Un récepteur AM-FM large bande de 38 à 860 MHz

Les dernières décisions de la Cour Européenne remettent au goût du jour ce récepteur sur lequel vous pourrez recevoir une infinité d’émetteurs. Par exemple : les radioamateurs sur 50, 145 ou 432 MHz, les radio-taxis, les pompiers, les avions, les ambulances, le son de la télévision, les microphones-espions, les réémetteurs de toutes sortes, etc. Le récepteur démodule l’AM, la NBFM et la LBFM. Quant à la fréquence reçue, elle est affichée sur un fréquencemètre à 5 chiffres.

Figure 1 : Le récepteur AM/FM à triple conversion de fréquence monté dans son boîtier avec fréquencemètre et S-mètre.

Ce montage est constitué de plusieurs étages intéressants, comme l’AFC, l’AGC (CAG) et le fréquencemètre : le fonctionnement de ce dernier permet de comprendre comment on peut soustraire la valeur de la MF de la fréquence produite par l’oscillateur local du récepteur, de manière à visualiser, sur les afficheurs, la fréquence exacte que l’on reçoit.
Etant donné que ce récepteur s’accorde aussi sur les fréquences des satellites polaires météo, ceux d’entre vous qui le réaliseraient dans l’espoir de visualiser sur un ordinateur les images émises, en utilisant une des interfaces déjà publiées, seraient déçus : notre récepteur ne peut remplir cette fonction spécifique. Par contre, toutes les autres possibilités vous sont ouvertes (voir introduction).

Le schéma électrique du récepteur
Disons d’emblée que ce récepteur est un superhétérodyne (c’est-à-dire qu’il est à changement de fréquence, utilisant un transformateur HF de MF), mais pourvu de trois changements de fréquence (donc doté de trois MF) : on dit superhétérodyne à triple conversion de fréquence. La première MF est à 38,9 MHz, fréquence convertie ensuite par IC1 sur 10,7 MHz (valeur de MF plus classique), puis convertie une troisième fois par IC2 sur 455 kHz (MF classique aussi).
Voyons tout d’abord le “tuner” (bloc d’accord ou tête HF), en haut à gauche du schéma électrique de la figure 2. Ce bloc est alimenté en 5 V sur la broche 12 et en 12 V sur la 6. La tête HF est constituée de trois étages pouvant s’accorder sur les gammes : 38 à 175 MHz, 130 à 472 MHz et 425 à 860 MHz. Quand le 12 V est appliqué sur la broche 7, la première gamme est en service, le 12 V sur la broche 8, c’est la deuxième gamme qui est en service et enfin le 12 V sur la broche 10, la troisième gamme est en service.
Pour faire varier, à présent, la fréquence au sein de chaque gamme et donc obtenir l’accord sur une fréquence précise, il faut appliquer, sur la broche 11 du bloc HF, une tension allant de 0 à 30 V : cette tension permet de faire varier la capacité de la diode varicap interne. Aussi, si nous tournons le curseur du potentiomètre R42, nous appliquons une tension positive variable de 0 à 5 V à la broche 5 de l’amplificateur opérationnel IC4 et, étant donné que celui-ci amplifie 6 fois, nous trouvons sur la broche de sortie 7 les 0 à 30 V requis par le bloc d’accord.
La broche opposée 6 de l’amplificateur opérationnel IC4 est utilisée par l’AFC (Automatic Frequency Control) ou CAF : quand le bloc est parfaitement accordé sur l’émetteur reçu, on trouve sur la broche 6 de IC2 une tension de 2,5 V environ. Si l’étage oscillateur local de la tête HF glissait en fréquence, cette tension pourrait descendre à 2,4 V ou monter à 2,6 V mais, comme elle arriverait sur la broche 6 inverseuse de l’amplificateur opérationnel IC4 à travers R28 et R43, la tension sur la broche de sortie 7 varierait et, par suite, la capacité de la diode varicap. Ainsi, le bloc se ré-accorderait exactement et de luimême sur sa fréquence initiale.
Passons maintenant aux broches 16 et 17 de la tête HF, dont sort le signal MF de la première conversion accordée sur 38,9 MHz. Ce signal, passant à travers la MF1 et la MF2 accordées sur 38,9 MHz, arrive sur les broches 1 et 2 de IC1, un mélangeur équilibré NE602 utilisé pour convertir les 38,9 MHz en 10,7 MHz. En appliquant un quartz de 49,6 MHz (XTAL1) sur les broches 6 et 7 de son oscillateur, nous obtenons sur les broches de sortie 4 et 5 une fréquence de : 49,6 – 38,9 = 10,7 MHz.
A la sortie de la MF3, accordée sur 10,7 MHz, le signal, avant d’entrer dans les broches 1 et 2 de IC2, passe à travers le filtre céramique FC1 de 10,7 MHz afin d’améliorer la sélectivité du récepteur. Le circuit intégré IC2, NE625, est un récepteur FM complet doté d’un oscillateur, d’un mélangeur, de deux étages amplificateurs MF, d’un détecteur de produit FM, d’un “Muting” (silencieux) et d’un étage RSSI servant à exciter un S-mètre et à démoduler seulement les signaux en AM. Si l’on relie un quartz de 10,245 MHz aux broches 3 et 4 de l’étage oscillateur (XTAL2), nous retrouvons sur la broche de sortie 20 de ce circuit intégré une fréquence de : 10,7 – 10,345 = 0,455 MHz, soit 455 kHz.
Ces 455 kHz, à travers C38, atteignent la MF4 et le filtre céramique FC2, utilisés pour obtenir une bande passante de 150 ou 30 kHz. Quand l’interrupteur S2 est sur 150 kHz, les diodes DS1 et DS2 entrent en conduction et le signal entrant dans le primaire de la MF4 arrive, à travers C41, sur la broche d’entrée 18 du premier étage amplificateur de MF de IC2. Quand l’interrupteur S2 est sur 30 kHz, les diodes DS5 et DS6 entrent en conduction et le signal entrant dans le filtre FC2 arrive à nouveau, à travers C41, sur la broche 18 du premier étage amplificateur de MF de IC2.
Le signal amplifié sortant de la broche 16 est envoyé, à travers C42, sur la MF5 et sur le filtre céramique FC3, utilisé de nouveau pour rendre plus sélective la bande passante des 150 et 30 kHz. Quand l’interrupteur S2 est sur 150 kHz, les diodes DS3 et DS4 entrent en conduction et le signal entrant dans le primaire de la MF5 arrive, à travers C45, la broche d’entrée 14 du deuxième étage amplificateur de MF doté de son limiteur. Quand S2 est sur 30 kHz, les diodes DS7 et DS8 entrent en conduction et le signal entrant dans le filtre FC3 arrive à nouveau, à travers C45, sur la broche 14 du deuxième étage amplificateur de MF contenu dans IC2.
La MF6, reliée à la broche 10 de IC2, sert à démoduler le signal FM prélevé ensuite sur la broche de sortie 8. Sur la broche 7, on prélève en revanche le signal RSSI lequel, appliqué sur la broche 5 de l’amplificateur opérationnel IC3-B, est utilisé pour obtenir le signal BF de toutes les stations émettrices modulant en AM. Le signal prélevé à la sortie de IC3-B est utilisé également pour exciter le S-mètre et pour les fonctions AGC (contrôle automatique de gain CAG) et Silencieux (“muting”).
Examinons surtout le CAG, réglable manuellement par variation de la tension sur la broche 5 du bloc d’accord.
En tournant le potentiomètre R25, nous pouvons faire varier la tension sortant de la broche 1 de IC3-A entre 5 et 12 V. Plus la tension positive sur la broche 5 du bloc augmente, plus augmente le gain. Etant donné qu’avec les émetteurs les plus forts le récepteur peut être saturé, afin d’éviter cet inconvénient le CAG entre en action : plus l’amplitude du signal reçu augmente, plus augmente la tension sur la broche de sortie 7 de l’amplificateur opérationnel IC3-B et plus l’aiguille du S-mètre dévie vers le fond d’échelle. Cette tension charge aussi C53, relié à la broche inverseuse 2 de l’amplificateur opérationnel IC3-A et donc plus cette tension augmente, plus la tension sur la broche 1 diminue.
Comme cette dernière est reliée, à travers R20, à la broche 5 de la tête HF, nous obtenons une atténuation automatique de gain.
Pour la fonction Silencieux, on a recours à l’amplificateur opérationnel IC3-C et aux deux transistors TR1 et TR2. On le voit sur le schéma électrique, la tension sur la broche de sortie de IC3-B, utilisé en S-mètre, arrive aussi sur C58, relié à la broche non inverseuse 10 de IC3-C.
En tournant le curseur de R33, relié à la broche inverseuse 9 de IC3-C, nous mettons sa sortie à 0 V et ainsi nous mettons à la masse la broche 5 de IC2, tout en activant le Silencieux, mais seulement pour recevoir les stations FM.
Quand le Silencieux est activé, DL1 s’allume sur la face avant du récepteur.
Pour obtenir la fonction Silencieux également avec les stations AM, on se sert des deux transistors TR2 et TR1. Quand on a 0 V sur la broche de sortie de IC3-C, TR2 ne conduit pas et on trouve donc sur son collecteur la tension positive maximale, ce qui fait conduire TR1 : ce dernier, par son collecteur, court-circuite à la masse le signal BF présent sur les extrémités de R30.
Si nous nous accordons sur une station dont le signal dépasse le niveau de seuil du potentiomètre R33, automatiquement nous retrouvons sur la broche de sortie de IC3-C une tension positive produisant l’extinction de DL1. Cette tension positive arrive aussi sur la broche 5 de IC2 et donc le Silencieux FM se désactive, ce qui fait sortir de sa broche 8 le signal BF, pouvant ainsi atteindre les deux circuits intégrés amplificateurs BF IC3-D et IC17. Si le récepteur reçoit les stations AM, la tension positive sur la broche de sortie de IC3-C fait conduire TR2 et donc sur son collecteur on a 0 V : cette tension, supprimant la polarisation de la base de TR1, élimine le court-circuit aux extrémités de R30 et par conséquent le signal BF arrive sur les deux circuits intégrés amplificateurs IC3-D et IC17.

Figure 2 : A la sortie du bloc d’accord “TUNER” se trouve un signal converti sur 38,9 MHz, converti ensuite sur 10,7 MHz par IC1, puis sur 455 kHz par IC2. Dans le rectangle de couleur du haut on voit les deux filtres MF pour les 150 et 30 kHz de largeurs de bande passantes HF.

Le schéma électrique du fréquencemètre
Il se trouve figure 4. Sur la broche 14 du bloc d’accord nous pouvons prélever la fréquence de l’étage oscillateur local seule, divisée par 256 : elle est supérieure de 38,9 MHz à la fréquence reçue. Par conséquent si nous faisons l’accord sur une station émettant sur 100 MHz (par exemple), sur cette broche nous aurons une fréquence de : (100 + 38,9) : 256 = 0,5425 MHz.
Si nous faisons l’accord sur une station émettant sur 435 MHz (par exemple), sur cette broche nous aurons une fréquence de : (435 + 38,9) : 256 = 1,8511 MHz.
Si nous appliquions directement la fréquence de l’oscillateur sur un fréquencemètre numérique, nous lirions donc une fréquence ne correspondant pas à celle reçue. Pour soustraire 38,9 MHz à la fréquence produite par l’oscillateur, nous avons utilisé le petit procédé que voici.
La fréquence de l’onde carrée prélevée sur la broche 14 de la tête HF est envoyée, par C74, sur l’étage, constitué de TR3 et de l’inverseur IC13-A, s’occupant de l’épurer et de rendre les fronts de montée et de descente plus rapides.
Par l’intermédiaire de la NAND IC14-A, ce signal est appliqué sur la broche d’entrée 1 du premier compteur IC12 et, à la dixième impulsion, le signal sur la broche 6 entre dans la broche d’entrée 10 du premier compteur présent à l’intérieur de IC11. A la centième impulsion, le signal présent sur la broche 14 entre dans la broche 2 du deuxième compteur de IC11. A la millième impulsion, le signal présent sur la broche 6 entre dans la broche 10 du premier compteur de IC10. A la dix millième impulsion, le signal sur la broche 14 de IC10 entre dans la broche 2 du deuxième compteur de ce même circuit intégré. En reliant ces compteurs IC12, IC11 et IC10 comme on vient de le dire, on obtient un fréquencemètre numérique simple : sur ses afficheurs apparaît l’indication de la fréquence appliquée à son entrée, diminuée des 38,9 MHz de l’oscillateur local. Pour soustraire ces 38,9 MHz, nous devons mettre à profit les poids qu’ont les broches de ces compteurs. Elles sont égales à :

broches 3 et 11 = poids 1
broches 4 et 12 = poids 2
broches 5 et 13 = poids 4
broches 6 et 14 = poids 8.

Il faut donc soustraire du comptage le nombre 389. Dans le premier compteur IC11, en effet, nous avons connecté deux diodes, DS14 et DS15, aux broches 14 et 11, ayant un poids de 8 + 1 = 9. Dans le deuxième IC11, nous avons connecté une seule diode, DS13, à la broche 6, ayant un poids de 8.
Dans le troisième compteur IC10, nous avons connecté deux diodes, DS11 et DS12, aux broches 12 et 11, ayant un poids de 2 + 1 = 3. Ces diodes, choisies et connectées pour un poids total de 389, après avoir compté exactement 389 impulsions plus les 10 du premier compteur IC12 pour un total de 3 890, remettent à zéro tous les compteurs et donc le comptage repart de zéro. Par conséquent, si par exemple on a fait l’accord sur 435,5 MHz, de la broche 14 de la tête HF sort une fréquence de :
(435,5 + 38,9) : 256 = 1,8531 MHz.

Comme la base de temps du fréquencemètre est de 25,6 μs, il compte :
25,6 : (1 : 1,8531) = 47 440 impulsions.

Comme les compteurs soustraient 3 890 impulsions, sur les afficheurs apparaîtra le nombre :
47 440 – 3 890 = 43 550.

Comme nous avons placé le point décimal sur le deuxième afficheur, nous lisons 433,50 MHz.
Ne pensez pas que nous ayons résolu le problème avec ces cinq diodes ! Car pour compter un total de 43 550 impulsions, le compteur se mettrait de nouveau à zéro à la :
43 550 – 3 890 = 39 660 ème impulsion
39 660 – 3 890 = 35 770 ème impulsion
35 770 – 3 890 = 31 880 ème impulsion,
…etc.

Afin d’éviter qu’après avoir soustrait une première fois 3 890 impulsions le compteur ne continue à les soustraire, nous avons utilisé l’étage constitué de IC13-D, IC13-E, IC14-D, IC13-F et IC16-B. Au premier comptage, cet étage, à la 3 890 ème impulsion, remet à zéro le compteur. Puis le reset est désactivé, de manière à ne plus effectuer aucune soustraction jusqu’à ce que le comptage total ait été atteint.
La fréquence d’horloge du fréquencemètre est produite par le quartz XTAL3 de 40 kHz, appliqué aux broches 11 et 10 de IC15. Cette fréquence est divisée ensuite par 2 048 par IC16-A. On obtiendra donc une fréquence de : 40 000 : 2 048 = 19,5 Hz et par conséquent notre fréquencemètre effectuera une lecture toutes les : 25,6 x 2 = 51,2 ms.
Note : Comme avec tous les afficheurs numériques, le dernier chiffre (à droite) n’est jamais stable, ce n’est pas un défaut !

Figure 3 : Ici vous trouvez le schéma électrique du fréquencemètre numérique à 5 chiffres soustrayant de la fréquence de l’oscillateur local (sortie broche 14) la valeur de MF de 38,9 MHz de manière à lire la fréquence d’accord exacte.

La réalisation pratique
Si vous suivez avec attention les figures 5, 6, 7 et 8, vous ne devriez pas rencontrer de problème insoluble, bien qu’il y ait beaucoup de composants à monter : procédez par ordre, afin de ne rien oublier, de ne pas intervertir les composants se ressemblant, de ne pas inverser la polarité des composants polarisés et de ne faire en soudant ni court-circuit entre pistes et pastilles ni soudure froide collée. Si vous faites ainsi, le récepteur fonctionnera dès la mise sous tension.
Quand vous êtes en possession du circuit imprimé, montez tous les composants comme le montre la figure 7.
Placez d’abord les supports des circuits intégrés et des réseaux de résistances RS et vérifiez que vous n’avez oublié aucune broche. Passez ensuite aux connecteurs Conn1 et 2, même remarque.
Montez maintenant les 19 diodes au silicium, bagues noires repère-détrompeurs tournées dans la direction indiquée par la figure 7 (et que rappelle la sérigraphie sur le circuit imprimé). Montez alors toutes les résistances individuelles en contrôlant soigneusement leurs valeurs (classez-les d’abord).
Montez ensuite tous les condensateurs céramiques et polyesters, en appuyant bien leurs boîtiers à la surface du circuit imprimé.
Continuez en montant les quartz : XTAL1 est le 49,6 MHz, XTAL2 le 10,245 MHz et XTAL3 le petit quartz cylindrique de 40 kHz. Insérez et soudez ensuite le filtre céramique FC1 de 10,7 MHz (près de MF3) et les deux filtres FC2 et FC3 de 455 kHz. Montez les selfs JAF sans les intervertir (classez-les par valeurs avant : bien sûr, sur la petite JAF2 cylindrique, rien n’est écrit).
Vous avez fait l’essentiel, courage !
Montez les transistors TR1 et TR2 et le régulateur IC18, méplats repère-détrompeurs tournés dans les directions montrées par la figure 7. TR3 est métallique : montez-le, ergot repère-détrompeur tourné vers R69. Le régulateur IC20 (près du bloc d’accord) doit être monté avec son fond métallique vers C106 et C105. Le régulateur IC19 (près du transformateur T1) est à monter debout et solidarisé avec son dissipateur par un boulon 3MA. Insérez et soudez les deux ponts redresseurs RS1 et RS2 ainsi que tous les condensateurs électrolytiques (en respectant bien leur polarité, grâce à la figure 7 et au fait que la patte la plus longue est le +, l’autre étant marquée sur le côté d’un signe –).
Passons aux Moyennes Fréquences MF : il faut avant tout les distinguer en les repérant d’abord par tailles (MF1 et MF2 sont les plus hautes), puis par couleurs (MF3 a un noyau rose, placez-la entre IC1 et IC2, MF4, MF5 et MF6 ont un noyau noir).
Derniers composants, il sont de taille : placez le bloc d’accord ou tête HF (“tuner”), le transformateur d’alimentation et les deux borniers à deux pôles pour l’entrée de la tension d’alimentation secteur 230 V et l’interrupteur S4.
Enfoncez et soudez tous les picots destinés aux connexions extérieures que vous effectuerez une fois le montage dans le boîtier réalisé. Insérez maintenant les circuits intégrés et les réseaux de résistances dans leurs supports, repère-détrompeurs en U orientés dans les sens montrés par la figure 7. Montez ensuite sur le circuit imprimé secondaire les cinq afficheurs à huit éléments (en comptant le point décimal, celui-ci sert de repère-détrompeur : il doit se trouver en bas à droite), voir figure 9.
Remarque : quand vous insérez sur ce circuit imprimé secondaire les deux connecteurs Conn1 et Conn2, vous devez orienter les deux évidements rectangulaires (détrompeurs) vers les afficheurs (figure 9).

Figure 4 : Schéma électrique de l’étage d’alimentation du récepteur.
Cet étage est compris dans le circuit imprimé du récepteur (figure 7).


Le montage dans le boîtier
Une fois en sa possession, fixez en face avant le commutateur S1, tous les potentiomètres (le multitour d’accord et les trois autres), la LED de Silencieux (“muting”), l’inverseur de largeur de bande S2 et AM/FM S3, le S-mètre (à l’aide de morceaux de ruban adhésif ou deux points de colle à chaud) et enfin bien sûr la platine afficheur (à l’aide des deux entretoises à vis et écrous).
Fixer alors au fond horizontal du boîtier la platine principale par six vis auto-taraudeuses pour plastique (il y a un évidement semi-oblong dans le circuit imprimé vous empêchant de le monter dans le mauvais sens) et exécutez toutes les interconnexions entre platine principale et platine secondaire afficheurs ou éléments de face avant, comme le montre la figure 8. Attention de ne pas intervertir les fils du potentiomètre multitour R42 : le fil central jaune de la platine va à la borne arrière du potentiomètre.
Vous pouvez insérer les deux nappes (dotées de leurs connecteurs femelles) dans les connecteurs mâles des deux platines, comme le montre la figure 9.
Reste le (petit) problème du hautparleur : vous pouvez le fixer sous le couvercle supérieur du boîtier (sans oublier de faire des trous pour laisser passer le son, c’est-à-dire le l’air alternativement compressé/déprimé), ou alors installez-le dans un boîtier extérieur (toujours avec des trous à l’avant) ou bien utilisez une petite enceinte acoustique (dans ces deux derniers cas, il faudra prévoir un trou dans le panneau arrière pour le passage des deux fils du HP et un passe fils, à moins que, puristes encore, vous ne préfériez installer sur ce panneau arrière une prise femelle jack 6,35 ou 3,5, le câble de l’enceinte étant terminé par la fiche mâle correspondante).
La prise d’antenne, déjà montée sur le bloc d’accord, sort par le panneau arrière. Même chose pour le fil double secteur 230 V et sa fiche, lui aussi avec son passe-fils de protection anti-cisaillement.
Que dire de plus, sinon qu’il faut procéder aux essais immédiats et ensuite aux réglages ?
Pour les premiers essais, mettez le récepteur sous tension (l’afficheur s’allume) et si vous tournez lentement le bouton du potentiomètre multitour d’accord R42, vous verrez le nombre affiché varier : le signal est cependant encore faible et distordu : c’est que vous n’avez pas encore réglé les MF.

Figure 5 : Photo d’un des prototypes du récepteur complet et prêt à être installé dans son boîtier.

Figure 6 : Quand vous insérez les afficheurs dans le circuit imprimé principal, leurs points décimaux sont à placer en bas.

Le réglage des MF
Pour régler ce récepteur, vous n’aurez besoin d’aucun instrument car on peut utiliser comme signal une station émettant en FM entre 88 et 108 MHz et, comme contrôle, le S-mètre. Pour le réglage, procédez comme suit :
- Reliez à l’entrée antenne du bloc d’accord un simple fil de 1 mètre de longueur.
- Placez le commutateur S1 des gammes sur 38-175 MHz, puis l’inverseur S3 sur FM et S2 sur 30 kHz.
- Tournez lentement le bouton d’accord (potentiomètre R42 multitour) jusqu’à capter une station FM (le signal sera distordu et criard, ne vous affolez pas !)
- Tournez lentement le noyau de la MF3 pour une déviation maximale de l’aiguille du S-mètre (si elle va au-delà du fond d’échelle, réduisez le gain avec le bouton du potentiomètre R25).
- Après avoir réglé MF3, passez à la MF2 (même jeu) puis à la MF1 (même chose) : vous obtiendrez une déviation maximale de l’aiguille du S-mètre (ce qui ne veut pas dire à fond d’échelle, mais au maximum, 1/4 ou 1/2, peu importe, pour une position donnée de potentiomètre de gain R25).
- Le signal sera encore distordu et criard. Tournez lentement le noyau de la MF6 pour une position de distorsion minimale (le signal demeurant criard).
- Placez l’inverseur S2 sur 150 kHz et l’audio de votre récepteur sera parfait (ne sera plus criard). Le seul inconvénient qui demeure est le décalage de l’accord : en effet, si S2 sur 30 kHz, la station reçue émettait sur 90,5 MHz, en plaçant S2 sur 150 kHz, il sera nécessaire de faire l’accord (avec R42 multitour) sur 90 ou 91 MHz. Afin de corriger cette erreur, il faut régler les MF4 et MF5 en procédant comme suit :
- Placez S2 sur 30 kHz et faites l’accord sur une station produisant une déviation de l’aiguille au 1/4 de l’échelle (si l’aiguille va au-delà, réduisez le gain avec R25).
- Si par exemple la fréquence de la station reçue est de 90,5 MHz, placez S2 sur 150 kHz et, bien sûr, vous ne recevrez plus le signal de cette station.
Ne changez pas le réglage de l’accord avec le bouton de R42 : pour retrouver la station initiale, vous allez jouer sur MF5 et MF4.
- Tournez lentement, tout d’abord le noyau de la MF5, puis celui de la MF4, de manière à vous accorder sur cette même station. Le réglage de ces MF sera correct quand vous aurez fait dévier l’aiguille du S-mètre au maximum.

Note : le son que nous appelons “criard” est celui qui est écrêté dans les graves et les aigus par l’étroitesse excessive de la bande passante. Par exemple les stations FM de la bande radiodiffusion ayant un “shift” (excursion de fréquence) de + ou – 75 kHz de part et d’autre de la Fo (fréquence nominale ou centrale), ce qui fait en tout une bande passante de 150 kHz, verraient leur spectre BF (le son reçu dans le hautparleur) tronqué vers le bas et vers le haut si le récepteur était réglé sur une bande passante de 30 kHz.

Figure 7 : Schéma d’implantation des composants du récepteur.

Figure 8 : Ce dessin illustre comment l’on doit effectuer toutes les connexions externes avec le contacteur, les potentiomètres, la LED, le S-mètre et les interrupteurs.

Liste des composants
R1 = 100 Ω
R2 = 1 kΩ
R3 = 1 kΩ
R4 = 1 kΩ
R5 = 1 kΩ
R6 = 27 kΩ
R7 = 27 kΩ
R8 = 27 kΩ
R9 = 27 kΩ
R10 = 27 kΩ
R11 = 27 kΩ
R12 = 27 kΩ
R13 = 27 kΩ
R14 = 5,6 kΩ
R15 = 3,3 kΩ
R16 = 100 kΩ
R17 = 100 kΩ
R18 = 47 kΩ
R19 = 56 kΩ
R20 = 1 kΩ
R21 = 100 kΩ
R22 = 10 kΩ
R23 = 10 kΩ
R24 = 8,2 kΩ
R25 = 10 kΩ pot. lin.
R26 = 3,3 kΩ
R27 = 33 kΩ
R28 = 100 kΩ
R29 = 100 kΩ
R30 = 47 kΩ
R31 = 470 Ω
R32 = 3,3 kΩ
R33 = 10 kΩ pot. lin.
R34 = 330 Ω
R35 = 47 kΩ
R36 = 1 kΩ
R37 = 10 kΩ
R38 = 12 kΩ
R39 = 10 kΩ
R40 = 56 kΩ
R41 = 10 kΩ
R42 = 10 kΩ pot. 20 t.
R43 = 47 kΩ
R44 = 10 kΩ
R45 = 18 kΩ
R46 = 10 kΩ
R47 = 10 kΩ
R48 = 6,8 kΩ
R49 = 68 kΩ
R50 = 820 Ω
R51 = 820 Ω réseau 7 résis.
R52 = 820 Ω réseau 7 résis.
R53 = 820 Ω réseau 7 résis.
R54 = 820 Ω réseau 7 résis.
R55 = 820 Ω réseau 7 résis.
R56 = 47 kΩ
R57 = 1 kΩ
R58 = 10 kΩ
R59 = 4,7 kΩ
R60 = 10 kΩ
R61 = 1 kΩ
R62 = 4,7 MΩ
R63 = 56 kΩ
R64 = 3,3 kΩ
R65 = 15 kΩ
R66 = 47 kΩ
R67 = 47 kΩ
R68 = 10 kΩ
R69 = 10 kΩ
R70 = 1 MΩ pot. lin.
C1 = 10 μF électrolytique
C2 = 100 nF polyester
C3 = 10 μF électrolytique
C4 = 100 nF polyester
C5 = 100 nF polyester
C6 = 100 nF polyester
C7 = 100 nF polyester
C8 = 22 pF céramique
C9 = 1,5 pF céramique
C10 = 22 pF céramique
C11 = 10 nF polyester
C12 = 10 pF céramique
C13 = 22 pF céramique
C14 = 1 nF céramique
C15 = 47 pF céramique
C16 = 100 nF polyester
C17 = 10 μF électrolytique
C18 = 220 pF céramique
C19 = 100 pF céramique
C20 = 330 pF céramique
C21 = 820 pF céramique
C22 = 10 nF céramique
C23 = 10 nF céramique
C24 = 10 nF céramique
C25 = 10 nF céramique
C26 = 10 nF céramique
C27 = 10 nF céramique
C28 = 100 μF électrolytique
C29 = 10 nF céramique
C30 = 10 nF céramique
C31 = 10 nF céramique
C32 = 10 nF céramique
C33 = 10 nF céramique
C34 = 10 nF céramique
C35 = 10 nF céramique
C36 = 10 nF céramique
C37 = 10 nF céramique
C38 = 10 nF céramique
C39 = 100 nF céramique
C40 = 100 nF céramique
C41 = 10 nF céramique
C42 = 10 nF céramique
C43 = 100 nF céramique
C44 = 100 nF céramique
C45 = 10 nF céramique
C46 = 10 pF céramique
C47 = 100 nF céramique
C48 = 4,7 nF polyester
C49 = 10 nF polyester
C50 = 100 nF polyester
C51 = 100 nF polyester
C52 = 4,7 μF électrolytique
C53 = 10 μF électrolytique
C54 = 10 nF polyester
C55 = 220 nF polyester
C56 = 100 nF polyester
C57 = 4,7 nF polyester
C58 = 1 μF électrolytique
C59 = 100 nF polyester
C60 = 1 μF électrolytique
C61 = 10 μF électrolytique
C62 = 100 nF polyester
C63 = 100 nF polyester
C64 = 100 nF polyester
C65 = 10 nF polyester
C66 = 100 nF polyester
C67 = 100 nF polyester
C68 = 100 nF polyester
C69 = 100 nF polyester
C70 = 100 nF polyester
C71 = 100 nF polyester
C72 = 100 nF polyester
C73 = 100 nF polyester
C74 = 10 nF polyester
C75 = 100 nF polyester
C76 = 100 nF polyester
C77 = 100 nF polyester
C78 = 220 pF céramique
C79 = 1 nF polyester
C80 = 220 pF céramique
C81 = 33 pF céramique
C82 = 470 pF céramique
C83 = 100 μF électrolytique
C84 = 100 nF polyester
C85 = 100 nF polyester
C86 = 100 nF polyester
C87 = 330 pF céramique
C88 = 10 μF électrolytique
C89 = 100 nF polyester
C90 = 100 nF polyester
C91 = 100 nF polyester
C92 = 220 μF électrolytique
JAF1 = Self 2,2 μH
JAF2 = Self 10 μH
JAF3 = Self 1 μH
JAF4 = Self 470 μH
JAF5 = Self 470 μH
JAF6 = Self 470 μH
JAF7 = Self 470 μH
FC1 = Filtre céram. 10,7 MHz
FC2 = Filtre céram. 455 kHz
FC3 = Filtre céram. 455 kHz
MF1 = MF 38,9 MHz
MF2 = MF 38,9 MHz
MF3 = MF 10,7 MHz rose
MF4 = MF 455 kHz noir
MF5 = MF 455 kHz noir
MF6 = MF 455 kHz noir
XTAL1 = Quartz 49,600 MHz
XTAL2 = Quartz 10,245 MHz
XTAL3 = Quartz 40,000 kHz
DS1-19 = 1N4150
DL1 = LED
AFFICH. 1-5 = BSC302RD
TR1 = NPN BC547
TR2 = NPN BC547
TR3 = NPN 2N2222
IC1 = NE602
IC2 = NE615
IC3 = LM324
IC4 = LM358
IC5 = CMOS 4511
IC6 = CMOS 4511
IC7 = CMOS 4511
IC8 = CMOS 4511
IC9 = CMOS 4511
IC10 = CMOS 4518
IC11 = CMOS 4518
IC12 = CMOS 4518
IC13 = CMOS 40106
IC14 = CMOS 4011
IC15 = CMOS 4060
IC16 = CMOS 4013
IC17 = TDA7052
S1 = Commutateur 3 pos.
S2 = Interrupteur
S3 = Interrupteur
S-Mètre = Galva. 200 μA
TUNER = Tuner VHF-UHF mod. TV247
HP1 = Haut-parleur 8 Ω


Figure 9 : Sur le circuit imprimé les levers de doute des connecteurs mâles sont tournés vers le bas. Ainsi, les levers de doute des connecteurs femelles ne pourront être enfoncés que dans le bon sens.

Conclusion
Quand les réglages sont terminés, vous pouvez commencer à explorer les trois bandes en tournant lentement le potentiomètre d’accord R42. Si vous voulez rendre le récepteur encore plus sensible sur une gamme particulière, vous pouvez utiliser comme antenne un brin de 1/4 ou 3/4 de longueur d’onde : cette antenne captera aussi les autres gammes, mais avec une sensibilité moindre.
Si vous habitez au rez-de-chaussée, vous ne pourrez recevoir que les stations les plus fortes : aussi, si vous voulez recevoir même les plus faibles, vous devrez installer une antenne extérieure (sur la toiture si possible) et même une antenne directive et, pourquoi pas (fin du fin), une directive sur rotateur à 360° (comme le font les radioamateurs) : mais cela (directive avec ou sans moteur) ne sera possible que pour recevoir les fréquences au-dessus de 50 MHz (à cause de l’encombrement du dipôle demie-onde, 3 mètres à 50 MHz !).
Pour recevoir le son des chaînes de télévision, vous pouvez bien sûr utiliser l’antenne ou une antenne du téléviseur.
En France, le son de la télévision hertzienne est en AM, à l’étranger le plus souvent en FM à large bande (comme dans la gamme de radiodiffusion 88 à 108 MHz : réglez donc S2 sur 150 kHz).
Les radioamateurs émettent en bande étroite (AM ou NBFM) : réglez donc S2 sur 30 kHz. Les avions et les aérodromes émettent en AM entre 110 et 136 MHz, mais en début de bande vous n’entendrez que les fl ux de données des VOR (balises de guidage VHF disposées au sol près des aérodromes importants) dont l’écoute vaine vous lassera tout de suite.
Enfin il est de notre devoir de préciser que les prestations de ce récepteur sont inférieures, quoiqu’excellentes, à celles des appareils professionnels coûtant environ un millier d’euro.

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