Un système d’alarme UHF 2 zones sans fil et entièrement autonome 3ème partie et fin

Nous terminons la description de notre centrale d’alarme UHF autonome, en vous présentant les deux derniers sous-ensembles. L’activateur universel pourra commander n’importe quel système d’alerte déjà installé, comme un transmetteur téléphonique classique, mais il pourra également bloquer un portail électrique, ou encore actionner une sirène ou un avertisseur lumineux clignotant, etc. Le transmetteur téléphonique, via le réseau GSM ou le réseau classique, avisera le propriétaire ou le responsable sécurité, de l’entrée en action de l’alarme. Le choix du Falcom A2D, alimenté par batterie, permet un fonctionnement sûr, sans crainte de sabotage ou de coupures de courant.


Ce système d’alarme et toute la ligne d’accessoires que nous avons réalisée pour lui, ont en commun un fonctionnement basé sur l’utilisation de piles de 1,5 volt classiques, les LR20.
Ce choix garantit une parfaite fiabilité, une grande sécurité d’utilisation (même, et surtout, face à des tentatives de sabotage) et une inégalable simplicité d’installation car le système, en fait, assure toutes ses liaisons via radio (voir figure 1).

L’activateur universel
Toutefois, bien qu’une série complète de capteurs et d’activateurs sans fil ait été prévue, il y a des situations dans lesquelles il peut être souhaitable d’utiliser un certain nombre de dispositifs déjà existants ou fonctionnant sur le secteur 220 volts : alors, comment faire ?
Accepter une installation fermée, réduite aux parties autoalimentées ? Même réductrice, ce pourrait être une solution, mais pourquoi limiter les possibilités d’un ensemble innovant et certainement avant-gardiste ?
Nous avons répondu à cette question ! C’est pour cela que vous trouverez dans ces lignes la description d’un récepteur générique qui, activé avec le même signal radio que celui allant de la centrale vers la sirène et vers le transmetteur GSM, actionnera un relais dont les contacts pourront alimenter n’importe quel accessoire supplémentaire (voir figure 2).
Il s’agit donc d’une inter face, commandée par radio, pouvant piloter divers dispositifs à partir de la centrale, ce qui permet de les inclure dans l’installation.
C’est le cas, pour un gyrophare ou un clignotant alimenté par le secteur (directement ou grâce à des alimentations spécifiques), pour un transmetteur téléphonique traditionnel déjà installé dans les locaux, pour des serrures électriques ou une commande de portail motorisé, c’est aussi le cas pour des sirènes existantes activables par l’intermédiaire d’une entrée normalement fermé (NF) ou normalement ouverte (NO).
Pour garantir le maximum d’universalité et de flexibilité d’installation, le récepteur dispose d’un relais à deux inverseurs dont chacun des trois contacts est disponible.
Cela signifie que l’on peut y connecter des accessoires qui nécessitent la commande d’un contact normalement ouvert ou normalement fermé.

L’analyse du schéma de l’activateur
L’activateur universel distant est une interface entre notre système d’alarme et le “monde” des accessoires fonctionnant sur le secteur ou avec des activateurs “étrangers”, les modèles câblés.
Uniquement pour ce motif, l’activateur universel est l’unique dispositif de la série sans fils qui ne fonctionne pas avec des piles mais avec une tension de 12 volts fournie par un des dispositifs commandés.
Le circuit est très simple, petit et compact, grâce à l’adoption du célèbre microcontrôleur PIC12CE674, un CPU à architecture RISC sur 8 bits qui, avec son programme MF355, assure la gestion des sous-ensembles, depuis l’apprentissage automatique du format des codes échangés entre la centrale et les périphériques de l’alarme, jusqu’au contrôle du relais et du récepteur radio intégré. Le brochage de ce PIC est donné en figure 3.
En observant le schéma électrique de la figure 4, nous notons la présence du microcontrôleur (U2), interfacé avec un récepteur hybride basse consommation (U1). Un régulateur de tension et un relais à double inverseur complètent le circuit.
Les deux parties les plus importantes, sont évidemment U1 et U2, qui fonctionnent en échangeant réciproquement des signaux.
Sommairement, les choses se passent ainsi : le microcontrôleur (U2) gère la mise en service et l’extinction du récepteur HF (U1), selon un cycle prévu pour réduire la consommation moyenne de courant (non fondamentale dans cette application, puisque l’alimentation n’est pas assurée par des piles).
Durant la phase de mise en service, U2 teste le canal radio pour vérifier l’arrivée du code d’alarme de la centrale, traite l’éventuel signal digital et si le code est correct, il active le relais durant trente secondes, puis le remet au repos après ce laps de temps.
Après chaque mise en service, au moment où il reçoit l’alimentation, le microcontrôleur effectue automatiquement la phase d’apprentissage. Elle consiste en la capture d’un code au format compatible avec celui du système et dans la sauvegarde en EEPROM, du corps central sur 6 octets. Cette phase est indispensable pour recevoir et traiter les commandes qui parviendront de la centrale d’alarme, par radio.
Le récepteur U1 est le même module hybride Aurel que celui utilisé dans la centrale d’alarme, le RX4M30RR04.
Il est constitué par un système d’accord AM à superréaction, calé sur 433,92 MHz, capable de fonctionner sous 3 volts seulement. Sa consommation est de 0,4 milliampère (1,2 mW).
Bien que ce module récepteur ne soit pas du type superhétérodyne, il présente une très bonne sélectivité, grâce à un filtre d’antenne qui réduit la bande passante à 600 kHz (±300 kHz).
Le microcontrôleur met en service le récepteur U1 durant une demi-seconde toutes les 1,5 seconde, par l’intermédiaire d’un signal rectangulaire ayant une période de 2 secondes (avec un niveau haut de 0,5 seconde et un niveau bas de 1,5 seconde), généré par la broche 6 (GP1) du microcontrôleur.
Ne vous étonnez pas de voir une ligne E/S du microcontrôleur alimenter le récepteur hybride, car celui-ci consomme moins de 0,5 milliampère…
De manière identique à ce qui a été vu dans les articles précédents, le cycle ON/OFF nécessite une commande prolongée, qui dure au moins une paire de secondes, afin d’être certains que le signal provenant de la centrale soit effectivement détecté et décodé correctement.
Pour cela, dès que le programme du microcontrôleur détecte la présence de données démodulées à la sortie du module hybride, il suspend la routine de “power-saving” (économie d’énergie) et maintient le récepteur en fonctionnement, jusqu’à un parfait décodage du code.
La certitude de la commande est garantie par le fait que chaque transmission d’alarme se poursuit durant une période qui n’est pas inférieure à 2 secondes.
Après ces éclaircissements, analysons la partie du programme qui réalise la fonction de décodeur à auto-apprentissage, en commençant par dire qu’après la première mise en service, le circuit ne peut pas se déclencher, même en présence d’un code d’alarme, si avant tout, il n’a pas acquis la base fondamentale du format des messages qui sont échangés entre les différentes parties du système.
Ce format est toujours le même pour toutes les signalisations sortant de la centrale, mais diffère sensiblement de ceux entrants et provenant de la télécommande et des capteurs sans fils, codés selon le standard Motorola, MC145xx.
En considération de cela, il est évident qu’il faut alimenter le dispositif et attendre que la centrale transmette.
Pour ce faire, il suffit de provoquer le déclenchement d’un capteur ou, plus simplement, d’utiliser la télécommande pour activer une zone.
Nous profitons du fait qu’à chaque signal reçu, la centrale transmet une trame de données, directement au module d’affichage de l’état de l’alarme ou aux activateurs d’alarme, en fonction de la situation.
Ces trames ont le même format et ne diffèrent que par leur dernière partie, un octet, qui définit la nature et la destination de la commande.
A proprement parler, le format caractéristique, le corps central de 6 octets, est celui que notre activateur universel doit apprendre automatiquement pour pouvoir ensuite comprendre les messages d’alarme.
Il reste entendu, qu’une fois le format acquis, notre circuit ne s’activera qu’avec le message de commande de la sirène.
Comment l’activateur universel réagitil uniquement aux commandes de la sirène ? Cela est vite expliqué.
Le programme connaît l’état des 8 derniers bits correspondant aux messages respectifs car ils sont écrits dans le programme chargé, en phase de programmation, dans le microcontrôleur. Ce qui lui manque c’est justement le format avec lequel il doit se synchroniser. C’est pour cela, qu’il doit l’apprendre.
La phase d’auto-apprentissage, se déroule automatiquement durant les premiers instants qui suivent la mise en service, donc chaque fois que la tension est appliquée entre les points “+” et “–” VAL.
Dès que la tension est appliquée, le microcontrôleur fait émettre à la LED LD1, un clignotement d’une seconde, au terme duquel, il est prêt pour accepter le signal radio et tant qu’il ne le reçoit pas, le relais ne peut pas coller.
A la réception d’un code contenant le format prévu (le code standard utilisé pour l’activation ou la désactivation des zones), le programme isole les 6 octets centraux et les mémorise.
La sauvegarde en EEPROM de ce code est accompagnée d’une signalisation visuelle, consistant en un clignotement rapide de la LED LD1 (20 éclairs brefs, d’une durée totale d’une seconde).
Une fois le format des messages du système d’alarme appris, l’activateur est prêt à exécuter sa fonction.
Le programme “tourne” en boucle et attend l’arrivée d’un signal radio.
Lorsque celui-ci arrive, le microcontrôleur lit son code. S’il s’agit de données comprenant un message provenant de la centrale, il l’exécute. Dans le cas contraire, il suspend la procédure et se remet à tourner en boucle.
Si le message est valide, le circuit peut réagir de deux façons différentes, qui coïncident avec la commande d’activation et avec celle de reset.
Comme on peut le voir sur la figure 5, avec les contacts du relais OUT1 et OUT2, on peut commander différents types de périphériques, y compris ceux ne faisant pas partie de notre alarme sans fil (un magnétoscope, un magnétophone, un projecteur, un gyrophare, un transmetteur téléphonique classique, etc.).
Par exemple, avec les contacts C (commun) et NO (normalement ouvert) de la sortie OUT1, on peut alimenter un gyrophare ou le boîtier de commande d’un portail ou d’une porte motorisé.
Avec les contacts C et NF de la sortie OUT2, rien n’interdit de commander une classique sirène auto-alimentée à rupture de tension positive.
Pour son fonctionnement, la totalité du circuit requiert une tension continue d’au moins 12 volts (de 12 à 15 volts) appliquée entre les points “+” et “–” Val.
La diode D1 protège le circuit d’une éventuelle inversion de polarité, évitant ainsi qu’aux bornes du condensateur électrolytique C1, nous retrouvions une différence de potentiel négatif.
Le même C1 filtre les éventuels résidus alternatifs et les parasites captés par les pistes.
C2, en sortie de U3 a le même rôle.
Le régulateur 7805 permet d’obtenir une tension parfaitement stabilisée de 5 volts qui est utilisée pour alimenter le microcontrôleur.
A ce propos, observez que le fait d’avoir appliqué 5 volts au PIC12CE674 nous oblige à limiter la tension délivrée sur sa ligne GP4 à 3,3 volts, grâce à la diode zener (DZ1) et à sa résistance chutrice associée (R2). Cette ligne alimente directement le récepteur hybride U2 qui, nous vous le rappelons, fonctionne sous 3 volts.
En fait, le récepteur hybride fonctionne en 3 volts exactement et c’est justement pour cela que les impulsions d’allumage sont coupées à 3,3 volts à l’aide de DZ1.

La réalisation pratique de l’activateur
Le circuit est tellement simple, qu’il peut être monté en peu de temps et sans aucune difficulté. Le schéma d’implantation des composants est donné en figure 6. La figure 7 est une photo d’un des prototypes et le dessin du cuivre est donné en figure 8.
Le module hybride entre dans les trous prévus dans le seul sens possible ; ainsi, insérez-le sans vous inquiéter et soudez ses broches.
Le régulateur 7805, U3, doit avoir la partie métallique de son boîtier placée vers C1 et T1.
Pour pouvoir connecter les différentes liaisons aux sorties OUT1 et OUT de même que pour l’alimentation, il faut utiliser des petits borniers à vis pour circuit imprimé au pas de 5 mm.
Le montage terminé, soudez un morceau de fil de cuivre émaillé de 12 ou 15/10 de 17 cm de long, après l’avoir introduit dans le trou de la pastille marquée “ANT” (celle qui est reliée à la broche 3 de U1), ce sera l’antenne de réception.
Puis, après avoir vérifié que tout est en ordre, vous pouvez mettre en place U2, le PIC programmé MF355. A présent, le récepteur est prêt pour le réglage.
Après avoir vérifié le circuit et avec la certitude de ne pas avoir commis d’erreurs, vous pouvez l’enfermer dans un coffret en plastique de dimensions appropriées, en laissant uniquement dépasser l’antenne ou la repliant à l’intérieur si la distance à couvrir n’excède pas une cinquantaine de mètres.
Pour l’alimentation, il convient de prélever, si elle est disponible, la tension de 12 volts de l’appareil que l’on doit commander.
Après avoir appliqué la tension, la LED LD1 rouge doit s’allumer pendant environ 1 seconde, puis s’éteindre.
Si les choses se passent ainsi, le dispositif est prêt à apprendre le code du système, système qui doit évidemment être sous tension.
Il faut donc transmettre, comme nous l’avons dit plus haut, soit en déclenchant un capteur soit avec la télécommande, en vérifiant que LD1 clignote rapidement (théoriquement, 20 fois en 1 seconde) imitant un tremblement, puis s’éteigne.
Quelle que soit la trame de données détectée, le clignotement rapide de la LED rouge, confirme l’acquisition du format du code.
Ensuite, lorsque la centrale transmettra le signal d’alarme, le relais de l’activateur universel et les charges qu’il commande seront actifs durant environ 30 secondes, puis se remettrons au repos jusqu’à une nouvelle alarme.

Figure 1 : Schéma synoptique du système d’alarme UHF 2 zones, sans fil et entièrement autonome.

Figure 2: L’activateur universel distant peut commander n’importe quel dispositif auxiliaire, de la sirène auto-alimentée, en passant par les gyrophares ou les clignotants, ainsi que des transmetteurs téléphoniques d’origines diverses.

Figure 3 : Brochage du microcontrôleur PIC12CE674.

Figure 4 : Schéma électrique de l’activateur universel distant.

Une application possible de l’activateur universel à distance

Figure 5 : Connexions externes de l’activateur universel.

Avec le contact normalement fermé (NF), on contrôle un transmetteur téléphonique classique pour réseau commuté.
Avec le contact normalement ouvert (NO), on peut allumer un gyrophare ou un clignotant, en interrompant le fil qui transporte les 12 volts ou l’alimentation secteur si l’appareil fonctionne en 220 volts. En fonctionnement normal, l’activateur universel est au repos. Par contre, à la réception du signal d’alarme, le circuit fait coller le relais, la sortie OUT1 s’ouvre (le contact C-NF est interrompu) et le transmetteur démarre l’appel téléphonique.
Simultanément, la sortie OUT2 se ferme (le contact C-NO est établi) et permet la mise sous tension du gyrophare ou du clignotant qui matérialise la condition d’alarme de manière visuelle.


Figure 6 : Schéma d’implantation des composants de l’activateur universel distant.

Figure 7 : Photo d’un des prototypes de l’activateur universel. Au contraire des autres éléments qui composent l’alarme sans fil, ce périphérique est alimenté avec une tension de 12 volts, qui sera prélevée directement sur le circuit à commander.

Figure 8 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé de l’activateur universel.

Liste des composants de l’activateur universel
R1 = 1 kΩ
R2 = 2,7 kΩ
R3 = 4,7 kΩ
C1 = 220 μF 16 V élec.
C2 = 220 μF 16 V élec.
U1 = Module Aurel RX4M30RR04
U2 = μC PIC12CE674 MF355
U3 = Régulateur 7805
D1 = Diode 1N4007
D2 = Diode 1N4007
DZ1 = Zener 3,3V
T1 = NPN BC547B
LD1 = LED rouge 5 mm
RL1 = Relais 12 V 2 RT pour ci

Divers :
1 Bornier 2 pôles
2 Borniers 3 pôles
1 Support 2 x 4 broches
1 Circuit imprimé réf. S355


Le transmetteur GSM d’alarme
Le second sous-ensemble est le transmetteur téléphonique (voir figure 9).
C’est un périphérique qui confère un niveau de sécurité élevé au système car, en cas d’alarme, il permet d’avertir le propriétaire de l’habitation ou le responsable de la sécurité par un appel téléphonique.
Lorsque celui-ci répondra, il entendra dans le combiné… le son de la sirène !
Quel message peut être plus éloquent?
Nous avons voulu qu’il en soit ainsi, afin que l’utilisation soit la plus universelle possible. En fait, si nous avions prévu l’envoi d’un message SMS, par exemple, l’alarme n’aurait pu parvenir qu’à des téléphones portables. Par contre, avec notre système, il est possible d’obtenir l’information sur n’importe quel réseau classique ou GSM, une possibilité qui le rend, sans conteste, très intéressant.
L’installation est déconcertante de simplicité, tout autant que d’utilisation.
Il suffit, en fait, de changer les piles tous les deux ans et, à l’occasion de ce changement, de réaliser une procédure simple pour effectuer la synchronisation du transmetteur téléphonique avec la centrale. En effet, ce périphérique est dépourvu de dipswitch, ou autres dispositifs, pour sa validation par la centrale d’alarme. Il “apprend” simplement le code de déclenchement d’alarme en interceptant et en utilisant un des messages émis par la centrale.

L’étude du schéma du transmetteur GSM
Au premier coup d’oeil, il apparaît un montage très simple, presque invraisemblable, si l’on considère les fonctions que peut remplir ce transmetteur téléphonique GSM par rapport au nombre de composants mis en oeuvre.
En fait, cette simplicité découle de l’adoption d’un modem cellulaire Falcom A2D (voir figure 10), une variante améliorée du produit que nous connaissons déjà, pour l’avoir utilisé dans des projets destinés au télécontrôle.
Il s’agit en substance d’un terminal GSM qui peut fonctionner soit en phonie, soit en transmission de données.
Comme on peut le voir sur le schéma électrique de la figure 11, pour activer l’appareil de manière automatique, nous avons recours à U2, là encore, un microcontrôleur PIC12CE674 avec son programme MF351.
Le fonctionnement est relativement simple, le microcontrôleur contrôle l’arrivée des signaux du récepteur radio hybride U1, toujours le module Aurel RX4M30RR04 et gère les commandes pour le modem cellulaire. Le PIC synthétise également l’onde bitonale qu’il envoie à l’entrée BF du Falcom A2D lorsqu’il est certain que l’appareil situé “à l’autre bout du fil” a répondu. Le microcontrôleur assure aussi la mise en service et l’arrêt cyclique du récepteur, pour limiter la consommation moyenne du transmetteur téléphonique (nous parlons en effet, d’un dispositif qui doit fonctionner sur piles). Nous avons déjà parlé plusieurs fois de cette méthode, nous n’y reviendrons donc pas.
En outre, U2 éteint purement et simplement le Falcom A2D au terme de l’appel, car cet appareil a une consommation non négligeable, même au repos.
Examinons, dans l’ordre, les différents blocs du circuit, en partant de la section d’entrée.
Comme nous venons de le dire, elle est équipée du module hybride basse consommation Aurel RX4M30RR04.
Comme l’autonomie dépend de la consommation moyenne de l’ensemble et qu’elle est pratiquement déterminée par la consommation du module hybride et du microcontrôleur (qui doit fonctionner en permanence), nous avons, ici aussi, utilisé notre système 0,5 seconde de réception pour 1,5 seconde de repos. Comme le modem n’est alimenté que pendant quelques secondes à la suite d’une alarme et qu’il dispose de son propre complément d’alimentation, nous parvenons à limiter la consommation globale à seulement 200 microampères ! Un record !
Pour ce qui concerne l’auto-apprentissage des codes, nous utilisons un programme similaire à ceux implémentés dans les autres circuits de notre système sans fils.
La phase d’auto-apprentissage se déroule automatiquement dès les premiers instants de la mise en service et toutes les fois que l’on déconnecte et que l’on reconnecte les deux piles réservées à la logique (+3 volts) donc, lors d’un changement de ces dernières, il convient d’effectuer une nouvelle acquisition.
Cette procédure est toutefois automatique, et évite les opérations manuelles, elle rend donc extrêmement simple la synchronisation du transmetteur avec la centrale d’alarme. En fait, une fois les piles changées, il suffit de repositionner le circuit et de forcer une émission (de la part de l’unité centrale) de l’un des codes d’alarme ou mieux, de celui d’état.
L’apprentissage sert pour acquérir le format caractéristique du système, donc de la structure des messages échangés, contenue dans la partie centrale de chaque trame.
Les données respectives demeurent dans l’EEPROM réservée aux données de travail, bien que cela ne soit pas nécessaire, car, tant que le transmetteur reste alimenté, elles résident dans le microcontrôleur et, à la suite d’un changement des piles, elles sont apprises de nouveau à la première transmission de la part de la centrale.
Toutefois, de garder les données en EPPROM permet de rendre immédiatement opérationnel le périphérique, même si aucune signalisation n’a été interceptée entre temps.
Revenons à l’auto-apprentissage et voyons qu’une fois l’acquisition signalée par le clignotement de la LED, la procédure est terminée.
A partir de ce moment, chaque code ultérieur ne produira aucun effet, à moins de n’être celui spécifique produit par la centrale pour indiquer l’alarme.
A ce propos, il faut signaler que le signal en question est le même que celui de la sirène, mieux défini comme “code d’alarme”. Il est unique et n’a en commun avec toutes les signalisations envoyées et reçues par les différents composants du système, uniquement le corps de base de 6 octets.
Il diffère par la partie qui contient effectivement la valeur binaire qui permet de le distinguer.
Il est donc clair qu’en auto-apprentissage, nous avons voulu qu’il soit suffisant de recevoir un quelconque signal, uniquement pour simplifier la procédure, étant donné que le microcontrôleur sert simplement à reconnaître le format standard adopté par le système.
Dans le cas d’une réception du signal d’alarme, le microcontrôleur interrompt la routine d’économie d’énergie et maintient le récepteur en service, au moins, jusqu’à ce qu’il ait terminé le traitement, Il acquiert les données et vérifie immédiatement le format.
Deux cas peuvent alors se présenter :
- Le format est compatible avec celui appris et mémorisé.
- Les données sont incompatibles ou bien elles parviennent d’un transmetteur différent de celui prévu pour le système.
Dans le second cas, la procédure est interrompue et le microcontrôleur retourne à la commande cyclique ON/OFF du récepteur, attendant, dans les périodes de fonctionnement, un nouveau signal radio.
Si, par contre, les informations reçues satisfont les requêtes du système, le microcontrôleur analyse le bloc contenant la valeur binaire correspondante et, si cette analyse est positive, il active une routine d’appel complexe. Complexe, parce qu’elle contient de nombreux pas, ainsi que l’envoi des commandes nécessaires au GSM.
Pour faire une synthèse, les passages sont les suivants : Initialement, la broche 5 (GP2 de U2) passe au niveau logique 1, ce qui sature le transistor T1, qui active le relais RL1. Le contact inverseur de ce dernier permet la mise en service de l’alimentation (2 piles LR20 de 1,5 volt, spécifiques au GSM plus 2 piles LR20, de la logique, soit 6 volts) directement reliée aux contacts appropriés du téléphone GSM.
Une fois que ce dernier est allumé, le canal de communication, que le microcontrôleur utilise pour dialoguer avec le Falcom A2D, est activé.
C’est par la broche 2 (GP5 de U2), que se fait le dialogue, le même que pour la signalisation avec la LED LD1 de l’activateur universel.
Le microcontrôleur envoie à l’entrée BF du modem, les notes acoustiques à envoyer au téléphone distant.
Le numéro de téléphone à appeler est mémorisé dans la première position de la carte SIM.
Si le premier appel échoue (parce qu’il est occupé ou pour d’autres raisons), notre système renouvelle l’appel automatiquement après deux minutes, deux nouvelles fois pour un total de trois tentatives.
Après avoir terminé la période d’envoie en ligne du signal acoustique, le programme suspend l’exécution de la routine ; ainsi, les notes ne sortent plus, la broche 5 du microcontrôleur repasse au niveau logique 0, ce qui bloque T1, désactive le relais et éteint le GSM.
On retourne à l’état de repos, avec le programme principal qui tourne en boucle en attendant un nouveau signal radio.
Durant l’attente, le transmetteur téléphonique est pratiquement au repos et le microcontrôleur se limite à allumer et éteindre cycliquement le récepteur hybride (chaque allumage est signalé par une brève impulsion lumineuse d’une durée de 100 millisecondes, émise par LD1) et à chercher, durant les moments d’allumage, une éventuelle trame de données provenant de la centrale d’alarme.

La réalisation pratique du transmetteur GSM
Là encore, la réalisation pratique et le réglage de cette unité ne présentent aucune difficulté particulière. Inspirezvous du schéma d’implantation des composants de la figure 12 et effectuez le montage selon les règles habituelles : d’abord les composants les plus bas pour terminer par les plus hauts et la mise en place des circuits intégrés. La figure 13 pourra également vous aider dans cette opération. Les figures 14a et 14b donnent les dessins des deux faces cuivrées. Si vous réalisez vous-même ce circuit imprimé double face, vous devrez assurer les interconnexions qui s’imposent (en violet sur l’implantation).
Le montage terminé, installez le transmetteur dans le local ou dans l’appartement où se trouve la centrale, puis utilisez la télécommande pour changer le paramétrage du système, ceci dans le seul but de forcer la transmission (de la part de la centrale elle-même) d’un message d’état directement vers module d’affichage.
Après cela, vous pouvez tranquillement remettre l’alarme dans la situation dans laquelle elle se trouvait.
Le transmetteur doit intercepter le message, en extraire le code distinctif et en donner la signalisation par l’intermédiaire d’une série de 20 clignotements rapides de la LED LD1.
Une vérification simple du bon fonctionnement, peut être faite en provoquant une alarme à l’aide d’un capteur que vous déclencherez. Attendez que la sirène retentisse puis, désactivez-la immédiatement avec la télécommande.
Couper la sirène n’influence en aucune manière le transmetteur téléphonique, car celui-ci ayant intercepté le “code d’alarme” continue son travail.
En d’autres termes, le message de reset des activateurs vaut pour la sirène dont nous avons parlé dans les articles précédents, mais est complètement ignoré par le transmetteur GSM.
En fait, une fois l’alarme reçue, celuici cherche à téléphoner et ne s’arrête que lorsque son cycle est terminé.
Si vous avez enregistré votre numéro de téléphone dans la première position de la carte SIM et que ce dernier n’est pas occupé, sa sonnerie doit retentir.

Figure 9 : Photo d’un des prototypes du transmetteur téléphonique GSM d’alarme.

Figure 10: le modem GSM bibande Falcom A2D utilisé dans le transmetteur téléphonique d’alarme.

Figure 11 : Schéma électrique du transmetteur téléphonique GSM d’alarme.

Figure 12: Schéma d’implantation des composants du transmetteur téléphonique GSM d’alarme.

Figure 13: Photo d’un des prototypes du transmetteur GSM une fois le montage terminé. Ce dispositif est alimenté par 4 piles de 1,5 volt, qui garantissent une durée de fonctionnement minimum de 2. Normalement, le modem GSM Falcom AD2, utilisé dans le montage, est toujours éteint. Il n’entre en fonction qu’en cas d’alarme. Pour un fonctionnement correct, il faut placer dans le GSM, une carte SIM valide (même un modèle prépayé).

Figure 14a : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé du transmetteur téléphonique, côté soudures.

Figure 14b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé du transmetteur téléphonique, côté composants.

Liste des composants du transmetteur GSM
R1-R2 = 390 Ω
R3-R4 = 4,7 kΩ
R5 = 100 Ω
R6 = 33 Ω
C1 = 100 nF multicouche
C2 = 100 nF multicouche
C3 = 100 μF 25 V élec.
U1 = Module Aurel RX4M30RR04
U2 = μC PIC12CE674-MF351
D1 = Diode 1N4007
T1 = NPN BC547B
LD1 = LED rouge 5 mm
RL1 = Relais 5,1 V 1 RT

Divers :
2 Bornier 2 pôles
1 Support 2 x 4 broches
1 Connect. AMP 40 br. pour ci (A2D)
1 Porte-piles pour 2 piles LR20 (3 volts logique)
2 Portes-piles pour 2 piles LR20 (6 volts Falcom A2D)
1 Circuit imprimé réf. S351


Figure 15 : Vue d’ensemble des différents éléments qui composent notre système d’alarme sans fils à piles. Le système comprend : la centrale (décrite dans ELM numéro 19, page 60 et suivantes), le module d’affichage d’état, l’avertisseur sonore (décrits dans ELM numéro 20, page 56 et suivantes), l’activateur universel distant et le transmetteur téléphonique GSM d’alarme présentés dans ce numéro. Pour compléter l’installation, il est nécessaire d’utiliser une ou plusieurs télécommandes type porte-clefs pour la mise en service et un ou plusieurs capteurs de type PIR.

Pour conclure
Nous voici arrivés à la fin de la description de notre système d’alarme sans fil. La figure 15 vous donne une vue d’ensemble. Comme nous l’avons dit, c’est un système innovant, avantgardiste même. Vous pouvez le réaliser facilement et le gérer sans problème car nous avons cherché à le mettre à la portée de tous en travaillant énormément sur la gestion des différents éléments par microcontrôleurs.
Grâce à l’activateur universel, vous pouvez intégrer cette alarme sans fil dans une installation à moderniser ou à rénover.
Ainsi, vous ne perdrez aucun des éléments encore en mesure de fonctionner.
Le transmetteur téléphonique GSM vous permettra d’être tenu au courant d’une éventuelle alarme sans que votre présence ne soit requise sur place. Un avantage certain si vous êtes responsable de la sécurité et que vous devez vous absenter. Un programmeur de carte SIM, tel que celui décrit dans ELM numéro 14, page 16 et suivantes, vous permettra d’entrer ou de modifier facilement le numéro à appeler.

Fin.

1er Partie
2ème Partie

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