Une clé magique tous usages

Une clé magique, oui, car le circuit intégré et le transistor de l’émetteur ne sont alimentés par aucune pile ! Le circuit prélève en effet la tension nécessaire par induction sur la self située dans l’étage récepteur. Si vous croyez que cela est impossible, essayez donc de réaliser cette clé et votre réussite vous laissera baba.


Il y a belle lurette que l’extrême intégration des circuits intégrés, et donc la miniaturisation des circuits, a permis à l’électronique d’envahir aussi le domaine de la serrurerie professionnelle. Beaucoup de clés utilisent un clavier de type téléphonique sur lequel il faut taper une combinaison à x chiffres exacte sous peine de fermeture obstinée. Cette solution, assez satisfaisante sur le plan de la sécurité, est plutôt encombrante.

Notre réalisation
C’est pourquoi nous avons conçu cette clé, bien plus évoluée techniquement, fonctionnant sans pile et qui, malgré ses dimensions modestes, offre 6 561 combinaisons.

Figure 1 : Cette photo d’un de nos prototypes montre, à droite, l’étage récepteur relié par un petit câble à son détecteur, à gauche.
Sur le détecteur on a placé la petite boîte en plastique de l’étage émetteur constituant la clé “magique” électronique codée.


Le codeur et le décodeur
Pour obtenir une clé électronique permettant un aussi grand nombre de combinaisons, nous avons mis en oeuvre deux circuits intégrés bien connus de nos lecteurs car nous les avons déjà utilisés en radiocommande (L'article : "Une radiocommande de puissance sur 433 MHz").
Le circuit intégré codeur HT6014 (figure 2) est employé comme TX dans l’étage émetteur (figure 11). Le décodeur HT6034 (figure 3) comme RX dans l’étage récepteur et (figure 15). Les broches 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 des deux circuits intégrés sont reliées à un dipswitch à 8 micro-interrupteurs (figure 4) dont les leviers sont à 3 positions : – (relié à la masse), 0 (non relié), + (relié au positif). Quand on place un de ces leviers dans l’une des trois positions, on obtient des impulsions de différentes largeurs comme le montrent les figures 5, 6 et 7.
Pour notre circuit, il est important de respecter les valeurs des résistances connectées aux broches 15 et 16. Pour le codeur HT6014, figure 2, R1 est de 4,7 mégohms, pour le décodeur HT6034, figure 3, R13 est de 330 kilohms : encore une fois respectez-en bien les valeurs car sinon le circuit ne fonctionnerait pas.

Figure 2 : Organigramme interne du circuit intégré codeur HT6014 utilisé par l’étage émetteur. Ce codeur comporte entre les broches 15 et 16 une résistance de 4,7 mégohms.

Figure 3 : Organigramme interne du circuit intégré décodeur HT6034 utilisé par l’étage récepteur (figure 15). Aux broches 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 sont reliés les 8 micro-interrupteurs à 3 positions du dip-switch S1 servant à paramétrer la combinaison de la clé.

Figure 4 : Le dip-switch S1 vu de dessus (on voit les 8 micro-interrupteurs à 3 positions) et de dessous (brochage). Pour paramétrer un code, il suffit de placer le levier de chaque micro-interrupteur en position +, 0 ou –. Le dessin montre que les micro-interrupteurs 1 à 4 sont sur + et les micro-interrupteurs 5 à 8 sur –.

Figure 5 : Si l’on place le levier d’un micro-interrupteur au centre, soit sur 0, une impulsion étroite et une large sortent du codeur.

Figure 6 : Si l’on place le levier d’un micro-interrupteur vers le haut, soit sur +, deux impulsions étroites sortent du codeur.

Figure 7 : Si l’on place le levier d’un micro-interrupteur vers le bas, soit sur –, deux impulsions larges sortent du codeur.

Figure 8 : Sur ce dessin on voit la forme des impulsions codées (en bleu) sortant de la broche 17 du codeur HT6014 (figure 2) après qu’on ait positionné les 4 premiers leviers du dip-switch sur + et les 4 derniers sur –. Les premières impulsions en rouge sont celles du synchronisme et les dernières en jaune sont celles du “strobe”.

Le schéma électrique de l’étage émetteur
La figure 11 donne le schéma électrique de l’étage émetteur utilisant le codeur HT6014 : le circuit ne comporte, vous le voyez, aucune pile ou batterie d’alimentation. Pour l’alimenter, il suffit d’approcher sa self L1 de la self L2 située dans l’étage récepteur (figure 9) : L1 capte alors par induction le signal irradié par L2, un signal d’environ 100 kHz. Aux bornes du circuit d’accord L1/C3 se trouve un signal sinusoïdal de 100 kHz environ que redresse DS1 pour en tirer une tension continue qui, appliquée aux extrémités de C2 (470 μF), le charge automatiquement, la charge complète donnant une tension de 4 à 6 V utilisée comme source d’alimentation. La tension maximale de 6 V est obtenue quand L1 n’est qu’à deux millimètres de L2. Si les deux selfs sont séparées de 40 millimètres, la tension aux bornes de L1 n’est plus que de 3 V, mais c’est encore bien suffisant pour faire fonctionner l’émetteur et son codeur.
De la broche 17 du codeur IC1 sort une série d’impulsions codées (figure 11) qui, en polarisant la base de TR1, le fait conduire, ce qui excite L1 et, comme celle-ci est à proximité de L2 (étage récepteur, figure 10), les impulsions codées produites par l’étage émetteur sont automatiquement transférées vers l’étage récepteur. Récapitulons tout cela :
- L2 de l’étage récepteur irradie une fréquence de 100 kHz et donc quand nous approchons L1 de l’étage émetteur, aux bornes de cette dernière se produit un signal HF redressé par DS1 de façon à obtenir aux extrémités de C2 (faisant office de pile) une tension continue (figure 9).
- Quand le condensateur électrolytique C2 s’est chargé d’une tension continue de 3 à 6 V, le circuit intégré codeur commence à émettre une série d’impulsions codées que L1 transfère par induction à L2 présente dans le récepteur (figure 10).
- Si les impulsions codées captées par L2 sont identiques au code du décodeur inséré dans le récepteur, le relais est excité.

Figure 9 : Si l’on approche la self L1 du TX codeur de la self L2 du RX décodeur, L1 capte par induction le signal irradié par L2, la diode DS1 le redresse et le condensateur électrolytique C2 se charge d’une tension continue.

Figure 10 : Quand C2 est chargé, l’étage TX codeur commence à fonctionner et émet une série d’impulsions codées (figure 8) transférée de la self L1 vers la self L2.

Figure 11 : Schéma électrique de l’étage TX codeur. La tension permettant au TX de fonctionner est captée par la self L1 et une fois redressée elle charge C2 faisant office de pile (figure 9).

Liste des composants
R1 = 4,7 MΩ
R2 = 2,2 kΩ
C1 = 100 nF polyester
C2 = 470 μF électrolytique
C3 = 33 nF polyester
L1 = Voir texte
DS1 = Diode 1N4148
TR1 = NPN BC547
IC1 = Intégré HT6014
S1 = Dip-switch 8 voie 3 pos.


Figure 12 : Photo d’un des prototypes du TX codeur. On voit à gauche le dipswitch S1, utilisé pour paramétrer le code de la clé d’accès.

Figure 13a : Schéma d’implantation des composants du TX codeur. La self L1 est disponible déjà bobinée et collée à l’intérieur du couvercle du boîtier plastique (figure 19).

Figure 13b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé de la platine, côté composants.

Figure 14 : Brochages des circuits intégrés vus de dessus et des transistors vus de dessous.

Le schéma électrique de l’étage récepteur
La figure 15 donne le schéma électrique de l’étage récepteur utilisant le décodeur HT6034 : l’oscillateur constitué de TR1 et TR2 suit un schéma un peu inhabituel, que vous ne trouverez dans aucun manuel et qui cependant présente beaucoup d’avantages. Le premier est de produire une onde parfaitement sinusoïdale pouvant atteindre une amplitude efficace de 8,5 V environ. Le deuxième est qu’il est très simple et très stable en fréquence tout en ne nécessitant aucune self à prise intermédiaire. Le dernier est de pouvoir prélever sur la base de TR2 les impulsions codées que L2 capte par induction à partir de L1, insérée dans l’étage émetteur (figure 10).
Quand sur la base de TR2 arrivent les impulsions codées captées par TR2, elles sont lissées par le filtre C4-R6-C5 et appliquées à la broche inverseuse 6 de l’inverseur IC1-A qui les amplifie environ 15 fois. Les impulsions présentes à la sortie de IC1-A sont appliquées sur la broche non inverseuse 3 du second amplificateur opérationnel IC1-B, monté ici en quadrateur à déclenchement. De la broche de sortie 1 de IC1-B sortent des impulsions dont les fronts de montées et de descentes sont parfaits et qui sont appliquées à la broche d’entrée 14 de IC2, le décodeur HT6034 de l’étage récepteur.
Si les 8 micro-interrupteurs du dipswitch S1 relié au décodeur IC2 (figure 16) ont leurs leviers dans la même position que ceux de S1 relié au codeur IC1 (figure 13), le signal est reconnu par le décodeur IC2 comme clé valide d’ouverture, ce que confirme le changement de niveau logique de sa broche de sortie 17. Si le décodeur IC2 ne reconnaît pas le code des impulsions arrivant à son entrée, nous retrouvons sur sa broche de sortie 17 un niveau logique 0, soit aucune tension. Si en revanche il le reconnaît, nous y trouvons un niveau logique 1, soit une tension positive d’environ 12 V.
Regardons bien la figure 15, on note que la broche de sortie 17 de IC2 est connectée aux broches CK des deux FLIP-FLOP type D IC3-A et IC3-B. Quand le niveau logique 1 atteint la broche CK du premier FLIP-FLOP IC3-A, sur sa broche de sortie 1 (Q) apparaît un niveau logique 1, soit une tension positive de 12 V atteignant le point A du connecteur J1. Quand le niveau logique 0 atteint la broche CK du premier FLIPFLOP IC3-A, sur sa broche de sortie 1 (Q) apparaît un niveau logique 0, soit aucune tension positive. Donc, si dans le connecteur J1 le cavalier de court-circuit est connecté entre les points A et C, TR3 excite le relais quand arrive sur sa base un niveau logique 1 et le relaxe quand c’est le niveau logique 0 qui y arrive.
Quand le niveau logique 1 atteint la broche CK du second FLIP-FLOP IC3-B, sur sa broche de sortie 13 (Q) apparaît un niveau logique 1, soit une tension positive de 12 V atteignant le point B du connecteur J1. Ce niveau logique 1 demeure dans cette condition pendant environ 1 seconde, même si L1 est éloignée de L2 (figure 24). Donc si dans le connecteur J1 le cavalier de court-circuit est connecté entre les points B et C, TR3 excite le relais dès que L1 est approchée de L2. Au bout d’une seconde automatiquement le relais se relaxe et, pour qu’il s’excite à nouveau, il faut rapprocher L1 et L2.
La LED DL1 montée sur le collecteur de TR3 s’allume chaque fois que le relais est excité.

Figure 15 : Schéma électrique du RX décodeur et (figure 16).
Les composants assortis d’un astérisque dans la liste des composants sont montés sur le circuit imprimé.


Liste des composants
* R1 = 22 kΩ
* R2 = 5,6 kΩ
* R3 = 33 Ω
* R4 = 22 kΩ
* R5 = 5,6 kΩ
* R6 = 1,5 kΩ
* R7 = 10 kΩ
* R8 = 10 kΩ
* R9 = 10 kΩ
* R10 = 150 kΩ
* R11 = 22 kΩ
* R12 = 2,2 MΩ
R13 = 330 kΩ
R14 = 22 kΩ
R15 = 470 kΩ
R16 = 47 kΩ
R17 = 1 kΩ
R18 = 10 kΩ
R19 = 47 kΩ
R20 = 1 kΩ
* C1 = 33 nF polyester
* C2 = 100 nF polyester
* C3 = 220 μF électrolytique
* C4 = 100 nF polyester
* C5 = 4.700 pF polyester
* C6 = 10 μF électrolytique
* C7 = 10 μF électrolytique
* C8 = 22 pF céramique
C9 = 100 nF polyester
C10 = 470 nF polyester
C11 = 100 nF polyester
C12 = 22 μF électrolytique
C13 = 10 μF électrolytique
* L2 = Voir texte
DS1 = Diode 1N4148
DS2 = Diode 1N4148
DS3 = Diode 1N4148
DS4 = Diode 1N4148
DS5 = Diode 1N4007
* DL1 = LED
* TR1 = NPN ZTX653
* TR2 = NPN ZTX653
TR3 = NPN BC547
* IC1 = Intégré LM358
IC2 = Intégré HT6034
IC3 = CMOS 4013
J1 = Cavalier
S1 = Dip-switch 8 voies 3 pos.
RELAIS1 = Relais 12 V


Figure 16a : Schéma d’implantation des composants du RX décodeur. Les deux circuits imprimés constituant de ce récepteur, sont reliés entre eux par une nappe à 4 fils. La self L2 est disponible déjà bobinée et collée à l’intérieur du couvercle du boîtier plastique (figure 20).

Figure 16b-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine, côté composants.

Figure 16b-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine, côté soudures. Si vous réalisez vous-même ce circuit imprimé, n’oubliez pas toutes les liaisons indispensables entre les deux faces.

Figure 16c-1 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine, côté composants.

Figure 16c-2 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés de la platine, côté soudures.
Si vous réalisez vous-même ce circuit imprimé, n’oubliez pas toutes les liaisons indispensables entre les deux faces.


Figure 17 : Photo d’un des prototypes de la platine. Quand on connecte les points de sortie 1, 2, 3, 4 situés à droite du circuit imprimé aux points 1, 2, 3, 4 présents sur le circuit imprimé (figure 16), il ne faut surtout pas les intervertir, sinon le montage ne fonctionnera pas.

Figure 18 : Photo d’un des prototypes de la platine.
N’oubliez pas que les 8 leviers des 8 micro-interrupteurs du dip-switch S1 sont à paramétrer de la même façon exactement que ceux du TX codeur (figure 13).


Figure 19 : Le TX codeur (figure 11), utilisé comme clé, trouve sa place à l’intérieur d’un petit boîtier plastique sous le couvercle duquel est lovée et collée la self L1. Elle est constituée de 30 spires de fil émaillé de 0,6 millimètre de diamètre.
La self L2 du RX doit être exactement identique (figure 20).
Avant de fermer le couvercle vous devez paramétrer les 8 leviers des 8 micro-interrupteurs du dip-switch S1 exactement de la même manière que ceux du dip-switch S1 situé dans le RX décodeur (figure 13).


Figure 20 : Le RX décodeur (figure 15), utilisé comme serrure pour reconnaître le code clé que L1 envoie à L2, trouve aussi sa place à l’intérieur d’un petit boîtier plastique sous le couvercle, duquel est lovée et collée la self L2 identique à L1. Avant de fermer le couvercle vous devez paramétrer les 8 leviers des 8 micro-interrupteurs du dipswitch S1 exactement de la même manière que ceux du dip-switch S1 situé dans le TX décodeur.

L’alimentation de l’étage récepteur
Le circuit de l’étage récepteur, figure 15, est alimenté avec une tension de 12 V, à prélever sur n’importe quelle petite alimentation stabilisée, comme par exemple la EN1348. Le récepteur et l’alimentation peuvent être soit séparés, soit installés dans le même boîtier plastique.

La réalisation pratique de l’étage émetteur
Sur le petit circuit imprimé il faut monter tous les composants des figures 12 et 13 dont la liste est figure 11.
Commencez par monter le support de IC1, puis le dip-switch S1, vérifiez soigneusement les soudures que vous venez d’exécuter et continuez avec les deux résistances, les deux condensateurs polyesters et enfin le condensateur électrolytique C2 horizontalement et patte la plus longue (+) vers la droite.
Montez TR1, méplat repère-détrompeur orienté vers la gauche, soit vers IC1. Montez DS1, bague noire repère-détrompeur (+) tournée vers le + de C2. Si vous montiez cette diode en sens inverse, le circuit ne fonctionnerait pas car aucune tension ne viendrait charger C2.
Après avoir monté tous les composants, insérez dans son support le circuit intégré IC1 HT6014, repère-détrompeur en U vers le haut. Dernière opération : soudez sur les deux points situés près de DS1 les extrémités de L1, fixée sous le couvercle du boîtier plastique. Cette self L1 est constituée de 30 spires de fil émaillé de 0,6 mm de diamètre.
Important : avant de fermer le boîtier plastique, il est conseillé de paramétrer le dip-switch en plaçant les leviers 1, 2, 3 et 4 sur + et les 5, 6, 7 et 8 sur –, de manière à partir d’un codage simple.
Paramétrez bien le dip-switch du récepteur de la même manière, sous peine d’un non fonctionnement obstiné !

La réalisation pratique de l’étage récepteur
Pour réaliser l’étage récepteur, il faut deux circuits imprimés (figure 16). Sur le petit, vous devez monter TR1 et TR2 de l’étage oscillateur, IC1 LM358, la LED DL1 et la self L2. Sur le plus grand des deux circuits imprimés, le dip-switch S1, le décodeur IC2, le double FLIP-FLOP IC3 CD4013 et le relais. Servez vous des figures 16, 17 et 18 pour monter tous les composants listés figure 15.
Commençons par le petit circuit imprimé. Montez d’abord le support du circuit intégré IC1 LM358, vérifiez soigneusement les soudures que vous venez d’exécuter et continuez en montant toutes les résistances, les condensateurs polyesters et céramiques et enfin les condensateurs électrolytiques horizontalement et pattes les plus longues (+) comme le montrent les figures 16 et 17.
Montez la LED DL1, patte la plus longue (anode +) vers R11 : vous pouvez éloigner à volonté cette LED et la placer, par exemple, près de la porte que l’on entend ouvrir avec la clé magique, de façon à la voir s’allumer quand le code est reconnu et que, le relais étant excité, la gâche électrique de la porte va s’effacer.
Quand tous les composants sont soudés, insérez le circuit intégré IC1 dans son support, repère-détrompeur en U orienté vers R11. Dernière opération : soudez sur les deux points situés entre C1 et C8 les extrémités de L2, fixée, comme la précédente, sous le couvercle du boîtier plastique. Cette self L2 est elle aussi constituée de 30 spires de fil émaillé de 0,6 mm de diamètre.
Comme le montre la figure 16, les 4 points situés à droite du circuit imprimé sont à relier, au moyen d’une nappe à 4 fils, aux 4 points situés sur le circuit imprimé, sous IC2.
Passons donc au plus grand des deux circuits imprimés, (figures 16 et 18). Montez d’abord les supports des circuits intégrés IC2 et IC3 et le dip-switch S1, vérifiez soigneusement les soudures que vous venez d’exécuter et continuez en montant toutes les résistances, la diode DS1, bague noire repère-détrompeur tournée vers R13, DS2, bague tournée vers la droite, DS3, bague vers C12, DS4, bague vers R17 et DS5, près du relais, bague repère-détrompeur tournée vers la droite.
Montez le connecteur mâle J1 puis les quelques condensateurs polyesters et enfin les condensateurs électrolytiques (en respectant bien la polarité de leurs pattes : les pattes les plus longues + doivent être orientées comme le montrent les figures 16 et 18). Montez TR3, méplat repère-détrompeur tourné vers la gauche, puis le relais et, à sa droite, le bornier à 3 pôles pour les contacts de sortie du relais et le bornier à 2 pôles pour l’entrée de la tension 12 V. Attention : si sur ce dernier bornier vous inversiez la polarité vous mettriez les circuits intégrés hors d’usage.
Quand tous les composants sont soudés, insérez les circuits intégrés IC2 et IC3 dans leurs supports, repère-détrompeurs en U orientés vers le haut. Dernière opération : il est conseillé de paramétrer le dip-switch en plaçant les leviers 1, 2, 3 et 4 sur + et les 5, 6, 7 et 8 sur –, de manière à partir d’un codage simple. Paramétrez bien ce dip-switch de la même manière que celui du récepteur, sous peine d’un non fonctionnement tout aussi obstiné !

Les essais du circuit
Pour procéder aux essais de ce circuit, il suffit d’enfoncer le cavalier sur AC ou CB du petit connecteur J1.
Après avoir alimenté l’étage récepteur avec une tension de 12 V, rapprochez le boîtier de l’émetteur contenant L1 du boîtier du récepteur contenant L2.
Si le cavalier chevauche AC, dès que vous avez rapproché L1 de L2, le relais s’excite et si vous avez monté sur ses sorties une ampoule, elle s’allume tout de suite (figure 21). Si vous éloignez L1 de L2, le relais reste excité et l’ampoule allumée. Pour relaxer le relais et éteindre l’ampoule, vous devez à nouveau rapprocher L1 de L2 (figure 22). Si vous éloignez alors L1 de L2, le relais reste relaxé et l’ampoule éteinte.
Cavalier chevauchant CB, dès que vous avez rapproché L1 de L2 le relais s’excite et l’ampoule s’allume (figure 23).
Si vous éloignez L1 de L2, le relais reste excité et l’ampoule allumée. Au bout d’une seconde, le relais se relaxe automatiquement (figure 24) et pour qu’il s’excite à nouveau, vous devez à nouveau rapprocher L1 de L2. Pour augmenter ce délai d’une seconde, il suffit de remplacer la capacité de C12 (22 μF) par une de 47 à 100 μF ou même moins.
Si le circuit ne fonctionne pas, vous avez commis une erreur quelque part !
Les pannes les plus fréquentes proviennent des diodes (montées à l’envers) ou des circuits intégrés dont le repère-détrompeur en U est orienté dans le mauvais sens. Les autres proviennent de mauvaises soudures (courtscircuits entre pistes fines ou pastilles proches ou soudures froides collées) ou du tinol utilisé qui est parfois de qualité médiocre et dont même un plombier ne voudrait pas ! Enfin vous pouvez vous soupçonner de ne pas avoir paramétré les deux dip-switchs (récepteur et émetteur) de la même façon : dans ce cas, bien sûr, la clé et la serrure n’ayant pas le même dessin, vous ne risquez pas d’ouvrir la porte ! Nous vous avons conseillé d’utiliser d’abord un code simplifié, mais contrôlez tout de même que vous avez bien placé dans les deux dip-switchs les micro-interrupteurs 1, 2, 3 et 4 sur + et les micro-interrupteurs 5, 6, 7 et 8 sur – : assurez-vous que les leviers soient sur + ou sur – et non entre les deux sur 0.

Comment utiliser la clé magique
L’étage récepteur peut être placé dans n’importe quelle position et le petit boîtier contenant L2 peut être fixé à l’intérieur de la porte d’entrée, dans la mesure où son épaisseur ne dépasse pas 40 millimètres, car c’est à partir de cette distance de rapprochement que la liaison commence à être efficace.
Pour savoir exactement à quel endroit de la porte vous devez plaquer le TX codeur contenant L1, afin d’être bien en face du RX décodeur contenant L2, il suffit de placer la LED DL1, témoin du décodage réussi, pour qu’elle soit bien visible de la personne utilisant la clé magique.
Le petit boîtier RX décodeur contenant L2 peut aussi être placé à l’intérieur d’un évidement pratiqué dans un mur (comme un interrupteur encastré) et fermé par un cache en plastique, voire derrière un enduit de façade : ainsi un rôdeur indiscret ne saurait déceler la présence d’une serrure tout aussi magique. Sur les contacts du relais aboutissant au bornier à 3 pôles, vous pouvez appliquer toute tension continue ou alternative et l’utiliser pour allumer une enseigne, si vous êtes commerçant par exemple, pour actionner un ouvre-porte électrique ou insérer/désinsérer un système antivol/alarme, etc., ne consommant pas plus d’un ampère environ. Sinon il faudra commander un relais intermédiaire plus puissant.

Figure 21 : Si vous enfoncez le cavalier sur J1 en AC, dès que vous approchez le TX codeur du RX décodeur, le relais s’excite et si vous avez monté en sortie une ampoule, elle s’allume et le reste même si vous éloignez le boîtier TX du boîtier RX.

Figure 22 : Pour relaxer le relais et éteindre l’ampoule, vous devez rapprocher Le TX du RX. Par conséquent, le TX codeur sert à exciter le relais quand vous l’approchez la première fois du RX décodeur et à le relaxer quand vous le rapprochez la seconde fois.

Figure 23 : Si vous enfoncez le cavalier sur J1 en CB, dès que vous approchez le TX codeur du RX décodeur, le relais s’excite et allume l’ampoule.

Figure 24 : Au bout d’une seconde environ à partir du moment où vous avez éloigné le TX du RX, le relais se relaxe automatiquement et pour l’exciter à nouveau, vous devez rapprocher le TX du RX.

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