Un transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme

Ce transmetteur téléphonique GSM convient à toute installation d’alarme. Il peut être activé au moyen de deux entrées à niveau de tension ou contact normalement fermé (NF). Pour envoyer les messages d’alarme, il utilise un téléphone portable ordinaire dans lequel on a mémorisé les numéros à appeler.


La publication d’un article proposant de monter une centrale antivol, qu’elle soit, est toujours accompagnée d’un déluge de courrier concernant les périphériques possibles ! En fait, ce sont eux qui vous intéressent le plus ! Et, en effet, ce sont ces périphériques qui déterminent la sécurité du système : en particulier ceux qui communiquent au monde extérieur le déclenchement de l’alarme.
C’est pourquoi nous vous avons proposé, récemment encore, d’installer des sirènes, des clignotants et des transmetteurs téléphoniques. Ces derniers, dans de nombreuses versions. La plus intéressante est, sans aucun doute, celle utilisant un portable : le téléphone GSM est utilisé en appel d’alarme direct vers le propriétaire du bien à surveiller ou vers son fondé de pouvoir (société de surveillance, etc.).

Notre réalisation
Pourquoi ce choix ? Ce n’est pas un phénomène de mode ni davantage le coût de gestion qui nous a décidés, mais bien un motif de sécurité : un téléphone fixe peut être neutralisé avant l’effraction en coupant les fils du réseau (le voleur peut ensuite opérer tranquillement…), tandis qu’un téléphone portable est inviolable tant que le monte-en-l’air n’a pas pénétré dans la maison mais, à ce moment, l’appel a déjà été passé !
Voyons donc de quoi il s’agit au juste : le transmetteur téléphonique GSM pour alarme que nous vous proposons ici se fonde sur le téléphone portable bi-bande bien connu de vous, le Siemens série 35 (ou 45). Notre montage est constitué d’un circuit comprenant la logique nécessaire pour contrôler les entrées d’activation et celle destinée au dialogue avec le GSM et, bien sûr, du fameux Siemens 35.
Trois entrées ont été prévues pour pouvoir déclencher le dispositif au moyen de tous les types de sortie que l’on trouve généralement dans les centrales d’alarme : parmi ces trois “INPUTS” une est normalement fermée et deux sont à variation de tension.
Mais voyons plus en profondeur le fonctionnement de ce transmetteur téléphonique GSM pour alarme et de ses différentes entrées. Celle à chute de tension positive est sans doute la plus attrayante. Quand l’une des “INPUTS” est activée (ou si l’alimentation principale vient à manquer), le portable appelle le propriétaire ou son fondé de pouvoir (voisin, gardien, société de surveillance…) : quand il répond, il entend dans le haut-parleur du téléphone (fixe ou pas) le son d’une sirène suivi d’un certain nombre de notes acoustiques correspondant à l’identification du portable appelant (vous découvrirez plus loin de quoi il s’agit), le tout étant répété cycliquement.

Le schéma électrique du transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme
Il se trouve à la figure 1 : le circuit est centré sur un microcontrôleur Microchip PIC16F876-EF464 remplissant à lui seul toutes les fonctions, ce qui simplifie étonnamment le schéma. En effet, en dehors du PIC on ne trouve qu’un autre circuit intégré et le régulateur de tension.
Le microcontrôleur exécute les fonctions suivantes : après le reset de mise en route et l’initialisation des I/O, il fait tourner en boucle le programme principal contrôlant cycliquement la situation des lignes RA1, RB1, RB2 et RC4 afin de vérifier d’éventuelles transitions. Quand il découvre une anomalie, il lance la routine d’appel, ce qui fait effectuer par le téléphone portable tous les appels prévus, avec synthèse du son de la sirène et des notes acoustiques identifiantes qu’il envoie à l’entrée BF du portable quand il est sûr que le téléphone appelé a répondu.
Cette certitude vient du fait que la téléphonie mobile signale l’état de l’appel, soit “ligne occupée”, “libre”, “usager injoignable” ou “réponse obtenue” : le microcontrôleur déjà programmé en usine reconnaît ces signaux en interrogeant le téléphone portable au moyen de son canal de communication sérielle (TX et RX) correspondant aux lignes RC2 et RC3. L’interface avec le Siemens 35 comprend positif et négatif d’alimentation (5 V) gérés par un relais spécial, entrée microphone (BF) et sortie 3,6 V de la batterie de l’appareil.
Après chaque cycle d’appel, le PIC met le GSM en “stand-by” (attente d’un nouvel événement externe).
La dernière tâche confiée au microcontrôleur est la gestion de la charge de la batterie du téléphone portable : chaque fois que, au moyen de la ligne de communication sérielle, ce dernier communique à la platine que la charge de la batterie descend en dessous des 40 %, le PIC met sa broche 7 au niveau logique haut, ce qui sature T1 et active RL1 dont le contact ferme le positif 5 V (en aval du régulateur U2), à travers R16, sur l’entrée du chargeur de batterie de l’interface du Siemens 35. Cela produit un afflux de courant alimentant le portable dont la batterie se recharge.
Mais tout cela ne peut se produire que si la tension d’alimentation principale (PWR) est présente, sinon RL1 ne peut se fermer car il manquerait le courant nécessaire pour alimenter l’enroulement.
Afin d’utiliser au mieux ce transmetteur téléphonique pour alarme, il faut connaître la fonction ses trois entrées et les actions leur étant associées.
Commençons par l’entrée NC (normalement fermée), celle correspondant aux points IN et NC : elle doit être normalement court-circuitée, si bien que, pour des applications où elle ne sert pas, nous avons mis un cavalier dans le circuit pour la neutraliser (donc si vous ne voulez pas l’utiliser, J1 doit être fermé et si vous voulez l’utiliser, J1 doit être ouvert). La commande peut être dotée d’un quelconque contact (par exemple, celui d’un relais), mais aussi de sorties à transistors : pour ouvrir l’éventail de ses utilisations possibles, tout en protégeant le microcontrôleur, une diode D6 a été mise en série dans la ligne RA1. Ainsi, en mettant à la masse IN NC, la broche 3 du PIC est au zéro logique et, si la sortie de commande donne une tension positive qu’elle soit, D6 la bloque et RA1 prend le niveau logique haut (+3,6 V) sous l’effet de la résistance de “pull-up” R11.
Les deux autres entrées (IN+ et IN–) sont sensibles aux variations de tension.
Elles sont maintenues à un potentiel (continu) compris entre 0 et 25 V et l’alarme se déclenche quand le potentiel appliqué varie significativement ou si le microcontrôleur détecte un passage du zéro logique (typiquement, moins de 1,2 V) au un logique ou viceversa.
La différence entre les deux entrées tient au fait que la première (IN+) doit être fermée (par un relais, par exemple) sur le +12 V, alors que la seconde (IN–) doit être fermée à la masse. C’est pourquoi on a prévu sur le bornier les contacts +12 V et masse à côté des deux entrées.
En dehors de ces trois-là, il existe une quatrième entrée correspondant à la broche 15 (ligne RC4) à laquelle il est demandé de contrôler la présence de l’alimentation par le potentiel trouvé sur le pont R3/R4 : quand la tension aux bornes de R4 descend en dessous du seuil correspondant au zéro logique, l’alarme se déclenche à cause de l’absence d’alimentation secteur 230 V.
Précisons à ce propos que si les trois entrées précédentes déterminent l’exécution d’un cycle d’appel avec envoi des signaux acoustiques et d’identification (nombre de bips correspondant à la signature de l’appareil), ce dernier prévoit une séquence légèrement différente dans laquelle le son de la sirène est composé d’une seule note continue : cela permet à la personne recevant l’appel de comprendre que l’installation d’alarme est privée d’alimentation.
En outre (détail aussi important), sur le moniteur de l’alimentation a été installée une fonction laquelle, après avoir détecté l’absence de la tension principale (5 V) en aval du régulateur U2 et avoir effectué le cycle d’appel, attend 15 minutes et teste à nouveau le capteur de présence du secteur 230 V : si le courant manque encore, le circuit déclenche à nouveau l’alarme (et jusqu’à 5 fois consécutives).
Ce mécanisme particulier a été installé comme meilleur compromis entre sécurité maximale d’utilisation et nombre d’appels à vide minimal.
En effet, si le capteur d’absence de secteur 230 V testait continuellement l’alimentation, cela provoquerait un cycle d’appels après l’autre jusqu’au retour du 5 V. En revanche, en installant un contrôle de type “one-shot” (le dispositif appelle une fois et c’est tout), si, à cause d’une panne ou d’un sabotage, l’appareil restait privé en permanence de tension principale et que personne ne vienne la rétablir, celui-ci serait rapidement hors d’usage.
Ceci étant entendu, vous en savez assez pour voir ce qui se passe exactement à la suite de la détection d’une condition d’alarme, qu’elle soit causée par l’une des entrées ou par la coupure de l’alimentation. Dans tous les cas, le microcontrôleur lance une routine s’articulant en différentes phases : avant tout il vérifie les numéros mémorisés à appeler (10 au maximum) placés dans la mémoire du téléphone portable, puis il met à zéro pour chaque numéro le compteur des essais. C’est alors qu’il donne au GSM les instructions pour appeler le premier et attendre la réponse.
Ici, trois cas peuvent se présenter : l’usager est occupé ou indisponible, le téléphone sonne libre, l’usager répond. Dans le premier cas (l’usager ne répond pas) le microcontrôleur interrompt la communication et appelle le second numéro. Et il procède ainsi jusqu’au dernier numéro mémorisé, puis il reprend le cycle.
Quand la réponse est détectée (signal donné par le réseau correspondant au début de la taxation), le PIC lance la subroutine de production des signaux acoustiques : la note bitonale correspondant à la condition d’alarme d’une des trois entrées ou le bip long, sont synthétisés par une classique modulation PWM fondée sur la commande SOUND du PICBasic. A ce propos, remarquez que la double cellule R/C passe-bas, un filtre à 40 dB par décade, servant à façonner l’enveloppe de la forme d’onde PWM envoyée à l’entrée microphonique du portable (AUDIO) de manière à obtenir pratiquement une sinusoïde et donc des sons agréables et non distordus.
Après la note correspondant au type d’alarme, la routine d’appel fait synthétiser une série de bips indiquant de quel transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme il s’agit (il peut, en effet, y en avoir plusieurs).
Ici, il convient d’ouvrir une parenthèse : nous avons prévu l’identification transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme au moyen d’une adresse paramétrable par dip-switch à deux micro-interrupteurs, donc entre 1 et 4. Cette adresse n’est rien d’autre qu’une identification installée par nous pour permettre à l’usager qui répond de savoir quelle centrale d’alarme (s’il y en a plusieurs) appelle : un seul bip ? C’est la centrale numéro 1. Deux bips ? C’est la centrale numéro 2, etc., jusqu’à quatre. Pour savoir combien de tons il doit produire, le microcontrôleur lit la valeur binaire du dipswitch à deux micro-interrupteurs (4 solutions) relié entre les broches 28 et 27 et produit la séquence correspondante.
Par cette phase s’achève un appel appartenant à un cycle qui, nous le rappelons, se compose de ce que nous venons d’en dire, répété pour chaque numéro mémorisé (maximum 10). Mais ce n’est pas tout : en effet chaque usager mémorisé peut être appelé un certain nombre de fois.
Pour chaque numéro on peut paramétrer combien de fois l’appel doit être répété s’il est occupé. En outre, avec une procédure spéciale, on peut “dire” au transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme pour combien de numéros de la liste l’appel doit aboutir avant d’interrompre la séquence des appels. Ce qui veut dire que s’il y a 10 numéros à appeler 3 fois au maximum chacun et si on a paramétré un maximum de 4 appels aboutis, si les 4 premiers de la liste répondent, le microcontrôleur interrompt la séquence des appels d’alarme (considérant qu’il a obtenu suffisamment de réussites). Le cycle des appels s’arrête donc quand ont été épuisés les nombres d’essais paramétrés pour chaque numéro de la liste (indépendamment des réponses) ou bien quand ont été obtenues autant de réponses qu’on en a programmé.
Pendant chaque séquence d’alarme la LED bicolore, pilotée par les broches 25 et 26 du microcontrôleur, s’allume en rouge. Normalement elle est verte, sauf à la mise en marche et pendant les procédures de programmation que nous décrirons ci-dessous. Après l’enregistrement d’au moins une alarme, la LED bicolore clignote lentement en rouge : c’est l’effet de la mémoire alarme signalant à l’usager ce qui s’est passé en son absence. Cette mémoire peut être effacée à tout moment en pressant brièvement le poussoir de reset : la LED s’illumine d’abord en jaune puis, quand on relâche la pression, elle émet de brèves lueurs pour rester ensuite verte en lumière fixe.
Maintenant que nous avons vu comment se font les appels, avant de passer à la programmation, voyons la section d’alimentation du circuit : l’ensemble fonctionne en 12 V (12 à 15 Vcc) et consomme 50 mA au maximum, sauf en cas de recharge éventuelle de la batterie du téléphone portable (environ 500 mA). La tension s’applique au bornier + et – PWR. C1 et C4 filtrent l’alimentation en aval de la diode de protection laquelle va directement au circuit de l’enroulement du relais. U2, un régulateur 7805, fournit le 5 V nécessaire pour alimenter le téléphone portable (et pour en recharger la batterie), ainsi que pour faire fonctionner la logique, après réduction à 1,4 V grâce à la série D2/D3. Ces dernières servent aussi à empêcher qu’en cas de coupure de courant, la batterie du portable (+3,6 V) n’alimente la sortie du régulateur et ne perturbe le fonctionnement du pont résistif utilisé comme capteur de coupure du secteur 230 V.

Figure 1 : Schéma électrique du transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme.

La programmation du transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme
Pour un bon fonctionnement de l’appareil, l’usager doit mémoriser dans le téléphone portable les numéros (10 au maximum) à appeler en cas d’alarme et programmer le transmetteur téléphonique afin de paramétrer combien d’appels de la liste doivent aboutir. Les numéros à appeler sont mémorisés dans les premières positions, en ôtant éventuellement les autres numéros présents à leur place. Le microcontrôleur recherchera seulement dans les dix premières positions de la mémoire (attention : non pas les dix premiers par ordre alphabétique mais par ordre de cellule de mémoire) tous les numéros entrés avec un format correct. C’est pourquoi le logiciel de l’appareil exige que les indicatifs téléphoniques à appeler soient écrits dans une syntaxe particulière :

n*xxxxxxxxxxxxx

où n est le nombre de fois que l’on doit rappeler un numéro occupé ou ne répondant pas et xxxxxxxxxxx le numéro à appeler (l’astérisque * confirme l’appartenance à la liste). Le nombre maximum de rappels est 9.
Quand le portable est prêt, il faut penser au transmetteur téléphonique proprement dit, c’est-à-dire lui préciser combien d’appels aboutis il doit effectuer avant d’interrompre éventuellement la séquence des appels. Pour ce faire, il faut presser sans relâcher le poussoir de reset jusqu’à ce que la LED bicolore prenne la couleur jaune puis commence à clignoter rapidement.
A ce moment, on relâche le reset et la LED devient verte pour ensuite s’éteindre, indiquant par là qu’on vient d’entrer dans la procédure de programmation.
Alors chaque pression de la touche paramètre une unité dans le compteur des appels devant aboutir. A chaque pression, la LED émet un éclair rouge. Le maximum paramétrable est 5 (si l’on presse la touche plus de 5 fois, il faut tout refaire depuis le début) : dans ce cas, la LED devient verte. Pour sortir de la procédure, il suffit d’attendre 5 secondes sans toucher au poussoir : le microcontrôleur confirme que la mémorisation s’est bien passée avec autant d’éclairs rouges de la LED que de numéros devant aboutir. Après les éclairs la LED redevient verte.
Pour finir, après l’entrée en procédure (touche pressée sans relâche/clignotement jaune rapide), si l’on ne presse pas à nouveau la touche dans les 5 secondes, le microcontrôleur place les précédents paramètres en EEPROM et impose que reste un seul numéro de la liste dont l’appel doit aboutir avant l’interruption de la séquence des appels.

Figure 2 : Le paramétrage du portable et la programmation du transmetteur téléphonique.

Le seul paramétrage à effectuer sur le portable concerne l’insertion des numéros à appeler et du nombre d’appels à effectuer pour chacun. Pour exécuter cette opération, il est conseillé d’éliminer tous les numéros mémorisés dans la SIM du portable. Quand la SIM est remise à zéro, il suffit d’insérer les numéros à appeler en respectant la syntaxe suivante :
n*xxxxxxxxxxxxxxxxxx
où n est le nombre de fois que l’on doit rappeler un numéro occupé ou ne répondant pas et xxxxxxxxxxxxx le numéro à appeler (l’astérisque * confirme l’appartenance à la liste). Le nombre maximum de rappels est 9. Le système considère comme valides les seuls numéros mémorisés selon ce format dans les 10 premières cellules de la mémoire (c’est pourquoi il faut effacer la SIM avant de mémoriser les numéros).
Sur la platine, en revanche, il est nécessaire de programmer le nombre maximum d’appels aboutis. Pour programmer ce paramètre, il suffit de presser le poussoir de reset quelques secondes : la LED clignote et, quand elle s’éteint, elle indique que l’appareil est prêt pour la programmation. Il suffit alors de presser le poussoir le nombre de fois nécessaire pour indiquer le nombre maximum d’appels aboutis désiré (maximum 5 fois).

La réalisation pratique du transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme
Nous pouvons à présent focaliser sur quelques détails utiles pour la réalisation du montage. Commençons par nous procurer le circuit imprimé ou le fabriquer à partir de son dessin à l’échelle 1 donné par la figure 3c.
Quand le circuit imprimé est gravé et percé, en gardant l’oeil constamment sur la figure 3 a et b, insérez d’abord le support du circuit intégré PIC16F876-EF434 déjà programmé en usine (vous n’insérerez le circuit intégré lui-même qu’à la toute fin des soudures). Après avoir vérifié vos soudures (ni court-circuit entre pistes et pastilles, ni soudures froides collées), enfilez toutes les résistances sans les intervertir, puis les diodes (bagues repère-détrompeurs tournées dans le bon sens illustré par les figures 3a et b).
Montez ensuite tous les condensateurs en ayant soin de respecter la polarité des électrolytiques (la patte la plus longue est le +). Montez le régulateur 7805 couché dans son dissipateur en U (semelle métallique contre la partie horizontale du dissipateur ML26) et fixé par un boulon 3MA. Montez le transistor, méplat repère-détrompeur tourné vers le relais. Montez le quartz couché (pattes repliées à 90°). Montez le dip-switch à deux micro-interrupteurs avec les chiffres vers le bas de la platine maintenue comme le montre la figure 3a. Enfoncez et soudez les deux picots pour le cavalier J1. Montez le relais miniature 12 V (pas besoin de repère-détrompeur). Montez enfin les 4 borniers à 2 pôles.
Retournez la platine et, côté soudures, montez la LED bicolore sans inverser la polarité des trois pattes (voir figures 3a et b). Du même côté soudures, montez le micro-poussoir. Toujours de ce côté, soudez les fils du connecteur pour téléphone portable Siemens série 35 : ils sont colorés, respectez bien l’ordre des couleurs en vous aidant des figures 3b et 4.
Les soudures étant terminées, vous pouvez enfoncer délicatement le circuit intégré PIC dans son support non sans avoir orienté son repère-détrompeur en U dans le bon sens, soit vers R1.

Figure 3a : Schéma d’implantation des composants du transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme.

Figure 3b : Photo d’un des prototypes de la platine du transmetteur téléphonique. En haut, le côté composants.
En bas, le côté cuivre où l’on soude la LED bicolore, le micro-poussoir et les fils de couleurs du connecteur Siemens.


Figure 3c : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé du transmetteur téléphonique.

Liste des composants
R1 = 4,7 kΩ
R2 = 10 kΩ
R3 = 4,7 kΩ
R4 = 10 kΩ
R5 = 4,7 kΩ
R6 = 10 Ω
R7 = 10 Ω
R8 = 1 kΩ
R9 = 1 Ω
R10 = 270 kΩ
R11 = 10 kΩ
R12 = 4,7 kΩ
R13 = 1,2 kΩ
R14 = 390 Ω
R15 = 390 Ω
R16 = 1 Ω
C1 = 100 nF multicouche
C2 = 100 nF multicouche
C3 = 100 nF multicouche
C4 = 220 μF 25 V électrolytique
C5 = 220 μF 25 V électrolytique
C6 = 1000 μF 16 V électrolytique
C7 = 100 nF 63 V polyester
C8 = 100 nF 63 V polyester
C9 = 100 nF 63 V polyester
C10 = 10 pF céramique
C11 = 10 pF céramique
D1 = 1N4007
D2 = 1N4007
D3 = 1N4007
D4 = 1N4007
D5 = 1N4007
D6 = 1N4007
D7 = 1N4007
D8 = 1N4007
D9 = Zener 3,6 V
U1 = PIC16F876-EF464
U2 = Régulateur 7805
T1 = NPN BC547
Q1 = Quartz 20 MHz
DS1 = Dip-switchs à 2 microinterrupteurs
J1 = Cavalier
RL1 = Relais miniature 12 V 1 RT
P1 = Micro-poussoir
LD1 = LED bicolore 3 mm

Divers :
1 Support 2 x 14
4 Borniers 2 pôles
1 Radiateur ML26 ou éq.
3 Boulons 3MA tête fraisée 5 mm
1 Boulon 3MA 8 mm
3 Entretoises 50 mm
3 Entretoises 8 mm
1 Connecteur Siemens 35


Figure 4a : Brochage du connecteur Siemens 35 à 12 broches.

Figure 4b : Pour insérer et désinsérer le connecteur, il faut presser la languette située au-dessous de celui-ci.

L’installation dans le boîtier
Le circuit est prêt et vous pouvez, après une dernière vérification générale, l’installer dans le boîtier (à l’aide de trois entretoises autocollantes) contenant aussi le téléphone portable Siemens 35. Comme le montre la figure 5, placez une cloison et un fond métallique (deux morceaux de circuit imprimé vierge feront l’affaire) afin d’isoler le circuit de la HF produite par le téléphone portable et qui risquerait de perturber le bon fonctionnement de la platine (collez-les en place et reliez-les électriquement entre elles par des points de tinol ou l’angle complètement soudé). Faites un trou sur un côté du boîtier plastique pour faire sortir l’antenne, un U sur le bord de la cloison interne pour le passage du fil du connecteur Siemens et, du même côté du boîtier que l’antenne, une prise d’alimentation à laquelle vous relierez les fils allant au bornier (+ et – PWR) : l’alimentation extérieure à relier à cette prise sera capable de fournir 12 à 15 V sous 600 mA.

Figure 5 : Installation dans le boîtier plastique.

Tout le système peut être logé dans un boîtier plastique : la platine du transmetteur téléphonique mais aussi le téléphone portable Siemens 35 et son câble avec connecteur spécial (on peut choisir le téléphone portable Siemens S35, C35 ou M35 mais pas le A35 car il n’a pas de modem interne). N’oubliez pas les blindages (voir texte de l’article).

Les essais
Pour pouvoir activer le transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme, vous devez avoir déjà paramétré dans le téléphone portable les numéros à appeler en utilisant la syntaxe vue plus haut. Il est en outre nécessaire, quelques instants après avoir alimenté le montage, de préciser combien d’appels doivent aboutir. N’oubliez pas l’ID (dip-switch) et réglez les deux microinterrupteurs qu’il contient avant d’alimenter la platine.
Après ces phases préliminaires, vous pouvez essayer le dispositif : simulez une alarme en ouvrant (enlevez-le) le cavalier J1 et en le refermant (replacez-le) tout de suite après. Vérifiez que la LED bicolore devient rouge et que le portable appelle les numéros entrés dans la rubrique au format correct.
Répondez à l’appel et contrôlez le message acoustique, ensuite réinitialisez le transmetteur téléphonique pour centrale d’alarme en pressant brièvement sur la touche de reset.
Rappelez-vous que le microcontrôleur est programmé de telle manière que le portable refoule tout appel arrivant et efface automatiquement tout SMS reçu. Ainsi, il libère la ligne GSM immédiatement et se trouve toujours prêt à effectuer l’éventuel appel d’alarme.



Les signalisations du système
Chaque appel d’alarme abouti comporte (au moyen de l’entrée microphonique du Siemens) un message acoustique dont la composition change selon la cause de l’appel :
- Si l’appel est causé par une alarme due aux entrées NC, IN+ ou IN–, le dispositif envoie alternativement une note bitonale (type sirène) et une série de bips dont le nombre permet d’identifier la centrale d’alarme d’où provient l’appel (ils sont paramétrés par le dip-switch à deux micro-interrupteurs), le tout est répété pendant environ 50 secondes.
- Si la séquence d’appel a pour cause la coupure de l’alimentation principale, le signal produit est semblable, mais au lieu du son bitonal la personne appelée entend une note continue avec superposition de bips brefs indiquant l’identifiant de la centrale d’alarme.
Si, en même temps, l’alarme se déclenche à cause d’une entrée NC, IN+ ou IN– et à cause d’une coupure d’alimentation, le signal produit sera uniquement celui de l’alarme (note bitonale ponctuée de bips brefs identifiant la centrale attaquée).

Identification du transmetteur téléphonique GSM pour centrale d’alarme
La fonction d’identification permet à l’usager d’utiliser plusieurs transmetteurs téléphoniques GSM pour centrale (maison, résidence secondaire, bureau, etc.), tout en sachant, à chaque appel d’alarme, de quelle centrale (de quel lieu) il provient. Le tableau ci-dessous montre comment paramétrer l’identifiant à l’aide du dip-switch DS1 à deux micro-interrupteurs :

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