Un chargeur de batteries automatique à thyristors

Ce chargeur à thyristors vous permettra de recharger des batteries au plomb de 6, 12 ou 24 volts. Son courant de charge est réglable de 0,1 ampère jusqu’à un maximum de 5 ampères. Il est doté d’un circuit de détection permettant l’arrêt automatique de la charge lorsque la tension nominale a été atteinte.


Avec ce projet, nous allons vous démontrer comment on peut réaliser un pont redresseur contrôlable en courant et en tension en utilisant deux thyristors seulement.
A la sortie de ce chargeur, nous pouvons prélever une tension pour recharger une batterie au plomb de 6, 12 ou 24 volts avec un courant constant que nous pouvons régler de quelques milliampères jusqu’à un maximum de 5 ampères.
Sur ce chargeur de batteries, nous avons incorporé un contrôle automatique de charge. En fait, si l’inverseur S2 est fermé, une fois la charge de la batterie achevée, le pont redresseur cesse de fournir la tension de charge et ne la fournira à nouveau que lorsque la tension de la batterie descendra en dessous de sa valeur de tension minimale. Grâce à cet automatisme, nous pouvons connecter tranquillement le chargeur à la batterie déchargée de notre voiture et ne plus y penser car, la charge terminée, la batterie ne recevra plus aucun courant.
A titre d’information, nous donnons dans le tableau de la figure 1 la valeur minimale de départ et la valeur maximale de la tension d’arrêt de cet automatisme.
Par contre, si nous positionnons l’inverseur S2 sur la fonction manuelle, nous excluons, bien sûr, la fonction automatique.
Le chargeur continuera alors à fournir la tension de charge, même lorsque la batterie sera chargée.
Cette fonction ne présente aucun intérêt, au contraire, pour la charge de batteries en bon état mais peut s’avérer utile pour charger au maximum de vieilles batteries qui ne parviennent plus à tenir la charge.

Comment fonctionne ce chargeur ?
Tout le monde sait que pour redresser une tension alternative il faut utiliser quatre diodes montées en pont (voir figure 3).
Si, dans ce pont, nous remplaçons les deux diodes DS5 et DS6 par des thyristors, nous ne pourrons redresser la tension alternative que si nous appliquons une tension positive sur la gâchette de chacun des thyristors en phase avec la demi-alternance positive appliquée sur leur anode.
Si l’impulsion d’excitation atteint la gâchette à l’instant précis où, sur l’anode, débute la demi-alternance positive (voir figure 5), de la cathode sortira une demi alternance complète correspondant à la tension maximale.
De la même façon, lorsque la demi-alternance positive descendra à sa valeur minimale, le thyristor se bloquera et il faudra faire parvenir, sur sa gâchette, une seconde impulsion positive d’excitation.
Si l’impulsion d’excitation atteint la gâchette en retard par rapport à la demi-alternance positive appliquée sur l’anode (voir figure 6), nous obtiendrons une demi-alternance incomplète sur la cathode.
Donnons un exemple : si la demi-alternance positive appliquée sur l’anode atteint un pic de 28 volts et que l’impulsion d’excitation atteint la gâchette lorsque la demi-alternance positive sur l’anode est à la moitié de son amplitude, sur la cathode, nous retrouverons la moitié de la tension.
Si l’impulsion d’excitation atteint la gâchette encore plus en retard, par rapport à la demi-alternance positive appliquée sur l’anode (voir figure 7), nous retrouverons une demi-onde encore plus réduite, donc une tension encore plus faible sur la cathode.
Pour faire varier la tension de sortie et, en conséquence, le courant de charge, il suffit de faire parvenir, sur la gâchette des thyristors, des impulsions de déclenchement qui soient en retard par rapport au passage à zéro de la demi-alternance positive appliquée sur l’anode.
Pour obtenir cette condition, il faut avoir recours à un circuit qui détecte le moment où la demi-alternance appliquée sur l’anode descend à zéro.
Il faut également disposer d’un second circuit qui génère une rampe en dents de scie qui soit parfaitement en phase avec le passage à zéro de la demi-alternance positive sur l’anode.
Si nous appliquons cette rampe à un comparateur de tension, nous parviendrons à exciter les gâchettes des thyristors avec un certain retard, ce qui permettra d’obtenir, en sortie, la valeur de tension requise.

Figure 1 : La valeur minimale de départ et la valeur maximale de la tension d’arrêt de cet automatisme.

Figure 2 : En possession de ce chargeur de batteries, vous ne courrez plus le risque de rester en panne, surtout en saison hivernale, lorsque la batterie est utilisée intensivement pour allumer les phares, les feux de position, actionner les essuie-glaces, etc. De ce fait, elle se décharge plus rapidement.

Figure 3 : Tout le monde sait que pour transformer une tension alternative en une tension continue, il faut utiliser quatre diodes de redressement montées en pont comme cela est représenté sur ce dessin.

Figure 4 : Pour réaliser un pont redresseur, on peut utiliser également deux diodes et deux thyristors, si des impulsions positives sont envoyées sur leur gâchette.

Figure 5 : Si les impulsions d’excitation atteignent la gâchette des thyristors à l’instant précis où la demialternance positive atteint leur anode, sur la sortie de ce pont, nous obtiendrons la tension positive maximale.

Figure 6 : Si les impulsions d’excitation atteignent la gâchette des thyristors à l’instant précis où la demialternance positive a déjà atteint la moitié de son parcours, nous obtiendrons, sur la sortie de ce pont, la moitié de la tension positive appliquée sur les anodes.

Figure 7 : Si les impulsions d’excitation atteignent la gâchette des thyristors à l’instant précis où la demialternance positive a déjà atteint les 3/4 de son parcours, nous obtiendrons, sur la sortie de ce pont, le 1/4 de la tension positive appliquée sur les anodes.

Figure 8 : Pour faire varier la tension de sortie d’un pont redresseur équipé de deux thyristors, nous devrons faire parvenir, sur leur gâchette, des impulsions positives parfaitement en phase avec le passage à zéro des demialternances positives. Pour obtenir ces impulsions en phase, nous avons utilisé l’amplificateur opérationnel IC1/A (voir schéma figure 13).

Figure 9 : Quand la sortie de l’amplificateur opérationnel IC1/A passe au niveau logique 0, la tension positive présente sur le condensateur C5 se décharge à la masse. Puis, lorsque sa sortie repasse au niveau 1, le condensateur C5 se recharge, générant ainsi une rampe en forme de dents de scie qui est appliquée sur la broche 3 de l’amplificateur opérationnel IC2 (voir figure 13). Si une tension de 1 volt est appliquée sur la broche opposée 2 de IC2, des demi-alternances complètes apparaîtront sur la sortie des thyristors et ainsi, nous pourrons prélever la tension maximale en sortie.

Figure 10 : Si nous appliquons une tension de 6 volts sur la broche 2 de l’amplificateur opérationnel IC2, sur la sortie des thyristors nous récupérons des demi-alternances incomplètes et, pour cette raison, nous retrouvons la tension minimale sur la sortie du pont redresseur. La tension variable de 1 à 6 volts à appliquer sur la broche 2 de IC2 est prélevée à la sortie de l’amplificateur opérationnel IC1/B (voir figure 13). Le potentiomètre R19, en permettant de faire varier la tension en sortie, nous permet de faire varier le courant de charge de la batterie, comme nous pouvons le voir sur le galvanomètre relié en série avec la batterie en charge.

Figure 11 : A l’intérieur du coffret métallique, l’imposant transformateur d’alimentation sera fixé à l’aide de quatre vis, rondelles et écrous de 5 millimètres.
Les trous permettant la fixation du transformateur n’étant pas percés d’origine, il vous faudra les percer à l’aide d’un foret de 5,5 millimètres monté sur une perceuse électrique. Sur l’arrière du coffret, vous fixerez le panneau métallique qui servira pour supporter la prise d’alimentation du 220 volts.


Etude du schéma
En regardant le schéma électrique de la figure 13, vous aurez remarqué que le pont redresseur de puissance est composé, d’une part, des deux thyristors SCR1 et SCR2 et, d’autre part, des deux diodes de puissance DS3 et DS4.
Les deux diodes DS1 et DS2, placées sur le secondaire du transformateur T1, servent uniquement pour prélever une demi-alternance positive à 100 Hz que nous utiliserons pour reconnaître le passage à zéro des demi-alternances, de manière à mettre en phase les impulsions que nous enverrons sur les gâchettes des thyristors.
La tension pulsée, fournie par les diodes DS1 et DS2, passe à travers la diode DS5, puis est filtrée par le condensateur électrolytique C1 et est enfin stabilisée à une valeur de 22 volts par la diode zener DZ1, de façon à obtenir une tension continue que nous utiliserons pour alimenter les deux circuits intégrés présents dans le montage.
La tension de 22 volts est également appliquée sur l’entrée du circuit intégré régulateur IC3, qui permet de la stabiliser à 12 volts.
La tension de 12 volts est simultanément appliquée au commutateur S3, sur le transistor TR4 et sur l’entrée inverseuse 9 de IC1/D, qui sont les étages qui permettent d’interrompre la fourniture de la tension lorsque la batterie est complètement chargée.
Note : Si l’inverseur S2 est sur la fonction “manuel”, vous pouvez indifféremment laisser le commutateur S3 sur une position quelconque parmi les trois disponibles, sans vous préoccuper de la tension de la batterie en charge. Cela veut dire que si vous chargez une batterie de 6 volts, vous pourrez laisser ce commutateur soit sur 12 volts, soit sur 24 volts et que si vous chargez une batterie de 12 volts, vous pourrez le laisser soit sur 6 volts, soit sur 24 volts.
En effet, quelle que soit la tension de la batterie, la tension de charge sera automatiquement déterminée par le courant que vous réglerez en fonction du potentiomètre R19.
Si, par contre, l’inverseur S2 est positionné sur la fonction “automatique”, il vous faut tourner le commutateur S3 sur la valeur de tension de la batterie en charge, car c’est à partir de ce commutateur, qu’est prélevée la tension de référence qui servira pour couper le chargeur une fois la charge terminée.
Pour détecter le passage à zéro de la demi-alternance positive, nous utilisons l’amplificateur opérationnel IC1/A (1/4 de LM324).
Comme vous pouvez le voir sur le schéma électrique de la figure 13, les demi-alternances positives prélevées sur les deux diodes DS1 et DS2 sont appliquées à l’entrée non inverseuse 12 de l’amplificateur opérationnel IC1/A, tandis que sur sa broche opposée inverseuse 13 nous avons une tension positive d’environ 0,6 volt.
Tant que la tension sur la broche 12 ne descend pas au-dessous de 0,6 volt, nous trouvons un niveau logique 1 sur la broche de sortie 14. Mais, lorsque les demi-alternances positives descendent à 0 volt, nous retrouvons automatiquement un niveau logique 0 sur cette même broche de sortie 14, ce qui équivaut à une mise à la masse de la sortie.
En pratique, sur cette broche de sortie 14, nous retrouverons un signal rectangulaire à une fréquence de 100 Hz qui se trouve parfaitement en phase avec les demi-alternances positives qui entrent sur la broche 12 (voir figure 8).
Du fait de la présence de la diode DS7 sur la sortie 14 de IC1/A, celui-ci décharge instantanément à la masse la tension présente sur le condensateur C5 relié au collecteur du transistor TR1. Ce transistor fonctionne en générateur de courant constant.
Lorsque la broche de sortie 14 de IC1/A repasse au niveau logique 1, le condensateur C5 se recharge avec la tension à courant constant fournie par le transistor TR1 et, de cette façon, nous obtenons une rampe en dents de scie parfaitement synchronisée avec le passage à zéro des demi-alternances positives qui arrivent sur la broche inverseuse 3 de l’amplificateur opérationnel IC2.
Cet amplificateur opérationnel est utilisé comme comparateur de tension.
Le fait d’appliquer sur sa broche opposée non inverseuse 2 une tension positive variable de 1 à 6 volts, entraîne la broche de sortie 7 au niveau logique 0, à l’instant précis où la rampe en dents de scie dépasse la valeur de la tension appliquée sur la broche 2.
Le transistor PNP TR2 (un BC327) devient conducteur et envoie une impulsion positive sur la gâchette des deux thyristors, à travers les résistances R6 et R8. Les thyristors devenant conducteurs à leur tour, fournissent la tension requise pour charger la batterie.
Le potentiomètre R19 et l’amplificateur opérationnel IC1/B nous permettent de faire varier le niveau du seuil de 1 à 6 volts sur la broche 2 de l’amplificateur opérationnel IC2.
Si nous réglons la tension sur la broche 2 de IC2 à 1 volt, donc sur la tension minimale, lorsque la rampe en dents de scie appliquée sur la broche 3 atteint cette valeur de tension, sur les gâchettes des thyristors parvient instantanément l’impulsion positive d’excitation qui les met en conduction et, ainsi, sur leur cathode nous prélevons la tension maximale (voir figure 9).
Si nous réglons la tension sur la broche 2 de IC2 à 6 volts, donc sur la tension maximale, lorsque la rampe en dents de scie appliquée sur la broche 3 atteint cette valeur de tension, sur les gâchettes des thyristors parvient instantanément l’impulsion positive d’excitation qui les met en conduction et, ainsi, sur leur cathode nous prélevons la tension minimale (voir figure 10).
En faisant varier de la sorte la tension de sortie, nous faisons varier le courant de charge de 0,1 ampère jusqu’à un maximum de 5 ampères.
Même si, sur le schéma électrique, nous avons indiqué, pour le commutateur S3, les valeurs de 24, 12 et 6 volts, aux bornes des résistances connectées à ce commutateur, nous n’aurons pas ces tensions.
En fait, de ce commutateur, sur la position 24 volts, nous prélevons une tension de 6 volts, sur la position 12 volts une tension de 3 volts et sur la position 6 volts une tension de 1,5 volt.
Lorsque nous fermons l’interrupteur S2, pour passer en fonction automatique, la tension de la batterie est appliquée sur l’entrée non inverseuse 5 de IC1/C utilisé comme amplificateur différentiel.
Sur la broche de sortie 7 de cet amplificateur différentiel, nous retrouvons ainsi une tension positive qui augmente durant la phase de charge de la batterie.
Cette tension est appliquée sur la broche non inverseuse 10 de l’amplificateur opérationnel IC1/D, utilisé comme comparateur de tension.
Comme la tension prélevée du commutateur S3 est appliquée sur sa broche opposée inverseuse 9, lorsque la tension sur la broche 10 dépasse celle appliquée sur la broche 9, nous retrouvons, sur la broche de sortie 8, un niveau logique 1 permettant au transistor NPN TR3 (BC327) de devenir conducteur.
Le collecteur du transistor TR3 porte à la masse, à travers la résistance R13, la broche 6 (strobe) de l’amplificateur opérationnel IC2. De la sorte, cet amplificateur n’est plus en mesure de fonctionner.
Dans ce mode, plus aucune impulsion d’excitation n’arrive sur les gâchettes des thyristors donc le chargeur ne délivre plus de tension.
Gardez présent à l’esprit que, même la batterie chargée, la tension secteur sera toujours présente et que seul le fonctionnement de l’étage composé de IC2 et TR2 sera bloqué.
Si la tension de la batterie devait chuter au-dessous de sa valeur minimale, l’étage IC2 et TR2 sera automatiquement réactivé de manière à obtenir en sortie la tension nécessaire pour la charge.

Figure 12 : Brochages du transistor PNP type BC327 et du transistor NPN type BC547 vus de dessous, de la diode BYW29 et du thyristor 2N6397 vus de face. Les brochages des circuits intégrés sont vus de dessus en plaçant leur repère-détrompeur en “U” à gauche.

Figure 13 : Schéma électrique du chargeur de batteries à thyristors. Si l’inverseur S2 est placé en position “manuel” (ouvert), vous pouvez laisser le commutateur S3 sur une position quelconque. Si, par contre, l’inverseur S2 est placé sur la position “automatique”, vous devrez obligatoirement tourner le commutateur S3 pour le positionner sur la valeur de la tension de la batterie à recharger. En effet, c’est dans cette position seulement que le chargeur de batteries cessera de fournir la tension de charge dès que la batterie aura atteint sa charge complète. Dans cette configuration, si la batterie reste reliée au chargeur et que sa tension venait à baisser, le chargeur détecterait cette baisse de tension, et recommencerait à recharger la batterie jusqu’au moment où il détecterait à nouveau la pleine charge.
Pour faire varier le courant de charge de quelques milliampères jusqu’à un maximum de 5 ampères, il suffit de tourner le potentiomètre R19 d’un extrême à l’autre et de visualiser le courant désiré sur le galvanomètre situé en face avant de l’appareil.
L’interrupteur S1 doit être relié sur le primaire du transformateur d’alimentation T1, comme cela est représenté sur la figure 16, branché de façon différente, la lampe au néon incluse dans l’interrupteur ne pourra pas s’allumer.


Figure 14 : Schéma d’implantation des composants du chargeur de batteries. Sur le côté métallique des deux thyristors, vous fixerez les dissipateurs. Le circuit imprimé sera fixé à l’intérieur du coffret métallique à l’aide de quatre entretoises plastiques auto-adhésives.

Figure 15 : Avant de fixer les bornes banane de sortie sur le panneau avant, démontez-les et mettez-les en place comme cela est indiqué sur le dessin. Le non-respect de ce type de mise en place, conduirait inévitablement à un court-circuit de la sortie du chargeur.

Figure 16 : Pour relier l’interrupteur à la prise secteur, vous devrez effectuer les connexions visibles sur le dessin. Les numéros portés à côté des broches sont gravés sur le corps de l’interrupteur.
Un fusible est placé à l’intérieur de la prise 220 volts. Nous vous conseillons de relier la broche de la prise de terre du secteur à la masse métallique du coffret.


Liste de composants du LX.1428
R1 = 10 Ω 1/2 W
R2 = 4,7 kΩ 1/2 W
R3 = 330 Ω 1/2 W
R4 = 330 Ω 1/2 W
R5 = 10 kΩ
R6 = 470 Ω
R7 = 10 kΩ
R8 = 470 Ω
R9 = 10 kΩ
R10 = 10 kΩ
R11 = 4,7 kΩ
R12 = 4,7 kΩ
R13 = 1 kΩ
R14 = 15 kΩ
R15 = 10 kΩ
R16 = 10 kΩ
R17 = 47 kΩ
R18 = 12 kΩ
R19 = 1 kΩ pot. lin.
R20 = 0,22 Ω 7 W
R21 = 3,3 kΩ
R22 = 47 kΩ
R23 = 10 kΩ
R24 = 10 kΩ
R25 = 10 kΩ
R26 = 47 kΩ
R27 = 10 kΩ
R28 = 10 kΩ
R29 = 10 kΩ
R30 = 4,7 kΩ
R31 = 10 kΩ
R32 = 3,3 kΩ
R33 = 4,7 kΩ
R34 = 2,7 kΩ
C1 = 220 μF électrolytique
C2 = 100 nF polyester
C3 = 100 nF polyester
C4 = 100 μF électrolytique
C5 = 100 nF polyester
C6 = 100 nF polyester
C7 = 47 μF électrolytique
C8 = 10 μF électrolytique
C9 = 10 μF électrolytique
C10 = 10 μF électrolytique
C11 = 10 μF électrolytique
C12 = 10 μF électrolytique
C13 = 100 nF polyester
DZ1 = Diode zener 22 V 1 W
DS1 = Diode 1N4007
DS2 = Diode 1N4007
DS3 = Diode BYW29 ou BYW80
DS4 = Diode BYW29 ou BYW80
DS5 = Diode 1N4007
DS6 = Diode 1N4148
DS7 = Diode 1N4148
DS8 = Diode 1N4148
DS9 = Diode 1N4148
DS10 = Diode 1N4007
TR1 = PNP BC327
TR2 = PNP BC327
TR3 = NPN BC547
TR4 = NPN BC547
SCR1 = Thyristor 2N6397
SCR2 = Thyristor 2N6397
IC1 = Intégré LM324
IC2 = Intégré LM 311
IC3 = Régulateur 78L12
S1 = Inter. 220 V avec voyant
S2 = Interrupteur
S3 = Commutateur 4 voies 3 pos.
AMP = Galvanomètre 5 A
T1 = Transfo. 190 W (T190.01) sec. 32 V 6 A
Nota : Sauf spécification contraire, toutes les résistances sont des 1/4 W à 5 %.


Réalisation pratique
Pour construire le chargeur de batterie, vous devrez monter sur le circuit imprimé double face à trous métallisés LX.1428, tous les composants requis en les disposant comme cela est représenté sur la figure 14.
Le montage est simplifié par la présence sur le circuit imprimé d’une sérigraphie qui représente tous les symboles des composants et leur référence.
Pour commencer, nous vous conseillons d’insérer toutes les résistances en les plaçant au plus près du circuit imprimé, à l’exception de la résistance bobinée R20 qu’il faut nécessairement surélever d’environ 1 millimètre pour éviter que la chaleur qu’elle dissipe durant son fonctionnement normal, n’endommage le support.
Après les résistances, vous pouvez installer toutes les diodes au silicium en boîtier plastique et en boîtier verre en orientant leur repère de positionnement, comme cela est représenté sur la figure 14. La diode zener DZ1 se distingue facilement des autres diodes par la couleur marron clair de son corps.
Poursuivez le montage en insérant tous les condensateurs polyester puis les électrolytiques pour lesquels il faut impérativement respecter la polarité (la patte longue indique le +).
Arrivé à ce point, vous pouvez insérer tous les transistors sans raccourcir leurs pattes. Avant de les mettre en place, contrôlez leur marquage pour ne pas souder un NPN là où il faut souder un PNP ou vice-versa.
Les transistors TR1 et TR2 sont des PNP marqués BC327. Ils sont placés dans les positions indiquées sur le circuit imprimé en orientant la partie plate de leur boîtier comme cela est visible sur le plan d’implantation. Il en est de même pour les transistors TR3 et TR4 qui sont des NPN marqués BC547.
Le circuit intégré régulateur IC3 est inséré en orientant sa partie plate vers le condensateur C8.
A présent, vous pouvez monter sur le circuit imprimé, les quatre borniers à 2 pôles qui vous serviront pour relier le secondaire du transformateur T1, les deux bornes de sortie, l’inverseur S2 et le galvanomètre 5 ampères pleine échelle.
Près du bornier de gauche, insérez les deux diodes de puissance DS3 et DS4 en les soudant à une distance d’environ 2 à 3 millimètres du circuit imprimé.
Ces diodes de puissance BYW29 peuvent êtres remplacés par un modèle équivalent comme des BYW80 ou autres, pourvu qu’elles soient en mesure de supporter une tension de 100 volts et de passer un courant qui ne soit pas inférieur à 8 ampères.
Comme vous pouvez le voir sur le schéma d’implantation des composants de la figure 14, le côté métallique de leur boîtier est orienté vers le dissipateur du thyristor SCR1.
A ce point, vous pouvez monter les deux thyristors sur leurs radiateurs à l’aide d’une vis et d’un écrou. Maintenant, insérez les pattes des thyristors dans les trois trous présents sur le circuit imprimé. Enfoncez-les dans ces trous jusqu’à ce que les dissipateurs posent sur le circuit imprimé.
Pour compléter le montage, installez le circuit intégré IC1, un LM324, dans sont support en prenant soin de diriger le repère-détrompeur en “U” de son boîtier vers le condensateur C3. Dans le support IC2, placez le circuit intégré LM311 en orientant son repère en “U” vers le condensateur C6.
Toutes les liaisons extérieures au circuit imprimé, seront effectuées après avoir fixé le circuit imprimé à l’intérieur du coffret métallique.

Montage dans le coffret
Si vous achetez le produit en kit, démontez le panneau avant du coffret.
Celui-ci est livré déjà percé et sérigraphié.
Mettez en place le galvanomètre de 5 ampères, l’inverseur S2, l’interrupteur S1, le commutateur rotatif S3, le potentiomètre R19 et les deux bornes de sortie + et – à vis.
Avant de fixer le potentiomètre R19 et le commutateur S3, vous devrez raccourcir leur axe respectif à l’aide d’une scie à métaux, pour éviter que les boutons qui seront placés dessus ne dépassent exagérément du panneau.
Les inverseurs S1 et S2 tiennent en place dans leur logement par un système de clips. A l’intérieur de l’interrupteur S1 se trouve une petite lampe au néon qui s’allume à la mise sous tension du primaire du transformateur T1. Pour que cela fonctionne du premier coup, il faut câbler cet interrupteur comme cela est indiqué sur la figure 16.
Avant de fixer sur le panneau les deux bornes banane à vis sur lesquelles vous prélèverez la tension de charge, il faut retirer la rondelle isolante et la remonter sur le côté intérieur de la face avant, de manière à isoler le conducteur central (voir figure 15).
Fixez le circuit imprimé sur le fond du coffret à l’aide d’entretoises plastiques auto-adhésives.
Pour fixer le transformateur T1, il vous faudra pratiquer quatre trous de fixation sur le fond du coffret à l’aide d’un foret de 5,5 millimètres monté sur une perceuse électrique.
Le transformateur sera immobilisé à son emplacement grâce à quatre vis de 5 millimètres de diamètre, en plaçant également des rondelles fendues sous les écrous.

Quelques conseils utiles
Ce chargeur peut recharger des batteries au plomb. Outre les batteries de voiture, il peut également recharger les petites batteries utilisées dans les systèmes d’alarme ou dans certains appareils électro-médicaux. Ces batteries ayant une capacité de 1, 2 ou 3 A/h, pour les recharger, vous devrez utiliser un courant égal au 1/10 de leur capacité totale.
Ainsi une batterie de 1 A/h sera rechargée avec un courant de 0,1 ampère et une de 3 A/h avec un courant de 0,3 ampère.
Cela est également valable pour les batteries utilisées dans les véhicules. Ainsi, si vous avez une batterie de 35 A/h, vous devrez la recharger avec un courant maximum de 3,5 ampères, une batterie de 45 A/h avec un courant maximum de 4,5 ampères. Avec ces courants, il faut 8 à 9 heures pour recharger une batterie à moitié déchargée.
Même des batteries de capacité de 55 A/h ou 60 Ah peuvent êtres rechargés avec ce chargeur, en réglant le courant de sortie sur 5 ampères, mais retenez que, pour les recharger, il faudra un temps de 10-11 heures au lieu de 8-9 heures.
Si vous voulez recharger une batterie en mode rapide, vous pouvez utiliser un courant supérieur à 1/10 de la capacité totale. Dans ce cas, il faut toujours commuter l’inverseur S2 sur la fonction “automatique” et le commutateur S3 sur la tension de la batterie, 6, 12 ou 24 volts. Dans ce mode, quand la batterie est chargée, le chargeur se coupe automatiquement et ne fournira plus aucune tension en sortie.
Avant de brancher le chargeur sur une batterie, contrôlez toujours le niveau de l’électrolyte en dévissant les bouchons.
Souvent, une batterie ne tient plus la charge car l’électrolyte ne couvre plus entièrement les plaques de plomb situées à l’intérieur. Si le liquide se trouve en dessous de son niveau normal, il faut rajouter un peu d’eau distillée. Ne dépassez pas le niveau fixé par le constructeur. Cette hauteur d’électrolyte est donnée soit par un trait de niveau sur l’extérieur d’une batterie transparente, soit par une sorte de cône évidé sous le filetage des bouchons pour les batteries dont le boîtier n’est pas transparent. Le niveau fait, remettez les bouchons en place mais ne les revissez que d’un seul tour.
Ainsi, un éventuel échappement de gaz pourra se faire sans dommage. A la fin de la charge, n’oubliez pas de resserrer les bouchons à fond. Ces bouchons se vissent et se dévissent à l’aide d’une pièce de 20 centimes. Ils disposent d’un joint torique et posent sur une portée conique. Il est donc parfaitement inutile de les serrer “à mort”. Un serrage ferme suffit largement.

7 commentaires:

  1. Ou peut-on se procurer les KIT?

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  2. cela est commercial car sans schéma du circuit
    imprimé cela ne vas pas être très facile pour
    les débutants

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  3. bonjour,

    j'aimerais faire ce genre de chargeur mais pour une batterie voiture Li-ion de 4.1V max.

    Pour cela faudrait que la charge commence a 3.44V(pour qu'elle se mette a recharger qd il reste 40% de charge a la batterie) et s'arrete a 3.88V (car le des derniers 20% sont une phase critique ou il faut recharger par pic pour pas depasser la tension max sous risque d'explosion).

    J'ai regarde votre schema pour essayer de l'adapter, mais je vois pas trop comment faire. Vous avez une idee des composants a changer pour respecter les criteres ou non ?

    merci d'avance de votre reponse

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  4. bonjour ou peut-ont se procurer le pcb ou le typon ?
    merci , cordialement.

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  5. bonsoir comment vais-je faire pour avoir le circuit imprimé de ce chargeur? merci d'avance

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  6. Bonjour, ce chargeur est il encore commercialisé ?
    Merci

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  7. Bonjour, ce chargeur est il encore commercialisé ?
    Merci

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