Une pointeuse automatique par transpondeurs 2ème partie

Dans la 1ère partie, nous avons commencé la description d’un système de contrôle d’accès à haute technologie, destiné à être employé dans les petites entreprises, les associations ou les clubs. Dans cette seconde partie, nous terminerons la réalisation de l’unité de pointage.


Pour mémoire, Il s’agit d’un appareil permettant de substituer aux cartes de pointage, couramment utilisées dans les lieux de travail pour enregistrer les horaires d’entrée et de sortie du personnel, un badge transpondeur qui est lu par deux capteurs distincts, un pour l’entrée et l’autre pour la sortie. Une unité de collecte d’information, raccordée à un ordinateur, procède à l’acquisition des données.

Un bref rappel
Lorsque la carte pointeuse est interrogée par l’ordinateur, via l’unité de collecte, elle transmet par radio les informations mémorisées dans une EEPROM 128 Ko.
L’absence de câbles de liaison entre l’unité de pointage et l’interface PC représente la caractéristique principale de notre système. Cette solution permet d’installer un système de pointage performant, en quelques minutes, dans n’importe quel endroit du lieu de travail.
Le PC n’est mobilisé, pour une opération de traitement, uniquement lorsque son opérateur le souhaite. Le reste du temps, il est laissé libre pour effectuer toutes les autres taches désirées.
Le traitement des informations de la pointeuse peut s’effectuer une fois par jour, une fois par semaine ou, même, une fois par mois.
Le système est composé de deux blocs, qui sont :
- L’unité de pointage, la pointeuse proprement dite, qui contient les lecteurs de transpondeurs raccordés à une carte assurant la lecture et le stockage des informations, le pilotage de l’afficheur et un système émission/réception. Le tout est intégré dans un boîtier destiné à être placé dans la zone de passage du personnel. La figure 1 donne le schéma synoptique de cette unité.
- L’unité de collecte d’information, qui est également l’interface PC, installée à une distance maximale de 50 mètres de la pointeuse. Elle est connectée au port RS232-C de l’ordinateur.
Cette unité sera décrite dans la troisième partie.
Ces deux unités sont reliées entre-elles par l’intermédiaire d’un link (liaison radio UHF à 433,65 MHz).

La carte pointeuse
Dans le précédent numéro, nous avons analysé et réalisé les lecteurs de transpondeurs.
Dans ces pages nous développerons l’analyse et la réalisation de la carte pointeuse, de l’afficheur LCD, ainsi que la méthode de construction et d’assemblage de ces modules et leur mise en place dans un coffret adapté.
La carte pointeuse est le cerveau de l’unité périphérique, elle contient le microcontrôleur, un banc de mémoire EEPROM série, un module horloge temps réel (RTC) nécessaire pour donner l’information horaire, un afficheur de 2 lignes de 16 caractères, un module hybride de transmission et un de réception, ainsi qu’un commutateur d’antenne pour contrôler le fonctionnement de la section radiofréquence.

Le coeur de la pointeuse





Toutes les fonctions les plus importantes de la carte de pointage sont gérées par un nouveau microcontrôleur de la société Microchip référencé PIC16F676 dont les caractéristiques les plus significatives sont reportées dans cet encadré.

Diagramme de déroulement du programme implanté dans le microcontrôleur PIC16F676.






Les nombreuses fonctions confiées au microcontrôleur PIC16F676 sont mises en évidence dans le diagramme de déroulement du programme placé dans sa mémoire.
La gestion de toutes les fonctions de la carte de pointage, à l’exception de la reconnaissance du code des transpondeurs effectuée par les microcontrôleurs présents dans chacune des unités de lecture, est dévolue à ce circuit.
Parmi les fonctions les plus complexes, rappelons le contrôle des modules utilisés dans la section radiofréquence et le protocole de transmission qui doit garantir le transfert correct des données mémorisées vers le PC.

Le schéma
Tout est géré par un microcontrôleur PIC16F876, un des derniers modèles de la société Microchip, en boîtier dip de 28 broches (boîtier de 7,5 mm) constitué d’un puissant CPU de 8 bits, 8 Koctets de mémoire Eprom-Flash, 256 octets de RAM, 3 ports (RA, RB, RC) un de 6 lignes et deux de 8 lignes.
Ce microcontrôleur, idéal pour gérer notre appareil, a été programmé pour : - d’une part : lire les informations qu’il reçoit sous forme sérielle des deux lecteurs de transpondeurs, les traiter, écrire les données utiles dans le banc de mémoire EEPROM série, - et d’autre part : attendre l’arrivée du signal d’interrogation du récepteur hybride U5 ; pour cela, le microcontrôleur gère également la section HF en mode simplex ainsi que le commutateur d’antenne.
La fonction du commutateur d’antenne est de connecter l’antenne, dont est pourvue l’unité de pointage, tantôt en réception, tantôt en émission, suivant l’ordre du microcontrôleur.
Toute la section radio est réalisée avec des modules CMS de chez AUREL de fabrication récente, dans lesquels TX et RX sont spécialement étudiés pour une transmission et une réception des données sur la fréquence de 433,65 MHz, à une vitesse de 19200 bauds.
Le microcontrôleur gère également l’affichage des informations sur 2 lignes de 16 caractères avec le module LCD Hitachi HD44780 et affiche aussi l’heure et la date.
En phase de programmation l’afficheur visualise les informations nécessaires à l’utilisateur (par exemple, “passer le transpondeur monsieur Martin”, etc.)
car, dans la majorité des cas, les lecteurs se trouvent éloignés de l’ordinateur.
Le microcontrôleur pilote les 6 I/O du port RC de l’afficheur par ses broches 14, 13, 12, 11, 15 et 16.
L’utilisation de ces lignes permet d’envoyer des mots de quatre bits simultanément aux deux pour les signaux de contrôle qui pilotent les lignes RS et E.
Au passage, notez que la broche 6 (RS) est gérée par la broche 16 du microcontrôleur et sert à indiquer à la logique interne de l’afficheur si les données qui arrivent font référence à une commande (par exemple curseur au début, etc.) ou doivent êtres affichées.
La broche 8 (Enable) valide le buffer d’entrée et est contrôlée par le microcontrôleur par la broche 15.
La broche 7 de l’afficheur est la broche Read/Write (lecture/écriture), elle est positionnée au zéro logique de façon fixe car, ce qui nous intéresse, c’est d’envoyer des informations (/write) plutôt que d’en recevoir (la logique de l’afficheur est bidirectionnelle).
Une autre ligne du microcontrôleur est réservée à la commande d’un buzzer (BZ).
Chaque fois qu’un des transpondeurs est détecté, la broche 26 est mise au niveau logique haut pour quelques secondes. Ceci engendre la saturation du transistor T1 et permet l’émission d’une brève note acoustique afin de souligner chaque opération.
Pour la personne qui entre ou qui sort, cette note acoustique sert à confirmer que la lecture du transpondeur a bien été prise en compte.
Evidemment, le signal n’est activé que dans le cas où les transpondeurs présentés au lecteur sont du type de ceux dûment enregistrés dans le système.
L’unité de pointage est complétée par un module RTC en version CMS (U2). C’est un circuit qui sert à réaliser l’horloge du système, indispensable pour l’enregistrement chronologique de chaque événement.
Elle produit le signal horaire, ainsi que l’information relative à la date. Le tout est envoyé sous forme sérielle au microcontrôleur par l’intermédiaire de deux fils qui, pour U1, correspondent aux broches 2 et 3.
Parmi ces deux fils, un est l’horloge et l’autre le canal I/O.
Notez que le microcontrôleur peut aussi bien recevoir des informations de la RTC, que transmettre à celle-ci un changement d’horaire, cette procédure est gérée par le programme qui tourne sur le PC et sert pour réajuster l’heure en cas de besoin.
La mise à jour de l’heure est une option du logiciel de contrôle et prend la forme d’une trame particulière envoyée par radio.
Dans chaque cas, la précision de la RTC est assurée par le quartz Q1, connecté entre les broches 1 et 2.
La batterie BATT (un accu de 1,2 volt NiMH) sert à éviter que l’horloge ne soit remise à zéro lors d’une coupure du secteur 220 volts.
Normalement, la batterie est maintenue en charge à travers la diode D2 (qui alimente aussi la RTC) et la résistance R2. En cas d’absence du secteur 220 volts, la diode bloque le courant pour éviter une décharge rapide de l’énergie emmagasinée, assurant, pour une longue durée, l’alimentation nécessaire au circuit U2, qui peut ainsi continuer à fonctionner même en l’absence des autres fonctions de l’installation.
Avant de passer à l’aspect pratique, donnons un coup d’oeil aux parties restantes du schéma électrique en commençant par le banc de mémoires.
Il s’agit de 4 EEPROM à accès sériel connectées en parallèle par l’intermédiaire d’un bus I2C réalisé avec les lignes situées sur les broches 4 et 5 du microcontrôleur.
Pour êtres distinguées et adressées correctement selon les prescriptions du standard I2C, chacune des mémoires à une adresse différente, imposée par les bits A0 et A1 (A2 est fixe à la masse, donc au zéro logique).
Dans les détails, U6 est individualisée comme 00, U7 comme 10, l’adresse de U8 est 01, celle de U9 est 11.
Chacune des quatre mémoires a une capacité de 256 Kbits, 32 K x 8 bits, cela signifie que la totalité de l’EEPROM est de 128 Koctets.
Dans cette mémoire seront écrites les données des opérations enregistrées par l’unité de pointage jusqu’au moment où l’administrateur du système procédera à son interrogation, via radio, en utilisant le logiciel de gestion adéquat.
Avec cette mémoire, la capacité du système est d’environ un mois d’enregistrement (4 par jour, 2 entrées, 2 sorties) pour une cinquantaine de personnes. Evidemment, si les données sont déchargées toutes les semaines, la capacité devient quatre fois supérieure.
La quantité d’EEPROM en trop, peut servir à d’autres fonctions, dont la principale est l’enregistrement des badges admis, en plus de ceux mémorisés à l’avance durant la phase d’apprentissage.
Cela sert, en substance, à faire en sorte que l’unité périphérique procède à la mémorisation des seuls passages des transpondeurs habilités et pour que ne soit pas enregistré un badge quelconque. A cet effet, une fois terminée la phase d’apprentissage et de mise à jour en EEPROM, les codes émis sont écrits et à chaque lecture, l’unité périphérique va les vérifier avant de procéder à l’écriture dans le banc de mémoires. Ainsi, en lisant un code parmi ceux présents, elle procédera à l’enregistrement de l’opération, par contre si le code n’est pas parmi ceux préalablement appris, il n’y aura aucun enregistrement et le passage sera ignoré.

Figure 1 : Schéma synoptique de l’unité de pointage.
A l’intérieur du cadre se trouve la carte de pointage elle même.


Figure 2 : Schéma électrique de la carte de pointage. Les différents blocs sont très nettement visibles : U1 est le microcontrôleur; U2, l’horloge ; DISPLAY, l’afficheur ; U3, U4 et U5, la partie HF ; U6 à U9, les mémoires et U10-U11, l’alimentation.



La partie HF
Venons-en à présent au bloc HF, bloc indispensable pour la communication avec l’unité centrale reliée au PC.
Il s’agit d’un émetteur et d’un récepteur hybrides qui utilisent une antenne unique dont le système de commutation est également en technologie hybride.
Ce composant, U4, est géré indirectement par le microcontrôleur par l’intermédiaire de la broche 23 qui, à son tour, agit sur la broche 2 de l’émetteur U3. Au repos, le système est positionné en réception et le microcontrôleur peut recevoir le signal de “start” par l’intermédiaire de la broche de sortie (18) du module de réception U5. A cet effet, la broche 23 de U1 et positionné au zéro logique et le commutateur place l’antenne sur l’entrée HF de U5.
Dès que la réception de la trame de données en provenance du PC est terminée, si l’unité de pointage doit répondre, le circuit valide la transmission, donc la broche 23 du microcontrôleur passe à 5 volts, U3 est validé, son interrupteur interne positionne au niveau haut la broche 5, laquelle, à travers la résistance R12, active la broche 4 de U4, celui-ci commute l’antenne vers la sortie de l’émetteur U3 (sur la broche 15).
Immédiatement après, la broche 17 du microcontrôleur envoie les données, qui arrivent à l’entrée de l’émetteur U3 (broche 4).
A ce moment, les données sont transmises par l’antenne sous la forme de trains d’impulsions modulés en fréquence.
Nous comprendrons mieux tout cela en analysant plus en profondeur le fonctionnement des modules hybrides employés dans l’étage haute fréquence.


L’étage haute fréquence de la carte de pointage
Cet étage est construit autour de 3 modules hybrides récents de la société AUREL.

L’émetteur

Le module TX-DFM-12V est constitué par un émetteur digital à modulation de fréquence (2FSK) pouvant fonctionner avec le module de réception RX-DFM-3V3. Il est en mesure de transmettre directement des données du type RS232 sans codage ultérieur et sans limitation de durée de transmission. La vitesse maximale est de 19 200 bauds avec un temps de commutation inférieur à 500 microsecondes. Sa fréquence d’émission de 433,65 MHz est obtenue par un résonateur SAW. Sa puissance de sortie est de 10 milliwatts sur une charge de 50 ohms. Il y a une possibilité de désactiver complètement le transmetteur (par l’intermédiaire d’une logique TTL ou CMOS) avec pour conséquence une consommation nulle. La consommation dans l’état actif est de 15 milliampères (à 12 volts).

Le récepteur

Le module RX-DFM-3V3 est un récepteur fonctionnant en 3,3 volts. Il a été mis au point spécialement pour fonctionner avec des données. Il est donc en mesure de recevoir des signaux à la vitesse de 19 200 bits/s. Sa sensibilité est élevée (–100 dBm) et sa sélectivité est importante grâce à sa technologie de conversion superhétérodyne. Ce module dispose également d’un squelch (silencieux) efficace, pour bloquer la démodulation si le signal reçu ne dépasse pas un certain seuil, ajusté à l’aide d’un trimmer. A l’intérieur du circuit, nous trouvons également un interrupteur contrôlé à travers la broche 19 et connecté entre les broches 20 et 10 (ligne commune à +3,3 volts). Ce dernier est normalement ouvert, mais est fermé en positionnant la broche 19 au niveau logique haut (TTL).
Son pouvoir de coupure est de 10 milliampères.

Le commutateur d’antenne

Le module RT-SW est un interrupteur statique intégré sur un support aluminium. Il permet de commuter une antenne (broche 1) vers la sortie d’un transmetteur ou vers l’entrée d’un récepteur, respectivement par l’intermédiaire des broches 3 et 8 en fonction du niveau logique appliqué sur l’entrée de contrôle. Plus précisément, au repos, le switch connecte l’antenne à la sortie, il est donc positionné en réception. En appliquant un niveau haut de type TTL (5 volts) sur la broche 4, on obtient un déplacement vers l’entrée, donc positionné en émission. Le temps de commutation est extrêmement rapide (<100 μs) et la perte d’insertion est d’environ 0,5 dB en réception et de 1,1 dB en émission. La puissance maximale commutable est de 20 dBm sur 50 ohms (environ 400 mW).

Les modules hybrides
L’émetteur
Commençons par le module émetteur U3, en disant qu’il s’agit d’un simple émetteur avec un modulateur interne à double modulation de fréquence équipé d’un oscillateur radio à quartz SAW opérant en 433,65 MHz. Sa puissance de 10 mW sur 50 ohms est conforme à la directive ETS 300 220.
Il est référencé TX-DFM-12V et est fabriqué par la société AUREL.
Il peut être piloté avec un signal carré ou bien par des données au format TTL (0/5 volts) à la vitesse maximale de 19200 bits/seconde.
Il a été spécialement étudié pour la transmission de données digitales.
L’oscillateur peut être mis en fonctionnement ou arrêté de l’extérieur par une commande appropriée de la broche 2. Si celle-ci est placée au niveau 0, le module est au repos, par contre, si elle est à 1 (+5 volts), le composant est actif et l’oscillateur rayonne la porteuse à 433,65 MHz.
Il faut noter qu’à l’intérieur du module hybride se trouve un petit interrupteur digital qui se ferme lorsque la broche 2 est mise au 1 logique et relie la broche 1 (alimentation +12 volts) avec la broche 5. C’est cet interrupteur que nous utilisons pour faire commuter U4.

Le récepteur
Le module récepteur, également un hybride de la société AUREL, référencé RX-DFM-3V3, fonctionne en 3,3 volts (voici pourquoi nous l’alimentons avec une tension stabilisée par la diode zener DZ1). Il a été créé pour recevoir des signaux carrés d’une fréquence maximale de 30 kHz et communiquer à la vitesse de 19 200 bits/seconde.
Ce récepteur est très sensible (–100 dBm). il est également très sélectif grâce à sa conception superhétérodyne.
Ses émissions parasites sont très réduites, si bien qu’il peut être homologué suivant la norme CE ETS 300 220 de façon rendre compatible avec la norme CE la totalité de l’appareil qui l’utilise.
L’entrée HF se fait sur la broche 1, les données sont prélevées sur la broche 18, qui représente la sortie du démodulateur FM à quadrature.
Ce module hybride dispose d’un squelch efficace, qui permet de bloquer la démodulation si le signal capté ne dépasse pas un certain seuil imposé par l’intermédiaire d’un trimmer (R14) relié entre la broche 10, la masse (broche 2) et la broche 8 pour le curseur.
Cela est très utile pour éviter que des signaux parasites dus au bruit de fond captés dans l’éther ne soient entendus.
Notez que la broche 10 est en réalité la ligne positive de l’alimentation interne à 3,3 volts, celle-ci est isolée au repos et est alimentée à travers la broche 20 par l’intermédiaire du switch incorporé dans le composant. Ce dernier est activé lorsque la broche 19 est placée au niveau haut, immédiatement après la mise en service du circuit tout entier.
Pour conclure, nous terminerons la description de l’étage HF avec la description du commutateur d’antenne.

Le commutateur d’antenne
Il s’agit d’un commutateur HF en technologie CMOS étudié spécialement pour laisser transiter des signaux radio haute fréquence de 433 MHz, sans perte notable, altération du signal ou introduction d’harmoniques gênantes.
Pour parvenir à ce résultat, il est déjà accordé sur 433 MHz (la bande passante est de 20 MHz). C’est également un produit AUREL, référencé RT-SW. Au repos, sa broche 1 (ANT) est reliée à sa broche 8 (RX). Si nous mettons la broche 4 au niveau logique haut (+5 volts), on le force à connecter la broche 1 avec la broche 3 (TX), le déconnectant ainsi de la broche 8.
Ce commutateur d’antenne est passif et ne requiert aucune alimentation mais seulement un niveau logique pour la commande des interrupteurs statiques.

L’alimentation de l’unité de pointage
Il ne reste plus, à présent, qu’à analyser l’alimentation, qui est la partie indispensable pour faire fonctionner la logique, la section HF, l’afficheur ainsi que les deux lecteurs de transpondeurs.
Une tension d’au moins 15 à 18 volts doit être appliquée entre les points +Val (positif) et la masse (–Val). La diode D1 protège le tout d’une éventuelle inversion de polarité, C3 et C4 procèdent au filtrage du ronflement et autres genres de bruits.
Le régulateur U10 est un 7812 qui sert à produire la tension de 12 volts parfaitement stabilisée nécessaire au buzzer et au bloc radio. Notez toutefois que les 3,3 volts, utiles pour le récepteur RX-DFM, sont obtenus avec DZ1 et sa résistance de polarisation R8, en partant directement du +12 volts.
Par contre, U11 (7805) transforme la tension de 12 volts pour produire en sortie la tension de 5 volts bien régulée avec laquelle fonctionnent tous les circuits logiques.
Si vous avez compris comment fonctionne la carte de commande de l’unité de pointage, vous pouvez suivre les lignes suivantes, où vous trouverez toutes les indications pour la réaliser.

La réalisation pratique
La première chose à faire est de réaliser le circuit imprimé, pour lequel vous trouverez le tracé du cuivre à l’échelle 1 en figure 4. Bien entendu, et comme toujours, ce circuit est disponible déjà percé et sérigraphié.
Insolez, gravez et percez la plaque d’époxy suivant votre procédé habituel.
Nous vous conseillons de commencer par monter toutes les résistances et les diodes ainsi que le trimmer et les supports de circuits intégrés (mémoire et microcontrôleur).
Tournez le circuit imprimé du côté soudures, prenez le petit circuit intégré CMS de l’horloge en temps réel et appuyez-le bien contre les pistes.
Orientez-le comme cela est indiqué sur le dessin, puis soudez une broche pour l’immobiliser et ensuite soudez les autres broches en évitant de tenir la panne du fer à souder trop longtemps (pas plus de 5 secondes) sur chaque broche.
Continuez le montage par les condensateurs, en faisant attention à la polarité des condensateurs électrolytiques (patte longue au positif).
Poursuivez par la mise en place des deux quartz, du transistor et de l’ajustable R14.
Installez les deux régulateurs, à positionner suivant l’indication du dessin, le buzzer (avec oscillateur incorporé) et tous les 4 borniers pour les connexions de l’alimentation, des lecteurs de transpondeurs, des LED et de l’antenne.
Pour l’afficheur, prenez une barrette sécable au pas de 2,54 mm, à laquelle vous relierez un connecteur à 16 pôles.
La batterie rechargeable doit avoir ses extrémités pourvues de languettes à souder. Bloquez-la avec un peu de colle rapide sur le circuit imprimé.
Pour ce qui concerne l’antenne, le circuit peut se contenter d’un morceau de fil rigide d’une longueur de 17 à 18 centimètres. Toutefois, pour faire les choses convenablement et afin de garantir une portée convenable, il convient d’utiliser une petite antenne de type ground-plane accordée sur 433 MHz et dotée d’un plan de masse.
Pour l’alimentation principale, il a été prévu une prise de circuit imprimé afin de permettre l’insertion d’une fiche dont sont équipés les petits blocs secteur de 15 volts non régulés (il faut un modèle capable de débiter 500 milliampères).
Les soudures terminées, insérez les circuits intégrés chacun dans son support respectif en veillant à bien faire coïncider leur repère-détrompeur en forme de “U” comme cela est représenté sur le plan d’implantation des composants.
Pensez, à présent, à l’interconnexion de l’afficheur et des deux lecteurs de transpondeurs. Le lecteur “entrée” sera relié à OUT1, par contre, le lecteur “sortie” sera relié à OUT2. Attention, les plots ne sont pas dans le même ordre sur la sortie des lecteurs et sur l’entrée sur la carte de l’unité de pointage.
Cette opération termine le câblage de la carte de pointage, qui une fois installée dans un coffret plastique de dimensions adéquates, sera prête à l’emploi.
A ce propos, nous recommandons de monter les cartes des transpondeurs au dos de face avant du coffret de telle sorte que les bobines puissent être facilement approchées par les transpondeurs.
Naturellement, la recommandation de tenir les deux cartes “lecteur” éloignées d’au moins 15 ou 20 centimètres dont nous avions parlé dans le numéro précédent est toujours d’actualité.
Les photos vous aideront dans la réalisation de cette mise en coffret (voir également les photos en bas de la page 29 du numéro 11 d’ELM).
La carte de pointage sera fixée au fond du coffret par 4 entretoises métalliques ou à base autocollante. Afin que le radiateur de U11 ne gêne pas le centrage de l’antenne, il faut décaler le circuit sur la gauche.
La face avant doit être découpée de manière à laisser apparaître complètement la fenêtre de l’afficheur LCD.
Un perçage sur le côté gauche du coffret devra permettre l’accès à la prise alimentation, un autre sur le dessus permettra la fixation de l’antenne.
Le montage terminé, vous pourrez fixer le coffret contre une cloison en veillant toutefois à ce que l’antenne ne soit pas installée contre ou trop proche d’une paroi métallique.

Figure 3 : Schéma d’implantation des composants de la carte de pointage.



Figure 4 : Dessin du circuit imprimé à l’échelle 1 de la carte de pointage.

Liste des composants
R1 = 10 kΩ
R2 = 10 kΩ
R3 = 10 kΩ
R4 = 10 kΩ
R5 = 1 kΩ
R6 = 680 Ω
R7 = 680 Ω
R8 = 56 Ω
R9 = 10 kΩ
R10 = 10 kΩ
R11 = 10 kΩ
R12 = 680 Ω
R13 = 10 kΩ
R14 = 10 kΩ trimmer M.O.
R15 = 4,7 kΩ
R16 = 12 Ω
C1 = 15 pF céramique
C2 = 15 pF céramique
C3 = 470 μF 25 V électrolytique
C4 = 100 nF multicouche
C5 = 470 μF 25 V électrolytique
C6 = 100 nF multicouche
C7 = 470 μF 25 V électrolytique
C8 = 100 nF multicouche
U1 = PIC16F676-ES programmé (MF315)
U2 = Intégré PCF8593
U3 = Module Aurel TX-DFM-12V
U4 = Module Aurel RT-SW
U5 = Module Aurel RX-DFM-3V3
U6-U9 = Mémoire 24LC256
U10 = Régulateur 7812
U11 = Régulateur 7805
D1 = Diode 1N4007
D2 = Diode 1N4148
DZ1 = Diode zener 3,3V
LD1 = LED rouge 5 mm
LD2 = LED verte 5 mm
T1 = Transistor NPN BC547B
Q1 = Quartz 32,728 kHz
Q2 = Quartz 20 MHz
BZ = Buzzer avec électronique
DISPLAY = Afficheur LCD 16 x 2

Divers :
1 Batterie rechargeable 1,2 V 600 mA
4 Supports 2 x 4 broches
1 Support 2 x 14
2 Borniers 2 pôles
3 Borniers 3 pôles
1 Radiateur pour TO220 (U11)
1 Prise alimentation pour boîtier
1 Antenne 433 MHz
2 16 broches de support en bande (mâle)
1 16 broches de support en bande (femelle)
1 Circuit imprimé réf. S315


Les mémoires utilisées




Les données d’entrée et de sortie sont mémorisées dans un banc de mémoire composé de 4 EEPROM de 256 Kbits chacune et fonctionnant avec un bus I2C.

Génération de la date et de l’heure





La date et l’heure sont fournies à notre montage, par le circuit intégré PCF8593 de la société Philips. C’est une horloge/calendrier CMOS avec des entrées/sorties du type I2C.

Le test de fonctionnement
Vérifiez soigneusement vos câblages puis appliquez l’alimentation non stabilisée de 15 volts sous 500 milliampères sur la prise prévue à cet effet.
Immédiatement, l’afficheur doit s’allumer et, au bout de quelques instants, vous devez voir apparaître le message d’état. En réalité, l’heure générée par le module RTC.
Ne vous inquiétez pas si l’heure affichée est complètement fausse ! Une fois l’unité de collecte d’information réalisée et reliée au PC, il sera possible d’envoyer l’heure et la date correcte.
Nous concluons ici la description de l’unité de pointage, que vous pouvez éteindre et laisser au repos jusqu’au prochain numéro dans lequel nous verrons comment préparer l’interface pour le PC ainsi que l’utilisation du logiciel de gestion et les procédures pour la programmation, l’acquisition des transpondeurs, l’installation et l’utilisation du système.



A suivre…

1ère partie
3ème partie
4ème partie

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