Un émetteur FM sur la bande 170 - 173 MHz pour la Hi-FI ou la surveillance

Cet émetteur FM transmet un signal de qualité HI-FI d’une puissance de 100 mW environ. Il peut être syntonisé entre 170 et 173 MHz. Selon l’utilisation que l’on veut en faire, le signal émis peut être capté à l’aide d’un récepteur couvrant cette gamme de fréquence, avec un scanner ou avec le récepteur spécial que nous vous proposerons.


Nos lecteurs, passionnés par le son, nous ont demandé de publier un microphone HI-FI sans fil (Wireless), spécialement étudié pour fonctionner sur la gamme 170 - 173 MHz.
Certains voudront réaliser un simple microphone sans fil en FM parce qu’ils disposent déjà d’un récepteur couvrant cette gamme de fréquence.
D’autres voudront utiliser ce microphone FM uniquement pour pratiquer un peu les VFO à PLL.
Il y a également ceux qui souhaitent le construire pour transmettre de la musique dans d’autres pièces d’un appartement en reliant à la sortie du récepteur, un petit amplificateur BF.
Note : Ceux qui utiliseront ces récepteurs ou ces scanners, devront les positionner sur FM et Bandwidth Wide, car la transmission HI-FI est à large bande.

Figure 1 : L’émetteur FM Hi-Fi 170 - 173 MHz, terminé, monté dans son boîtier, prêt à fonctionner. Pour obtenir un aspect professionnel, la face avant a été sérigraphiée.

Les étages HF de l’émetteur
Commençons la description du schéma électrique reproduit à la figure 3 et nous vous laissons la décision concernant l’utilisation que vous voudrez en faire.
Dans cet émetteur, nous avons 3 transistors destinés aux fonctions suivantes :
TR1 : Etage oscillateur permettant de générer un signal HF dont la fréquence varie en fonction de la valeur de la tension qui parvient sur la diode varicap DV1, appliquée en parallèle à la bobine L2.
Le signal HF généré par cet étage oscillateur TR1 est prélevé sur son émetteur puis transféré à travers le condensateur C40 et la résistance R21, sur la base du second transistor TR2.
TR2 : Etage préamplificateur qui permet d’amplifier de 10 fois environ, la puissance du signal fourni par l’étage oscillateur TR1.
La bobine L3 connectée sur son collecteur est réglée comme nous l’expliquerons par la suite, sur la fréquence 171,60 MHz qui est le centre de la bande couverte.
Le signal présent sur la bobine L3 est transféré par induction sur la bobine L4 puis, de celle-ci, au travers du condensateur C45, sur la base du troisième transistor TR3.
TR3 : Etage amplificateur final qui permet d’amplifier d’environ 10 fois la puissance fournie par l’étage prépilote TR2.
La bobine L5 connectée au collecteur de TR3 est réglée sur la fréquence du centre de bande qui, nous venons de le dire, est 171,60 MHz.
Le signal HF présent sur la bobine L5 est transféré à la bobine L6, qui l’envoie vers l’antenne rayonnante constituée par un brin télescopique.
Le filtre, composé de C52, C53, L7 et C54, connecté entre la sortie de la bobine L6 et l’antenne, permet d’atténuer toutes les harmoniques parasites.
De la sortie de cet étage final, on peut prélever une puissance HF d’environ 0,1 watt.

Figure 2 : Schéma synoptique du circuit intégré MB1502 utilisé dans cet émetteur, pour faire varier la tension sur la diode varicap DV1, indispensable pour la technique PLL.

Pour changer la fréquence du TX
Pour changer la fréquence de transmission, il suffit de modifier la valeur de la tension sur la diode varicap DV1. Pour obtenir une fréquence stable, comme celle générée par un quartz, il faut utiliser la technique du PLL (Phase Looked Loop, en bon français : boucle à verrouillage de phase).
Pour faire varier la tension sur la diode varicap DV1, nous avons utilisé deux circuits intégrés IC2 et IC3.
Le circuit IC3 est un microcontrôleur EP1490 programmé pour obtenir, sur les pattes de sortie 13, 14 et 15, les données sérielles Latch/Enable - Données - Synchro, à envoyer sur les pattes 11, 10 et 9 du circuit intégré IC2, qui n’est autre qu’un PLL, référencé MB1502, fabriqué par Fujitsu.
En tournant de 0 à 9 le curseur du commutateur binaire S1 connecté aux pattes 12, 11, 10 et 9 du microcontrôleur IC3, à travers IC2 on fait varier la tension sur la diode varicap DV1 de manière à obtenir en sortie les fréquences suivantes :



En pratique, c’est le circuit IC2 qui permet de modifier la valeur de la tension car, en interne, tous les étages nécessaires pour réaliser un VFO à PLL efficace sont inclus (voir figure 2).
Ces étages sont les suivants :
- une interface série/parallèle
- un diviseur programmable pour le VFO
- un diviseur programmable pour le quartz
- un prédiviseur de 1,3 GHz à module double
- un comparateur de phase avec un NOR exclusif.
Les données sérielles prélevées du microcontrôleur IC3, entrent dans les pattes 11, 10 et 9 d’IC2 pour y êtres convertis en données parallèles par un étage présent à l’intérieur du MB1502.
Ces données parallèles servent à piloter deux diviseurs de fréquence, dont les sorties permettent d’obtenir deux fréquences de 25 kHz (voir F1 et F2), qui sont ensuite appliquées sur les entrées de la porte NOR exclusif (voir figure 4).
La formule pour calculer le facteur de division en fonction de la fréquence de sortie est la suivante :

facteur de division = (fréquence de sortie x 1 000) : 25 kHz

La formule pour calculer la fréquence de sortie qui est une valeur fixe pour chacun des canaux imposés en fonction du facteur de division, est la suivante :
fréquence de sortie = (facteur de division x 25 kHz) x 1 000

La formule pour calculer la fréquence de référence qui, comme nous l’avons dit, est une valeur fixe de 25 kHz, est la suivante :
fréquence de référence = (MHz : facteur de division) x 1 000

En positionnant le commutateur binaire S1 sur le canal 0 on obtient une fréquence de 170,00 MHz. Le signal HF prélevé sur le collecteur du transistor TR2, à travers C22 et R14, entre par la patte 8 de IC2 dans lequel il passe à travers un prédiviseur interne pour être divisée par 6 800 de façon à obtenir une F1 de :
(170 : 6 800) x 1 000 = 25 kHz

Si, sur le commutateur binaire S1, nous faisons apparaître le canal 7 afin d’obtenir une fréquence de 172,80 MHz, automatiquement, le microcontrôleur prédispose le diviseur interne d’IC2 de manière à diviser la fréquence prélevée sur le collecteur de TR2 par le nombre 6 912 :
(172,8 : 6 912) x 1 000 = 25 kHz

La seconde fréquence F2 de 25 kHz à appliquer sur la porte NOR, est obtenue en faisant osciller le quartz de 8 MHz (voir XTAL) appliqué sur les pattes 1 et 2 d’IC2.
Son diviseur interne la divise par 320. Ainsi, on obtient une fréquence F2 de :
(8 : 320) x 1 000 = 25 kHz

En tournant le commutateur S1 sur le canal 4, la fréquence F1 arrive sur l’entrée de la porte NOR, déphasée par rapport à la F2, comme on peut le voir sur la figure 4. Dans ces conditions, en sortie, on obtient des ondes carrées ayant un rapport cyclique de 50 %.
Ces ondes carrées vont charger les condensateurs C21, C19, C20 et C18 avec une tension d’environ 2,5 volts, laquelle, dirigée sur la diode DV1, fait osciller le transistor TR1 sur la fréquence de 171,60 MHz.
En tournant le commutateur S1 sur le canal 8, la fréquence F1 arrive sur l’entrée de la porte NOR, déphasée par rapport à la F2, comme on peut le voir sur la figure 5. Dans ces conditions, en sortie, on obtient des ondes carrées ayant un rapport cyclique de 60 %.
Ces ondes carrées vont charger les condensateurs C21, C19, C20 et C18 avec une tension d’environ 3 volts, laquelle, dirigée sur la diode DV1, fait osciller le transistor TR1 sur la fréquence de 173,20 MHz.
En tournant le commutateur S1 sur le canal 1, la fréquence F1 arrive sur l’entrée de la porte NOR, déphasée par rapport à la F2, comme on peut le voir sur la figure 6. Dans ces conditions, en sortie, on obtient des ondes carrées ayant un rapport cyclique de 40 %.
Ces ondes carrées vont charger les condensateurs C21, C19, C20 et C18 avec une tension d’environ 2 volts, laquelle, dirigée sur la diode DV1, fait osciller le transistor TR1 sur la fréquence de 170,40 MHz.
L’utilisation d’un VFO contrôlé par un circuit PLL permet d’obtenir des signaux HF stables, comme ceux générés par un oscillateur à quartz.

Important : Ne mo difiez pour aucun motif les valeurs du filtre passe-bas, composé par C21, R13, C20, R12, C19, R11, C18 et R10, car celui-ci permet de convertir les impulsions sortant de la patte 5 d’IC2 en une tension continue, qui sera ensuite appliquée sur la diode varicap DV1, faisant à son tour varier la fréquence de transmission.

Pour moduler le signal en FM
Nous savons déjà que, pour faire varier la fréquence de transmission de 170,00 à 173,60 MHz, il est nécessaire de tourner le commutateur binaire S1 du canal 0 jusqu’au canal 9.
Pour moduler en FM le signal généré par l’étage oscillateur TR1, il est nécessaire d’appliquer le signal de la BF sur la diode varicap DV1 de façon à faire varier la fréquence générée de ±75 kHz (on dit aussi “shift”, “déviation”, “excursion en fréquence”, ou “Δ”).
Admettons avoir tourné le commutateur S1 sur 0, de manière à transmettre sur la fréquence de 170,00 MHz équivalents à 170 000 kHz. Lorsque nous modulerons cette fréquence, nous la ferons dévier sur une bande comprise entre :
170 000 –75 = 169 925 kHz fréquence minimum
170 000 +75 = 170 075 kHz fréquence maximum

Il est très important de respecter cette déviation de fréquence de ±75 kHz si on désire obtenir une transmission en haute fidélité.
Pour amplifier le signal BF à appliquer sur la diode varicap DV1, nous avons utilisé un circuit intégré spécial, un compresseur/expender référencé NE570 (le NE571 fait également l’affaire) fabriqué par Philips (voir figure 9), qui est utilisé couramment dans les MODEM, les émetteurs/récepteurs professionnels, les lecteurs CDROM, etc.
En pratique, ce circuit intégré permet, non seulement d’amplifier de façon automatique tous les signaux très faibles et à les élever à des niveaux acceptables, mais également à atténuer, toujours de manière automatique, tous les signaux anormalement élevés.
Il se comporte donc, comme un contrôle automatique de volume, qui augmente le gain si le signal est faible et le réduit s’il est trop élevé.
L’observation du schéma synoptique interne de ce circuit intégré (voir figure 9), permet de voir qu’il est composé de deux étages identiques.
Les pattes 11 et 12 sont reliées à l’entrée du premier étage amplificateur.
De la patte 10 on prélève le signal préamplifié qui est transféré, grâce au cavalier J1 (voir figure 3) sur la patte d’entrée 6 du second étage du NE570, utilisé dans ce schéma comme compresseur de signal.
De la patte 7 sort le signal compressé, qui est ensuite transféré sur la diode varicap DV1, au travers du condensateur électrolytique C17 et la résistance R9.
Pour amplifier des signaux très faibles, on utilise l’entrée A, qui est déjà prévue pour recevoir un microphone préamplifié.
Si on ne souhaite pas appliquer un microphone préamplifié sur l’entrée A (voir figure 13), il faut enlever du circuit imprimé, la résistance R1, afin d’éviter de véhiculer la tension positive de 5 volts sur le microphone.
Si on utilise l’entrée A, il faut nécessairement connecter le cavalier J1, comme on peut le voir sur la figure 3, car le signal prélevé de la patte 10 devra rentrer de nouveau par la patte 6 du second étage utilisé comme compresseur de signal.
En présence de signaux BF qui ont des amplitudes très élevées, il faut utiliser l’entrée B, puis déplacer le cavalier J1 vers le bas, de manière à relier le condensateur électrolytique C1 à la patte 6, à travers la résistance R5 et le condensateur C12.
Dans ce mode, seul le second étage compresseur du circuit intégré IC1 est utilisé.
A titre purement indicatif, nous vous donnons les tensions maximales qu’il est possible d’appliquer sur les deux entrées du circuit intégré IC1.
Entrée A = maximum 250 millivolts crête à crête.
Entrée B = maximum 1 volt crête à crête.
Pour fonctionner, cet émetteur nécessite d’être alimenté avec une tension continue de 12 volts.
Cette tension de 12 volts est utilisée uniquement pour alimenter le circuit intégré NE570 (voir IC1) et le transistor HF final, TR3.
Pour alimenter les deux autres transistors TR1 et TR2 ainsi que les circuits intégrés IC2 et IC3, une tension de 5 volts est nécessaire, nous la prélevons à la sortie du régulateur IC4.

Figure 3 : Schéma électrique de l’émetteur FM. L’entrée A est utilisée pour amplifier les signaux BF prélevés d’un microphone préamplifié (voir figure 13). Par contre, l’entrée B est utilisée pour amplifier les signaux issus d’un microphone quelconque. Les résistances utilisées dans ce projet sont des modèles 1/8 de watt. Pour changer la fréquence du TX, il faut tourner S1.

Figure 4 : Lorsque les deux fréquences F1 et F2 qui arrivent sur l’entrée de la porte NOR exclusif, génèrent en sortie une onde carrée ayant un rapport cyclique de 50 %, on trouve sur la diode varicap DV1 une tension de 2,5 volts. Dans cette condition, sur le transistor TR1, nous prélevons une fréquence de 171,60 MHz.

Figure 5 : Lorsque les deux fréquences F1 et F2 qui arrivent sur l’entrée de la porte NOR exclusif, génèrent en sortie une onde carrée ayant un rapport cyclique de 60 %, on trouve sur la diode varicap DV1 une tension de 3 volts. Dans cette condition, sur le transistor TR1, nous prélevons une fréquence de 173,20 MHz.

Figure 6 : Lorsque les deux fréquences F1 et F2 qui arrivent sur l’entrée de la porte NOR exclusif, génèrent en sortie une onde carrée ayant un rapport cyclique de 40 %, on trouve sur la diode varicap DV1 une tension de 2 volts. Dans cette condition, sur le transistor TR1, nous prélevons une fréquence de 170,40 MHz.

Figure 7 : Photo de l’étage émetteur, à l’intérieur de son coffret plastique. Pour faire sortir l’antenne télescopique, il convient de pratiquer un trou de 7 mm sur son couvercle.

Figure 8a : Schéma d’implantation des composants de l’émetteur FM. Si vous appliquez le signal du microphone sur la prise “B”, insérez le cavalier J1 vers la gauche, vers le condensateur C1, par contre, si vous appliquez le signal sur la prise “A”, placez le cavalier sur la partie droite de J1, vers le condensateur C3.

Figure 8b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face de l’émetteur. Côté composants.

Figure 8c : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face de l’émetteur. Côté soudures. Si vous décidez de réaliser vous-même ce circuit, n’oubliez pas toutes les jonctions entre les deux faces. Le circuit professionnel est à trous métallisés et il est sérigraphié.

Liste des composants de l’émetteur
R1 = 4,7 kΩ
R2 = 1 kΩ
R3 = 4,7 kΩ
R4 = 39 kΩ
R5 = 56 kΩ
R6 = 22 kΩ
R7 = 22 kΩ
R8 = 27 kΩ
R9 = 33 kΩ
R10 = 470 Ω
R11 = 10 kΩ
R12 = 4,7 kΩ
R13 = 470 Ω
R14 = 1 kΩ
R15 = 10 kΩ
R16 = 22 kΩ
R17 = 47 kΩ
R18 = 220 Ω
R19 = 100 Ω
R20 = 470 Ω
R21 = 100 Ω
R22 = 56 kΩ
R23 = 22 kΩ
R24 = 220 Ω
R25 = 1 kΩ
R26 = 47 kΩ
R27 = 22 kΩ
R28 = 4,7 kΩ
R29 = 100 Ω
C1 = 2,2 μF électr.
C2 = 100 pF céram.
C3 = 1 nF polyes.
C4 = 100 nF polyes.
C5 = 10 μF électr.
C6 = 10 μF électr.
C7 = 100 nF polyes.
C8 = 2,2 μF électr.
C9 = 220 pF céram.
C10 = 1 μF électr.
C11 = 220 pF céram.
C12 = 5,6 nF polyes.
C13 = 2,2 μF électr.
C14 = 10 μF électr.
C15 = 12 nF polyes.
C16 = 2,2 μF électr.
C17 = 1 μF électr.
C18 = 47 μF électr.
C19 = 10 μF électr.
C20 = 100 nF céram.
C21 = 1 nF polyes.
C22 = 22 pF céram.
C23 = 33 pF céram.
C24 = 33 pF céram.
C25 = 1 μF polyes.
C26 = 10 μF électr.
C27 = 100 nF polyes.
C28 = 100 nF polyes.
C29 = 4,7 pF céram.
C30 = 15 pF céram.
C31 = 47 μF électr.
C32 = 10 μF électr.
C33 = 1 nF céram.
C34 = 6,8 pF céram.
C35 = 10 pF céram.
C36 = 100 nF céram.
C37 = 100 nF céram.
C38 = 10 nF céram.
C39 = 100 nF céram.
C40 = 4,7 pF céram.
C41 = 10 nF céram.
C42 = 15 pF céram.
C43 = 100 nF céram.
C44 = 100 nF polyes.
C45 = 15 pF céram.
C46 = 100 nF polyes.
C47 = 10 nF céram.
C48 = 15 pF céram.
C49 = 100 nF céram.
C50 = 100 nF céram.
C51 = 47 μF électr.
C52 = 8,2 pF céram.
C53 = 2,2 pF céram.
C54 = 15 pF céram.
DV1 = Varicap BB405
L1-L2 = Self 110-180 MHz
L3-L4 = Self 110-180 MHz
L5-L6 = Self 110-180 MHz
L7 = 5 spires Ø 5 mm
XTAL = Quartz 8 MHz
TR1 = NPN BFR90
TR2 = NPN BFR90
TR3 = NPN BFR90
IC1 = Intégré NE570 ou NE571
IC2 = Intégré MB1502
IC3 = μcontr. EP1490
IC4 = Intégré MC78L05
J1 = Cavalier
S1 = Commutateur bin.
ANT = Ant. télesc. 47 cm


Figure 9 : Brochage du circuit intégré EP1490 (voir IC3 placé à gauche) et schéma interne du circuit intégré NE570, qui est équivalent au NE571 (voir dessin de droite).

Figure 10 : Avant d’insérer les transistors BFR90 sur le circuit imprimé, tournez vers la droite la patte la plus longue C et vers vous, la patte E, puis, avec une petite pince plate, repliez vers le bas toutes les trois pattes.

Figure 11 : Brochage des sorties (poids) 1, 2, 4 et 8 du commutateur binaire S1 (la patte C est le curseur central) et sur la droite le brochage E-M-S du circuit intégré MC78L05.

Figure 12 : Pour réaliser la bobine L7, prenez du fil de cuivre émaillé de 0,5 mm et enroulez 5 spires jointives sur un support d’un diamètre de 5 mm. La bobine terminée, grattez les deux extrémités du fil de façon à faire disparaître le vernis isolant et étamez.

Figure 13 : Si vous utilisez un microphone préamplifié, reliez-le sur la prise A, car c’est seulement sur cette entrée que se trouve une tension positive permettant de l’alimenter. Le point de sortie du signal est celui qui se trouve isolé de la masse métallique de son corps.

Figure 14 : Pour permettre un réglage aisé des bobines de cet émetteur, il vous sera utile de disposer de cette sonde de charge.

Figure 15a : Schéma d’implantation des composants de la sonde HF. Tous les composants visibles sur le schéma électrique de la figure 14 sont montés sur un petit circuit imprimé.

Figure 15b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé de la sonde HF.

Liste des composants de la sonde HF
R1 = 100 Ω 1/2 W
R2 = 100 Ω 1/2 W
R3 = 68 kΩ 1/4 W
C1 = 10 nF céramique
C2 = 1 nF céramique
C3 = 1 nF céramique
C4 = 1 nF céramique
DS1 = Diode Schottky HP5082
JAF1 = Self de choc HF


Figure 16 : La sonde de charge visible sur la figure 14 est reliée à la sortie de l’émetteur comme on peut le voir sur le dessin. Pour régler l’émetteur, suivez scrupuleusement toutes les instructions données dans le texte. Le niveau correct de puissance sera atteint lorsque vous lirez une tension qui ne soit pas inférieure à 2,8 volts sur le voltmètre.

Figure 17 : Pour calculer la puissance délivrée en watts, en connaissant les volts, vous pouvez utiliser la formule de cette étiquette.
Note : Comme sur l’entrée nous avons placé deux résistances de 100 ohms en parallèle (voir R1 et R2), la valeur R à utiliser pour le calcul de la puissance est égale à 50 ohms.


Figure 18 : Notez la couche de cuivre présente sur le circuit imprimé, qui sert pour blinder l’étage HF.

La réalisation pratique
Pour réaliser ce projet, il faut monter tous les composants visibles sur la figure 8a, sur le circuit imprimé que vous vous serez procuré ou que vous aurez réalisé d’après les figures 8b et 8c. En effet, ce circuit est un double face. La version professionnelle est à trous métallisés et elle est sérigraphiée.
En premier lieu, insérez les trois supports des circuits intégrés IC1, IC2 et IC3. Après en avoir soudé toutes les pattes, vous pouvez poursuivre en insérant et en soudant toutes les résistances de 1/8 de watt.
Montez ensuite les condensateurs céramique, puis les condensateurs polyester.
Près de la bobine L1/L2, vous pouvez souder la diode varicap DV1, en orientant sa bague comme on peut le voir clairement sur la figure 8.
Les composants suivants à insérer sont les deux prises pour l’entrée A et l’entrée B, puis le connecteur mâle J1, comportant 3 broches et, enfin, le commutateur binaire S1, sur la gauche d’IC3.
Le quartz inséré sur la droite d’IC2 sera placé en position horizontale et son boîtier sera soudé sur le circuit imprimé à l’aide d’une goutte d’étain.
A ce stade, vous pouvez mettre en place les trois transistors TR1, TR2 et TR3, mais, avant cela, il faut replier en “L” les trois pattes, en procédant comme suit :
Prenez un de ces transistors et orientez vers la droite sa patte la plus longue, qui est le collecteur, comme cela est visible sur la figure 10.
De cette manière, la patte la plus courte, qui est celle de la base, se trouve orientée vers la gauche et la patte centrale, qui en l’occurrence est l’émetteur, se trouve orientée vers vous.
A l’aide d’une pince plate, repliez vers le bas ces trois pattes (voir figure 10) et insérez-les dans les trous présents du circuit imprimé.
Soudez-les et coupez l’excédent de longueur du collecteur avec une pince coupante.
Si, par erreur, vous repliez les trois pattes B-E-C en plaçant celle du collecteur, qui est plus longue vers la gauche, le transistor brûlera dès la première mise sous tension car, sur la base, sera présente la tension destinée, en fait, à alimenter le collecteur !
Procédez de façon identique pour les trois transistors ayant le même boîtier.
Ensuite, vous pouvez insérer le circuit intégré régulateur IC4, en orientant la partie plate de son corps vers les condensateurs C44 et C46.
Pour compléter le montage, soudez tous les condensateurs électrolytiques, puis les bobines enfermées dans un blindage métallique nommées L1/L2, L3/L4 et L5/L6.
Comme ces trois bobines sont identiques, il n’y a ni problème de confusion possible ni d’erreur de mise en place, car elles ne peuvent être montées que dans un seul sens.
Rappelez-vous que sous le circuit imprimé, il vous faut non seulement souder leurs 5 broches, mais également les deux languettes du boîtier, indispensables pour un blindage efficace.
La bobine L7, qui est montée près de l’antenne télescopique, doit être réalisée par vos soins, en bobinant sur un support, comme une queue de foret par exemple (voir figure 12), 5 spires de fil de cuivre émaillé d’un diamètre de 0,5 mm.
Ceci fait, il faut racler l’émail dont est enduit le fil de cuivre, afin de pouvoir souder convenablement ses extrémités au circuit imprimé.
La dernière opération consiste à la mise en place des circuits intégrés dans leur support respectif. Bien contrôler leur marquage et positionner convenablement leur repère-détrompeur comme cela est visible sur la figure 8.
Le repère du circuit IC1 vers le bas, celui de IC3 et IC2 vers la droite.
Avant de fixer l’antenne sur le circuit imprimé, il faut régler les noyaux des trois bobines.

Comment régler l’émetteur ?
Comme tout le monde ne disposa pas des appareils de mesure nécessaires pour le réglage de cet émetteur, analyseur de spectre ou même simplement wattmètre HF, nous allons vous donner les indications nécessaires pour pouvoir mener à bien cette opération, à l’aide d’un simple multimètre.
En premier lieu, tournez le curseur du commutateur S1 sur le canal 4 de manière à positionner le VFO en oscillation sur la fréquence centrale de 171,60 MHz.
Deuxièmement, connectez un multimètre commuté en position voltmètre entre le point test TP1 (voir à droite de S1) et la masse, puis, alimentez l’émetteur en 12 volts.
La troisième opération consiste à tourner lentement le noyau de la bobine L1/L2 jusqu’au moment où vous lirez sur le voltmètre, une tension d’environ 2,5 volts.
Pour avoir la certitude que le noyau de la bobine est parfaitement réglé, essayez d’éteindre l’émetteur, puis de le rallumer : vous devez pouvoir toujours lire la même tension de 2,5 volts sur le voltmètre.
Pour tourner le noyau de cette bobine et celui des autres également, utilisez, de préférence, un outil spécial en matière isolante et procédez très délicatement afin d’éviter de briser le fragile noyau.
A titre informatif, signalons qu’en tournant le commutateur S1 sur 0, de manière à générer une fréquence de 170,00 MHz, sur TP1, vous devez lire une tension d’environ 1,8 volt.
En positionnant S1 sur 9, de manière à générer une fréquence de 173,60 MHz, sur TP1, vous lirez une tension d’environ 3,5 volts.
Après avoir réglé le noyau de la bobine L1/L2, il faut régler celui des deux autres bobines L3/L4 et L5/L6. Pour vous aider dans ce réglage, il faut fabriquer la sonde de charge (voir figure 14).
Après avoir appliqué la sonde entre la sortie de la bobine L7 et la masse à l’aide de deux courts morceaux de fils (voir figure 16), vous pouvez procéder comme suit :
- Sur la sortie de la sonde, connectez un multimètre en voltmètre sur l’échelle 5 volts fond d’échelle.
- Tournez le noyau de la bobine L5/L6 de manière à lire la tension maximum sur le voltmètre. Cette tension peut se situer autour de 2 volts.
- Tournez le noyau de la bobine L3/L4 afin de lire la tension maximale, après quoi, retouchez le réglage de la bobine L5/L6. Vous noterez que la tension en sortie est passée aux environs de 2,8 volts.
Connaissant la valeur de cette tension, si vous voulez calculer la puissance en watt, utilisez la formule suivante :
(2,8 x 2,8) : (50 + 50) = 0,0784 watt

En pratique, la puissance est supérieure car, dans le calcul, il n’est pas tenu compte de la chute de tension dans la diode de détection DS1, qui normalement se situe aux alentours de 0,4 volt, ainsi que de la tolérance des résistances de charge.
Ainsi, si nous considérons une tension effective de 3,2 volts, nous obtenons :
(3,2 x 3,2) : (50 + 50) = 0,1 watt

Après avoir réglé les bobines L3/L4 et L5/L6 pour la tension de sortie maximale, vous pouvez déconnecter la sonde et mettre en place le brin télescopique faisant office d’antenne.

La longueur du brin télescopique
Dans cet émetteur, nous avons prévu une antenne télescopique d’une longueur de 47 cm, que vous devez raccourcir légèrement. En effet, pour transmettre sur la gamme comprise entre 170 et 173 MHz, il convient d’utiliser une antenne d’une longueur de 40 cm.
De ce fait, pour obtenir cette longueur ou tout au moins s’en rapprocher, il faut replier le dernier brin, qui, comme vous pouvez le constater, mesure exactement 5 cm.

Conclusion
Voici un émetteur facile à réaliser, facile à régler et facile à utiliser. Chacun lui trouvera une application particulière, depuis le microphone HF que sa qualité Hi-Fi autorise, jusqu’à la surveillance de la chambre de bébé en passant par la retransmission de musique d’un point à un autre.

Un récepteur FM sur la bande 170 - 173 MHz pour la Hi-FI ou la surveillance

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...