Un électrostimulateur neuromusculaire "la nouvelle version, encore plus performante !"

Cet appareil met à profit les effets bénéfiques du courant électrique en produisant des impulsions qui stimulent muscles et tissus, les tonifient et augmentent leur efficacité. Il est idéal pour la récupération post-traumatique et l’entraînement passif. Il a toute sa place dans le modelage esthétique de notre corps.


En février et mars 2002, dans les numéros 33 et 34, nous vous proposions la réalisation d’un électrostimulateur neuromusculaire. Son succès a largement dépassé toutes nos prévisions. Vous nous avez fait part d’un grand nombre de suggestions et vous avez souhaité certaines améliorations. La version que nous vous proposons aujourd’hui répond à vos attentes.

Notre nouvelle réalisation
Les innovations caractérisant ce nouveau montage touchent essentiellement à des détails mais ils sont significatifs : ils vont rendre encore plus simple la construction de l’appareil et plus agréable son utilisation.
A la section de recharge de la batterie, on a ajouté un comparateur signalant, au moyen d’une LED, l’état “en charge” puis “chargée”. Un circuit identique a été inséré dans la section d’alimentation par la batterie : une LED signale, pendant le fonctionnement, l’état de “batterie déchargée”.
Afin d’éviter des sensations désagréables, on a également ajouté un système permettant au microcontrôleur d’acquérir la position des deux potentiomètres de réglage de l’intensité du courant d’électrodes.
Si ces boutons ne sont pas complètement tournés vers la gauche (au minimum donc) lorsqu’on presse le poussoir “DEBUT”, le dispositif émet des bips en continu et aucune onde n’est produite. Si on les tourne alors tous les deux vers la gauche, jusque sous la première graduation, le dispositif cesse d’émettre les bips et le fonctionnement normal commence.
Toujours dans le but d’éviter des sensations désagréables, mais ici, surtout à ceux qui commencent à utiliser l’électro-stimulateur, on a inséré, en série sur chaque canal, une résistance de 2,2 kilohms court-circuitable par un cavalier pour circuit imprimé. Cette résistance limite le courant de sortie à un tiers de sa valeur nominale :
- cavalier ouvert = résistance insérée = courant limité à 40 mA environ,
- cavalier fermé = résistance court-circuitée = courant maximum d’électrodes de 150 mA environ. (Impossible de transformer l’appareil en barbecue !)
La totalité du circuit est désormais sur un seul circuit imprimé double face à trous métallisés, ce qui simplifiera beaucoup le montage des composants et fera gagner du temps.
La platine ne prévoit que trois borniers bipolaires auxquels on connectera la batterie rechargeable, l’interrupteur de M/A et la prise d’alimentation pour le circuit de recharge de la batterie.
Les quatre prises RCA de sortie sont maintenant directement soudées sur la carte, sans qu’on ait besoin de les câbler.
Les potentiomètres sont de type “CERMET” de haute qualité, très précis, fiables et de longue durée de vie. Eux aussi sont directement fixés sur la carte par leur écrou plat.
Ultime précision : les poussoirs sont de type miniature, à faible excursion et dotés d’un axe, ce qui permettra une action précise et sans erreur de l’usager.
Si vous suivez nos instructions, le montage terminé, vous verrez que les axes des poussoirs ne dépasseront de la face avant que d’un millimètre environ, créant ainsi un petit gonflement du film de polycarbonate protégeant le panneau de contrôle.
L’excursion de la pression des poussoirs, d’environ 0,5 millimètre, donnera l’impression d’agir sur un clavier à membrane et garantira une bonne sécurité et une excellente durée d’utilisation.

CARACTÉRISTIQUES DE L’ÉLECTROSTIMULATEUR ET429

Canaux 2 indépendants
Douilles de sortie 2 en parallèle sur chaque canal
Sortie rectangulaire biphasique et symétrique
Régulation en courant sur chaque canal
Courant débité 150 mA maximum sur chaque canal
Type d’isolation galvanique
Programmes mémorisés 24
Durée des impulsions 150 à 300 μs (primitive)
Fréquence des impulsions 4 à 100 Hz
Séquences d’utilisation échauffement, musculation, relaxation
Durée phase de développement 1 à 60 minutes réglable
Alimentation batterie rechargeable interne 12 V - 1 200 mAh
Fusible interne 1 A
Circuit de recharge interne à courant constant
Temps de recharge 7 h maximum
Alimentation externe secteur 220 V, sortie 15 V 500 mA.


Figure 1 : Le type d’onde produit.

A = Durée de l’impulsion primitive (coïncide avec le paramètre “IMPULSION” du tableau 1*).
B = Période entre les impulsions primitives (la fréquence de cette période coïncide avec le paramètre “FREQUENCE” du tableau 1*).
C/D = Temps de production des impulsions et temps de pause (coïncident avec les paramètres “TRAVAIL” du tableau 1*).
E = Tension crête à crête (ou “peak to peak”) de l’impulsion. Varie automatiquement en fonction de la résistance se créant entre les deux électrodes de manière à maintenir constant le courant appliqué.

* Voir ELM33, page 11.


Les différents programmes d’électrostimulation disponibles
PROGRAMMES ESTHÉTIQUES
BRULE-GRAISSES : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION(1) avec temps de travail de 10 secondes, 5 minutes de RELAXATION(1). Indiqué aussi bien pour le corps de l’homme que pour celui de la femme : corrige la proportion entre la masse graisseuse et la masse maigre.
MODELAGE : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 5 secondes, 5 minutes de RELAXATION.
Indiqué pour la musculation du corps de l’homme et de la femme, permet la tonification musculaire sans créer de fatigue. Adapté pour la poitrine.
CELLULITE : Prévoit seulement la phase de MUSCULATION, le travail est continu.
Idéal pour réduire la cellulite, stimule et augmente les effets de lipolyse et de drainage.
RAFFERMISSEMENT : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 12 secondes, 8 minutes de RELAXATION. Indiqué pour la musculation du corps féminin, typiquement pour les quadriceps fémoraux, pour les muscles arrières des cuisses et pour les adducteurs.

PROGRAMMES SPORTIFS
MAINTIEN : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 12 secondes, 5 minutes de RELAXATION.
Indiqué pour solliciter les muscles difficilement accessibles à l’exercice et leur permettre d’atteindre une bonne tonicité. Adapté aussi pour la relaxation musculaire après une compétition ou un traumatisme.
CAPILLARISATION : Prévoit seulement la phase de MUSCULATION, le travail est continu. Permet d’augmenter l’irrigation artérielle dans les muscles et il est par conséquent indiqué pour augmenter la résistance des fibres rapides.
POTENTIALISATION : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 15 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour le corps masculin, permet d’augmenter le diamètre du muscle ou de faire grossir les fibres musculaires en augmentant de ce fait la force du muscle.

PROGRAMMES SPÉCIFIQUES
ABDOMINAUX : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 15 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour les abdominaux masculins et féminins, il est possible de travailler avec le recto-abdominal et avec le traverso-abdominal en utilisant de 2 à 6 électrodes.
FESSIERS : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 10 secondes, 8 minutes de RELAXATION.
Spécialement réalisé pour la stimulation du grand fessier ainsi que des petit et moyen fessiers.

PROGRAMME THÉRAPEUTIQUE
TENS(2) : Prévoit seulement la phase de développement (MUSCULATION si l’on peut dire dans ce cas), le travail est continu. Traitement pour la réduction de la douleur, particulièrement efficace contre les douleurs articulaires et lombaires, le mal au dos ainsi que la sciatique, l’arthrite, le mal à la tête et les entorses.

Note 1 : Certains appareils du commerce appellent “DÉVELOPPEMENT” ce que nous nommons “MUSCULATION” et “RÉCUPÉRATION” ce que nous nommons “RELAXATION”.

Note 2 : TENS est l’acronyme de “Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation”, Electrostimulation transcutanée du système nerveux.

Le schéma électrique
Pour la description complète du circuit, nous vous renvoyons au numéro 33 d’ELM (toujours disponible à la rédaction).
Pour étudier les modifications du schéma, reportez-vous aux figures 2 et 3 des deux articles : celui d’ELM 33 et celui que vous lisez présentement.
Nous nous limiterons à une brève récapitulation.
Notre électrostimulateur produit des impulsions symétriques et exactement rectangulaires, obtenues au moyen d’un étage final de type “push-pull”, avec un transformateur à primaire à prise centrale. Nous précisons ce détail, car beaucoup de produits, soidisant professionnels, produisent une onde définie comme “biphasique” par les constructeurs, uniquement parce qu’elle est composée d’une période de deux impulsions de polarités opposées.
Une analyse plus attentive révèle que seule l’impulsion positive est rectangulaire alors que l’impulsion négative est un pic exponentiel décroissant produit par la réaction d’induit du transformateur de sortie, piloté par un simple transistor travaillant en ON/OFF.
Dans notre électrostimulateur, en revanche, un microcontrôleur gère les impulsions produites par l’étage “push-pull” et réalise ainsi les divers programmes.
En particulier, le microcontrôleur définit les cycles de travail (stimulation/repos) en fonction du paramétrage fait par l’usager à l’aide des poussoirs et visualise, sur les afficheurs à deux chiffres, la durée restant à courir.
En aval des transformateurs élévateurs, nous trouvons deux limiteurs de courant réglables permettant de transformer les générateurs d’impulsions de tension en parfaits générateurs de courant constant, ce qui permet de limiter à la valeur voulue, paramétrable au moyen des deux potentiomètres R60 et R61, l’intensité du courant parcourant le corps du patient.
Le circuit correspondant à U6 signale quand on peut déconnecter le chargeur secteur de la batterie rechargeable pour, éventuellement, commencer une stimulation. Le comparateur à amplificateur opérationnel reçoit un potentiel de référence sur son entrée inverseuse et lit la tension de la batterie à travers un pont résistif relié à l’entrée non-inverseuse.
Jusqu’à ce que la batterie soit suffisamment chargée, la broche 2 est positive par rapport à la broche 3 et la sortie du comparateur est au niveau logique bas (0). LD15 est allumée : elle indique que la batterie est en charge.
L’autre comparateur (U7) signale par LD16 que la tension de la batterie est trop faible pour garantir un bon fonctionnement de l’électrostimulateur. U7 est configuré comme comparateur noninverseur recevant, sur la broche 2, un potentiel de référence obtenu par la diode zener DZ2 et, sur la broche 3, la tension obtenue par le pont résistif R35/R37. Lorsque la batterie est en pleine charge (et donc efficace), le potentiel à l’entrée non-inverseuse dépasse celui de l’entrée inverseuse et la sortie de l’amplificateur opérationnel est au niveau logique haut (1) : LD16 est donc éteinte.

Figure 2 : Schéma électrique de l’étage d’alimentation et de sortie de l’électrostimulateur.

Figure 3 : Schéma électrique de l’étage de contrôle de l’électrostimulateur.

Figure 4 : Schéma d’implantation des composants de la platine unique de l’électrostimulateur. Le circuit imprimé est un double face métallisé. Pour faciliter votre compréhension, les éléments montés sur la face “composants” sont repérés en jaune.

Figure 5a : Photo d’un des prototypes de la platine de l’électrostimulateur vue du côté “composants”.

Figure 5b : Photo d’un des prototypes de la platine de l’électrostimulateur vue du côté “afficheurs”.

Figure 6a : Dessin, à 71 %, du circuit imprimé double face à trous métallisés de l’électrostimulateur, côté “composants”.

Figure 6b : Dessin, à 71 %, du circuit imprimé double face à trous métallisés de l’électrostimulateur, côté “afficheurs”.

NOTE : Afin de ne pas occuper trop de place, nous avons réduit à 71 % les dessins des 2 faces du circuit imprimé de notre électrostimulateur neuromusculaire. Pour obtenir à nouveau l’échelle 1, il vous suffit de les placer sur la glace d’un photocopieur et de presser la touche “A4 –> A3” ou de les agrandir à 141 %. Ces dessins sont disponibles, à l’échelle 1, en format .JPG, sur le site de la revue, dans la rubrique “téléchargement” (STIMUL1.JPG et STIMUL2.JPG).

Liste des composants
R1 à R14 = 390 Ω
R15 = 4,7 kΩ
R16 à R20 = 10 kΩ
R21 à R24 = 220 Ω (4 réseaux de résistances)
R25 = 100 Ω
R26 = 390 Ω
R27 = 2,2 kΩ
R28 = 150 Ω
R29 = 100 Ω
R30 = 2,2 Ω
R31 = 20 kΩ 1%
R32 = 2,2 kΩ
R33 = 12 kΩ 1%
R34 = 2,7 kΩ
R35 = 10 kΩ 1%
R36 = 2,2 kΩ
R37 = 8,2 kΩ 1%
R38 = 1,5 kΩ
R39 - R40 = 15 kΩ
R41 - R42 = 2,2 kΩ
R43 = 33 Ω
R44 - R45 = 15 kΩ
R46 - R47 = 2,2 kΩ
R48 = 33 Ω
R49 = 220 Ω
R50 à R53 = 2,2 kΩ
R54 - R55 = 15 kΩ
R56 = 2,2 kΩ
R57 = 15 kΩ
R58 - R59 = 2,2 kΩ 2 W
R60 - R61 = 2,5 kΩ pot.
C1 = 100 nF multicouche
C2 - C3 = 22 pF céramique
C4 = 470 μF 25 V électr.
C5 - C6 = 100 nF multicouche
C7 - C8 = 470 μF 25 V électr.
C9 - C10 = 100 nF 63 V pol.
D1 - D2 = 1N4007
D3 à D14 = BYW96
D15 = 1N4007
DZ1 - DZ2 = Zener 4,7V
DZ3 à DZ6 = Zener 5,1V
PT1 = Pont redres. 1 A
LD1 à LD11 = LED 5 mm vertes
LD12 = LED 5 mm jaune
LD13 = LED 5 mm rouge
LD14 = LED 5 mm jaune
LD15 = LED 5 mm verte
LD16 = LED 5 mm rouge
DS1 - DS2 = Afficheurs 7 seg. c.c.
U1 = μContrôleur MF429
U2-U3 = Intégré 4511
U4 = Régulateur LM317
U5 = Régulateur 7805
U6-U7 = Ampli. op. LM393
T1 - T2 = NPN BC547
T3 = NPN MPSA42
T4 = PNP MPSA92
T5 = NPN MPSA42
T6 = PNP MPSA92
T7 à T10 = MOSFET IRFZ44N
T11 = NPN BC547
RL1 à RL3 = Relais 12 V 2 RT
Q1 = Quartz 20 MHz
BZ1 = Buzzer sans élec.
P1 à P5 = Micropoussoirs
J1 - J2 = Cavaliers
TF1 - TF2 = Transfo. élev. ferrite 3176

Divers :
3 Borniers 2 pôles
1 Support 2 x 20 broches
2 Supports 2 x 8 broches
2 Supports 2 x 4 broches
2 10 supports bande sécable
1 10 cm câble plat 3 fils
1 15 cm câble plat 2 fils
3 Entretoise M/F 10 mm
2 Vis 3MA x 15 mm
3 Vis tête cônique 3MA x 16 mm
3 Vis tête cônique 3MA x 8 mm
14 Ecrous 3MA
1 Porte-fusible pour ci
1 Fusible 2 A
2 Radiateur ML26
2 Mica TO220
2 Boutons gris
4 Prises RCA vert. pour ci
1 Inter à poussoir de châssis
1 Prise alimentation de châssis
1 Batterie rechargeable 12 V 1200 mA
2 Vis autotaraudeuses 5 mm pour face avant
1 Cosse Fast-On femelle pour bat.

La réalisation pratique
Passons maintenant aux conseils pour la réalisation en commençant par le perçage du boîtier (une fois n’est pas coutume). Faites une photocopie de la face avant sérigraphiée, découpez la feuille le long du bord, plaquez-la sur le couvercle du boîtier en faisant correspondre les bords de la photocopie avec le creux du boîtier, fixez-la avec du ruban adhésif. Pointez les centres des trous des LED (diamètre 5), des poussoirs (diamètre 5), des RCA (diamètre 10), des potentiomètres (diamètre 12) et des angles de l’afficheur (diamètre 5 millimètres). Percez avec des forets correspondant aux diamètres indiqués*. Avec une petite scie, découpez le trou rectangulaire de l’afficheur.
Sur le côté arrière droit du couvercle, faites deux trous de diamètres 8 et 12 millimètres, respectivement pour la prise d’alimentation et pour l’interrupteur ON/OFF.

Pour cette nouvelle version de l’électrostimulateur, on a recouru à une platine unique comportant toutes les sections : contrôle, visualisation, sorties alimentation et recharge de la batterie.
Les liaisons filaires avec l’extérieur de la platine sont limitées à la batterie, à la prise d’alimentation du circuit de recharge et à l’interrupteur ON/OFF (voir figure 9).


Prenez le circuit imprimé, superposez-le au couvercle en faisant coïncider les trous avec les emplacements correspondants des composants devant sortir en face avant, marquez les trous de fixation et percez 6 trous de 3,5 millimètres de diamètre : chanfreinez-les (avec une petite fraise ou à défaut un forêt à métaux de 6 ou 7) sur la face externe du couvercle.
Vous pouvez maintenant procéder au montage de tous les composants sur le circuit imprimé que vous vous serez procuré ou que vous aurez réalisé.
N’oubliez de souder les liaisons entre les deux faces en suivant, au fur et à mesure, l’évolution de votre travail sur les figures 4 et 5.
Côté “composants”, insérez d’abord les résistances, les diodes (respectez la polarité de ces dernières en orientant leurs bagues dans le bon sens) et les condensateurs puis les supports de circuits intégrés. Pour les transistors, orientez leur méplat dans la direction indiquée par les figures. Les régulateurs sont à monter couchés dans leurs dissipateurs à l’aide d’un petit boulon, comme le montre la photo de la figure 5a. Respectez également la polarité des condensateurs électrolytiques (le “–” est marqué sur le côté et le “+” correspond à la patte la plus longue). N’oubliez pas de souder les composants qui le nécessitent sur les deux faces. Les composants de cette face ont un fond jaune.
Tournez la carte et insérez sur la face “afficheurs” les 4 prises RCA, les 5 poussoirs et les 2 barrettes tulipes sécables pour les afficheurs. Insérez les LED en respectant bien leur couleur et leur polarité, de la même manière que pour les transistors, mais leur méplat est moins visible : soudez-les en maintenant la base du boîtier de celles indiquant les programmes à 1 millimètre environ de la surface du circuit imprimé et les autres à 4 millimètres environ. Fixez les deux potentiomètres avec leurs écrous et soudez leurs 3 broches au circuit imprimé à l’aide de petites coupes de fils isolés (voir photo figure 5a). N’oubliez pas de souder les composants qui le nécessitent sur les deux faces.
Quand toutes les soudures sont terminées, insérez les circuits intégrés (amplificateurs opérationnels, pilotes d’afficheurs, afficheurs à 7 segments et microcontrôleur) dans leurs supports respectifs en orientant les divers repère-détrompeurs dans le bon sens, qu’une fois encore, les figures 4 et 5 indiquent.

*Note : Les forets à bois font merveille dans le plastique (y compris l’époxy, même cuivré) et la tôle d’aluminium.


Le positionnement des électrodes

Figure 7a : La Dotation de base.

• Deux câbles de connexion longueur 180 cm, boîte de dérivation avec deux sorties longueur 30 cm et connecteurs à clips.
• Lot de quatre électrodes conductrices au gel dimensions 45 x 35 mm avec connecteurs à clips.
• Lot de quatre électrodes conductrices au gel dimensions 45 x 80 mm avec connecteurs à clips.


Figure 7b : Les électrodes optionnelles.

• Lot de quatre bandes de toile conductrice et daim synthétique avec velcro de fermeture et connecteur à clips : largeur de la bande 50 mm, longueur 800 mm.


La position des électrodes est extrêmement importante. Nous avons donné dans les pages 50 à 60 du numéro 34 d’ELM des indications sommaires concernant les points de stimulation possibles en fonction du type de douleur à traiter (programme T.E.N.S.) et, toujours dans les pages du même numéro, des indications concernant le positionnement des électrodes en fonction du muscle ou de l’aire musculaire à stimuler. Chaque figure est accompagnée d’une description brève.
Faites bien attention au type d’électrode employé : carrée ou rectangulaire.
Pour des raisons d’espace nous avions reporté seulement les points de stimulation classiques, les plus répandus.
Notre électrostimulateur prévoit, pour chaque canal, deux sorties en parallèle et cela permet, moyennant l’achat de deux autres câbles de liaison (voir “Coût de la réalisation”), de travailler sur un muscle avec plus de deux électrodes.
Un exemple typique est le deltoïde qui se partage entre le versant antérieur et le versant postérieur de l’épaule.
Une électrostimulation complète prévoit l’utilisation de trois électrodes : une rectangulaire positionnée au centre de la masse musculaire et deux carrées positionnées une sur le ventre du faisceau antérieur du deltoïde et l’autre sur le ventre postérieur.
Il existe beaucoup de livres dédiés spécialement au positionnement des électrodes : leur prix va de 10 à 25 €, tous sont illustrés par des dessins et des photos et ils sont écrits par des physiothérapeutes compétents. Comme dans une revue d’électronique nous ne pouvons pas, bien sûr, vous fournir tous les contenus de ces ouvrages, nous vous en conseillons l’acquisition.

Le montage dans le boîtier
Ouvrez les cavaliers pour circuit imprimé J1 et J2. Prenez trois vis à têtes coniques 3MA de 8 millimètres de longueur et insérez-les dans les trois trous de fixation postérieurs du couvercle, vissez internement trois entretoises hexagonales M/F de 10 millimètres. Prenez maintenant les trois vis à têtes coniques 3MA de 16 millimètres et insérez-les dans les trois trous de fixation antérieurs du couvercle, vissez internement deux écrous 3MA pour chaque vis.
Otez la pellicule protectrice de l’autocollant, au dos de la face avant en polycarbonate. Appliquez cette face autocollante sur le boîtier en faisant coïncider exactement les bords de la face avant avec le creux du boîtier.
Fixez la carte au boîtier avec 6 écrous 3MA : les deux afficheurs à 7 segments et les LED doivent affleurer juste à la surface externe de la face avant. Les axes des poussoirs dépasseront d’un millimètre environ, ce qui créera, nous l’avons dit, un léger renflement local du film protecteur.
Soudez deux petits morceaux de fil à la prise alimentation et insérez les deux autres extrémités dans le bornier “VAL” sans aucune polarité à respecter. Soudez aussi deux petits morceaux de fil à l’interrupteur à poussoir et insérez les deux autres extrémités dans le bornier S1 sans aucune polarité à respecter.
Prenez un morceau de fil noir de 30 centimètres de longueur environ, sertissez d’un côté une cosse FAST-ON plate femelle et de l’autre insérez-le dans le bornier “–BATT”. Faites la même chose avec un morceau de fil rouge à connecter au bornier “+BATT”.
Fixez deux colliers de nylon, avec deux vis autotaraudeuses, aux deux entretoises disponibles au fond du boîtier à droite. Placez la batterie au centre entre les deux colliers et serrez-les puis vérifiez que la batterie est solidement fixée (figure 9). Reliez la batterie au circuit en respectant bien la polarité.
Enfin, fermez le boîtier et solidarisez ses deux parties en utilisant deux vis 3MA x 25 millimètres à l’arrière et deux 3MA x 35 millimètres à l’avant.
Insérez les boutons sur les axes des potentiomètres (préalablement raccourcis) et serrez les vis-pointeau après avoir réglé les indices en face de la graduation 1 ou 10 selon la fin de course choisie pour ce réglage.

Figure 8 : Le montage dans le boîtier de la platine et de la batterie rechargeable.

Figure 9 : Détail des trois points à câbler : la batterie, la prise d’alimentation du circuit de recharge et l’interrupteur ON/OFF.

Les réglages
Reliez une alimentation secteur 12 V non stabilisée à la prise alimentation de l’appareil : la LED de “batterie en charge” doit s’allumer. Attendez que la LED s’éteigne (indication de fin de charge). Tenez compte du fait que, si la batterie est complètement déchargée, il lui faudra 7 heures pour se recharger.
Une fois la batterie chargée, débranchez l’alimentation secteur (en retirant la fiche de la prise alimentation de l’appareil).
Appuyez sur l’interrupteur à poussoir postérieur et activez le dispositif : l’afficheur indique 20 et les LED “ARRET” et “BRULE-GRAISSES” s’allument.
Pressez et maintenez 5 secondes le poussoir “ARRET” : toutes les LED doivent s’allumer et l’afficheur indiquer “88”.
Pressez le premier poussoir à gauche : vous devez entendre un bip. Poursuivez avec les autres poussoirs et vérifiez que le dispositif émet le bip correspondant. Pressez enfin le poussoir “DIMINUE” : vous devez entendre un bip, le circuit sort de la phase de test et revient au fonctionnement normal.
Vérifiez maintenant que les potentiomètres fonctionnent correctement : tournez les deux boutons en fin de course à droite, pressez le poussoir “DEBUT” : l’électrostimulateur commence à émettre des bips. Tournez alors l’un des boutons en fin de course à gauche, tournez aussi l’autre bouton en fin de course à gauche : les bips cessent et le fonctionnement normal commence.
Pour définir un programme, pressez le poussoir “SELECTION” autant de fois que nécessaire pour faire défiler les programmes disponibles et vous arrêter sur celui qui vous intéresse.
Pressez plusieurs fois “AUGMENTE” pour faire avancer la valeur de durée visualisée sur l’afficheur, durée exprimée en minutes. Pressez le poussoir “DIMINUE” pour obtenir l’effet contraire.
Vous pouvez aussi arrêter momentanément le traitement en pressant le poussoir “PAUSE” : l’unité de contrôle reste en “stand-by” (en suspens) et l’appareil ne produit plus d’impulsions, l’afficheur indique le temps résiduel (le compteur ne se remet pas à zéro) et la LED “ARRET” s’allume ainsi que la LED de la phase en cours. Si l’on presse de nouveau le poussoir “PAUSE”, le traitement reprend là où il a été suspendu.
Si, pendant le cycle, vous agissez sur le poussoir “ARRET”, le traitement passe directement à la dernière phase, celle de récupération (“RELAXATION”). Si l’on presse une seconde fois “ARRET”, le dispositif s’arrête immédiatement.
La durée de la phase de développement (“MUSCULATION”) et le type de programme sont sauvegardés dans la mémoire EEPROM du microcontrôleur au début de chaque traitement (pression sur “DEBUT”). Ces paramètres sont reproposés automatiquement à la remise en fonctionnement de l’appareil.
Si, pendant le fonctionnement, la LED rouge “BATTERIE DECHARGEE” s’allume, cela signifie qu’il faudra procéder à sa recharge en insérant la fiche de l’alimentation secteur dans la prise de l’appareil : mais on dispose encore d’une heure d’autonomie environ.
Le fonctionnement général, les formes d’onde, les phases disponibles pour chaque programme et les durées conseillées n’ont pas changé par rapport à l’ancien modèle : nous vous renvoyons donc, pour de plus amples précisions concernant l’utilisation de l’appareil en traitement, au numéro 34 d’ELM pages 50 à 60 (toujours disponible, vous pouvez le commander à la rédaction).

Description et réalisation
Utilisation

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