Un analyseur de spectre pour oscilloscope 1ère partie

En réalisant ce montage, vous pourrez transformer votre oscilloscope en un analyseur de spectre qui vous permettra de visualiser n’importe quel signal HF, entre 0 et 310 mégahertz environ. En utilisant les réglages du SPAN et du TUNE, vous pourrez sélectionner des portions réduites de gamme et afficher à l’écran quelques dizaines de mégahertz. Un générateur HF et un générateur de bruit vous permettront de faire des mesures que seuls les appareils commerciaux autorisent.


En lisant les articles sur l’analyseur de spectre publiés dans la revue, beaucoup d’entre vous se sont rendu compte de l’utilité de cet instrument et souhaiteraient en posséder un, malgré son coût élevé, qui reste le seul obstacle à l’achat.
De nombreux propriétaires d’un oscilloscope nous ont demandé s’il était possible de le transformer en analyseur, à l’aide d’un accessoire externe. Afin de les satisfaire, nous avons étudié un circuit permettant de visualiser à l’écran une bande complète de fréquences montant jusqu’à 300 MHz.
Il est bien évident que, cet “analyseur” ne disposant pas de la fonction TRACKING et n’ayant pas de marqueur, il ne sera pas en mesure de faire apparaître toutes les données fournies par l’analyseur de spectre présenté dans les numéros 1 à 3 de la revue, mais ce problème peut être facilement résolu grâce à un générateur HF externe.
Avec cet analyseur de spectre, vous pourrez voir sur votre oscilloscope tous les signaux HF captés par une antenne, c’est-à-dire les signaux des émetteurs FM, des CB locales et des radioamateurs, et définir leur amplitude.
Si vous réalisez des étages oscillateurs, vous pourrez voir tout de suite le signal de la fréquence générée, ainsi que tous ses harmoniques.
En utilisant le pont réflectométrique présenté dans le précédent numéro de la revue, vous pourrez voir la fréquence de coupure des filtres passe-haut ou passe-bas HF.
Par ailleurs, vous pourrez calibrer des étages préamplificateurs HF en les appliquant à l’entrée de l’analyseur, de façon à obtenir le gain maximum.
Cet appareil vous permettra également de voir si un étage d’émetteur ou de préamplificateur auto-oscille, car, sur l’écran, apparaîtra une large bande de fréquences (voir figure 34).
Avec cet analyseur de spectre, vous pourrez rechercher la présence de micros espions. Dans ce cas, vous pourrez connaître leur fréquence de travail et également les repérer car, en vous approchant de l’endroit où ils sont installés, vous verrez petit à petit l’amplitude du signal augmenter sur l’oscilloscope.
En mettant un ordinateur sous tension, vous pourrez vous assurer qu’il est bien blindé car, dans le cas contraire, la fréquence de son horloge et toutes les fréquences parasites générées par celle-ci, apparaîtront sur l’écran de l’oscilloscope.
Cet analyseur de spectre permettra donc à toute personne travaillant sur les hautes fréquences, d’effectuer de nombreuses mesures à peu de frais.
Il permettra également d’inciter certains hésitants à voir l’utilité d’un tel appareil sans avoir à se ruiner !

Schéma synoptique
En observant le schéma synoptique de la figure 1, vous remarquerez que le signal à visualiser est appliqué à l’entrée d’un premier mixer (mélangeur).
Figure 1 : Schéma synoptique de l’analyseur de spectre pour oscilloscope. Le signal HF en examen, ainsi que celui généré par un VCO, oscillant entre 420 et 730 MHz, entrent sur le premier MIXER (circuit intégré NE602). On prélève à sa sortie un signal de 433,9 MHz que le second MIXER (circuit intégré NE615), convertit en 10,7 MHz. Ce signal est ensuite amplifié, redressé puis envoyé à l’entrée Y de l’oscilloscope. On applique à l’entrée X de ce même oscilloscope le signal en dent de scie prélevé sur le générateur de rampe qui pilote le VCO.
Le signal généré par un VCO, balayant (SWEEP) une gamme de fréquences allant de 420 à 730 MHz, est également appliqué à ce mixer.
En appliquant une fréquence moyenne accordée sur 433,9 MHz à la sortie du mixer, celle-ci ne laisse passer que les signaux dont la différence entre la fréquence générée par le VCO et celle appliquée à l’entrée, donne la valeur de 433,9 MHz.
Donc, si on applique à l’entrée du mixer, une fréquence de 27 MHz, celle-ci ne réussira à passer à travers la moyenne fréquence que lorsque le VCO générera une fréquence de 460,9 MHz :

460,9 – 27 = 433,9 MHz

Si on applique à l’entrée du mixer une fréquence de 145 MHz, celle-ci ne réussira à passer à travers la moyenne fréquence que lorsque le VCO générera une fréquence de 578,9 MHz :
578,9 – 145 = 433,9 MHz

Le signal présent sur la MF passe à travers un filtre passe-bande étroit qui élimine toutes les harmoniques parasites générées par l’étage VCO.
Le signal filtré atteint l’entrée d’un étage préamplificateur variable et est prélevé sur sa sortie pour être appliqué à l’entrée d’un second mixer, qui se trouve sur le circuit intégré NE615.
Sur l’entrée opposée de ce second mixer, on applique une fréquence fixe de 423,2 MHz, qui, additionnée à la fréquence de 433,9 MHz, nous permet d’obtenir une troisième fréquence égale à :
433,9 – 423,2 = 10,7 MHz

On fait passer cette fréquence à travers un premier filtre céramique à 10,7 MHz.
Elle est ensuite amplifiée avant d’être à nouveau filtrée par un second filtre céramique, lui aussi de 10,7 MHz.
Le signal est alors redressé de façon à éliminer les demi-ondes négatives, puis amplifié avant d’être appliqué à l’entrée verticale (axe Y) de n’importe quel oscilloscope.
Sur l’entrée horizontale (axe X) de notre oscilloscope, on applique la rampe générée par l’étage qui permet de piloter les diodes varicap du VCO.
Le transistor relié entre la sortie “axe Y” et le générateur de rampe sert à éliminer la trace de retour sur l’écran de l’oscilloscope.

Figure 1 : Schéma synoptique de l’analyseur de spectre pour oscilloscope. Le signal HF en examen, ainsi que celui généré par un VCO, oscillant entre 420 et 730 MHz, entrent sur le premier MIXER (circuit intégré NE602). On prélève à sa sortie un signal de 433,9 MHz que le second MIXER (circuit intégré NE615), convertit en 10,7 MHz. Ce signal est ensuite amplifié, redressé puis envoyé à l’entrée Y de l’oscilloscope. On applique à l’entrée X de ce même oscilloscope le signal en dent de scie prélevé sur le générateur de rampe qui pilote le VCO.

Figure 2 : Schéma synoptique du premier MIXER, NE602, utilisé pour convertir n’importe quelle fréquence appliquée à son entrée en 433,9 MHz.

Figure 3 : Schéma synoptique du second MIXER, NE615. Ce circuit intégré permet de convertir les 433,9 MHz en 10,7 MHz qui, après avoir été amplifiés et redressés, sont prélevés sur la broche 7 pour être appliqués à l’entrée Y de l’oscilloscope.

Schéma électrique
En passant du schéma synoptique de la figure 1 au schéma électrique de la figure 4, on peut voir en détail tous les étages nécessaires pour transformer un oscilloscope en analyseur.
Commençons par la prise “Entrée” sur laquelle est appliqué le signal à analyser.
Le transformateur T1 sert à transformer un signal déséquilibré en un signal équilibré, qui est ensuite appliqué aux broches d’entrée 1 et 2 de IC1, c’est-à-dire du premier mixer, le circuit intégré NE602.
On applique à la broche 6 de ce mixer le signal HF généré par le VCO, composé des deux transistors TR2 et TR3.
Le signal appliqué à l’entrée, mélangé à celui généré par le VCO, permet d’obtenir une troisième fréquence accordée sur 433,9 MHz, prélevé sur les broches de sortie 4 et 5, à travers la moyenne fréquence MF1.
On fait passer le signal présent sur le secondaire de MF1 à travers le filtre passe-bande composé de L3/C8, L4/C9, L5/C10 et on l’applique ensuite à la gate 1 (porte 1) du MOSFET MFT1, qui permet de l’amplifier.
En modifiant la tension sur la gate 2, grâce au potentiomètre R3, il est possible de faire varier le gain de cet étage d’environ 15 dB, c’est-à-dire d’augmenter ou de réduire l’amplitude du signal qui apparaît sur l’écran de l’oscilloscope.
La MF2, également accordée sur 433,9 MHz, est reliée au drain de ce MOSFET.
Le signal présent sur le secondaire de MF2 est appliqué aux broches d’entrée 1 et 2 de IC2, un circuit intégré NE615, qui sert à le convertir en une fréquence de 10,7 MHz, puis à le capter.
Pour convertir la fréquence de 433,9 MHz, appliquée aux broches d’entrée 1 et 2, en une fréquence fixe de 10,7 MHz, il est nécessaire d’insérer un signal sinusoïdal de 423,2 MHz sur la broche 4, en le prélevant sur l’étage oscillateur composé du transistor TR1 et du résonateur SAW de 423,2 MHz (voir FC3).
Le signal transformé en 10,7 MHz, provenant de la broche 20 de IC2 (voir figure 4), après être passé à travers le filtre céramique FC1, est appliqué à la broche 18 pour être amplifié par un étage se trouvant à l’intérieur de IC2.
Ce signal amplifié, présent sur la broche 16, passe à travers le filtre céramique FC2 et entre dans la broche 14 pour être capté.
Le signal capté, c’est-à-dire une tension continue dont l’amplitude est proportionnelle à l’intensité du signal HF présent à l’entrée de l’analyseur, sort de la broche 7.
Ce signal, avant d’atteindre la prise de sortie “axe Y” à appliquer à l’entrée verticale de l’oscilloscope, doit passer à travers l’amplificateur opérationnel IC5/B, qui le nettoie afin de réduire le bruit sur la trace qui sera ensuite visualisée.
Le collecteur du transistor TR6, qui rend la trace générée par le retour du signal en dent de scie invisible sur l’oscilloscope, est relié à la prise de sortie Y et permet de ne pas avoir des images doubles.
Le circuit intégré IC6, un simple NE555, génère un signal en dent de scie dont la fréquence de balayage peut être modifiée entre 40 et 70 Hz, en tournant le potentiomètre R44, appelé SWEEP.
Le signal présent sur les broches 6 et 2 de IC6 rejoint la broche 5 du circuit intégré opérationnel IC5/A afin d’être légèrement amplifié et changé de niveau : il est donc prélevé sur la broche 7 afin d’être appliqué au potentiomètre R34 du SPAN et à la prise de sortie X à relier à l’oscilloscope.
Du curseur du potentiomètre R34, le signal atteint la broche d’entrée 3 de l’amplificateur opérationnel IC4/A, qui l’amplifie jusqu’à obtenir en sortie une onde en dent de scie capable d’atteindre une amplitude maximale d’environ 23 volts, à appliquer aux deux diodes varicap DV1 et DV2 de l’étage oscillateur, de façon à obtenir l’entière excursion en fréquence du VCO.
Le circuit intégré opérationnel IC4/B est utilisé pour faire varier l’accord à l’aide du potentiomètre R37.
En effet, grâce à ce dernier, il est possible de régler le niveau de tension continue du signal en dent de scie.
Les fonctions pouvant être activées par les quatre potentiomètres présents sur la face avant de cet analyseur, sont les suivantes :
- R44 – SWEEP, sert à varier la vitesse de rafraîchissement du signal en dent de scie.
- R34 – SPAN, sert à élargir ou réduire le signal visualisé en horizontal.
- R3 – IF GAIN, sert à faire varier l’amplitude du signal visualisé en vertical.
- R37 – TUNE, sert à déplacer la trace visualisée en horizontal.
Revenons à notre schéma électrique de la figure 4. Les deux transistors TR2 et TR3 sont utilisés pour réaliser l’étage oscillateur VCO. En appliquant le signal en dent de scie prélevé sur la broche de sortie 1 de IC4/A aux deux diodes varicap DV1 et DV2, cet étage oscillateur basculera d’une fréquence de 420 MHz jusqu’à une fréquence de 730 MHz.
Le signal HF généré, avant d’être appliqué à la broche 6 du premier mixer IC1, passe à travers un filtre passe-bas composé de L1, C5 et L2, éliminant ainsi toutes les fréquences harmoniques générées par le VCO.

Figure 4 : Schéma électrique de l’analyseur de spectre, auquel il manque seulement l’étage d’alimentation, présenté sur la figure 8.

Liste des composants
R1 = 27 Ω
R2 = 22 kΩ
R3 = 10 kΩ pot. log.
R4 = 27 kΩ
R5 = 47 Ω
R6 = 1 kΩ
R7 = 100 Ω
R8 = 1 kΩ
R9 = 220 Ω
R10 = 120 Ω
R11 = 220 Ω
R12 = 100 kΩ
R13 = 10 kΩ
R14 = 220 Ω
R15 = 220 Ω
R16 = 27 kΩ
R17 = 10 kΩ
R18 = 27 Ω
R19 = 5,6 kΩ
R20 = 5,6 kΩ
R21 = 390 Ω
R22 = 1 kΩ
R23 = 1 kΩ
R24 = 5,6 kΩ
R25 = 5,6 kΩ
R26 = 22 kΩ
R27 = 22 kΩ
R28 = 18 kΩ
R29 = 3,9 kΩ
R30 = 10 kΩ
R31 = 10 kΩ
R32 = 100 Ω
R33 = 1 kΩ
R34 = 47 kΩ pot. lin.
R35 = 100 kΩ
R36 = 22 kΩ
R37 = 10 kΩ pot. 10 tours
R38 = 47 kΩ
R39 = 100 Ω
R40 = 47 kΩ
R41 = 2,2 kΩ
R42 = 10 kΩ
R43 = 18 kΩ
R44 = 100 kΩ pot. lin.
R45 = 4,7 kΩ
R46 = 10 kΩ
R47 = 10 kΩ
R48 = 39 kΩ
R49 = 27 kΩ
R50 = 1 kΩ
R51 = 680 Ω
R52 = 330 Ω
R53 = 4,7 kΩ
R54 = 1,2 kΩ
R55 = 1,2 kΩ
C1 = 100 nF céramique
C2 = 10 μF électrolytique
C3 = 100 nF céramique
C4 = 2,2 pF céramique
C5 = 2,2 pF céramique
C6 = 1 nF céramique
C7 = 3,3 pF céramique
C8 = 1,2-6 pF ajust.
C9 = 1,2-6 pF ajust.
C10 = 1,2-6 pF ajust.
C11 = 2,2 pF céramique
C12 = 10 μF électrolytique
C13 = 10 nF céramique
C14 = 100 nF céramique
C15 = 10 nF céramique
C16 = 100 nF céramique
C17 = 100 nF céramique
C18 = 100 nF céramique
C19 = 100 nF céramique
C20 = 100 nF céramique
C21 = 100 nF céramique
C22 = 47 pF céramique
C23 = 47 pF céramique
C24 = 47 pF céramique
C25 = 47 pF céramique
C26 = 100 nF céramique
C27 = 100 nF céramique
C28 = 47 pF céramique
C29 = 47 pF céramique
C30 = 100 nF céramique
C31 = 33 pF céramique
C32 = 100 nF polyester
C33 = 100 μF électrolytique
C34 = 1 nF céramique
C35 = 5,6 pF céramique
C36 = 4,7 pF céramique
C37 = 5,6 pF céramique
C38 = 3,3 pF céramique
C39 = 1,2-6 pF ajust.
C40 = 2,2 pF céramique
C41 = 10 nF céramique
C42 = 10 μF électrolytique
C43 = 1 nF céramique
C44 = 100 nF polyester
C45 = 100 nF polyester
C46 = 100 nF céramique
C47 = 10 μF électrolytique
C48 = 2,2 pF céramique
C49 = 2,2 pF céramique
C50 = 1 nF céramique
C51 = 2,2 pF céramique
C52 = 2,2 pF céramique
C53 = 10 nF céramique
C54 = 10 nF céramique
C55 = 1,8 nF céramique
C56 = 100 pF céramique
C57 = 10 μF électrolytique
C58 = 100 nF polyester
C59 = 10 μF électrolytique
C60 = 470 nF polyester
C61 = 100 nF polyester
C62 = 10 μF électrolytique
C63 = 100 nF polyester
C64 = 10 μF électrolytique
C65 = 100 nF polyester
C66 = 470 nF polyester
C67 = 100 nF polyester
C68 = 10 μF électrolytique
C69 = 3 300 pF polyester
C70 = 47 μF électrolytique
C71 = 100 pF céramique
C72 = 100 pF céramique
JAF1 = self 10 microH
JAF2 = self 8,2 microH
JAF3 = self 8,2 microH
JAF4 = self 8,2 microH
JAF5 = self 10 microH
JAF6 = self 10 microH
JAF7 = self 10 microH
FC1 = filtre cér. 10,7 MHz
FC2 = filtre cér. 10,7 MHz
FC3 = résonat. SAW 423,2 MHz
L1-L8 = voir texte
T1 = voir texte
MF1 = MF 433,9 MHz
MF2 = MF 433,9 MHz
DS1 = Diode 1N4148
DZ1 = Zener 3,3 V 1/2 W
DV1 = Varicap BB405
DV2 = Varicap BB405
TR1 = Transistor NPN BFR90
TR2 = Transistor NPN BFR90
TR3 = Transistor NPN BFR90
TR4 = Transistor NPN BC547
TR5 = Transistor PNP BC328 ou BC327
TR6 = Transistor NPN BC547
MFT1 = Mosfet BF966
IC1 = Intégré NE602
IC2 = Intégré NE615
IC3 = Intégré MC78L05
IC4 = Intégré NE5532
IC5 = Intégré NE5532
IC6 = Intégré NE555


Figure 5 : Connexions des trois circuits intégrés IC6, IC4 et IC5, vues du dessus, et du résonateur SAW, appelé FC3, vues du dessous.

Figure 6 : Connexions des transistors BC328, BC547 et MC78L05, vues du dessous. Souvenez-vous que la patte la plus longue des transistors BFR90 est le collecteur. La patte la plus longue du mosfet BF966, est le drain : comme vous pourrez le remarquer, sur la patte “source” se trouve un petit ergot pour éviter de la confondre avec la patte G2. En effet, si le corps du mosfet est mal positionné, la patte S se trouvera à la place de la patte G2. Ce mosfet doit être soudé sur le circuit imprimé de façon à ce que la patte S soit tournée vers le bas.

Figure 7 : L’analyseur de spectre est enfermé à l’intérieur d’un boîtier plastique, équipé d’une face avant en aluminium, déjà percée et sérigraphiée.

Figure 8 : Schéma électrique et liste des composants de l’étage d’alimentation nécessaire aux circuits de l’analyseur de spectre de la figure 4. En haut à droite, les connexions des deux circuits intégrés stabilisateurs et celles de la diode LED.

Liste des composants LX.1432
R1 = 1 kΩ
R2 = 560 Ω 1/2 W
C1 = 220 μF électrolytique
C2 = 100 nF polyester
C3 = 100 nF polyester
C4 = 47 μF électrolytique
C5 = 1 000 μF électrolytique
C6 = 100 nF polyester
C7 = 100 nF polyester
C8 = 100 μF électrolytique
C9 = 470 μF électrolytique
C10 = 47 μF électrolytique
DZ1 = Zener 5,1 V 1/2 W
DL1 = Diode LED
RS1 = Pont redr. 100 V 1 A
RS2 = Pont redr. 100 V 1 A
IC1 = Intégré L7824
IC2 = Intégré L7812
T1 = transfo. 20 W (T020.05) sec. 15+15 V 0,5 A - 30 V 0,2A
S1 = Interrupteur


Figure 9 : Photo du circuit imprimé de l’analyseur de spectre, muni de tous les composants déjà montés.
Nous avons reproduit le plan d’implantation des composants sur la figure 10.


Figure 10 : Plan d’implantation des composants de l’analyseur. Le montage de ce circuit ne présente aucune difficulté, pour la simple raison qu’une sérigraphie très claire, représentant tous les symboles des composants, a été gravée sur le circuit imprimé. C’est pourquoi, si vous insérez correctement chaque composant dans le bon sens, l’analyseur fonctionnera instantanément, sans aucun problème. La borne du curseur du potentiomètre rotatif R37, est celle que l’on voit sur la partie postérieure du corps (voir texte).

Figure 11 : Comme les parties concernant les transistors TR3 et TR2 ainsi que le MOSFET MFT1, pourraient être les plus délicates du montage, nous préférons vous donner des agrandissements de ces deux étages.

Etage d’alimentation
Pour alimenter cet analyseur pour oscillateur, il faut un étage d’alimentation (voir figure 8), capable de fournir ces trois tensions :
- 12 volts positifs pour alimenter les circuits intégrés IC5 et IC6, le mosfet MFT1 et les deux transistors TR2 et TR3.
- 24 volts positifs pour alimenter la broche 8 de l’amplificateur opérationnel IC4.
- 5 volts négatifs pour alimenter la broche 4 de ce même IC4.
La tension positive de 5 volts nécessaire pour alimenter les circuits intégrés IC1 et IC2, ainsi que le transistor TR1, s’obtient en stabilisant la tension positive de 12 volts grâce au circuit intégré IC3 (voir schéma électrique de la figure 4).

Réalisation pratique
Le circuit imprimé est un double face à trous métallisés complet et par faitement fiable. Comme vous le savez déjà, avant de publier un nouveau montage, nous ne nous limitons pas à monter un seul prototype par l’un de nos techniciens, mais nous en faisons monter au moins 10 exemplaires par des amateurs ou des étudiants, pour vérifier les difficultés qu’ils rencontrent, ou bien les erreurs qu’ils commettent involontairement, en raison de petits détails que nous avons omis d’écrire en pensant qu’ils étaient évidents.
Un de ces détails concerne les trois pattes E, B et C des transistors TR2 et TR3, ainsi que les quatre pattes G1, G2, S et D du mosfet MFT1, sur lesquels nous nous arrêterons rapidement.
Nous pouvons donc vous assurer que si vous suivez attentivement toutes nos instructions et que vous réalisez des soudures parfaites, ce montage fonctionnera dès la mise sous tension, sans aucun problème.
Nous avons explicitement parlé des soudures car, la majorité des réparations que nous sommes amenés à faire sont justement dues à des soudures mal faites ou à l’utilisation d’étain bon marché, essentiellement constitué de plomb et non d’étain !
A l’intérieur de cette soudure de mauvaise qualité, se trouve toujours un désoxydant qui laisse sur le circuit imprimé un résidu caoutchouteux qui, étant conducteur, fait passer le courant sur les pistes voisines, compromettant le bon fonctionnement du circuit.
Pour approfondir ce sujet “soudures”, nous vous renvoyons à la leçon numéro 5 de notre cours “Apprendre l’électronique en partant de zéro”.
Cela étant dit, vous pouvez commencer le montage en plaçant sur le circuit imprimé les cinq supports dans lesquels vous devrez, par la suite, placer les circuits intégrés IC1, IC2, IC4, IC5 et IC6.
Soudez ensuite le transistor TR1, en dirigeant la patte “E” vers la gauche et la patte la plus longue, c’est-à-dire “C”, vers le haut. En ce qui concerne le transistor TR2, vous devez diriger la patte “E” vers la gauche et la patte la plus longue, c’est-à-dire “C”, vers le bas.
Enfin, pour le transistor TR3, la patte la plus longue, “C”, doit être orientée vers le haut, de façon à ce que la patte “E” se trouve tournée vers la droite.
Avant de souder ces transistors sur le circuit imprimé, vous devez légèrement replier leurs pattes vers le bas, de façon à ce qu’elles viennent en appui sur les pistes en cuivre du circuit imprimé.
Le mosfet MFT1 doit également être appuyé sur le circuit imprimé, en faisant bien attention de le placer correctement.
Comme vous pouvez le voir sur la figure 6, la patte D est plus longue que les trois autres et la patte S se différencie de la patte G2 par un petit ergot près du boîtier.
Sur le circuit imprimé, la patte la plus longue doit être tournée vers la MF2, tandis que la patte S, pourvue d’un petit ergot, doit être tournée vers le bas.
Comme vous pouvez le voir sur le schéma d’implantation des composants de la figure 10, et, ainsi que vous pourrez également le constater sur la sérigraphie du circuit imprimé, de nombreuses pattes de résistances et de condensateurs doivent être soudées directement sur les pistes en cuivre sur lesquelles sont déjà soudées les pattes des transistors.
En observant le transistor TR1, vous remarquerez que le condensateur céramique C40 doit être soudé sur les pistes des pattes E et B.
Sur le collecteur du transistor TR2, soudez une patte de R22 et une du condensateur C52. Sur sa base, soudez les résistances R19, R20 et le condensateur C49.
Vous devez ensuite souder les résistances R24 et R25 ainsi que le condensateur C51 sur la base du transistor TR3, et les résistances R18 et R23, ainsi que le condensateur C48, sur le collecteur.
Entre les deux transistors TR3 et TR2, insérez les deux diodes DV1 et DV2, en dirigeant leur bague vers la piste en cuivre à laquelle est reliée la résistance R26.
La bobine L8 est reliée aux extrémités des deux diodes varicap.
Ces courtes liaisons sont nécessaires pour pouvoir faire osciller cet étage jusqu’à 730 MHz.
Si vous regardez à présent le mosfet MFT1, vous remarquerez que la résistance R6 est reliée aux pattes S et G1, et qu’à cette même G1 est relié le condensateur C11, dont la patte opposée est reliée à la bobine L5. Vous devez relier, à l’autre patte de ce mosfet, c’est-à-dire G2, le condensateur C14. Une fois effectuées toutes ces opérations (plus difficiles à décrire qu’à réaliser !), vous verrez qu’en fait le montage ne pose pas de problème.
Il est bien évident que les pattes de ces résistances et de ces condensateurs doivent être d’une longueur appropriée pour pouvoir les souder sur les pistes.
Le problème de ces étages étant résolu, vous pouvez insérer toutes les autres résistances, puis la diode DS1, en dirigeant vers la droite la partie de son corps entourée d’une bague noire, ainsi que la diode zener DZ1, en dirigeant sa bague vers la gauche comme il apparaît clairement sur la figure 10.
La diode zener se différencie facilement de la diode au silicium grâce au sigle “3V9” qu’elle porte sur son corps.
Après les résistances, vous pouvez insérer tous les condensateurs céramiques et polyesters, en contrôlant bien la valeur indiquée sur leur corps.
En cas de doute, n’hésitez pas à relire le cours sur le numéro 3 de la revue.
Insérez le filtre FC1 entre les deux selfs JAF2 et JAF3, et le filtre FC2 à côté de la self JAF4.
Le résonateur métallique SAW FC3 doit être inséré à proximité du transistor TR1, en appuyant son corps sur le circuit imprimé.
Les selfs JAF sur lesquelles figure le nombre 10 sont de 10 microhenrys, tandis que celles sur lesquelles figure le nombre 8,2, sont de 8,2 microhenrys.
A présent, vous pouvez insérer les pots moyennes fréquences MF1 et MF2, sans oublier de souder sur les pistes de masse du circuit imprimé, les deux broches de leur boîtier métallique, après quoi vous pouvez insérer les quatre condensateurs ajustables.
Sans en raccourcir les broches, montez le circuit intégré stabilisateur IC3 ainsi que les transistors TR4, TR5 et TR6.
IC3, le 78L05, doit être placé entre les deux condensateurs C44 et C45, la partie plate de son corps tournée vers la droite (voir figure 10).
TR4, un BC547, doit être placé à côté de IC6, la partie plate de son corps tournée vers lui.
TR5, un BC328, doit être placé à côté de la résistance R52, la partie plate de son corps tournée vers la droite.
Une fois ces opérations terminées, vous pouvez insérer tous les condensateurs électrolytiques en respectant la polarité +/– des deux pattes.
Après avoir monté la self JAF6 et le bornier à 4 pôles pour l’entrée des tensions d’alimentation, bobinez toutes les selfs nécessaires.

À suivre…

2ème Partie

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