Une unité de surveillance audio à distance par GSM avec alarme

Système compact GSM pour une écoute discrète à distance de ce qui se passe dans votre voiture, votre maison, la chambre d’un enfant ou d’une personne impotente, un magasin, une salle d’exposition, etc.
L’appareil, doté d’une entrée d’alarme, vous avertit quand quelqu’un entre dans son rayon (audio) d’action et l’écoute peut commencer.
Il est complètement programmable à distance et dispose d’une synthèse vocale guidant l’usager pendant toutes les phases de la programmation.


Nous vous avions proposé un antivol auto GSM/GPS dans l'article : "Concentré de haute technologie : Un antivol auto avec GSM et GPS", en cas de vol, envoie un SMS au propriétaire de la voiture avec indication du lieu (par coordonnées géographiques) où se trouve la voiture. Ce dispositif est aussi en mesure de bloquer le circuit électrique du véhicule au moyen de deux sorties à relais. Ce système, comme celui que nous allons décrire ici, utilise le cellulaire Falcom A2D (désormais bien connu), un modem GSM pouvant travailler aussi bien en phonie qu’en données ou en SMS. Vous pourrez d’ailleurs profitablement vous y reporter après avoir lu le présent article.
Nous avons publié une série d’articles proposant des applications plus simples avec téléphone portable Siemens série 35.
L’un d’eux décrit un système d’alarme avec SMS, un autre un contrôle à distance à deux sorties et un troisième une ouverture de portail pour 200 usagers habilités.
La couverture radio des téléphones portables et leur faible coût permettent de mettre à profit cette technologie dans les applications les plus variées, bien au-delà de la simple communication téléphonique, comme le montrent justement les nombreux montages que nous leur avons consacrés, montages auxquels s’ajoute aujourd’hui le dispositif que cet article décrit.



Notre montage
Ce dont il s’agit, vous avez déjà dû le comprendre en lisant ce qui précède. Mais il convient tout de même d’approfondir certains aspects concernant le profit que l’on pourra tirer de l’appareil à l’étude. Disons d’emblée que les systèmes comme celui-ci, destinés à l’écoute environnementale, sont en mesure de détecter ce qui est dit àl’intérieur d’un appartement ou d’une voiture et d’émettre cette information à une certaine distance. A cette catégorie appartiennent les classiques micros espions utilisant une porteuse radio pour envoyer à 100, 200 ou 500 mètres ce que capte le microphone.

La Loi et l’espionnage par “écoutes”
Si le contrôle doit être effectué à grande distance, la seule solution consiste à employer le réseau cellulaire GSM. Rappelons tout de suite que l’utilisation de ces appareils est parfaitement légale s’ils sont installés dans notre appartement, notre voiture, etc. Elle devient illégale, en revanche, et lourdement punissable par la Loi, quand l’appareil est utilisé pour écouter ce que dit, par exemple, le voisin ou le concurrent en affaires et plus généralement un tiers à son insu ou à son corps défendant. Dans cette situation, les seuls autorisés à utiliser de tels moyens d’écoute sont les membres des forces de l’ordre de l’Etat quand ils ont obtenu l’aval du Procureur de la République… et encore !
Cela n’empêche pas le citoyen d’être fondé à s’en plaindre devant la Cour européenne des Droits de l’Homme (“affaires” des écoutes téléphoniques sous tous les gouvernements). Sans parler, aux USA, du scandale du Water Gate qui a fait tomber Nixon : c’est depuis qu’on appelle “plombier” celui qui dissimule des micros espions, c’est-à-dire des micros HF de petites dimensions et faciles à cacher.

Le coeur de l’appareil : le modem GSM Falcom A2D
L’appareil décrit dans cet article appartient à la catégorie des systèmes d’écoute d’environnement à distance par GSM et présente, par rapport à des produits analogues du commerce, de nombreuses innovations. Le circuit met en oeuvre un module GSM Falcom A2D dont le fonctionnement est contrôlé par un microcontrôleur pilotant également un circuit de synthèse vocale et recevant les signaux en provenance d’un décodeur DTMF et d’une entrée d’alarme. Une de ses caractéristiques les plus importantes est la possibilité de programmer à distance toutes les fonctions du dispositif en étant assisté pas à pas par le circuit de synthèse vocale utilisant un circuit intégré ISD dûment programmé.
Pour écouter ce qui est dit dans l’environnement de l’appareil, nous devons appeler (avec un téléphone fixe ou un portable) le numéro correspondant à la SIM insérée dans le téléphone distant. En réponse, une voix de synthèse nous invite à taper le code d’accès à 6 chiffres sur le clavier de notre téléphone. Si le code est erroné, l’appel est interrompu. Dans le cas contraire, la voix nous invite à choisir parmi trois possibilités. Si l’on presse la touche 1, il est possible de modifier le numéro de téléphone à appeler par l’appareil en cas d’alarme. Si l’on presse la touche 2, il est possible de modifier le mot de passe (“password”) d’accès.
Enfin, si l’on presse la touche 3, il est possible d’établir la liaison audio (l’écoute) avec l’environnement de l’appareil dissimulé (dans le cas de surveillance d’un magasin ou d’une automobile, etc.) ou non (cas d’assistance d’une personne impotente, surveillance d’une chambre d’enfant, etc.). La liaison (et donc l’écoute) reste active pendant un temps indéfini ou bien jusqu’à ce que nous raccrochions.
Approfondissons les trois cas :
• La première option permet d’insérer ou de modifier le numéro de téléphone que l’appareil distant doit appeler en cas d’alarme. Pour bien comprendre ce que cela signifie, il faut savoir que le dispositif peut, bien sûr, être appelé mais peut aussi appeler lorsqu’il est en présence d’un signal d’alarme. En effet, l’appareil dispose d’une entrée pouvant être reliée à un capteur infrarouge (dans le cas d’un emploi domestique) ou à un capteur de mouvement (dans le cas d’un emploi automobile).
Le circuit, normalement inerte et prêt à recevoir à tout moment un de nos appels de contrôle, peut (en telle circonstance) nous avertir de la présence de quelqu’un à l’intérieur de la maison ou de la voiture, afin que nous puissions juger de la gravité ou non de la situation. Eh bien, le numéro que le système appelle dans ce cas est programmé en pressant la touche 1. Tout de suite après, une voix de synthèse nous invite à entrer le numéro de téléphone suivi d’une pression de la touche * (étoile). En cas d’erreur, nous pouvons annuler l’opération en tapant # (dièse). Quand nous avons entré le numéro, la voix de synthèse le répète et le système revient au menu principal.
Toutes les commandes vous laissent un temps de 10 secondes après lequel l’appel est terminé.
• Pour accéder à la deuxième fonction (changer le mot de passe), nous l’avons vu, il faut presser la touche 2 : peu après la voix de synthèse nous invite à taper le nouveau mot de passe à 6 chiffres. Tout de suite après avoir entré ce numéro, la voix de synthèse nous confirme que le nouveau mot de passe a été mémorisé. Dans ce cas les chiffres ne sont pas répétés : il faut donc bien l’avoir noté sous risque, en cas d’oubli ou de perte, de ne plus pouvoir accéder à l’appareil.
• La troisième option permet d’écouter ce que l’unité distante capte dans son environnement. Dans ce cas aussi, l’accès au mode “écoute” est préannoncé par la voix de synthèse. La communication s’interrompt exclusivement quand nous le décidons en raccrochant ou éteignant notre téléphone.
Il est toutefois possible, pendant l’écoute, d’envoyer une série de commandes à l’unité distante : en pressant la touche 2, on augmente le volume de l’écoute ; en pressant la touche 8, on le diminue. Sept niveaux d’écoute sont prévus. Aucune rétroaction des commandes, en revanche, n’est prévue. Pendant cette phase, il est possible de revenir au menu principal en pressant la touche 0.

La fonction alarme
Analysons maintenant brièvement le fonctionnement de la section d’alarme.
L’activation se fait en portant à l’état haut (ou +12 V) pendant deux secondes au moins l’entrée d’alarme. Le système appelle le numéro mémorisé et, quand nous répondons, nous communique vocalement par trois fois qu’il a détecté une alarme. Après chaque alarme, le circuit d’entrée reste inhibé pendant 10 minutes environ. En outre, l’alarme n’est pas envoyée si la communication est déjà active. Cette fonction est très importante pour le fonctionnement correct du dispositif. En effet, si nous envisageons d’installer le dispositif dans une voiture et que nous connectons l’alarme à un capteur de mouvement placé sous le siège du conducteur, le dispositif restera inerte tant que quelqu’un n’entrera pas dans la voiture. Excluons les cas où la voiture a été mise en marche et celui où la personne est montée dans la voiture pour discuter avec quelqu’un : là nous aurons désactivé l’alarme. Dans les autres cas, le système enverra le signal d’alarme en nous donnant la possibilité de demander, tout de suite après, l’écoute. Si nous restons en ligne longtemps, l’entrée d’alarme recevra certainement d’autres sollicitations mais ne nous appellera plus pour nous les signaler… puisque nous sommes déjà en ligne et au courant ! Le fait d’avoir prévu l’activation de l’écoute de l’environnement seulement sur appel, permet d’utiliser dans l’unité distante une platine prépayée sans avoir à se préoccuper de sa durée de validité.

Figure 1 : Organigramme de l’unité de surveillance audio par GSM avec alarme.
L’appareil utilise un modem cellulaire Falcom A2D et la voix du guide aidant l’usager pendant toutes les phases de programmation est enregistrée à l’intérieur d’un circuit intégré ISD2560.


Figure 2 : Les connexions du Falcom A2D.







Cette page donne toutes les caractéristiques techniques du Falcom A2D, le modem cellulaire utilisé dans ce montage. C’est un dispositif particulièrement compact, simple à utiliser et assez économique. Il peut fonctionner en modes données, phonie ou SMS.

Le schéma électrique
Il est donné figures 3 et 4 mais on se reportera d’abord à l’organigramme de la figure 1 : il montre dans les grandes lignes comment est organisé le circuit.



Toutes les fonctions sont confiées au microcontrôleur U4, un PIC16C558-MF433A, déjà programmé en usine, contrôlant, comme le montre le schéma électrique de la figure 3, le fonctionnement du modem GSM Falcom A2D par l’intermédiaire des lignes RB5 et RB6 connectées respectivement aux lignes TX-Data et RXData du modem par le connecteur à 40 contacts. Le microcontrôleur contrôle aussi (par la ligne RA2) le fonctionnement de l’entrée et de la sortie audio du modem grâce au relais double RL1. Selon l’état des contacts de ce dernier, il est possible d’envoyer à l’entrée audio du GSM les phrases mémorisées dans la section de synthèse vocale de l’appareil. Cette section est présentée dans l’organigramme comme un simple bloc avec deux sorties audio AP+ et AP– et la ligne de contrôle. En réalité, cet étage comprend le circuit intégré DAST (lire figure 5) et un deuxième microcontrôleur le contrôlant (figure 4).
Nous avons dû prendre cette solution parce que le PIC16C558 n’a pas suffisamment de lignes pour piloter le DAST.
En procédant ainsi, les instructions touchant les phrases à synthétiser sont envoyées par une seule ligne de contrôle (RA1 de U4) au PIC16F84-MF433B (U2), déjà programmé en usine, lequel s’occupe ensuite de déchiffrer les données et de les transmettre au DAST sous forme d’instructions.
Mais revenons au schéma électrique principal de la figure 3 et remarquons la présence du circuit intégré U1, un décodeur DTMF dont l’entrée est reliée à la sortie audio du GSM : cette puce a pour rôle de reconnaître les tons envoyés par le clavier DTMF de l’usager et d’envoyer les informations correspondantes au microcontrôleur U4 par les lignes RB0 à RB4. Au connecteur CN1 correspondent toutes les entrées et les sorties du dispositif. Sur les broches 1, 2 et 7 est présente la tension de 12 Vcc dont la masse correspond aux broches 3, 4 et 6. L’entrée d’alarme correspond à la broche 5 et l’entrée microphonique externe est reliée à la broche 8. Si nous utilisons un microphone pré-amplifié, nous pouvons l’alimenter avec le +12 V du connecteur. Le réseau constitué de R23, C13 et D4 évite à un éventuel signal d’amplitude supérieure à la normale présent sur la ligne de contrôle d’endommager l’entrée du microcontrôleur.
Le circuit comporte également une alimentation à découpage (U7) fournissant le 5 V stabilisé nécessaire au fonctionnement de presque tous les circuits intégrés.
L’entrée CN2 et les mémoires U5 et U6 ont été prévues pour installer d’autres éventuelles fonctionnalités.
Par exemple, ce réseau pourrait être utilisé pour mémoriser des coordonnées géographiques si l’appareil venait à être relié à un GPS.
En ce qui concerne la synthèse vocale, notons la présence d’un PIC16F84AMF433B, déjà programmé en usine, recevant par la ligne RA1 les instructions du microcontrôleur U4 et contrôlant par 11 lignes de I/O le fonctionnement d’un DAST ISD2560 ou 2590 dans lequel (figure 5) ont été mémorisées toutes les phrases nécessaires.
La plupart de ces lignes de contrôle ont été reliées aux adresses du DAST et permettent de sélectionner la ou les phrases nécessaires.

Figure 3 : Schéma électrique de la section CPU de l’unité de surveillance audio par GSM.

Figure 4 : Schéma électrique de la section synthèse vocale de l’unité de surveillance audio par GSM.

Figure 5 : Les DAST.
Acronyme de Direct Analog Storage Technology (Technologie de Stockage Analogique Direct), le DAST est une puce capable d’enregistrer dans une mémoire volatile (EEPROM) une certaine durée de musique, de voix ou de bruit, permettant ainsi de les reproduire à volonté en totalité ou en partie. La série ISD2000 est caractérisée par des durées d’enregistrement de 60 à 120 secondes (ISD2560, ISD2590 et ISD25120). Chaque puce peut enregistrer ou reproduire, au moyen de commandes spécifiques de certaines de ses broches, aussi bien pour la durée maximale que pour une partie seulement.
Nous pouvons aussi expliquer comment fonctionne et comment sont gérés ces composants en nous référant à leur brochage : chacun compte 14 broches par côté (boîtier DIL, ce qui fait 28 broches) dont les 10 premiers sont les adresses, nécessaires pour paramétrer le point de départ de l’enregistrement/lecture. Comme on a 10 bits, la division maximale est de 600 parties de mémoire correspondant à 100, 150 ou 200 millisecondes chacune pour les modèles à 60, 90 et 120 secondes.
Ainsi il est facile de répartir la durée en deux, quatre, huit (ou davantage) messages, pour les applications le nécessitant, ce qui évite de recourir à plus d’un circuit intégré et simplifie les dispositifs autrefois bien plus complexes.
On a ensuite les broches de contrôle, c’est-à-dire celles à travers lesquelles on peut commander le fonctionnement du DAST, ce sont les 27 (Playback/Record), 25 (EOM), 24 (Power Down), 23 (Chip Enable), 22 (OVR) : la première décide si la phase à mettre en route doit être celle d’enregistrement (le convertisseur A/N prélève le signal sur les broches 17 et 18 et le met en mémoire) ou de lecture (le contenu de la mémoire des adresses spécifiées est reconverti par N/A et reproduit par la sortie BF à pont localisée aux broches 14 et 15) ; en Play elle doit rester au 1 logique et en Rec prendre le niveau logique bas (0).
La seconde indique, avec une impulsion à 0 logique (elle est normalement au 1 logique : +5 V), la fin d’un message en reproduction, de façon à remettre à zéro le réseau logique externe nécessaire à la gestion de la puce ; mais pas seulement car en Record (programmation), si on occupe la totalité de l’espace disponible, elle se fixe à l’état logique 0, revenant à 1 à l’extinction du DAST.
La broche 24 reste au repos à l’état haut et pour allumer le circuit intégré, quand on veut exécuter un enregistrement ou une reproduction, elle se met à 0.
La 23, Chip Enable, est active au niveau logique bas et doit être mise en retard de 30 ms environ par rapport à la désactivation du PD (24) : les paramétrages des adresses de départ ainsi que de Play/Rec (27) sont faits avant que cette broche ne prenne le 0 logique, car après ils n’auraient aucun effet et le DAST opérerait en fonction de leur situation précédant la commutation 1/0 sur le CE.
Enfin, OVR (22) est un dédoublement de l’EOM et sert, en phase de reproduction, à indiquer quand le message se termine lorsque la durée utile est écoulée, ou bien quand il a été enregistré en utilisant toute la mémoire : il donne l’indication en se fixant à l’état logique 0 ; normalement il est à +5 V. Sert seulement pour des systèmes utilisant plusieurs dispositifs en cascade.



Figure 6 : Personnaliser les messages vocaux.
L’unité de surveillance audio par GSM met en oeuvre un circuit intégré de synthèse vocale (un ISD2560) pour indiquer à l’utilisateur les opérations à accomplir et pour demander confirmation du paramétrage. En effet, par exemple, quand le numéro à appeler en cas d’alarme a été tapé, le dispositif répond en répétant le numéro indiqué :
“Numéro d’alarme mémorisé comme suit : un deux trois…”.
L’appareil est disponible tout monté et réglé, avec son circuit intégré DAST contenant les phrases correctes. Si l’on veut personnaliser les messages vocaux, il suffit d’utiliser le programmateur de DAST série ISD2000 : ce système permet de programmer les DAST en utilisant le fichier Wave sur PC. Il suffit de préparer les fichiers et ensuite de les transférer au circuit intégré au moyen du programmateur. Pour faciliter le travail de ceux qui voudraient se lancer dans cette modification, nous donnons un tableau des messages pré-enregistrés avec indication de l’adresse de la localisation de mémoire d’où le message part et la durée exprimée en secondes. En utilisant le logiciel, il suffira de paramétrer les valeurs indiquées dans le tableau et de charger le fichier .WAV relatif au message que l’on veut programmer.
Il est important, dans tous les cas, de respecter la séquence exacte des phrases comme le montre le tableau. Quand le DAST est programmé, il est possible de le tester en utilisant la fonction correspondante et en indiquant l’adresse exacte.



nd.     Durée    Phrase
000 0.7 Zéro
002 0.7 Un
004 0.7 Deux
006 0.7 Trois
008 0.7 Quatre
010 0.7 Cinq
012 0.7 Six
014 0.7 Sept
016 0.7 Huit
018 0.7 Neuf
020 2.0 Taper le code d’accès
028 3.0 Taper 1 pour modifier le numéro à appeler
040 3.6 Taper 2 pour modifier le code d’accès
055 6.4 Taper maintenant le numéro à appeler et confirmer avec*,
pour annuler presser #
081 3.3 Taper 3 pour activer l’écoute de l’ambiance
095 3.8 Ecoute de l’ambiance activée, raccrocher pour terminer
111 2.5 Numéro d’alarme mémorisé comme suit :
121 3.5 Taper maintenant le nouveau code d’accès à six chiffres
135 2.7 Nouveau code d’accès mémorisé
146 1.3 Alarme active !


Liste des composants
R1 = 330 kΩ
R2 = 47 kΩ
R3 = 4,7 kΩ
R4 = 4,7 kΩ
R5 = 4,7 kΩ
R7 = 470 kΩ
R8 = 100 kΩ
R9 = 100 kΩ
R10 = 4,7 kΩ
R11 = 4,7 kΩ
R12 = 4,7 kΩ
R13 = 10 kΩ
R14 = 4,7 kΩ
R15 = 4,7 kΩ
R16 = 10 kΩ
R17 = 10 kΩ
R18 = 4,7 kΩ
R19 = 39 Ω
R20 = 1 kΩ
R21 = 1 kΩ
R22 = 18 Ω
R23 = 10 kΩ
R24 = 10 kΩ
C1 = 100 nF 63 V polyester pas 5 mm
C2 = 2,2 μF 100 V électrolytique
C3 = 100 nF 63 V polyester pas 5 mm
C4 = 100 nF 63 V polyester pas 5 mm
C5 = 22 pF céramique
C6 = 22 pF céramique
C8 = 2,2 μF 25 V électrolytique
C9 = 22 pF céramique
C10 = 22 pF céramique
C11 = 470 nF 63 V polyester
C12 = 100 μF 16 V électrolytique
C13 = 100 nF multicouche
C14 = 470 μF 25 V électrolytique
C15 = 2200 μF 16 V électrolytique
C16 = 100 μF 25 V électrolytique
D1 = 1N4148
D2 = 1N4148
D3 = 1N4007
D4 = Zener 5,1 V 1 W
D5 = Diode BYW96
U1 = Intégré MT8870
U2 = PIC16F84A-MF433B
U3 = ISD2560-MF433C DAST
U4 = PIC16C558-MF433A
U5 = Intégré 24LC256
U6 = intégré 24LC256
U7 = Régulateur LM2576T-5
Q1 = NPN BC547B
RL1 = Relais 12 V miniature 2 RT
X1 = Quartz 3,58 MHz
X2 = Quartz 4 MHz
X3 = Quartz 8 MHz
L1 = Self 47 μH 1,5 A
CELL = Cellulaire Falcom A2D

Divers :
2 Supports 2 x 9 broches
1 Support 2 x 14 broches pas large
1 Connecteur RJ45 pour circuit imprimé
1 Barrette tulipe 4 pôles
1 A2/40 connecteur 40 pôles pour A2D
1 A2D/ANT connecteur antenne
1 FME/FME adaptateur pour antenne
1 Antenne bibande plate GSM




Figure 8 : Photo des deux faces d’un des prototypes de l’unité de surveillance audio par GSM avec alarme.

Les dessins et les photos montrent le degré d’intégration élevé auquel nous avons dû avoir recours pour pouvoir réaliser un dispositif compact et de petites dimensions.
Les dessins de la figure 8 montrent le parcours des pistes et la figure 7 la position des composants sur le circuit imprimé.
Ci-dessus, les photos montrent l’appareil entièrement monté.
On le voit, la majeure partie des composants sont montés sur le côté LC. Sur le côté opposé, celui des soudures LS, on n’a monté que les deux connecteurs : un 40 broches pour le GSM et un lui fournissant la tension.
Dans ce montage “sandwich” il est nécessaire d’interposer une feuille isolante entre la surface de la platine et le modem afin d’éviter les court-circuits. Il est évident que le montage de la platine est à effectuer avec le plus grand soin en utilisant une pointe fine, en particulier pour les soudures du connecteur à 40 pôles dont le pas est de 1 millimètre seulement !

Figure 9 : Dessins, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de l’unité de surveillance audio par GSM avec alarme.
Il pourra être réalisé par la méthode décrite dans l'article : "Comment fabriquer vos circuits imprimés facilement ?" si on y apporte un soin tout particulier, les intervalles entre les pistes étant très réduits.
A gauche, le côté composants (LC), à droite, le côté soudures (LS).


La réalisation pratique
Nous pouvons maintenant nous occuper du montage de l’appareil. Les figures 7, 8 et 9, doubles toutes les trois car nous avons à faire à un circuit imprimé double face, sont consacrées à la réalisation pratique. Les figures 10 et 11 éclairent le couplage au GSM et le montage dans le boîtier.
On le voit, nous avons utilisé un boîtier métallique de petites dimensions dans lequel nous avons pu installer tous les éléments constituant l’appareil.
Pour y réussir, nous avons utilisé, justement, un circuit imprimé double face à trous métallisés, utilisant la face LC pour les composants et la face LS des soudures pour le modem GSM. Nous avons dû recourir à un haut degré d’intégration pour réaliser un appareil de dimensions réduites (censé être dissimulé, du moins pour l’une de ses fonctions : la surveillance discrète antivol).
Mais procédons par ordre. La figure 7 montre la disposition des composants sur la face LC (le connecteur à 40 pôles ainsi que le connecteur d’alimentation du modem, en revanche, sont côté soudures (LS) puisque c’est là qu’on placera le module modem GSM, voir la figure 8 pour les photos).
A propos du modem à placer en “sandwich” côté soudures (figure 10), n’oubliez pas, afin de chasser tout souci de court-circuit intempestif de vos esprits, d’interposer une feuille de mica (découpée aux dimensions adéquates et en ménageant le passage des connecteurs) entre les soudures et le module dont le boîtier est, bien sûr, métallique.
Est-il utile de souligner que le montage de la platine doit être effectué avec le plus grand soin ? Non ? Je le savais mais trop tard ! Vous devrez utiliser un fer à panne fine de 25 ou 30 W et du tinol de qualité de 0,5 millimètre de diamètre, en particulier pour souder le connecteur à 40 pôles dont le pas est de 1 millimètre.
Quand le câblage de la platine est fait, avant de monter le modem Falcom A2D, alimentez le circuit avec une source 12 V et vérifiez que la tension 5 V sortant de l’alimentation à découpage arrive bien aux circuits intégrés destinataires. Puis installez le modem.
Vous devrez à ce moment faire un essai au banc (ou sur la paillasse, bref au labo) de toutes les fonctions de l’appareil en insérant dans le modem une carte SIM en cours de validité et en reliant une antenne adéquate (figure 2). Pour l’entrée microphone, utilisez un câble blindé de deux mètres et une capsule microphonique préamplifiée dûment alimentée. Vérifiez que tout fonctionne comme décrit dans l’article et que le bruit de fond dû à la porteuse radio captée par le câble du microphone ne soit pas de niveau trop élevé. Pour accéder à l’unité distante (notre appareil), il est nécessaire de disposer d’un mot de passe : par défaut c’est 1, 2, 3, 4, 5, 6. Ce mot de passe, nous l’avons vu, peut facilement être modifié à tout moment.

Le montage dans le boîtier
Quand ces essais au banc sont achevés, il ne vous reste qu’à installer le montage dans son boîtier métallique.
A ce propos, il est nécessaire de réaliser, sur un de ses côtés, un évidement correspondant au passage du connecteur d’entrée et, sur le côté opposé, un simple trou pour le passage du câble de l’antenne.
Vérifiez bien que l’installation à l’intérieur du boîtier n’a produit aucun court-circuit et que l’unité distante continue à fonctionner comme prévu.
Rappelons que l’appareil nécessite une alimentation externe en 12 Vcc (de 10,5 à 15 V environ) pour une consommation au repos de 60 mA et en émission de 200 mA environ.


Figure 10 : Photo de la platine principale et du modem GSM prêts à être assemblés avec une feuille isolante interposée.

Pour réduire le plus possible les dimensions de notre appareil, nous avons utilisé un circuit imprimé double face à trous métallisés. Sur un côté de la carte sont montés tous les composants et sur l’autre, en une sorte de “sandwich”, est fixé le modem Falcom A2D. C’est dans ce but que, côté soudure nous avons placé le connecteur à 40 pôles et celui à 4 pôles fournissant l’alimentation de l’unité GSM.
Afin d’éviter que la carcasse métallique du modem ne provoque un court-circuit avec les pistes de dessous, il est nécessaire d’interposer une feuille de mica bien dimensionnée, comme le montrent les photos ci-contre.

Figure 11 : L’un de nos prototypes installé dans son boîtier.

Conclusion et rappel
Nous vous souhaitons bonne écoute à distance de votre voiture, votre villa, votre salle d’exposition, votre magasin… en votre absence ou encore de la personne dont vous avez la garde.
Toutefois, nous avons le devoir de vous rappeler que la Loi interdit et punit sévèrement de placer l’appareil chez une personne sans son consentement et a fortiori à son insu. Ne jouez pas les James Bond, allez plutôt au cinéma.

2 commentaires:

  1. Est-il possible d'acheter un prototype?
    et comment flasher le firmware

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