Une télécommande automatique 433 MHz (TX et RX)

Cette télécommande émet périodiquement un signal radio codé quand la personne qui la porte se déplace. Grâce à des temporisations spécifiques, le récepteur peut être employé pour commander l’ouverture et la fermeture de portes électriques, mais aussi l’activation et la désactivation des systèmes antivol pour voiture ou autre.


Quand on veut commander une porte ou un dispositif de sécurité par l’approche d’une personne ou de plusieurs, on utilise d’habitude des transpondeurs : la présence de ces appareils électroniques est détectée par des antennes spéciales radiatives mettant à profit le principe de la réaction d’induit.
Toutefois les transpondeurs ont leurs limites, dues au fait que les personnes qui les portent doivent s’approcher des antennes ou passer en voiture (ce n’est pas par hasard que les systèmes à transpondeurs équipent les portes de péage). Pour beaucoup d’applications ils sont inutilisables car ils ne permettent pas la commande ou l’identification à distance. C’est pourquoi les radiocommandes jouent un rôle déterminant dans les domaines de l’automatisme et de la sécurité.

Notre réalisation
Mais on peut conjuguer les bons côtés des transpondeurs avec ceux des radiocommandes et réaliser ainsi des dispositifs hybrides efficaces : le montage proposé dans cet article en est un exemple. Il s’agit en substance d’un identificateur personnel fonctionnant par radio et servant à la reconnaissance d’un individu qui, en se déplaçant, s’approche d’un passage ou de tout autre point déterminé. Il fonctionne pratiquement comme un transpondeur, à part qu’il est actif et permet la reconnaissance même à plusieurs mètres de distance. L’adoption de quelques particularités de construction en fait un appareil adaptable à de nombreuses situations, d’utilisation facile et portable sans la moindre gêne.
Le système est constitué par une unité émettrice de poche, de la dimension d’une carte de crédit (mais d’un centimètre d’épaisseur environ) et d’une base réceptrice. Cette dernière doit être reliée au dispositif à commander en utilisant la section de sortie prévue à cet effet. L’émetteur portatif est codé Motorola MC145026 et il est en mesure d’envoyer un code PPM laissant le choix entre 19 683 combinaisons possibles : le codage permet d’équiper plusieurs personnes ou plusieurs voitures d’un émetteur sans interférences (chacune étant reconnue distinctement). Le TX fonctionne périodiquement grâce à un microcontrôleur gérant toutes les opérations, tout en limitant la consommation de manière optimale.
Pour être plus précis, le PIC contrôle l’activité d’un détecteur de vibrations spécial et commande la transmission du code, toutes les 5 secondes, seulement s’il détecte les mouvements de l’unité émettrice de poche (en mouvement car portée par une personne qui marche ou un véhicule roulant).
Si l’unité s’immobilise, le microcontrôleur n’émet pas : en effet, le dispositif est conçu précisément pour identifier un sujet en mouvement et son accès éventuel à un passage contrôlé sans aucune intervention manuelle.
La platine réceptrice est également codée Motorola et elle est associée à un module hybride récepteur AUREL en 433 MHz. Là aussi la gestion du circuit est confiée à un microcontrôleur Microchip PIC12C672 permettant de gérer le relais de sortie selon quatre modes de fonctionnement différents.
Entrons donc dans le vif du sujet en commençant par l’unité émettrice.

Figure 1 : Comment utiliser la télécommande automatique.

Le récepteur est doté de quatre modes de fonctionnement différents et il permet au système de s’adapter à beaucoup d’applications. La figure ci-contre illustre l’application pour laquelle nous avons conçu le montage. La télécommande permet de communiquer notre présence à un dispositif (actionner un contrôle d’accès, désactiver un antivol) automatiquement quand nous nous en approchons.
Elle permet ensuite l’opération opposée quand nous nous éloignons.
Nous avons mesuré la consommation en situation réelle du circuit en relevant le courant moyen consommé en 1 minute de fonctionnement. L’essai a été réalisé dans deux situations différentes. Dans le premier cas, nous avons effectué la mesure sans détecter des mouvements et donc sans aucune émission de codes : la consommation mesurée est de 8 μA. Dans la seconde situation nous avons continuellement sollicité le TX de manière à lui imposer une émission chaque 7 secondes environ : la consommation relevée est, cette fois, de 580 μA. En considérant que la pile bouton utilisée (DL2450) déclare une capacité de 500 mA/h et en supposant que l’on utilise l’émetteur 8 heures par jour, nous trouvons une autonomie du TX d’environ 108 jours.

Figure 2 : Organigramme du TX.

L’émetteur est simple de conception, tout tourne autour d’un microcontrôleur PIC12C672 déjà programmé en usine MF439TX. La section d’entrée est réalisée à partir d’une pastille piézo-électrique et de deux transistors permettant d’amplifier le signal. La section de sortie est un décodeur Motorola MC145026 et un émetteur hybride AUREL. Il est intéressant de noter que l’alimentation des deux circuits est contrôlée par le microcontrôleur.

L’émetteur
La figure 3 en donne le schéma électrique : il s’agit d’un circuit basé sur un PIC12C672 dans lequel est installé un programme relativement simple. Après l’initialisation des lignes d’I/O (la broche 2 devient la sortie d’alimentation de l’étage amplificateur de la pastille piézo-électrique, GP0, GP1 et GP2 sont des sorties reliées en parallèle pour alimenter l’émetteur et le codage, alors que GP3 est paramétré comme entrée) le microcontrôleur active son “timer” (minuterie) interne afin de produire un “interrupt” (interruption) au bout de 5 secondes et passe en mode basse consommation “SLEEP” (sommeil).
Toutes les 5 secondes, le microcontrôleur met la ligne GP5 au niveau logique haut (1) et alimente ainsi (avec les 3 V de la pile) l’amplificateur BF constitué de T1 et T2 : ce dernier a pour signal d’entrée la faible tension variable que la pastille piézo-électrique PIEZO produit entre ses électrodes quand l’unité émettrice est en mouvement (par exemple parce que la personne qui la porte marche). Pour rendre le dispositif le plus sensible possible, après divers essais, nous avons décidé de fixer à la pastille piézoélectrique une petite lame de dimensions adéquates pourvue d’un contrepoids.
Grâce à ce montage, même la plus faible vibration produit un signal suffisant entre les électrodes de la pastille et par conséquent une tension variable facilement détectable par le convertisseur A/N interne du PIC.
Donc, toutes les 5 secondes, le microcontrôleur lit, au moyen de sa broche 4, l’éventuel signal dû au mouvement de l’unité émettrice. Cette lecture est prolongée 500 ms, après lesquelles le programme peut prendre deux comportements :
a) s’il détecte effectivement une tension variable, il lance la routine d’émission,
b) dans le cas contraire, il relance le “timer” pour 5 secondes et passe en sommeil (“SLEEP”) pour la durée paramétrée (5 secondes), après laquelle il effectue un nouveau contrôle.
Chaque fois que le signal à l’entrée GP3 varie, le microcontrôleur en déduit que l’unité émettrice est en mouvement et que donc il convient d’émettre le code d’identification car, par exemple, la personne porteuse de l’unité pénètre dans un lieu contrôlé. La routine correspondante prévoit que les lignes GP0, GP1 et GP2 (connectées en parallèle afin de produire le courant nécessaire) soient au niveau logique haut (1) de manière à alimenter l’émetteur hybride U1 (un TX SAW) et le codeur U2. Ce dernier, un Motorola MC145026, produit, quand il est alimenté, un flux de données contenant le paramétrage de ses neuf entrées de codage (A1 à A9) : le train d’impulsions correspondant sort de la broche 15 et atteint l’entrée de modulation (broche 2) de l’hybride. Le TX U1 émet la porteuse 433 MHz chaque fois que son entrée (IN) passe au niveau logique haut (1) et s’éteint quand elle demeure au 0 logique : par conséquent il émet une série d’impulsions radio répétant le flux de données et atteignant, par l’antenne émettrice, le récepteur. La phase d’émission dure 0,5 secondes, soit le minimum indispensable pour que le récepteur interprète correctement le code envoyé : ce laps de temps permet de limiter de manière drastique la consommation (0,6 mA en émission).
Avant de passer à la description de la base réceptrice, il faut remarquer une particularité rendant le TX véritablement pratique à utiliser : l’optimisation des consommations permet à l’usager d’utiliser l’unité émettrice comme un dispositif passif, c’est-à-dire de ne pas se demander si elle est éteinte ou allumée.
Le TX de poche consomme un courant relativement élevé seulement lorsqu’il est maintenu en mouvement, mais s’il demeure immobile, le microcontrôleur n’active pas l’émetteur car, quand il teste l’entrée BF (broche 4), il ne détecte aucun signal. Nous pouvons affirmer que le dispositif se comporte comme s’il s’allumait et s’éteignait seul, respectivement quand il est porté (et mis en mouvement) ou déposé (ou immobilisé). Il est clair que s’il est déposé sur le siège d’une voiture, il est activé en permanence (tant que la voiture roule).
Mais voyons maintenant comment est conçu le récepteur et comment il fonctionne.

Figure 3 : Schéma électrique du TX de la télécommande automatique.

Figure 4 : Les quatre modes.

Le graphique illustre les quatre modes de fonctionnement en cas d’un hypothétique signal émis (TX). Les parties colorées représentent les durée données par les potentiomètres R5 (définissant la durée de relaxation en mode monostable) et R4 (indiquant la durée minimale entre un signal et le suivant en modes “spéciaux”).
Le paramétrage des modes disponibles est effectué grâce au micro-interrupteur DS1, présent sur le récepteur, comme le montre le tableau ci-dessous.

DS1-1   DS1-2   FONCTIONS
OFF OFF BISTABLE
ON ON MONOSTABLE
OFF ON LUMIERES
ON OFF ANTIVOL


Le récepteur
C’est certainement des deux unités la plus complexe du système : il s’agit essentiellement d’un RX pour radiocommande codée Motorola et par conséquent pourvue d’un module hybride récepteur radio 433,92 MHz et d’un décodeur hybride fondé sur la puce Motorola MC145028.
L’aspect le plus intéressant du circuit (dont la figure 5 donne le schéma électrique), est la gestion du signal obtenu grâce au décodeur, gestion confiée encore une fois à un microcontrôleur PIC12C672 : le logiciel de ce dernier a été étudié de manière à obtenir quatre modes de fonctionnement différents.
Si l’on règle comme il faut la durée de chaque impulsion de commande après réception du code valide, la sortie du récepteur peut être employée pour contrôler une serrure électrique, une ouverture électrique de portail, mais aussi une installation d’éclairage ou d’illumination, un système d’alarme ou n’importe quoi nécessitant une commande bistable.
Ces configurations et d’autres encore, vous apparaîtront plus clairement si vous examinez le circuit et son fonctionnement. L’antenne capte le signal radio et l’amène à l’étage d’accord du module hybride récepteur U1, un AUREL BC-NBK 433,92 MHz pourvu de “front-end” à super-réaction et démodulateur AM avec quadrateur du signal de sortie, dont la broche 14 restitue les impulsions modulant la porteuse de l’émetteur. Le module hybride s’accorde sur le signal émis par l’unité émettrice de poche et en extrait le code numérique, ensuite envoyé à l’entrée du second module, AUREL D1MB.
Ce dernier est un décodeur MC145028 Motorola doté d’une interface d’entrée et d’un FLIP-FLOP CD4013 lui permettant d’obtenir une sortie monostable et une à niveau.
Le réseau de temporisation R1/C5 détermine le délai pendant lequel la sortie du décodeur doit rester au niveau logique haut (1), même après l’interruption du signal contenant le code valide. Le D1MB fonctionne comme un décodeur Motorola : sa sortie monostable est activée quand les flux de données démodulés par U1 contiennent le même paramétrage que les bits de codage réglés avec le micro-interrupteur à trois positions et à neuf sections relié aux broches 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9. Il repasse au niveau logique haut (1) quand le signal contenant le code valide n’est plus émis, après le délai de 100 millisecondes déterminé par R1/C5. A ce propos nous devons préciser que les huit premières sections du micro-interrupteur peuvent prendre l’état logique 1 (+), l’état logique 0 (–) ou l’état ouvert (position centrale, il y a trois positions), alors que la neuvième n’est câblée que pour deux positions (1 ou 0, pas d’état ouvert).
Dans la phase de réalisation il faudra s’en souvenir, afin d’éviter des dysfonctionnements.
Du décodeur D1MB on n’utilise que la sortie monostable, correspondant à la broche 13 : cette sortie, tout comme la bistable, possède comme élément de sortie un transistor bipolaire NPN en configuration collecteur ouvert. Ce qui veut dire que la broche 13 est libre et, quand la sortie est désactivée, elle est maintenue au niveau logique haut (1) par la résistance de “pull-up” interne (broche 4) du microcontrôleur. En revanche, quand la sortie est activée, elle passe au niveau logique bas (0) car le transistor est saturé. Le PIC élabore les réponses du décodeur hybride et, avec le niveau logique reçu, il impose les quatre modes possibles de fonctionnement : bistable, monostable, spéciaux (“lumières” et “antivol”). Voir figure 4.

Figure 5 : Schéma électrique du RX de la télécommande automatique.

Le fonctionnement bistable
Le relais change d’état chaque fois que la base réceptrice reçoit et décode correctement un code. En fait le relais se ferme (s’active) s’il était ouvert (relaxé) et vice-versa. Ce mode est un grand classique de tous les récepteurs normaux de radiocommande et n’est pas particulièrement adapté au couplage avec notre radiocommande automatique. Vous utiliserez cette fonction si vous voulez commander le relais avec une télécommande ordinaire à poussoir.

Le fonctionnement monostable
Ce mode de fonctionnement non plus n’est pas utilisé en couplage avec notre radiocommande automatique.
Quand un code valide est décodé, le relais est excité (fermé) pendant une durée déterminée, après laquelle il est automatiquement relaxé (ouvert). En fait, le réglage du trimmer R5 détermine le retard de relaxation du relais RL1 : quand la broche 13 du D1MB repasse au niveau logique haut (1), le transistor T1 n’est pas tout de suite bloqué mais cesse de conduire quand le délai réglé avec le trimmer R5 (entre 1 et 10 secondes) est écoulé.

Fonctionnement “lumières”
Le mode “lumières” est le premier des modes “spéciaux” conçus pour notre radiocommande automatique : il peut être défini comme une extension du mode monostable. Quand la broche 13 de U2 passe du 1 au 0 logique, le microcontrôleur initialise une minuterie (“timer”) redéclenchable qu’il utilise pour gérer l’activation monostable du relais. Ce temporisateur a une durée dépendant de la position du trimmer R4.
Afin de mieux en comprendre le principe, considérez que, dans ce mode, RL1 est excité à la réception d’un code valide et se relaxe après écoulement de la somme des deux délais, paramétrés avec R4 et R5, en tenant compte du fait que le délai correspondant à R4 est géré comme une durée remise à zéro par la réception d’une nouvelle émission. Après la commutation de la broche 13 du D1MB, le logiciel initialise la minuterie, la remet à zéro et repart pour une durée réglée avec le trimmer R4, à chaque réception suivante du 0 logique sur la ligne GP3, à condition qu’elle arrive toujours avant que le délai ne soit écoulé.

Le fonctionnement comme antivol
Complétons ce panorama des modes “spéciaux” de fonctionnement par l’examen de celui que nous avons dénommé “antivol”, ainsi appelé parce que conçu à l’origine pour activer une alarme quand l’usager sort de sa voiture ou du local protégé et la désactiver quand il rentre, tout cela automatiquement, en mettant à profit les signaux émis par l’unité de poche.
Dans ce mode, le relais de sortie s’excite et se ferme pour une durée réglée avec R5 (entre 1 et 10 secondes) quand un code valide est reçu pour la première fois et pour un délai de la même durée quand le signal cesse. En fait, à la réception d’un code valide, le relais se ferme pendant une durée paramétrée avec R5, ensuite le relais est relaxé et le microcontrôleur commence à compter un délai égal à celui paramétré avec R4. Au cours de cette phase, la minuterie est chargée avec la valeur d’origine chaque fois qu’un code valide est reçu. Quand le délai est écoulé sans arrivée d’un code valide, le relais est de nouveau excité pendant une durée réglée avec R5.
On peut mieux comprendre le fonctionnement de ce mode si l’on songe qu’il a été conçu en supposant que tant que la personne portant l’émetteur de poche se trouve près de la voiture (ou à l’intérieur) ou dans le local protégé par l’antivol et qu’elle bouge, le microcontrôleur du RX continue à recevoir des signaux du TX dont l’intervalle temporel est moindre que la durée réglée dans la minuterie redéclenchable.
Ainsi, la seconde impulsion, celle d’extinction, ne peut partir et par contre elle le fait si la personne s’éloigne assez pour que, avant la fin du délai réglé avec R4, deux signaux consécutifs ne soient pas reçus. Quand RL1 est relaxé, l’arrivée de l’émission suivante contenant un code valide est considérée comme le retour du propriétaire de la voiture (ou de toute façon de la personne autorisée à désactiver l’antivol) et donc le microcontrôleur commande une nouvelle excitation temporisée (par R5) du relais.

Le schéma électrique du récepteur
Maintenant que vous avez compris comment fonctionne ce mode, voyons les détails du schéma électrique de la figure 5.
Commençons par le micro-interrupteur à deux sections et à deux positions DS1 : les deux sections sont reliées entre les broches 6 et 7 du microcontrôleur et la masse. Quand elles sont ouvertes (comme sur le schéma), le 1 logique est assuré par les résistances de “pull-up” internes du PIC. Les trimmers R4 et R5 sont lus par un procédé consistant à charger et décharger les condensateurs C6 et C7, en série avec eux, à travers la résistance que, précisément, chacun des trimmers présente : les condensateurs sont chargés par une impulsion de niveau logique haut, puis déchargés en mettant les lignes GP4 et GP5 au 0 logique, pour ensuite détecter la durée de charge de manière à calculer la valeur présentée par le trimmer.
Le circuit dans sa totalité fonctionne sous une tension continue de 12 à 15 V, à appliquer entre les points + et – POWER : D1 protège contre l’inversion de polarité et le potentiel en aval de sa cathode alimente directement l’enroulement du relais. C1 et C3 filtrent respectivement les perturbations dues aux impulsions et l’éventuel résidu alternatif de l’alimentation. Le régulateur U4 produit le 5 V stabilisé servant à alimenter les deux modules hybrides et le microcontrôleur.

La réalisation pratique
Passons maintenant à la construction de l’ensemble du dispositif, soit l’unité émettrice automatique de poche et la base réceptrice avec son relais de commande multimodale.
Tout d’abord, vous allez devoir fabriquer les deux circuits imprimés : les figures 6c (TX) et 8c (RX) en donnent les dessins à l’échelle 1, vous pourrez les réaliser par la méthode préconisée et décrite dans l'article : "Comment fabriquer vos circuits imprimés facilement ?". Apportez un soin tout particulier au circuit imprimé du TX de poche : il doit être découpé avec une petite scie et une lime (contour) et avec une fraise conique ou une scie cloche (trou de la pile).
Quand les circuits imprimés sont gravés (découpé pour le TX) et percés, montez tous les composants des listes en suivant bien les figures 6a, 6b et 8a, 8b afin de ne faire aucune erreur (ni confusion ni interversion de composants ni inversion de polarité).
Pour cela suivez un ordre logique. Par exemple, insérez et soudez d’abord le support 2 x 4 broches du circuit intégré du RX (les circuits intégrés du TX sont montés “à cru” pour des raisons évidentes d’encombrement, montez-les à la toute fin).
Montez ensuite toutes les résistances, après les avoir repérées et classées selon leur valeur ohmique. Montez les diodes du RX (bague-repères orientées dans le bon sens, montré par les figures 8a et 8b), les condensateurs multicouches, céramiques, polyesters et enfin le tantale du TX et les électrolytiques du RX (en respectant bien la polarité : la patte la plus longue des électrolytiques est le +, pour le tantale le + est sérigraphié sur le vernis d’enrobage). Montez également les transistors : méplat servant de repère d’orientation dans le bon sens (ceux du RX sont couchés sur le circuit imprimé afin de limiter l’épaisseur hors tout de la platine).
Montez les modules hybrides, celui du TX et les deux du RX (vous ne pouvez ni les intervertir ni les monter à l’envers).
Montez la pastille piezo et sa barrette à contrepoids : figure 7, attention choisissez un modèle qui puisse entrer dans l’orifice prévu, soudez-la à l’aide de queues résiduelles de composants et n’oubliez pas que le disque le plus grand va à la masse du circuit imprimé d’un côté et à la barrette à contrepoids de l’autre. Le disque le plus petit est à relier avec une queue de composant à la piste correspondant à la base de T1.
Confectionnez les électrodes de la pile bouton (avec du feuillard de cuivre fin ou en récupérant ce matériel sur un appareil HS, vous savez, le tas de platines que vous entassez dans un carton sur l’armoire, au cas où…).
Enfin, avec beaucoup de soin, insérez les deux circuits intégrés 2 x 8 et 2 x 4 avec les repère-détrompeurs en U dans le bon sens, montré figure 6a, puis soudez-les avec un fer de 30 W au plus et avec du tinol de 0,5 mm de diamètre, sans surchauffe, sans court-circuit entre les pastilles et les pistes mais aussi sans soudure froide “collée”. Couchez vers l’extérieur le module hybride émetteur comme le montrent les figures 6a et 6b. Dans la foulée, soudez le brin d’antenne (fil souple isolé d’une dizaine de centimètres à souder au point AER et à faire entrer dans le petit boîtier plastique).
Voilà pour le TX.
Pour le RX, on a un peu plus de place et on a pu placer des supports de circuits intégrés. Montez les deux trimmers couchés (figures 8a et 8b), le régulateur 7805 dans le bon sens et couché sur le circuit imprimé (maintenu par le petit boulon 3MA). Montez les micro-interrupteurs : vous ne risquez pas de confondre le grand microinterrupteur à 9 sections et 3 positions et le petit à 2 sections et 2 positions, par contre montez le petit dans le bon sens (chiffres 1 2 vers le bas de la platine si les borniers sont à droite). Montez le relais et les borniers enfichables (et donc déconnectables).
Soudez le brin d’antenne au point AERIAL (17 cm correspond au quart d’onde sur cette fréquence, mais vous pouvez jouer sur cette longueur, en la raccourcissant, pour ajuster la portée).
Quand toutes les soudures sont terminées, enfoncez doucement le circuit intégré, repère-détrompeur en U dans le bon sens, soit vers la droite ou vers les borniers.

Figure 6a : Schéma d’implantation des composants du TX de la télécommande automatique.

Figure 6b : Photo d’un des prototypes du TX.

Figure 6c : Dessin, à l’échelle 1, du TX de la télécommande automatique.

Liste des composants du TX
R1 = 220 kilohms
R2 = 1 kilohm
R3 = 150 kilohms
R4 = 1,2 kilohm (voir note)
C1 = 10 μF 25V tantale
C2 = 220 nF multicouche
C3 = 4,7 nF céramique
T1 = BC547
T2 = BC547
U1 = TX433SAW
U2 = MC145026
U3 = PIC12C672 déjà programmé en usine MF439
BATT1 = batterie 3 V DL2450

Note : Si on abaisse la valeur de R4, on augmente la sensibilité.

Divers :
1 Pastille piézo-électrique 15 mm
1 Morceau de fil électrique
1 Bande de cuivre de 5 cm
1 Circuit imprimé cod. S0439


Figure 7 : Un contrepoids pour plus de sensibilité.

Comme contrepoids (visant à accentuer les vibrations), vous pouvez étamer sur la grande lame un petit morceau de fer doux se terminant par un petit boulon, ou alors prendre une lame d’époxy cuivré de 10 x 35 mm au bout de laquelle vous ferez fondre une grosse goutte de tinol de plusieurs mm d’épaisseur et d’au moins 10 x 5 mm de surface (comme sur cette photo).

Figure 8a : Schéma d’implantation des composants du RX de la télécommande automatique.

Figure 8b : Photo d’un des prototypes du RX.

Figure 8c : Dessin, à l’échelle 1, du RX de la télécommande automatique.

Liste des composants du RX
R1 = 10 kilohms
R2 = 4,7 kilohms
R3 = 10 kilohms
R4 = 4,7 kilohms trimmer
R5 = 4,7 kilohms trimmer
C1 = 100 nF multicouche
C2 = 100 nF multicouche
C3 = 470 μF 25 V électro.
C4 = 220 μF 25 V électro.
C5 = 10 μF 63 V électro.
C6 = 220 nF 63 V polyester
C7 = 220 nF 63 V polyester
D1 = 1N4007
D2 = 1N4007
U1 = BCNBK
U2 = D1MB
U3 = PIC12C672 déjà programmé en usine MF440
U4 = 7805
T1 = BC547
RL1 = relais miniature 12 V pour ci
DS1 = micro-interrupteur 2 sec


Les paramétrages
Quand le montage des platines est terminé, paramétrez les codes. Afin de limiter l’encombrement de l’unité émettrice de poche, le MC145026 se code en connectant ses broches de codage, à l’aide d’une goutte de tinol, à la piste de dessous reliée aux broches 5, 6 et 7 du microcontrôleur pour le 1 logique et à celle du négatif de la pile pour le 0 logique, ou bien sans effectuer aucune connexion pour l’état ouvert.
Bien entendu, la même combinaison doit paramétrer le TX (par le procédé ci-dessus) et le RX (à l’aide du micro-interrupteur 9 sections 3 positions).
Paramétrez ensuite le micro-interrupteur 2 sections 2 positions du RX pour obtenir le mode de sortie de commande que vous désirez : voir tableau figure 4. Le système est maintenant prêt à être utilisé.

L’installation dans les boîtiers du TX et du RX
Fermez le boîtier plastique (le plus petit possible, format carte de crédit un peu épaisse) dans lequel vous avez installé l’unité de poche (dûment découpée, voir ci-dessus), après avoir placé la pile bouton. Voir figure 10.
Pour le récepteur, le boîtier plastique peut être un peu plus grand : ménagez, sur le côté, le passage des borniers enfichables et déconnectables. Selon l’utilisation envisagée, vous pouvez d’ailleurs vous en passer (par exemple, sous le tableau de bord ou sous le capot du véhicule). Alimentez-le sous 12 à 15 V, la consommation étant de 70 mA au moins (par exemple, avec la batterie du véhicule). Voir figure 11.

Figure 9 : Mises sous boîtiers plastiques de la télécommande automatique.

Le récepteur est monté dans un boîtier : 84 x 54 x ép.10 mm, pile comprise !. Le RX, lui, est inclus dans un boîtier : 100 x 55 x ép. 29 mm dans lequel il faudra pratiquer un orifice rectangulaire pour le passage des borniers de sortie à 5 pôles destinés aux liaisons.

Figure 10 : On remarque que la carte du TX doit être placée de manière à s’adapter exactement au boîtier plastique. L’antenne est un morceau de fil souple gainé dont la longueur est à déterminer empiriquement de façon à obtenir la portée voulue.

Figure 11 : Sur le RX, l’antenne est un simple morceau de fil de cuivre de 17 cm de longueur, à souder au point “AERIAL”, replié dans le boîtier.

Les essais et les réglages
Vous pouvez alors procéder aux essais et aussi aux réglages, à l’aide des deux trimmers du récepteur et en jouant sur la longueur du brin d’antenne. Cela ne requerra de votre part que de la patience : il s’agit d’obtenir la sensibilité au déclenchement que vous souhaitez, en fonction de l’utilisation concrète choisie.

Conclusion
Quand vous aurez abouti, vous disposerez d’une radiocommande épatante (et sans doute très utile) en ce sens qu’elle sera entièrement automatique, sans autre geste à faire de votre part que de bouger un tant soit peu dans les parages du dispositif à commander.

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