Un générateur BF-VHF piloté par ordinateur "Deuxième partie et fin : Le programme de gestion"

Le générateur présenté ici est en mesure de fournir en sortie un signal sinusoïdal d’une fréquence variant de 0,025 Hz à 80 MHz. De plus, nous pouvons prélever de ce générateur BF-VHF des signaux à fréquence balayée, à deux tons, etc., fort utiles pour contrôler ou mettre au point n’importe quel circuit BF, HF ou VHF. Dans cette seconde partie, nous allons apprendre à utiliser le programme de gestion.


Dans la première partie, nous avons analysé le schéma électrique du montage puis nous sommes passés à la réalisation pratique de l’appareil, après quoi, nous avons commencé à examiner le logiciel et nous l’avons installé. C’est au lancement et à l’utilisation complète de ce dernier (y compris la si précieuse fonction “sweep”, ou balayage de fréquence) que nous consacrerons cette seconde partie.

Note : Ceux qui manipulent parfaitement leur ordinateur peuvent lancer le programme Gf1052pc et sauter les deux paragraphes suivants.

Figure 11 : Le boîtier plastique du générateur BF-VHF vu de la face avant matérielle.
La première BNC à gauche sert à l’entrée du signal BF de modulation AM externe.
Le signal, modulé ou non, sort par les deux autres BNC LF Out et HF Out.


Figure 12 : Le boîtier plastique du générateur BF-VHF vu du panneau arrière.
Outre le cordon secteur 230 V, on découvre le connecteur mâle à 25 broches servant à la liaison avec le port parallèle de l’ordinateur dédié. Le câble parallèle est également disponible.


Le lancement du programme
Pour ouvrir le programme Gf1052pc, faites un clic gauche sur Démarrer et, dans le menu qui se déroule, placez le curseur sur Programmes : sans cliquer, faites courir le curseur jusqu’à identifier le groupe de programmes Gf1052pc et, dans la fenêtre qui apparaît à droite, faites un clic gauche sur Gf1052pc. La face avant graphique apparaît à l’écran (figure 1 de la première partie de l’article) : son esthétique est inspirée d’un appareil matériel ! Tous les poussoirs virtuels sont aisément reconnaissables et, gérés par la souris, ils servent à paramétrer et régler les valeurs et à produire les diverses fonctions.

Créer un raccourci sur le bureau
Ce raccourci vous permettra de lancer le programme (par un double clic sur l’icône) sans avoir à passer par le menu Démarrer : pour le créer, il suffit de procéder comme suit :
- Cliquez sur Démarrer et placez le curseur sur Programmes pour accéder au menu correspondant.
- Placez le curseur sur Gf1052pc et dans la fenêtre qui apparaît à droite, faites un clic droit sur la seconde mention Gf1052pc.
- Dans le nouveau menu qui s’ouvre, placez le curseur sur Envoyer vers sans cliquer.
- Dans le nouveau menu qui s’ouvre, faites un clic gauche sur Bureau (créer un raccourci).
C’est fait, vous avez maintenant une icône du programme (raccourci) sur le bureau, c’est-à-dire sur l’écran d’accueil de votre ordinateur.

L’activation de la carte graphique
Pour utiliser la face avant graphique du générateur, il faut d’abord l’allumer en cliquant sur ON (couleur grise, figure 13).
Note importante : toutes les opérations s’exécutent avec la souris, ainsi vous pouvez éloigner le clavier de votre poste de travail et profiter de l’espace dégagé pour effectuer vos mesures.
Etant donné que le programme Gf1052pc ne prévoit pas l’usage du clic droit de la souris, chaque fois que nous vous demandons de cliquer, il s’agit d’un clic gauche : même pour le choix de la fréquence, du niveau ou de la conversion.
Lors de la première mise en route de la face avant graphique, les afficheurs et les touches s’illuminent avec des valeurs aléatoires. A chaque allumage suivant les afficheurs s’illuminent avec les valeurs utilisées lors de la session précédente, juste avant la clôture.
Par exemple, si on avait réglé une fréquence de 10 MHz avant de fermer, à l’ouverture du programme on retrouve le même affichage de 10 MHz. En effet, une des caractéristiques de ce programme est de garder en mémoire les données visualisées au moment de la clôture : nous y reviendrons.
Comme la touche ON remplit la double fonction d’allumage et d’extinction, quand vous cliquez sur cette touche, la mention OFF apparaît (figure 13).

Figure 13 : La touche grise ON, en bas à droite de la face avant graphique, remplit la double fonction de M/A. Si l’on clique dessus, la mention passe de ON à OFF et la touche devient verte (figure 1).

Qu’est-ce qui apparaît sur l’afficheur FREQUENCE ?
Sur l’afficheur “FREQUENCY” (figure 14) apparaît à gauche l’indication de l’unité de mesure choisie (MHz, kHz et Hz) et à droite la valeur numérique de la fréquence réglée.

Comment régler la fréquence
Pour insérer la fréquence désirée, il faut d’abord cliquer sur le clavier, situé sous DATA, la valeur numérique puis l’unité de mesure (figure 14). Par exemple, si vous voulez régler la valeur 152, cliquez sur les touches 1 puis 5 et enfin 2 (au fur et à mesure les chiffres cliqués s’affichent dans la fenêtre bleue du bas). Si vous voulez exprimer ce nombre en Hz, cliquez sur Hz, à gauche du clavier et alors sur l’afficheur “FREQUENCY” apparaît Hz 152. Un autre exemple : si nous voulons régler la fréquence à 12.3 kHz (remarquez que nous nous entraînons à mettre le point à la place de la virgule !), cliquons sur le clavier DATA le 1, le 2, le . puis le 3 et pour finir, sous FREQ, kHz.
Sous “FREQUENCY”, l’afficheur visualise kHz 12.3.
Important : bien que dans certains cas il soit possible de taper directement les valeurs numériques dans les afficheurs, nous vous déconseillons de le faire car, le programme se contente de les visualiser et n’en tient pas compte au niveau de la réalité physique ! Passer donc toujours par le clavier graphique DATA.

Figure 14 : Pour paramétrer une fréquence, inscrire d’abord sa valeur numérique (12.3) en utilisant les touches chiffrées du clavier DATA, puis insérez l’unité de mesure en MHz, kHz ou Hz en cliquant sur les touches du cadre Freq.

Comment convertir les unités de mesure
Quand vous avez réglé une valeur, il est possible de passer d’une unité à une autre simplement en cliquant sur l’unité de mesure désirée (figure 15).
Par exemple, si vous aviez réglé 1 MHz et que vous vouliez passer aux kHz, il suffit de cliquer sur la touche kHz et l’afficheur visualise kHz 1000. De la même manière, si vous cliquez sur Hz, l’afficheur visualise Hz 1000000.

Figure 15 : Ces figures montrent la séquence à exécuter pour convertir la fréquence visualisée dans l”afficheur “FREQUENCY” d’une unité à une autre. Dans les 3 figures, la même fréquence est visualisée en MHz puis en kHz et en Hz.

Comment modifier la fréquence
Pour modifier la fréquence, vous pouvez utiliser les 4 touches << - < - > - >> situées sous FREQ. (figure 16). Si vous voulez effectuer des mesures fines et augmenter pas à pas la valeur de la fréquence, pressez la touche > et la valeur de la fréquence augmente de 0.1 unité. Si vous aviez réglé 12 MHz, en cliquant sur > la valeur devient 12.1 puis 12.2, etc. Si vous cliquez sur < la valeur diminue et devient 11.9 puis 11.8, etc. Si vous pressez >> la valeur augmente d’une unité et sur << elle diminue d’une unité.

Figure 16 : Ces figures montrent la séquence des opérations à exécuter pour modifier la fréquence visualisée aux pas de 0.1 et 1 unité. Les touches << - < servent à diminuer la fréquence visualisée et les touches >> - > à l’augmenter (lire l’article).

Note : en sélectionnant par un clic une des 4 touches et en maintenant appuyée la barre d’espacement du clavier de l’ordinateur, on obtient des variations continues.

Comment corriger si l’on s’est trompé
Si vous avez entré une valeur numérique erronée et que vous n’avez encore pressé aucune des 3 touches des unités (MHz, kHz, Hz), pressez simplement la touche CL pour effacer le nombre visualisé dans la fenêtre bleue et entrez la nouvelle valeur avec le clavier DATA.
Si en revanche vous avez déjà visualisé la fréquence dans l’afficheur, vous devez à nouveau entrer le nombre correct en cliquant sur le clavier DATA puis sur la touche de l’unité de mesure.

Qu’est-ce qui apparaît sur l’afficheur PARAMETRES ?
Le cadre “PARAMETER” comporte divers afficheurs (figure 20) dans lesquels sont visualisés tous les paramètres nécessaires pour exécuter les tests de contrôle. Prenons le premier afficheur, celui où apparaît la valeur d’atténuation réglée avec les touches dBm, dBμV et mV pour le niveau du signal de sortie (figure 17).

Comment régler le niveau de sortie
Comme pour la fréquence, pour régler le niveau d’atténuation du signal de sortie, cliquez sur les chiffres du clavier DATA puis sur les touches du cadre “LEVEL”. Dans l’afficheur situé sous “PARAMETER” apparaît –4.

Figure 17 : Ces figures montrent la séquence des opérations à exécuter pour paramétrer un nouveau niveau de sortie.
Réglez d’abord la valeur numérique en cliquant sur les touches du clavier DATA, puis insérez le niveau en dBm, dBμV ou mV avec le clavier “LEVEL”.


Comment convertir les unités de mesure
Quand la valeur est entrée, il est possible de passer d’une unité à une autre en cliquant simplement sur l’unité désirée (figure 18). Par exemple, si vous avez entré 10 dBm et que vous vouliez passer aux dBμV, il suffit de cliquer sur dBμV et l’afficheur visualise 117. De même, en cliquant sur mV, l’afficheur visualise 707.10.
Note : les dBm et dBμV étant des mesures logarithmiques relatives, alors que le mV est une mesure linéaire absolue, quand le nombre visualisé a des décimales, dans la conversion entre ces unités de mesure, il n’y a pas équivalence exacte et donc le calcul est seulement approché.

Figure 18 : Ces figures montrent la séquence des opérations à exécuter pour convertir le niveau de sortie visualisé sous l’afficheur “PARAMETER”. Dans la première figure le niveau est exprimé en dBm, dans la deuxième en dBμV et dans la troisième en mV.

Comment modifier le niveau
En bas, toujours dans le cadre “LEVEL”, les 4 touches d’augmentation et de diminution permettent aussi d’augmenter et de diminuer la valeur du niveau de sortie visualisé dans l’afficheur situé sous “PARAMETER” (figure 19). En cliquant sur la touche > on augmente la valeur au pas de 0.25 et en cliquant sur < on la diminue au même pas.
Important : si on augmente ou diminue les dBm, les pas sont de 0.25 dBm et si on augmente ou diminue les mV, les pas sont de 0.25 mV. Etant donné que ces mesures ne sont pas comparables, dans ce cas aussi, il n’y aura pas de parfaite équivalence dans la conversion entre une mesure et l’autre s’il y a des décimales.
Si nous cliquons sur >> nous augmentons la valeur du niveau de sortie au pas de 1 unité et si nous cliquons sur << nous la diminuons de 1 unité.
Note : en sélectionnant par un clic une des 4 touches et en maintenant appuyée la barre d’espacement du clavier de l’ordinateur, on obtient des variations continues.

Figure 19 : Ces figures montrent la séquence des opérations à exécuter pour modifier le niveau de sortie aux pas de 0.25 et 1 unité. Les touches << - < servent à diminuer l’amplitude du signal et les touches >> - > à l’augmenter (lire l’article).

Comment corriger si l’on s’est trompé
Si vous avez entré une valeur numérique erronée et que vous n’avez encore pressé aucune des 3 touches de niveau (dBm, dBμV, mV), pressez simplement la touche CL pour effacer le nombre visualisé dans la fenêtre bleue et entrez la nouvelle valeur avec le clavier DATA.
Si en revanche vous avez déjà visualiséle niveau de sortie dans l’afficheur, vous devez à nouveau entrer le nombre correct en cliquant sur le clavier DATA puis sur la touche de l’unité de mesure.

Qu’est-ce qui apparaît sur l’afficheur “TIME” ?
Dans cet afficheur apparaît le TEMPS en seconde écoulé entre une variation de niveau et la suivante. L’afficheur du haut, sous “TIME”, indique la durée du front de montée et celui du bas la durée du front de descente. Si, par exemple, vous réglez une durée de 1 seconde pour le front de montée et de 4 secondes pour le front de descente, le niveau de sortie, partant de la valeur minimale atteindra la valeur du niveau indiquée dans l’afficheur situé sous “PARAMETER” en 1 seconde, pour diminuer ensuite jusqu’à la valeur minimale en 4 secondes.

Note : nous vous rappelons que la valeur minimale du niveau de sortie du générateur est de –54 dBm (soit 0.4461 mV), alors que le niveau maximal est de 10 dBm (707.10 mV). Nous nous entraînons toujours à remplacer la virgule décimale par le point !

Figure 20 : La fenêtre “PARAMETER” comporte plusieurs afficheurs. Dans le premier est visualisé le niveau de sortie, dans les deux afficheurs “Time” sont visualisés les temps de montée et de descente de la variation d’amplitude et dans les afficheurs “Start, Stop, Step” et Freq. sont visualisées les fréquences du balayage de fréquence (“sweep”). Les afficheurs “Save” et RCL concernent les configurations de mémoire.

Comment insérer les TEMPS de “LEVEL MOD.”
Les touches “/Time” et “\Time” du cadre “LEVEL MOD.” servent à programmer la durée en seconde du front de montée et du front de descente d’une fonction. Si, par exemple, vous voulez que votre signal monte au niveau de sortie maximal en 1 seconde et revienne au niveau minimal en 3 secondes, réglez d’abord le nombre avec le clavier DATA en cliquant sur 1, puis cliquez sur la touche “/Time” pour programmer la montée.
Ensuite, réglez la durée du front de descente avec le clavier DATA en cliquant sur 3, puis cliquez sur la touche “\Time” (fig. 21 et 22).

Figure 21 : Pour paramétrer le temps en seconde du front de montée, il faut d’abord cliquer sur la valeur numérique, puis sur “/Time”.

Figure 22 : Pour paramétrer le temps en seconde du front de descente, il faut d’abord cliquer sur la valeur numérique, puis sur “\Time”.

Comment régler la variation d’amplitude d’un signal
Outre les temps de montée et de descente, il est possible, dans le cadre “LEVEL MOD.”, de régler certains paramètres pour la variation d’amplitude.
En cliquant sur le poussoir // on obtient une variation cyclique croissante avec laquelle le niveau de sortie, pendant la durée définie, part d’une valeur minimale et augmente jusqu’à la valeur maximale que vous avez réglée (figure 23).
Avec le poussoir \\ on obtient une variation cyclique décroissante avec laquelle le niveau de sortie, pendant la durée définie, part d’une valeur maximale que vous avez réglée et diminue jusqu’à la valeur minimale du générateur (figure 24).
Avec le poussoir ^ ^ on obtient une variation cyclique croissante/décroissante avec laquelle le niveau de sortie, pendant la durée définie, passede la valeur minimale du générateur à la valeur maximale que vous avez réglée pour retourner au minimum.
Avec le poussoir ][][] on obtient une variation cyclique impulsionnelle avec laquelle le niveau de sortie va et reste à la valeur minimale du générateur pendant le temps de montée défini, puis va et reste à la valeur maximale que vous avez réglée pendant le temps de descente défini.
Les poussoirs L, situés à côté des 4 précédents, servent à passer d’une variation d’amplitude “cyclique” à une variation “continue” : leur fonction est double.
Si vous ne cliquez pas sur le poussoir L, la variation d’amplitude réglée avec les poussoirs // - \\ - ^ ^ - ][][], estcyclique, c’est-à-dire qu’elle se répète un nombre de fois réglé avec le poussoir CYCLE. Si vous avez choisi le mode de variation cyclique, attendez toujours que se déroulent tous les cycles réglés avant d’activer un autre mode. Pour régler les cycles, vous devez tout d’abord choisir la valeur numérique en cliquant sur le clavier DATA, puis cliquer sur le poussoir CYCLE. Le nombre de cycles est visualisé dans la fenêtre bleue à droite du poussoir CYCLE.
Si vous cliquez sur le poussoir L, cette lettre se change en H et la variation réglée avec les poussoirs // - \\ - ^ ^ - ][][], devient continue, c’est-à-dire se répète à l’infini, indépendamment du nombre de cycles réglé, jusqu’à ce qu’on presse H (qui se change alors en L). Si vous avez choisi un mode de variation continue (touche H), rappelez-vous toujours d’interrompre le cycle en cours avant d’activer un autre mode.

Figure 23 : Si vous paramétrez une variation cyclique croissante avec une durée bien définie, vous voyez le niveau de sortie partir de sa valeur minimale pour atteindre, dans le temps paramétré, sa valeur maximale.

Figure 24 : Si vous paramétrez une variation cyclique décroissante avec une durée bien définie, vous voyez le niveau de sortie partir de sa valeur maximale pour atteindre, dans le temps paramétré, sa valeur minimale.

Figure 25 : Si vous choisissez une variation cyclique impulsionnelle, le niveau de sortie va à la valeur minimale puis passe brusquement à sa valeur maximale. Pour voir ces variations, il suffit de se connecter à un oscilloscope.

Figure 26 : Le connecteur situé sur le panneau arrière du générateur BF-VHF est à relier à la prise port parallèle d’un ordinateur. Les sorties LF ou HF (figure 26) sont à relier à l’entrée X de n’importe quel oscilloscope. Si vous déconnectez l’ordinateur du générateur, la fréquence et l’amplitude paramétrées restent en mémoire jusqu’à ce que vous éteigniez le générateur.

Comment obtient-on une Modulation Externe ?
Le signal du générateur peut être modulé externement en AM grâce à l’entrée Inp. Mod. AM (voir schéma électrique figure 2 dans la première partie). A l’oscilloscope on peut voir un signal HF modulé et redressé (poussoir ASM) ou seulement modulé (poussoir SIM). Afin qu’il n’y ait pas de distorsion, le signal maximum de modulation BF à appliquer à l’entrée ne doit pas dépasser 4,5 Vpp (crête-crête) lorsque le trimmer R54 est réglé pour la sensibilité maximale (figure 2, première partie).
Si vous ne cliquez pas sur ASM, le signal HF est modulé et redressé sur une demie onde négative (figure 30).
Si en revanche vous cliquez sur ASM (la mention devient SIM, figure 27), le signal HF est modulé (figures 28 et 29). Si l’on clique à nouveau sur SIM, cette mention devient ASM.

Figure 27 : Pour moduler le signal fourni par le générateur, vous devez appliquer un signal BF à la BNC Input Mod. AM (figure 26). Si vous cliquez sur ASM, la mention se transforme en SIM et on obtient une modulation externe comme le montrent les figures 43 et 44.

Comment corriger si l’on s’est trompé
La seule façon de corriger une ou plusieurs des valeurs entrées dans le cadre “LEVEL MOD.” est de reprogrammer les valeurs de temps pour l’augmentation et pour la diminution sur le clavier DATA, puis de presser la touche : “/Time” pour régler la durée du front de montée, “\Time” pour régler la durée du front de descente.

Qu’est-ce qui apparaît sur les afficheurs Start, Stop, Step, Freq. ?
Les nombres apparaissant dans ces 4 afficheurs sont paramétrés pour programmer la fonction balayage de fréquence (“sweep”). Sur l’afficheur “Start” apparaît la fréquence de départ, sur l’afficheur “Stop” la fréquence d’arrivée, sur l’afficheur “Step” les pas de fréquence et sur l’afficheur Freq. défile en temps réel la valeur de la fréquence pendant le cycle de balayage paramétré.

Comment programmer le balayage de fréquence (“sweep”)
La fonction balayage de fréquence (“sweep”) sert à voir une gamme de fréquences balayée entre la fréquence de départ (“Start”) et la fréquence d’arrivée (“Stop”) selon la résolution choisie (“Step”). Par exemple, pour voir le comportement d’un amplificateur de 20 Hz à 40 kHz au pas de 10 Hz (figures 31 à 33), vous devez programmer le générateur ainsi :
- Pour paramétrer le “Start”, cliquez sur le clavier DATA les nombres 2-0, puis dans le cadre “SWEEP” cliquez sur Hz et pour finir cliquez sur “Start”.
- Pour paramétrer le “Stop”, cliquez sur le clavier DATA les nombres 4-0, puis dans le cadre “SWEEP” cliquez sur KHz et, pour finir, cliquez sur “Stop”.
- Pour paramétrer le “Step”, cliquez sur le clavier DATA les nombres 1-0, puisdans le cadre “SWEEP” cliquez sur Hz et, pour finir, cliquez sur “Step”.
Note : quand vous insérez les valeurs de balayage de fréquence (“sweep”), vous n’êtes pas obligé de suivre cet ordre.
La confirmation de non erreur est visualisée dans les afficheurs “Start, Stop, Step” en haut du cadre “PARAMETER”.
Une fois que ces valeurs sont entrées et que vous avez choisi le mode balayage de fréquence (“sweep”), dans l’afficheur Freq. défile en temps réel la valeur de la fréquence pendant le cycle de balayage. Précisons à ce propos que plus élevé est le nombre des “Steps”, plus longue est la durée nécessaire pour effectuer le balayage complet. Ainsi, par exemple, si vous avez choisi une fréquence de “Start” de 0 Hz et une fréquence de “Stop” de 80 MHz, avec “Step” de 1 MHz, le nombre de pas sera assez faible (80). Si en revanche vous avez choisi les mêmes valeurs sauf “Step” = 1 kHz, le nombre de pas sera 1 000 fois plus élevé et par conséquent le temps nécessaire 1 000 fois plus long. Selon le mode choisi, quand le balayage est terminé, le grand afficheur “FREQUENCY” affiche les fréquences de “Start” et de “Stop”.

Comment paramétrer le cycle de balayage
Comme pour la variation de niveau de sortie, le balayage de fréquence (“sweep”) peut aussi être exécuté selon différents modes.
Si l’on clique sur le poussoir // on lance un balayage de fréquence en mode croissant, c’est-à-dire partant du “Start” et augmentant jusqu’au “Stop” en fonction du “Step” choisi.
Si l’on clique sur le poussoir \\ on lance un balayage de fréquence en mode décroissant, c’est-à-dire partant du “Stop” et augmentant jusqu’au “Start” en fonction du “Step” choisi.
Si l’on clique sur le poussoir ^ ^ on lance un balayage de fréquence en mode croissant/décroissant, c’est-à-dire partant du “Start” et augmentant jusqu’au “Stop” en fonction du “Step” choisi, puis diminuant jusqu’au “Start” toujours selon le “Step” choisi.
Si l’on clique sur le poussoir ][][] on lance un balayage de fréquence en mode bitonal, c’est-à-dire avec en sortie un signal composé de deux fréquences, celle de “Start” et celle de “Stop”.
Le temps d’émission de la fréquence de “Start” et celui de la fréquence de “Stop” est calculé en fonction du “Step” paramétré. Si par exemple, vous avez réglé le “Start” à 20 Hz et le “Stop” à 20 000 Hz avec un “Step” de 10 Hz, les pas nécessaires pour passer de “Start” à “Stop” et vice versa sont donnés par la formule :

“step” = (freq. “stop” – Freq. “start”) : Freq. “step”
(20 000 – 20) : 10 = 1 998 “step”.

Par conséquent, sur l’oscilloscope vous voyez la fréquence de “start” pour 1998 pas, puis celle de “stop” pour 1998 autres pas. A la fin du cycle est visualisée sur l’afficheur “FREQUENCY” la fréquence de “start”.
Les poussoirs L, à côté des 4 poussoirs décrits, servent à passer d’un balayage “cyclique” à un balayage “continu” : ils ont une double fonction.
Si vous ne cliquez pas sur le poussoir L, le balayage réglé avec les poussoirs // - \\ - ^ ^ - ][][], est cyclique, c’est-à-dire qu’il se répète un nombre de fois réglé avec le poussoir CYCLE. Si vous avez choisi un mode balayage cyclique, attendez toujours que se déroulent tous les cycles réglés avant d’activer un autre mode. Pour régler les cycles, vous devez tout d’abord choisir la valeur numérique en cliquant sur le clavier DATA, puis cliquer sur le poussoir CYCLE. Le nombre de cycles est visualisé dans la fenêtre bleue à droite du poussoir CYCLE.
Si vous cliquez sur le poussoir L, cette lettre se change en H et le balayage réglé avec les poussoirs // - \\ - ^ ^ - ][][], devient continu, c’est-à-dire qu’il se répète à l’infini, indépendamment du nombre de cycles réglé, jusqu’à ce qu’on presse H (qui se change alors en L). Si vous avez choisi un mode de balayage continu (touche H), rappelez-vous toujours de l’interrompre avant d’activer un autre mode.

Comment corriger si l’on s’est trompé
La seule façon de corriger une ou plusieurs des valeurs entrées est de reprogrammer la valeur en cliquant le nombre sur le clavier DATA, puis l’unité de mesure de la fréquence dans le cadre “SWEEP” et pour finir de presser la touche :
“Start” pour régler la fréquence de départ,
“Stop” pour régler la fréquence d’arrivée,
“Step” pour régler la fréquence de balayage.


Figure 28 : La profondeur de la modulation dépend de la valeur de l’amplitude du signal modulant BF. Si vous utilisez un signal dont l’amplitude est insuffisante, vous voyez que la porteuse HF est peu modulée.

Figure 29 : Si vous augmentez l’amplitude du signal modulant BF, vous voyez augmenter l’amplitude du signal HF. Un signal HF est modulé à 100 % quand vous voyez à l’oscilloscope que son amplitude a doublé.

Figure 30 : Si (figure 42) vous cliquez sur SIM, de façon à faire apparaître ASM, vous voyez à l’oscilloscope un signal modulé comme ci-dessus, c’est-à-dire avec la demie onde négative plus accentuée.

Figure 31 : Pour paramétrer la fréquence de “Start”, cliquez sur la valeur numérique (CL 20), puis sur l’unité de mesure et enfin sur “Start”.

Figure 32 : Pour paramétrer la fréquence de “Stop”, cliquez sur la valeur numérique (CL 40), puis sur l’unité de mesure et enfin sur “Stop”.

Figure 33 : Pour paramétrer la fréquence de “Step”, cliquez sur la valeur numérique (CL 10), puis sur l’unité de mesure et enfin sur “Step”.

Figure 34 : Après avoir paramétré une fréquence de “Start” de faible valeur et une fréquence de “Stop” de valeur élevée, avec le balayage de fréquence (“sweep”) croissant vous voyez les sinusoïdes se serrer sur le côté droit de l’oscilloscope.

Figure 35 : Après avoir paramétré une fréquence de “Start” de faible valeur et une fréquence de “Stop” de valeur élevée, avec le balayage de fréquence (“sweep”) décroissant, vous voyez les sinusoïdes s’espacer sur le côté droit de l’oscilloscope.

Figure 36 : Si vous choisissez la fonction “Sweep” Bitonal à cycle continu, vous verrez à l’oscilloscope un signal composé de deux fréquences, celle de “Start” et celle de”Stop”.

Comment sauvegarder les fonctions programmées
Un des avantages des instruments virtuels est leur capacité à mémoriser les paramétrages et à les restituer au moment où on en a besoin. Dans notre programme, la fréquence, le niveau de sortie et toutes les autres fonctions paramétrées, sont mémorisées dans le disque dur sous la forme d’un fichier avec extension .txt. Pour mémoriser les configurations et les restituer à volonté, on doit utiliser les poussoirs du cadre “STORE” (figure 37). Si l’on clique sur le poussoir “Save”, les données visualisées à l’écran sont sauvegardées dans un fichier .txt.
Quand s’ouvre la petite case de la figure 37, cliquez dans la case et tapez le nom du fichier. Ce nom peut être composé de beaucoup de caractères, mais nous vous conseillons de choisir des noms dont la longueur soit comprise entre 6 et 11 caractères, de façon à pouvoir les visualiser tous dans l’afficheur “Save”.
Confirmez l’opération en cliquant sur la lettre E (figure 37).
Si vous cliquez sur RCL, les configurations précédemment sauvegardées avec “Save” apparaissent à l’écran.
Quand s’ouvre la petite case de la figure 37, cliquez sur la fl èche de droite et sélectionnez le nom du fichier que vous voulez ouvrir. Confirmez l’opération en cliquant à nouveau sur RCL.
Si vous cliquez sur “Set”, sont mémorisées, mais seulement temporairement, les données visualisées dans les afficheurs du générateur. Après avoir cliqué sur ce poussoir, il est possible de régler d’autres valeurs et de procéder aux mesures. En cliquant sur “Preset” on réinitialise les fonctions acquises avec “Set”.

Comment corriger si l’on s’est trompé
Si vous pressez par erreur le poussoir “Save” ou le poussoir RCL, pour annuler cette fonction, vous devez simplement cliquer sur CL dans le cadre DATA.

Si l’on éteint le générateur, les valeurs paramétrées sont-elles perdues ?
Si vous fermez le programme (poussoir X en haut à droite) avant d’avoir éteint le générateur, vous perdrez toutes les valeurs paramétrées. Pour que cela n’arrive pas, vous devez d’abord cliquer sur le poussoir “OFF” et ensuite sur X. Ainsi vous ne perdez pas les valeurs visualisées actuellement sur les afficheurs, elles sont sauvegardées en mémoire. En effet, si l’on rouvre le programme et si l’on rallume le générateur, les valeurs précédemment paramétrées sont à nouveau visualisées dans les différents afficheurs.

Figure 37 : Pour sauvegarder les valeurs paramétrées, vous devez utiliser les poussoirs du cadre “STORE”. Si vous cliquez sur “Save”, une petite case blanche s’ouvre, dans laquelle vous devez entrer le nom du fichier. Pour confirmer le nom, cliquez sur E, à droite en haut et dans l’afficheur “Save” vous retrouverez le nom du fichier sauvegardé.

Figure 38 : Pour visualiser dans les afficheurs les configurations précédemment sauvegardées, vous devez utiliser RCL.
Cliquez dessus, une petite case blanche s’ouvre. Cliquez sur la flèche à droite de cette dernière et sélectionnez le nom du fichier que vous voulez visualiser. Pour confirmer l’opération, cliquez à nouveau sur le poussoir RCL.


Quelques exemples d’utilisation du générateur
Maintenant que vous avez appris à reconnaître les fonctions et les touches de notre générateur, voyons ensemble quelques exemples pratiques pour utiliser les diverses possibilités offertes par cet appareil.
L’expérience la plus simple et la plus commune est de l’utiliser comme simple générateur de fréquence pour tester la réponse audio d’un préamplificateur ou d’un amplificateur. Injectez en entrée le signal de fréquence voulu et vérifiez que la forme d’onde en sortie (à l’oscilloscope) n’est pas distordue, qu’elle est bien la même que celle de l’entrée. Pour régler la fréquence, tapez sur le clavier DATA sa valeur et cliquez sur l’unité de mesure : Hz, kHz ou même MHz.
Cette fonction peut être utilisée pour chercher des pannes ou des dysfonctionnements dans votre amplificateur.
A l’entrée du contrôle de volume, injectez un signal de 1 000 Hz avec une amplitude peu élevée, puis vérifiez à l’oscilloscope la présence du signal à la sortie des différents étages. Bien sûr, si à la place d’une sinusoïde vous apercevez un signal déformé, vous pouvez être certain que la panne est là ! Même chose si vous ne trouvez rien en sortie.
Si vous ne possédez pas d’oscilloscope, vous pouvez utiliser, comme on faisait autrefois, un casque à haute impédance. Attention, avec ce procédé vous n’avez la certitude de la panne que si le signal injecté est interrompu quelque part dans la chaîne des divers étages (vous n’entendez alors rien du tout ou un son très atténué). Vérifier, à l’oreille seulement, une distorsion est en revanche possible, mais il faut alors qu’elle soit vraiment très importante.
Pour contrôler un circuit de compression audio, vous pouvez utiliser la fonction “LEVEL MOD.”. En Injectant en entrée un signal croissant pendant un certain temps, vous pouvez vérifier à l’oscilloscope que le niveau du signal programmé correspond aux limites caractéristiques d’interventions du compresseur.
Autre exemple concret : vérifier que l’étage oscillateur d’un récepteur superhétérodyne fonctionne. Réglez sur le clavier DATA la valeur de la fréquence de la porteuse plus la fréquence intermédiaire et choisissez l’unité de mesure voulue. Le générateur produit alors un signal d’une fréquence égale à celle de la porteuse plus ou moins la MF (ou FI) que vous injectez dans l’étage mélangeur du récepteur. Ainsi, si l’oscillateur local ne fonctionne pas (il est en panne), le générateur lui supplée, ce qui est démontré par l’action sur le bouton d’accord (même si la réception n’est pas bonne, vous savez que le dysfonctionnement est là).

Exemples d’utilisation de la fonction balayage (sweep)
L’utilisation de cette fonction est fondamentale pour mettre au point une bonne chaîne Hi-fi: pour qu’une installation audio mérite ce terme, il faut contrôler au moins deux choses, la linéarité de la réponse en fréquence de la partie amplificatrice et que les filtres “crossover” utilisés pour séparer les diverses bandes de fréquences correspondent bien aux fréquences de coupure des haut-parleurs utilisés.
Activez la fonction balayage de fréquence (“sweep”) en programmant la fréquence de “Start” à 18 Hz, par exemple et la fréquence de “Stop” à 40 000 Hz (en effet votre amplificateur doit pouvoir amplifier bien au-delà de la limite d’acuité supérieure de l’oreille humaine). Le “Step” dépend du type de contrôle que vous voulez effectuer.
Si vous mettez 1 Hz, votre balayage de fréquence (“sweep”) balaie toutes les fréquences 18 Hz, 19 Hz, 20 Hz, etc. jusqu’à 40 000 Hz ! Si en revanche vous choisissez 10 Hz, la résolution est un peu plus basse. Notez toutes les lacunes apparaissant dans la courbe de réponse à certaines fréquences, afin d’améliorer ensuite votre chaîne d’amplification.
Si vous êtes un audiophile très exigeant, sachez que la fonction balayage de fréquence (“sweep”) permet de vérifier aussi la réponse de la salle d’écoute (salon, studio d’enregistrement, salle de concert…) : vous pouvez ensuite la corriger avec un égaliseur.
Utilisez pour cela un microphone haute fidélité associé à un oscilloscope : vérifiez à quelle(s) fréquence(s) produite(s) par le générateur le son est atténué par la salle et corrigez avec l’égaliseur de façon à l’(les) accentuer.
L’utilisation de la fonction ][][] est importante pour régler les filtres du modulateur d’un émetteur SSB (ou BLU). Tous les radioamateurs savent en effet combien il est important de disposer d’au moins deux signaux couvrant toute la bande de fréquences de la parole. Si vous programmez le “Start” avec une fréquence de 300 Hz et le “Stop” avec une fréquence de 3 000 Hz, en pressant la touche ][][] vous disposez, en sortie, d’une fonction bitonale formée d’une partie du signal, d’abord à 300 Hz puis à 3 000 Hz.
Si vous cliquez sur L (la lettre devient H), le générateur produit un son bitonal continu jusqu’à ce que H soit pressé.

Conclusion
Armés de ce magnifique appareil de niveau professionnel, avec ces quelques exemples, à vous d’en exploiter les innombrables possibilités.

Fin.

1er Partie

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