PromoSphère, une enseigne lumineuse de dernière génération

Vous voulez attirer l’attention du public sur votre commerce, votre étal ou, plus généralement, sur votre activité ? Essayez donc cette sphère de grande dimension capable d’afficher en couleurs et en mouvement une phrase ou un logo. Facile à programmer avec un PC, grâce à un logiciel très intuitif, elle ne passera pas inaperçue.





Les journaux lumineux et autres “messages chenillards” ne sont plus des nouveautés. On trouve dans le commerce depuis belle lurette ces enseignes clignotantes, fixes ou défilantes, fonctionnant sur le principe des diodes électroluminescentes (LED) pilotées par une logique programmable.

Mais la construction d’enseignes visibles sur 360°, à utiliser dans une foire ou au centre d’un magasin, est une réelle nouveauté. D’ailleurs, le produit que nous décrivons dans ces pages est une avant-première absolue. Il se fonde sur ce principe : une sphère à l’intérieur de laquelle, au niveau de l’équateur, s’affichent des textes lumineux et colorés, fixes ou clignotants mais défilants. Ces textes sont composés de 1 020 caractères maximum. Toutefois l’appareil peut visualiser aussi des images (4 035 pixels maximum) dûment programmées.

Tout cela est d’une grande visibilité du fait des LED colorées : textes et images sont affichés sur trois bandes de couleurs rouge, jaune et bleue.

La méthode mise en oeuvre est conceptuellement simple quoique derrière la sphère se cachent des solutions techniques complexes et d’avant-garde : un panneau composé de plusieurs rangées de LED colorées est mis en mouvement et tourne le long de l’équateur à l’intérieur de la sphère transparente de plexiglas pendant qu’un microcontrôleur pilote les diodes afin de composer les caractères en un message.

Le balayage de la matrice de LED est corrélé à la vitesse angulaire du mécanisme (c’est-à-dire le nombre de tours par minute) de telle manière que la file des LED s’allume en fonction de la position du panneau (figure 1). Le résultat du mouvement est la visualisation des textes ou des images fondée sur le principe de la rémanence rétinienne : l’oeil ne perçoit pas les détails ponctuels se succédant mais un ensemble (caractère ou image).

Pour obtenir l’effet optique décrit, le constructeur a adopté une technologie méticuleuse car les problèmes posés sont fort délicats à résoudre.

Le texte ou les images à visualiser sous la surface de la sphère transparente sont mémorisés dans le microcontrôleur pilotant par ailleurs la barre des LED. Ils peuvent être modifiés à volonté au moyen d’un programme, sur un PC tournant sous Windows. La mise à jour nécessite l’utilisation du logiciel de configuration.

Mais d’abord il faut brancher, sur le port parallèle, le connecteur d’interface dans lequel doit être inséré le jack fourni (figure 2). Le texte voulu est transféré dans ce jack contenant une électronique miniaturisée : à l’intérieur du jack se trouve une mémoire EEPROM série.

Le transfert s’opère par bus I2C.

Quand le jack a été programmé, on le retire de l’interface et on l’enfonce dans la prise située à la base de la sphère : les informations sont transférées au microcontrôleur de l’unité rotative sous forme de signaux électromagnétiques ; c’est là le seul moyen de communiquer avec la sphère.

Une méthode alternative eut été l’emploi de balais, comme ceux utilisés pour les moteurs électriques. Mais ils auraient été vite usés, étant donnée la vitesse de rotation de la sphère.

Toutefois, l’électronique de contrôle de l’afficheur étant placée sur la partie en mouvement, un autre problème se pose : celui de l’alimentation. De quelle manière alimenter l’électronique de contrôle ? L’alimentation du circuit est confiée à un alternateur dont le stator est constitué de deux aimants fixés sur la base. Le rotor est un enroulement situé autour de l’arbre rotatif électriquement relié à un redresseur à diodes placé sur la platine de contrôle. Une alimentation stabilisée fournit les tensions continues requises. Tout est par conséquent fondé sur les propriétés inductives du moteur et, grâce au champ magnétique produit par ce dernier, on a pu obtenir la tension nécessaire au fonctionnement correct de la PromoSphère.

L’appareil fonctionne sur le secteur 220 V, 50 Hz, alimentant directement le moteur asynchrone qui met en mouvement la barre tournante. La consommation totale est de 150 VA. La sphère a un diamètre de 40 cm et on peut visualiser sous sa surface équatoriale textes et figures d’une hauteur de 16 à 24 pixels pour une longueur maximum de 4 096 pixels. Les couleurs des LED sont, dans l’ordre, rouge, jaune et bleu.



Figure 1 : Le mécanisme placé à l’intérieur de la sphère.

Grâce à une série de LED de couleurs (rouge, jaune et bleue) les affichages polychromes obtenus avec la PromoSphère ont un effet visuel beaucoup plus attirant qu’avec les monochromes.




Figure 2 : Le jack-mémoire et le connecteur de l’interface parallèle. Grâce au jack-mémoire, plus besoin de câble de connexion à l’ordinateur. La programmation en est grandement facilitée.



Figure 3 : Le logiciel, très simple, de programmation de la PromoSphère permet d’insérer textes et images, de paramétrer les effets disponibles et de programmer le jack de transfert. Il est en outre possible de visualiser un aperçu animé permettant d’évaluer, avant le transfert à la sphère, le travail de programmation effectué.



Figure 4 : Les innovations électroniques, utilisées pour réaliser la sphère, vont de l’utilisation d’un jack de programmation indépendant jusqu’à l’absence de contact de frottements sur l’arbre tournant, garantissant une grande durée de vie puisqu’aucun phénomène d’usure n’est à craindre (sauf, bien sûr, pour le moteur).



Le programme

La programmation est bien entendu très importante : elle nécessite un PC et un logiciel contenu dans une disquette.

L’ordinateur doit avoir au moins un processeur 80 386, 4 Mo de RAM et 2 Mo d’espace libre sur le disque dur. Autrement dit, n’importe quel PC fonctionnant aujourd’hui fera l’affaire.

Quand on l’a lancé, le programme affiche une boîte de dialogue pour la programmation du texte (ou image) et les modalités de visualisation : pour introduire un message, il suffit de cliquer sur l’icône NEW puis d’écrire le texte (qui apparaît sur la ligne située près du bouton COPY).

FRONT permet de choisir le caractère à utiliser, en considérant que le corps (c’est-à-dire la hauteur) a une certaine influence sur le nombre maximum de caractères visualisables : selon le constructeur, 100 caractères Comic Bold 16, par exemple, nécessitent 1 000 pixels.

Le bouton COPY permet, une fois achevée l’insertion du texte, de visualiser un aperçu à l’écran. C’est à ce moment qu’il est possible de paramétrer exactement la hauteur du message à l’aide du bouton fléché VERTICAL ADJUSTMENT.



Important : il n’existe aucune effectuation “en temps réel” de la modification de hauteur que l’on vient de paramétrer et il est donc nécessaire de reprendre la phase COPY.



En déshabilitant la fonction CLEAR BACKGROUND, on peut superposer textes et dessins. En revanche, en sélectionnant OUTLINE, caractères et dessins apparaîtront seulement comme contours et non remplis de couleur.

Enfin, le bouton INVERT permet la visualisation positive/négative du texte ou du dessin.

Avant de procéder au chargement du jack-mémoire, il faut contrôler que le message ou symbole graphique visualisé à l’écran est correct. Il est possible, ensuite, de cliquer sur le bouton représentant la sphère (en haut à droite) et de visualiser une simulation vidéo du résultat final. Pour charger une image (obligatoirement au format Bit Map, BMP ou noir et blanc), utiliser le bouton Bit Map situé dans la barre des menus.

La programmation s’effectue, après avoir inséré le jack dans l’interface et cette dernière dans le connecteur du port parallèle, en cliquant sur le bouton SEND : l’ordinateur transfère le File de données parallèles à l’interface qui convertit les informations au format sériel bus I2C et les mémorise dans le jack.

Pour envoyer le message ou la figure à visualiser à la sphère, il faut donc extraire le jack et l’enfoncer dans la prise située à la base de la sphère.

Le circuit détecte alors la présence du jack et commence le transfert des données.

Cette phase est signalée par l’allumage d’abord d’un point rouge puis d’un point bleu. La durée de la phase de programmation varie en fonction de la longueur de la séquence à afficher sur la bande équatoriale tournante.

Ce spectacle vous rappellera sans doute les éléments du décor du film Blade Runner de Ridley Scott, si vous avez vu ce chef-d’oeuvre !



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