Un électrostimulateur neuromusculaire "Utilisation"

Dans la première partie, nous avons décrit le fonctionnement et vous avons donné tous les éléments pour la réalisation de cet appareil idéal, moderne et d’une grande diversité d’emplois, répondant aux attentes des athlètes, aux exigences des professionnels de la remise en forme comme aux espoirs de tous ceux qui souhaitent améliorer leur aspect physique. Dans cette seconde et dernière partie, nous allons vous accompagner dans l’assemblage des éléments et vous expliquer comment mettre à profit ses nombreuses possibilités.


Reprenons le propos où nous l’avions interrompu.
Nous supposons que vous avez déjà monté et réglé les deux platines et que vous avez été particulièrement vigilants au sujet du mécanisme (relais) de déconnexion de l’alimentation quand la fiche (“plug”) du chargeur de batterie est insérée (il garantit que votre corps ou celui des autres usagers sera toujours séparé de la tension secteur 220 V) et le limiteur dynamique du courant de sortie.

L’assemblage des éléments
Une fois tout cela réalisé (et en particulier ces deux protections vitales* vérifiées l’une après l’autre et plutôt deux fois qu’une), vous pouvez assembler l’électrostimulateur : prenez les deux platines et reliez, à l’aide de sections de fils de cuivre isolés (même un petit diamètre fera l’affaire), les bornes 5 V de l’unité de puissance aux bornes correspondantes du circuit contenant le microcontrôleur, puis reliez les contacts “PULSE” d’une platine à ceux de l’autre en faisant bien correspondre 1 avec 1 et 2 avec 2 (ceci afin de respecter la phase de fonctionnement établie par le programme du microcontrôleur).
A S1 connectez deux fils : cet interrupteur unipolaire, à utiliser comme M/A général, peut couper le circuit à tout moment lorsqu’il fonctionne sur batterie (vous savez que si l’appareil est en charge, le circuit ne peut plus travailler car il est privé d’alimentation en amont de S1 au moyen des inverseurs du relais RL1).
PLA SX (électrode gauche) et PLA DX (électrode droite) sont les 4 sorties que vous devez connecter chacune à une prise jack mono 3,5 mm à placer en face avant en bas à droite (voir la photo de première page : les 4 prises jack apparaissent sous les deux boutons de réglage de l’intensité du courant d’électrode).
Les impulsions produites par l’électrostimulateur sont bidirectionnelles, par conséquent cela n’aurait pas de sens de parler de positif et de négatif : néanmoins le schéma indique un + et un – par pure praticité, c’est-à-dire pour que vous connectiez de la même manière les deux prises afin de préserver une certaine cohérence entre les signaux produits et un traitement parfaitement symétrique.
Pour ne pas vous tromper, connectez le “–” de chacune des sorties à la cosse externe de la prise jack (correspondant au cylindre de la fiche mâle) et le “+” à la cosse interne (âme de la fiche mâle) ; vous saurez ainsi comment régler le courant quand vous appliquerez les plaques (électrodes) lors du traitement.
Les deux potentiomètres, placés eux aussi en face avant, sont à connecter à l’aide de morceaux de fils de cuivre isolés aux bornes R12 et R21 : connectez bien le curseur au contact central et les extrêmes tous les deux dans le même ordre ; celui de droite (quand on regarde le potentiomètre du côté de son axe) est à connecter à la borne de droite (quand on regarde la platine de dessus et que le bornier est tourné vers vous) et celui de gauche à la borne de gauche (même chose pour les deux potentiomètres) ; en procédant ainsi, vous serez assurés qu’en tournant l’un ou l’autre bouton dans le sens horaire vous augmenterez le courant d’électrode et qu’en les tournant dans le sens antihoraire vous diminuerez le courant d’électrode (c’est-à-dire dans les plaques).
Aux bornes Val connectez la prise “plug” à fixer sur le panneau arrière du boîtier : on l’a vu dans la première partie de l’article (ELM 33), la prise doit être adaptée à la fiche d’alimentation que vous utiliserez pour la charge de la batterie, par contre aucun souci pour la polarité car le circuit comporte un pont redresseur la maintenant toujours correcte.
A ce propos, l’accumulateur (batterie rechargeable) de 12 V est à connecter en dernier : ses bornes + et – doivent être reliées respectivement aux bornes + et – de la platine de puissance.

*Note : Nous rappelons que nous ne vous proposons pas ici (et que nous ne vous proposerons jamais) de construire une chaise électrique ! C’est votre bienêtre et votre santé que nous visons : ne gâchons pas tout en faisant une funeste impasse sur les protections vitales.


Figure 1 : Caractéristiques techniques
Canaux 2 indépendants
Douilles de sortie 2 en parallèle sur chaque canal
Sortie rectangulaire biphasique et symétrique
Régulation en courant sur chaque canal
Courant débité 100 mA maximum sur chaque canal
Type d’isolation galvanique
Programmes mémorisés 24
Durée des impulsions 150 à 300 μs (primitive)
Fréquence des impulsions 4 à 100 Hz
Séquences d’utilisation échauffement, musculation, relaxation
Durée phase de développement 1 à 60 minutes réglable
Alimentation batterie rechargeable interne 12 V - 1 200 mAh
Fusible interne 1 A
Circuit de recharge interne à courant constant
Temps de recharge 7 h maximum
Alimentation externe secteur 220 V, sortie 15 V 500 mA.


Le montage dans le boîtier
Si vous utilisez le boîtier que nous avons choisi, ou un autre de dimensions adéquates, vous pouvez y disposer les divers éléments de l’électrostimulateur. Pour le percement de la face avant, servez-vous du gabarit de perçage de la figure 7 : il est bien sûr à l’échelle 1.
Les trous, représentés par un cercle de diamètre correspondant au composant à insérer barré d’une croix figurant le centre, permettent de fixer deux types d’éléments : ceux qui sont volants, puisque reliés à leur platine de puissance par des fils (potentiomètres et prises jack) et ceux qui sont rigidement liés à leur platine de contrôle (poussoirs, LED et afficheur LCD à deux chiffres).
Réalisez avec beaucoup de soin les trous ronds pour les poussoirs P1 à P5 et le trou rectangulaire de l’afficheur LCD. Fixez ensuite la platine de contrôle à la face avant : les poussoirs affleureront à l’intérieur du boîtier de telle manière qu’en appliquant la pellicule sérigraphiée (ou autre film de votre production) on puisse facilement les presser.
La platine de contrôle sera évidemment fixée de manière à faire coïncider les LED avec leur trou respectif mais sans qu’elles sortent de la surface de la face avant (leur lumière devra être visible en transparence à travers les zones claires disposées à cet effet sur la pellicule sérigraphiée).
De même, l’afficheur LCD sera centré pour coïncider avec sa fenêtre et il devra, lui aussi, affleurer sous la pellicule protectrice localement transparente.
Mais pas d’affolement : si vous suivez scrupuleusement le gabarit de perçage, tout doit coïncider automatiquement.
C’est à peu près tout ce que vous avez à faire pour assembler au mieux cet électrostimulateur : faites comme indiqué ci-dessus et vous obtiendrez un appareil fonctionnel et à l’excellente finition.
Avant de fermer le boîtier, connectez la batterie. Maintenant le dispositif est complet.

Les réglages
Pour un premier réglage, placez l’interrupteur S1 en position Marche et vérifiez que l’afficheur LCD à deux chiffres affiche 20 (ou du moins une valeur aléatoire dérivant, à la première mise sous tension, de la mémoire) ; au début, seule la LED “ARRET” doit s’allumer, indiquant ainsi que le système est au repos et qu’il attend votre paramétrage.
Pour définir un programme, pressez le poussoir “SELECTION/PAUSE” autant de fois que nécessaire pour obtenir le programme désiré (signalé par l’allumage de la LED correspondante).
Appuyez plusieurs fois sur “AUGMENTE” pour faire avancer la valeur de la durée visualisée sur l’afficheur LCD : cette durée est exprimée en minutes.
Si vous avez réglé une durée trop longue et si vous voulez la corriger à la baisse, appuyez sur “DIMINUE” autant de fois que nécessaire pour obtenir la durée souhaitée.
Insérez alors une paire de plaques (on en trouve de plusieurs sortes dans le commerce et toutes sont normalement dotées d’un câble avec jack de 3,5 mm) sur une des sorties puis faites la même chose pour l’autre sortie.
Tournez le bouton contrôlant le courant de la sortie utilisée presque entièrement à gauche puis pressez le poussoir “DEBUT”.
Laissez le cycle se terminer tout en vérifiant que la valeur affichée diminue d’une unité par minute.
Vous pouvez aussi arrêter momentanément le traitement en pressant le poussoir “SELECTION/PAUSE” : l’unité de contrôle reste alors en “standby” (en attente) et ne produit plus d’impulsions ; l’afficheur LCD continue à indiquer la durée restante (le “timer” ne se remet pas à zéro) et le circuit est prêt à redémarrer. La LED indiquant la phase en cours s’éteint (ECHAUFFEMENT, MUSCULATION, RELAXATION) et “ARRET” s’allume.
Si l’on presse de nouveau la touche de démarrage, le traitement reprend là où vous l’avez interrompu. Cette fonction est des plus commodes, par exemple, si vous êtes appelé au téléphone et si vous devez aller répondre, etc.
Si, pendant le cycle, vous agissez sur le poussoir “ARRET”, le traitement passe directement à la dernière phase, celle de “RELAXATION”.
Si vous pressez deux fois de suite, le cycle s’arrête immédiatement : le “timer” se repositionne sur la valeur préréglée. A partir de ce moment vous pouvez paramétrer un nouveau programme en utilisant les commandes “SELECTION/PAUSE”, “AUGMENTE” et “DIMINUE”. Il est important de remarquer que la durée de stimulation et le programme qui vient d’être exécuté sont sauvegardés automatiquement dans la mémoire EEPROM du microcontrôleur.
Par conséquent à chaque mise en marche de l’appareil le programme et la durée de la dernière séance effectuée sont proposés.
Chaque cycle se compose normalement de trois phases : “ECHAUFFEMENT”, “MUSCULATION” et “RELAXATION” ; à l’exception du traitement (anti)”CELLULITE”, de celui de “CAPILLARISATION” (stimulation de la circulation périphérique pour accélérer la reprise des fibres rapides) et du traitement “TENS”, qui ne comportent que la seule phase de “MUSCULATION”. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de cas où il suffit d’un seul type d’onde électrique.
Pendant l’exécution d’un programme de traitement, le passage de l’une à l’autre phase est signalé par l’allumage de la LED correspondante pendant une durée qui est fonction du temps paramétré et du programme choisi.
Pour chaque phase, l’appareil produit des impulsions de la même amplitude mais différentes en fréquence et en largeur.
Le Tableau 1 publié dans la première partie de l’article (ELM 33) explique comment programmer l’électrostimulateur pour obtenir le type de traitement désiré.
Souvenez-vous que la durée que vous définissez à volonté avant la mise en marche est celle de la phase de “MUSCULATION”, “ECHAUFFEMENT” et “RELAXATION” sont préréglés par le microcontrôleur et donc fixes.
Les formes d’ondes sont fixes, elles aussi, et prédéfinies séparément pour chacune des trois phases.

Le type d’onde produit
L’efficacité de l’électrostimulation dépend directement de 4 facteurs :
– le courant produit,
– la durée de l’impulsion primitive (ou initiale),
– la fréquence à laquelle ces impulsions se répètent et
– le rapport entre le temps de production des impulsions et le temps de pause.
Les résultats dépendent ensuite de la durée des séances d’entraînement électrique et de leur fréquence.
La forme d’onde (voir figure 2) doit être exclusivement rectangulaire et caractérisée par des impulsions primitives étroites et doubles (une positive et une négative, exactement de la même amplitude). L’onde produite (appelée biphasique) empêche toute polarisation et, partant, l’électrolyse du sang et le dépôt des électrolytes (sodium, potassium, chlore…) qui doivent rester dissous afin de demeurer à disposition des organes et des processus vitaux (par exemple, le sodium est à la base de la régulation de la pression artérielle).
La valeur des courants doit être stable et c’est pourquoi notre appareil dispose d’un limiteur de courant capable de faire débiter, par les électrodes toujours, seulement l’intensité désirée.
La fréquence et la cadence dépendent étroitement du type de traitement et sont gérées en fonction de la phase de travail ; précisons à ce propos que notre dispositif prévoit trois phases :
– échauffement,
– musculation et
– relaxation.
La fréquence à laquelle se succèdent les impulsions et la cadence ou durée des applications dépend de la phase de traitement dans laquelle on se trouve.

Le type d’onde produit par l’électrostimulateur

Figure 2 : Le type d’onde produit par l’électrostimulateur.

A = Durée de l’impulsion primitive (coïncide avec le paramètre IMPULSION du Tableau 1).

B = Période entre les impulsions primitives (la fréquence de cette période coïncide avec le paramètre FREQUENCE du Tableau 1).

C/D = Temps de production des impulsions et temps de pause (coïncident avec les paramètres TRAVAIL du Tableau 1).

E = Tension crête-crête (ou «peakpeak ») de l’impulsion, varie automatiquement en fonction de la résistance se créant entre les deux électrodes, de manière à maintenir constant le courant appliqué.

Considérations sur l’électrostimulation
L’électrostimulation est une technique pratiquée depuis des décennies et dont l’origine éloignée remonte à la découverte du courant électrique ; les études de Lapique et Weiss, notamment, en ont perfectionné et rendu utilisables les principes de base.
Désormais nous avons la preuve scientifique que l’application de tensions superficielles peut induire des flux de courant dans les terminaisons nerveuses, faibles mais suffisants pour produire la stimulation locale des muscles et organes du corps humain. Pour comprendre l’utilité et le bénéfice de l’électrostimulateur, il faut faire une distinction entre la stimulation thérapeutique ou antalgique et la stimulation modelante ; dans le premier cas on parle de TENS (Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation) ou induction de courants électriques faibles dans les nerfs afin de stimuler la production de substances bénéfiques et sédatives pour la douleur (par exemple, les endorphines) ; dans le second il s’agit de produire des courants plus importants, d’impulsions et de fréquence diverses, capables d’opérer le traitement voulu.
L’électrostimulation modelante est considérée à tort comme un traitement purement esthétique, c’est-à-dire superflu. En réalité c’est un domaine comprenant aussi bien le soin esthétique que le traitement réparatif ou physiothérapeutique.
Les premières prévoient un écoulement de courant afin d’obtenir la fonte des masses graisseuses (par effet thermique) et de la cellulite, mais aussi afin de tonifier tels muscles et, partant, de modeler l’aspect physique d’une personne. Les autres constituent une aide indispensable à la thérapie chirurgicale dans la mesure où elles permettent d’accélérer comme miraculeusement la guérison et la reprise de la fonctionnalité d’une articulation ou d’un membre opéré. En effet la stimulation à proximité des plaques motrices permet de simuler les impulsions motrices envoyées par le cerveau aux différents muscles pour commander l’exécution d’un mouvement.
En utilisant l’électrostimulation, on peut exercer les masses musculaires même sans bouger ni charger l’articulation : l’athlète peut ainsi reprendre son activité (sauf complication) dès la fin de la période d’immobilisation (consolidation d’une fracture, par exemple).
En outre, la stimulation électrique permet d’activer tout l’appareil contractile au niveau maximum, avec une force supérieure à la plus grande force que la volonté peut exercer.
La force maximum du muscle provoquée électriquement se maintient plus longtemps et on peut ainsi obtenir une croissance plus importante et plus rapide de la masse musculaire.
Enfin l’électrostimulation permet un entraînement sélectif des muscles que nous voulons développer. De récentes études ont démontré que la stimulation électrique, appelée aussi “entraînement électrique”, produit des résultats sans la participation de l’athlète (gymnastique passive) avec l’avantage de ne pas avoir d’influence sur la coordination motrice de celui-ci.
Tout ceci pour vous faire comprendre que l’appareil que nous vous proposons doit être utilisé en connaissant avant tout les règles de base de la technique de l’électrostimulation : de cela dépendent la durée du traitement, les phases de chaque cycle mais surtout la mise en (bonne) place des électrodes.
Par exemple, pour la fonte des graisses, il faut appliquer les plaques sur les côtés de la zone à modeler (par exemple, sur les hanches) alors que pour la tonification et le développement musculaire il faut identifier les points permettant au courant de stimuler les divers faisceaux musculaires.
Les figures 3a et 3b vous fourniront des exemples de localisations des électrodes. Nous conseillons, dans tous les cas, d’acheter l’un des nombreux livres traitant de ce sujet : vous y trouverez des exemples pratiques, des conseils sur le traitement à sélectionner, sur la durée des séances et leur fréquence et sur le positionnement correct des électrodes : si, par exemple, nous prenons en considération le simple “bourrelet ventral”, nous découvrons que l’électrostimulation met à notre disposition au moins quatre configurations différentes des électrodes en fonction du problème à résoudre.

Figure 3a : Avant la production de courant dans la paire d’électrodes : le biceps n’est pas contracté.

Figure 3b : Dès que le courant est appliqué, le biceps se contracte alors que l’articulation du coude n’a pas bougé.

Les électrodes (ou plaques) disponibles

Figure 4a : Dotation de base.

Deux câbles de connexion longueur 180 cm, boîte de dérivation avec deux sorties longueur 30 cm et connecteurs à clips.
Lot de quatre électrodes conductrices au gel dimensions 45 x 35 mm avec connecteurs à clips.
Lot de quatre électrodes conductrices au gel dimensions 45 x 80 mm avec connecteurs à clips.

Figures 4b : Option.

Lot de quatre bandes de toile conductrice et daim synthétique avec velcro de fermeture et connecteur à clips : largeur de la bande 50 mm, longueur 800 mm.

Figure 5 : Notre électrostimulateur prévoit le programme T.E.N.S. (Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation), si on le sélectionne l’appareil produit une forme d’onde spécialement étudiée pour traiter la douleur.

Figure 5a : TENS articulaire. Position des électrodes pour le traitement des douleurs articulaires, douleurs dues à une ancienne fracture, traumatismes sportifs et entorses.

Figure 5b : TENS cervicale. Position des électrodes pour le traitement des douleurs cervicales, arthrite cervicale et céphalée (mal à la tête).

Figure 5c : TENS dorsale. Position des électrodes pour le traitement des douleurs lombaires, mal au dos et sciatique.

Figure 6 : Positionnement des électrodes en fonction du muscle ou de l’aire musculaire à traiter.
ABDOMINAUX BAS


Electrode positive : juste sur le nombril.
Electrode négative : à la hauteur des crêtes illiaques, au centre du ventre.

ABDOMINAUX HAUTS


Electrode positive : à la hauteur de l’arcade costale.
Electrode négative : à la hauteur des crêtes illiaques, au centre du ventre.

GRAND FESSIER


Electrode positive : au centre de la masse du fessier.
Electrode négative : sous le fessier vers l’extérieur, légèrement inclinée.

PETIT ET MOYEN FESSIER


Electrode positive : au centre de la masse du fessier.
Electrode négative : sur le côté et légèrement plus bas.

GRAND DORSAL


Electrode positive : au niveau de la dernière vertèbre dorsale et des premières lombaires.
Electrode négative : juste sous le creux axillaire.

PECTORAUX


Electrode positive : au centre de la masse musculaire, incliné vers le mamelon.
Electrode négative : juste sur le creux axillaire, avant le deltoïde.

POITRINE


Electrode positive : à la hauteur de la troisième côte, inclinée vers le mamelon. Electrode négative : juste sur le creux axillaire, avant le deltoïde.

ADDUCTEURS


Electrode positive : environ au tiers de la longueur de la cuisse.
Electrode négative : juste sous l’origine pubique de l’adducteur.

OBLIQUES


Electrode positive : sur le côté de l’abdo, sous l’arcade costale.
Electrode négative : sur le côté de l’abdo, sur l’horizontale passant par le nombril.

MOLLETS


Electrode positive : à la naissance de la masse musculaire du mollet.
Electrode négative : au centre du mollet.

BICEPS


Electrode positive : au niveau du ventre musculaire.
Electrode négative : à la hauteur de l’axillaire.

DELTOIDES


Electrode positive : sur l’humérus, là où le muscle se rétrécit.
Electrode négative : sur le ventre du faisceau deltoïdal.

MUSCLES DE L’ARRIÈRE DES CUISSES


Electrode positive : juste sous le fessier.
Electrode négative : au centre de la masse musculaire.

QUADRICEPS FEMORAL VASTE LATERAL


Electrode positive : sur le côté externe du ventre musculaire.
Electrode négative : en position horizontale de manière à couvrir à la fois le recto-fémoral et le vaste médian et latéral.

QUADRICEPS FEMORAL VASTE MÉDIAN


Electrode positive : sur le côté interne du ventre musculaire.
Electrode négative : en position horizontale de manière à couvrir à la fois le recto-fémoral et le vaste médian et latéral.

QUADRICEPS RECTO-FEMORAL


Electrode positive : au centre de la masse du recto-fémoral.
Electrode négative : en position horizontale de manière à couvrir à la fois le recto-fémoral et le vaste médian et latéral.

Figure 7 : Gabarit de perçage de la face avant

Notre électrostimulateur est réalisé sur deux platines séparées : l’une contient la section de sortie et le circuit de recharge à fixer sur le fond horizontal du boîtier ; la seconde comporte la logique de contrôle, celle de la visualisation et les poussoirs et elle sera fixée derrière la face avant une fois réalisés les trous nécessaires.
Pour cela, il faut découper le gabarit imprimé sur cette page (il est à l’échelle 1, bien sûr !) le fixer sur le couvercle oblique du boîtier et procéder au percement de la face avant constituée par ce couvercle.
Une fois cela réalisé, on peut ôter le gabarit, fixer la platine de contrôle au dos du couvercle à l’aide de 4 entretoises de 8 mm et appliquer le film adhésif sérigraphié. Vous obtiendrez alors une console en tous points semblable à celle visible sur la photo de première page de l’article.

Les programmes d’électrostimulation disponibles
Dans la première partie nous avions indiqué pour chaque programme les paramètres techniques (forme d’onde, durée de l’impulsion, fréquence de la phase de travail) ; nous dressons aujourd’hui la liste des utilisations pratiques ; nous renvoyons le lecteur à des ouvrages spécifiques (disponibles dans toutes les librairies) pour d’éventuels approfondissements.

Les programmes esthétiques
BRULE-GRAISSES : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué aussi bien pour le corps de l’homme que pour celui de la femme : corrige la proportion entre la masse graisseuse et la masse maigre.
MODELAGE : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 5 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour la musculation du corps de l’homme et de la femme, permet la tonification musculaire sans créer de fatigue. Adapté pour la poitrine.
CELLULITE : Prévoit seulement la phase de MUSCULATION, le travail est continu. Idéal pour réduire la cellulite, stimule et augmente les effets de lipolyse et de drainage.
RAFFERMISSEMENT : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 12 secondes, 8 minutes de RELAXATION. Indiqué pour la musculation du corps féminin, typiquement pour les quadriceps fémoraux, pour les muscles arrières des cuisses et pour les adducteurs.

Les programmes sportifs
MAINTIEN : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 12 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour solliciter les muscles difficilement accessibles à l’exercice et leur permettre d’atteindre une bonne tonicité. Adapté aussi pour la relaxation musculaire après une compétition ou un traumatisme.
CAPILLARISATION : Prévoit seulement la phase de MUSCULATION, le travail est continu. Permet d’augmenter l’irrigation artérielle dans les muscles et il est par conséquent indiqué pour augmenter la résistance des fibres rapides.
POTENTIALISATION : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 15 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour le corps masculin, permet d’augmenter le diamètre du muscle ou de faire grossir les fibres musculaires en augmentant de ce fait la force du muscle.

Les programmes spécifiques
ABDOMINAUX : Prévoit 3 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 15 secondes, 5 minutes de RELAXATION. Indiqué pour les abdominaux masculins et féminins, il est possible de travailler avec le recto-abdominal et avec le traverso-abdominal en utilisant de 2 à 6 électrodes.
FESSIERS* : Prévoit 5 minutes d’ECHAUFFEMENT, MUSCULATION avec temps de travail de 10 secondes et pause de 10 secondes, 8 minutes de RELAXATION. Spécialement réalisé pour la stimulation du grand fessier ainsi que des petits et moyens fessiers.

Le programme thérapeutique
TENS* : Prévoit seulement la phase de MUSCULATION, le travail est continu.
Traitement pour la réduction de la douleur, particulièrement efficace contre les douleurs articulaires et lombaires, le mal au dos ainsi que la sciatique, l’arthrite, le mal à la tête et les entorses.

*Errata : L’étymologie trompe parfois, le programme que nous avons nommé à tort GLUCIDES, dans la première partie de l’article, s’appelle en fait FESSIERS (du nom des divers muscles des fesses concernés notamment par la déambulation). Le rapport avec les glucides (les sucres) n’est pas direct si ce n’est que l’abus de sucreries n’a pas tendance à raffermir la partie charnue de notre être ! De même, le programme appelé à tort TENSEUR est en fait le programme T.E.N.S. (Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation).
Rien à voir avec une quelconque tension si ce n’est celle des muscles stimulés mais ce rapprochement purement fortuit est justement ce qui nous a induits en erreur.


Le positionnement des électrodes
La position des électrodes est extrêmement importante. Vous trouverez en figure 5 des indications sommaires concernant les points de stimulation possibles en fonction du type de douleur à traiter (programme T.E.N.S.) et, en figure 6, des indications concernant le positionnement des électrodes en fonction du muscle ou de l’aire musculaire à stimuler. Dans la figure 6, chaque illustration est accompagnée d’une brève description. Faites bien attention au type d’électrode employé : carrée ou rectangulaire. Pour des motifs d’espace nous avons reporté seulement les points de stimulation classiques, les plus répandus.
Notre électrostimulateur prévoit, pour chaque canal, deux sorties en parallèle et cela permet, moyennant l’achat de deux autres câbles de liaison, de travailler sur un muscle avec plus de deux électrodes. Un exemple typique est le deltoïde qui se partage entre le versant antérieur et le versant postérieur de l’épaule.
Une électrostimulation complète prévoit l’utilisation de trois électrodes : une rectangulaire positionnée au centre de la masse musculaire et deux carrées positionnées une sur le ventre du faisceau antérieur du deltoïde et l’autre sur le ventre postérieur.
Il existe beaucoup de livres dédiés spécialement au positionnement des électrodes : leur prix varie entre 10 et 25 euros. Tous sont largement illustrés par des dessins et des photos et ils sont écrits par des physiothérapeutes compétents. Comme dans une revue d’électronique nous ne pouvons pas, bien sûr, vous fournir tous les contenus de ces ouvrages, nous vous en conseillons l’acquisition.

Les poussoirs et la signalisation
Les poussoirs et la signalisation permettent de régler l’électrostimulateur neuromusculaire selon le programme et le niveau désiré.
DEBUT : Lance le cycle actuellement paramétré.
ARRET : Si pressé une fois pendant l’exécution, déplace le traitement à la phase de RELAXATION.
ARRET : Pressé deux fois de suite, arrête définitivement le traitement.
SELECTION/PAUSE : Au repos, permet de choisir le programme désiré : à chaque pression vous voyez s’allumer une LED en face d’un traitement, le défilement des programmes est séquentiel ; au cours d’un programme, permet de mettre le dispositif sur PAUSE ; dans ce cas, pour repartir vous devez appuyer de nouveau.
AUGMENTE : Permet de régler la durée de la phase de MUSCULATION : chaque pression fait avancer l’afficheur LCD d’une unité (une minute).
DIMINUE : Fonctionne comme le précédent, à part qu’à chaque pression vous diminuez d’une unité la valeur affichée.

Recommandations extrêmement importantes
Attention !
Avant d’utiliser l’appareil pour la première fois sur une personne, vérifiez avec une extrême vigilance le câblage correct des potentiomètres. A la place des plaques (électrodes), connectez sur chaque sortie des résistances et en parallèle à celles-ci connectez les pointes de touche de votre multimètre en position TENSION ALTERNATIVE ou bien le cordon d’entrée de votre oscilloscope : vérifiez que lorsque le bouton est complètement tourné vers la gauche il n’y a aucune sortie de courant et que le courant ne commence à être produit que lorsqu’on tourne le bouton vers la droite. Une connexion erronée des potentiomètres peut causer la production d’un courant maximum même avec le bouton en position 1 (donc, normalement sur minimum). Notre stimulateur produit un courant maximum supérieur à 100 mA par canal. En réalité, avec de petites électrodes, un courant allant de 10 à 30 mA est suffisant.
Les 100 mA constituent un paramètre très élevé utilisé seulement par des athlètes professionnels et à appliquer sur des électrodes de grandes dimensions (bandes conductrices) et sur des muscles massifs, comme ceux des cuisses.

Description et réalisation
la nouvelle version, encore plus performante !

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