectant les phases de montage indiquées dans l’article.

Note:avant de monter la fiche CE secteur sur le panneau arrière, vérifiez la présence des deux fusibles 3 A.

Liste des composants EN1556
R1 ..... 90,9 k 1%
R2 ..... 10,1 k 1%
R3 ..... 1 k
R4 ..... 1 k
R5 ..... 15 k
R6 ..... 10 k trimmer 20 tours
R7 ..... 10 k trimmer 20 tours
R8 ..... 1 M
R9 ..... 10 k
R10 .... 150
R11 .... 15 k
R12 .... 10 k trimmer 1 tour
R13 .... 10 k
RCS .... piste du ci
C1 ..... 470 nF polyester
C2 ..... 100 nF polyester
C3 ..... 100 nF polyester
C4 ..... 100 pF céramique
C5 ..... 100 nF polyester
C6 ..... 100 nF polyester
C7 ..... 100 nF polyester
C8 ..... 47 μF électrolytique
C9 ..... 100 nF polyester
C10 .... 100 μF électrolytique
C11 .... 100 μF électrolytique
C12 .... 1 μF électrolytique
C13 .... 100 nF polyester
C14 .... 100 μF électrolytique
FC1 .... résonateur céramique 8 MHz
DS1 .... 1N4148
DS2 .... 1N4148
DS3 .... 1N4148
DS4 .... 1N4148
DZ1 .... LM4040 zener 4,096 V
IC1 .... CA3130
IC2 .... MCP3202
IC3 .... EP1556 disponible déjà programmé en usine
LCD .... LCD CMC116L01

Note : toutes les résistances sont des 1/4 W 5 % sauf spécification différente.


Figure 6b-1 : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine de base EN1643 de l’alimentation professionnelle, côté soudures.

Figure 6b-2 : Dessin à l’échelle 1 du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine de base EN1643 de l’alimentation professionnelle, côté composants.

Figure 6c-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre, côté soudures.

Figure 6c-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre, côté composants.

Figure 7 : Photo d’un des prototypes de la platine de base EN1643. On remarque en bas à gauche le régulateur L7805 monté couché dans son dissipateur et fixé par un petit boulon 3MA (il sert à régler l’alimentation pour que le potentiomètre des volts tourné tout à gauche corresponde à une tension de sortie de 0 V).

Figure 8 : Phases de montage des PNP TIP34C (TR1-TR2) et du régulateur LM317 (IC3) sur le dissipateur situé sur le panneau arrière du boîtier métallique de l’alimentation. Tous trois se montent avec des micas et des canons isolants.

Figure 9 : Le pont redresseur est placé sous la platine (au centre, à droite du gros électrolytique, voir figure 7), il est en contact thermique avec le fond du boîtier métallique qui fait office de dissipateur ; il est solidaire de ce fond grâce à un boulon traversant. D’autre part, il ne faut pas oublier que ce pont est un composant polarisé et il convient donc de respecter son orientation (le pan coupé servant de repère-détrompeur doit être situé sous C3 et il correspond à la sortie +).

Figure 10 : Photo d’un des prototypes de la platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre EN1556, côté composants.

Figure 11 : Photo d’un des prototypes de la platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre EN1556, côté LCD où est insérée la petite platine comportant l’afficheur. Tous les composants pour réaliser ce montage autrefois proposé (numéro 57 d’ELM) sont disponibles auprès de nos annonceurs.

Figure 12 : Chaque fois que vous montez une douille en face avant ou sur le panneau arrière, si vous ne voulez pas qu’elle entre en court-circuit avec la masse du châssis, vous ne devez pas oublier d’enfiler derrière le panneau, avant les écrous et la cosse à souder, une rondelle isolante.

Figure 13 : Pour visualiser la tension et le courant de sortie, vous pouvez également utiliser deux classiques galvanomètres analogiques à aiguille (à condition toutefois de les monter conformément à ce schéma).

Le contrôle de la tension
Le réglage de la tension de sortie est confié au régulateur IC3 LM317. Si la tension de sortie est réglée au dessus de 12 V, le comparateur de tension IC5 enclenche le relais RL1 qui relie le pont redresseur RS1 à la tension 28 VAC. Si en revanche la tension de sortie est réglée au dessous de 12 V, le comparateur de tension décolle RL1 et RS1 est cette fois relié au 14 VAC. Ce système automatique évite que dans les cas d’utilisation extrêmes (faible tension de sortie demandée + fort courant consommé = importante quantité d’énergie à dissiper en chaleur) les transistors n’aient à évacuer vers le dissipateur plus de chaleur qu’ils ne le peuvent et à assumer une température de jonction destructrice. En effet, si nous devons alimenter à partir d’une tension continue de 24 V une charge consommant 1 A sous 12 V, nous devrons dissiper sous forme de chaleur la puissance P égale à la tension de déchet Vdéch (c’est-à-dire la différence de tension entre l’entrée et la sortie) multipliée par l’intensité I consommée :
(24 – 12) x 1 = 12 W
(Vdéch en V, I en A pour P en W).

Si nous devions alimenter cette même charge (12 V 1 A) à partir d’une tension de 13 V, la puissance P à dissiper en chaleur ne serait que de :
(13 – 12) x 1 = 1 W.

Ce procédé nous a permis de choisir un dissipateur à ailettes de très petites dimensions pour les transistors finaux TR1-TR2.

Le contrôle du courant
Comme le LM317 ne peut débiter que 1,5 A, nous lui avons en effet adjoint les services de deux transistors de puissance PNP TR1 et TR2 qui prennent en charge le passage du courant jusqu’à 5 A. Quand une charge consomme plus de 50 mA, la tension sur les bases de TR1-TR2 dépasse la tension de seuil et les fait entrer en conduction.
Si l’on règle le seuil maximal de courant avec le potentiomètre R19, on modifie le seuil de tension de l’amplificateur opérationnel IC4 de telle manière que, si la charge dépasse la consommation de courant paramétrée, DL1 s’allume et la tension de sortie allant à cette charge diminue afin de conserver constant le courant. Voilà le principe d’une limitation en courant réglable : elle protège à la fois la charge et l’alimentation.

La réalisation pratique
La platine de base EN1643 prendra place au fond du boîtier, à côté du transfo torique et la platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre EN1556 derrière la face avant (voir figures 14 et 15).

La platine EN1643
Occupons-nous d’abord de la première : son grand circuit imprimé est un double face à trous métallisés dont la figure 6b-1 et 2 donne les dessins à l’échelle 1 (vous pouvez la réaliser à l’aide de la “pellicule bleue”, voir le numéro 26 d’ELM ; ou vous la procurer ; dans les deux cas consultez nos annonceurs).
Quand vous l’avez devant vous, commencez par enfoncer puis souder les picots, les supports des trois circuits intégrés DIL, puis vérifiez soigneusement vos soudures (ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée). N’insérez les circuits intégrés dans leurs supports qu’après le montage dans le boîtier, vous éviterez ainsi tout échauffement inutile et tout choc électrostatique : à ce moment là, faites attention à leur identification et à l’orientation des repère-détrompeurs en U (vers R14 pour IC4, vers DS8 pour IC5 et vers C14 pour IC2).
Pour le reste, si vous observez bien les figures 6a et 7 et la liste des composants, vous n’aurez aucune difficulté à les monter. Montez toutes les résistances (en repérant bien celles dont la puissance est supérieure à 1/4 W) : maintenez les trois résistances “sucres” à deux ou trois millimères de la surface afin de ne pas surchauffer l’époxy du circuit imprimé.
Montez les diodes et zener en les distinguant bien et bagues repère-détrompeurs correctement orientées, la LED (attention à la polarité, la patte la plus longue est l’anode, à souder avec un fil rouge sur le picot A).
Montez les condensateurs sauf C7 (attention à la polarité des électrolytiques), le transistor en boîtier TO 92 (demi lune) TR3 (méplat vers R22), le MOSFET MFT1 (semelle métallique vers C3), IC2 (repèredétrompeur en U vers C14) et le régulateur IC1 (couché dans son dissipateur et fixé avec un petit boulon 3MA).
Montez ensuite le relais RL1 puis le gros électrolytique C7 (– vers C18). Montez enfin les cinq borniers périphériques.
Vérifiez, deux fois si possible, l’identification et l’orientation des composants et la qualité de toutes les soudures (vous n’avez pas encore inséré les trois circuits intégrés dans leurs supports, vous le ferez à la fin et vous monterez TR1-TR2, IC3 et RS1 au cours de l’installation dans le boîtier métallique) et mettez cette platine de côté.

La platine EN1556
Passons maintenant à la réalisation de la seconde platine afficheur LCD voltmètre ampèremètre (voir le numéro 57 d’ELM) : son circuit imprimé est également un double face à trous métallisés dont la figure 6c-1 et 2 donne les dessins à l’échelle 1 (vous pouvez la réaliser à l’aide de la “pellicule bleue”, voir le numéro 26 d’ELM ; ou vous la procurer ; dans les deux cas consultez nos annonceurs).
Tout d’abord, percez deux trous de fixation de 3 mm, comme le montrent les figures 6a, 10 et 11.
Commencez par enfoncer puis souder les cinq picots, les supports des trois circuits intégrés DIL, puis vérifiez soigneusement vos soudures (ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée).
N’insérez les circuits intégrés dans leurs supports qu’à la fin : à ce moment là, faites attention à leur identification et à l’orientation des repère-détrompeurs en U (vers C9 pour IC2, vers FC1 pour IC3 et vers C4 pour IC1). Si vous suivez avec attention les figures 6a, 10 et 11 et la liste des composants, vous ne devriez pas rencontrer de problème pour monter ce voltmètre ampèremètre.
Montez d’abord toutes les résistances : R1 est une résistance de précision de 90,9 k (blanc-noir-blanc-rouge-marron) et R2 de 10,1 k (marron-noir-marronrouge-marron). Montez ensuite les diodes en les distinguant bien et bagues repère-détrompeurs correctement orientées. Montez la zener LM4040 (en boîtier plastique demi lune) : orientez-la méplat vers C8.
Montez enfin les condensateurs (attention à la polarité des électrolytiques : le – est inscrit sur le côté du boîtier cylindrique), le résonateur céramique FC1 et les trois trimmers.
Vérifiez, deux fois si possible, l’identification et l’orientation des composants et la qualité de toutes les soudures (vous n’avez pas encore inséré les trois circuits intégrés dans leurs supports, vous le ferez à la fin) et retournez la platine du côté “soudures” : insérez et soudez d’abord le connecteur barrette femelle à seize trous. Ensuite, dans le petit circuit imprimé de l’afficheur LCD, insérez et soudez le double connecteur mâle à seize broches. Vérifiez bien toutes ces soudures. Là encore, ni court-circuit entre pistes ou pastilles ni soudure froide collée. Otez l’éventuel excès de flux décapant avec un solvant approprié. Insérez le LCD sur la platine voltmètre ampèremètre grâce à son connecteur barrette à seize broches et fixez-la à l’aide de quatre entretoises plastiques, comme le montre la figure 11.
Il ne reste qu’à enfoncer dans leurs supports les trois circuits intégrés, repère-détrompeurs en U orientés comme on l’a dit.
Vous pouvez alors tout de suite monter cette platine derrière la face avant.
Pour ce faire, démontez ladite face avant (déjà percée et sérigraphiée) et fixez la platine afficheur LCD à l’aide de deux entretoises autocollantes, de telle manière que le LCD affleure à la surface de la face avant. Dans la foulée, fixez les deux douilles R/N (voir figure 12), les deux potentiomètres (raccourcissez éventuellement leurs axes afin de permettre l’insertion des deux boutons) et l’interrupteur M/A. Vous pouvez alors remonter la face avant avec ses boulons.
Toujours dans la foulée, démontez le panneau arrière.

Montage des transistors de puissance et du régulateur sur le dissipateur et sur la platine
Montez le dissipateur à ailettes derrière la fenêtre rectangulaire du panneau arrière à l’aide de quatre boulons (voir figures 14 et 15). Montez les deux transistors et le régulateur sur le dissipateur (les trois trous ont été préalablement percés) avec des micas et des canons isolants (voir figure 8), mais serrez les écrous des boulons à la main pour l’instant. Dans la foulée, montez sur ce panneau arrière la prise secteur et vérifiez qu’elle est bien munie de ses deux fusibles ; soudez la broche de terre à la cosse de masse du châssis (voir figure 15).

Le montage dans le boîtier
Vous pouvez remonter ce panneau arrière, mais toujours en serrant les quatre boulons à la main. Montez, au fond du boîtier métallique, le pont redresseur RS1 en l’orientant comme le montrent les figures 9, 14 et 15, mais ne serrez son boulon qu’à la main pour l’instant.
Prenez la platine de base EN1643 et, en l’orientant habilement (!), enfilez les 9 pattes des transistors de puissance et du régulateur dans les 9 trous du circuit imprimé et, conjointement, enfilez les 4 pattes de RS1 dans les 4 trous du centre de la platine (attention à la polarité, c’est-à-dire à l’orientation de ce pont, comme le montre la figure 9). Quand vous êtes certain de tous ces alignements, soulevez légèrement la platine (peu importe si les pattes du pont s’échappent des 4 trous, mais restez bien au dessus) et insérez les quatre entretoises autocollantes dans les quatre trous de la platine et, sans rater les 4 pattes de RS1 ni laisser échapper les 9 pattes des transistors et régulateur, collez les quatre entretoises au fond du boîtier métallique. Il ne vous reste qu’à souder les 9 pattes sur les 9 pastilles et les 4 pattes du pont sur ses 4 pastilles (faites des soudures de grande qualité car les courants en jeu sont relativement importants).
Quand c’est fait et que vous ne constatez pas de contraintes mécaniques excessives, serrez modérément le boulon du pont, les trois boulons des transistors et régulateur et tous les boulons du boîtier métallique que le nécessitent.
Si vous trouvez cette méthode de montage mécanique compliquée et que vous en imaginez une plus simple, n’hésitez pas à vous faire confiance, car la nôtre n’a aucun caractère impératif : il suffit qu’au bout du compte toutes les soudures soient exécutées et que les contraintes sur les sorties (des transistors et du régulateur surtout, car celles du pont sont très robustes) ne soient pas trop importantes.
Prenez maintenant le transformateur torique et fixez-le au fond du boîtier à l’aide du matériel fourni (coupelle, rondelles et boulon long) ; distinguez les fils de sortie du secondaire (gros diamètre) et ceux du primaire (plus fins) et vissez les fils du secondaire sur les borniers de la platine de base en respectant bien les couleurs (voir figures 6a, 14 et 15).
La LED, reliée à la platine de base par deux fils R/N, s’enfonce dans le trou de la face avant et y affleure ; les deux douilles de sortie R/N vont, la noire à la platine afficheur LCD avec un gros fil soudé des deux côtés, la rouge par un petit fil à cette même platine, soudé des deux côtés et un gros à la platine de base vissé sur le + du bornier SORTIE, un gros fil noir relie ce même bornier à la platine afficheur LCD sur laquelle il est soudé ; deux petits fils R/N vont de cette platine au bornier 5 V de la platine de base ; des quatre picots de cette même platine partent deux paires à souder aux potentiomètres (ne pas oublier les “straps” sur ceux-ci) ; enfin, de l’interrupteur de face avant partent deux fils soudés (l’un est le primaire du transformateur, l’autre est à souder sur la fiche secteur), l’autre fil du primaire est à souder sur la fiche secteur (ne pas oublier de connecter la broche de terre au châssis).
Vérifiez au moins deux fois systématiquement, fil par fil, que vous n’avez rien oublié ni fait aucune erreur, par exemple d’inversion. Après seulement vous pourrez mettre sous tension et procéder au réglage.

Figure 14 : Cette photo vue de l’arrière montre que l’on doit monter la platine afficheur LCD EN1556 derrière la face avant (vous pouvez ne fixer la face avant qu’à la fin), la platine de base EN1643 au fond du boîtier à l’aide de quatre entretoises autocollantes et le dissipateur doté de ses trois semiconducteurs sur le panneau arrière. Pour ce faire, ne serrez pas les trois boulons de fixation au dissipateur ; enfilez les 9 pattes dans les trous du circuit imprimé ; exécutez les 9 soudures et serrez à fond les trois boulons (le plus pratique est de ne boulonner et serrer le dissipateur sur le panneau arrière et/ou le panneau arrière au boîtier métallique qu’à la fin des opérations). Montez aussi en face avant les deux potentiomètres, les deux douilles et l’interrupteur ; sur le panneau arrière le connecteur secteur à cuvette avec fusible incorporé.

Figure 15 : Cette photo vue de l’avant montre comment réaliser ensuite les connexions entre la platine de base, la platine afficheur LCD, la face avant et le panneau arrière (voir aussi figure 6a).

Les essais et le réglage
Le réglage consiste à obtenir une tension d’exactement 0 V en sortie lorsque le bouton du potentiomètre de réglage des tensions est entièrement tourné vers la gauche. Insérez donc le cordon secteur dans la prise CE secteur (au fait, vous avez vérifié la présence des deux fusibles, l’un des deux est en réserve) et branchez-le ; allumez l’appareil avec son interrupteur M/A. Tournez le bouton des tensions tout à gauche : il est probable que le LCD affiche une valeur différente de 0 V. Pour régler l’appareil de manière à ce que la tension de sortie soit égale à 0 V quand le bouton des tensions est tourné complètement vers la gauche, vous n’avez qu’à agir (avec un petit tournevis) sur le trimmer R11.

Conclusion
Votre alimentation “toute simple” de labo a fière allure sur votre banc de travail et surtout elle va vous rendre de nombreux et bons services. Comparez-la avec une de celles qui inondent le marché…La vôtre est une alimentation professionnelle et elle vous a coûté le prix d’un modèle bas de gamme !

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