Un radar précis multifonction à ultrasons

En utilisant deux capsules ultrasoniques, une émettrice et une réceptrice, vous pouvez utiliser un radar simple qui pourra être mis à profit comme alerte de recul, pour éviter de heurter un mur en faisant marche arrière dans votre garage. Ce projet peut être utilisé également comme système d’alarme, car il est en mesure de détecter le passage d’une personne ou d’un animal à une distance d’environ 3 mètres et même de les photographier.


Dans cet article, nous chercherons à vous expliquer le principe de fonctionnement d’un radar à ultrasons et nous vous expliquerons comment en fabriquer un.
Pour réaliser ce radar, nous avons utilisé deux capsules, une émettrice pour produire les impulsions ultrasoniques et une réceptrice pour les capter lorsqu’elles sont réfléchies par un éventuel obstacle présent sur leur trajectoire.

La vitesse des ondes sonores
Il est connu que lorsque les chauves-souris volent dans la plus complète obscurité, elles parviennent à éviter les obstacles au moyen d’une émission d’ultrasons, qui, se réfléchissant sur les obstacles, sont perçus par leur appareil auditif.
C’est comme si ces petites bêtes étaient équipées d’un radar à ultrasons.
La chauve-souris, en fait, après avoir émis une impulsion ultrasonique, en fonction du temps écoulé entre l’émission et la réception de cette dernière par son appareil auditif, détecte la présence d’un obstacle, ce qui lui permet de l’éviter ou même, dans le cas d’insectes constituant son repas, de les attraper en vol.
Particularité fascinante : comment le cerveau de ce petit mammifère est en mesure d’évaluer des temps de l’ordre de quelques millisecondes ? Ce phénomène observable dans le monde animal est comparable à l’effet d’écho, que nous autres humains connaissons tous.
Nous savons, en effet, qu’étant à la montagne, si nous crions face à une paroi rocheuse, après un certain laps de temps, nous entendons notre cri en retour.
Ce laps de temps est proportionnel à la distance de l’obstacle (dans notre cas la paroi rocheuse) par rapport à nous.
Il s’agit d’un temps facilement calculable, car comme chacun sait, les ondes sonores se propagent dans l’air à la vitesse de 340 mètres à la seconde, ce qui correspond à 34 centimètres à la milliseconde.
Comme le phénomène d’écho est produit par des ondes réfléchies par un objet, il est évident que les temps doublent, car ils doivent atteindre l’obstacle, puis revenir en arrière.
La formule à utiliser pour calculer cette distance peut être exprimée de la façon suivante :
Distance en centimètres = (34 : 2) x temps en millisecondes

la formule pour calculer le temps en millisecondes connaissant la distance à parcourir est la suivante :
Temps en millisecondes = (distance en cm : 34) x 2

Note : le nombre 34 présent dans les deux formules est la vitesse de propagation en cm par milliseconde.
Ainsi, si nous voulons déterminer la distance d’un obstacle qui a produit l’effet d’écho avec un retard de 3 millisecondes, nous devons utiliser une calculatrice de poche et la formule que nous avons évoquée précédemment.
(34 x 2) x 3 = 51 centimètres

si, à l’inverse, nous voulons calculer le temps en millisecondes mis par un son pour parcourir 51 centimètres d’aller et retour, nous devons utiliser la formule suivante :
(51 : 34) x 2 = 3 millisecondes


Figure 1 : Photo du radar vu de face. Sur la gauche de la face avant, la capsule émettrice TX et, sur la droite, la capsule réceptrice RX. L’illustration de droite montre une application possible.

A quoi cela peut servir ?
Comme un radar à ultrasons parvient à couvrir une distance maximale de 3 mètres, certains lecteurs se demanderont dans quelles applications il sera possible de l’utiliser.
Si vous, votre épouse ou votre progéniture, percute régulièrement le mur du fond de votre garage, amochant irrémédiablement le pare-chocs, ce radar est fait pour vous !
Il suffit de le fixer sur le mur et de le régler de manière à allumer une lampe lorsque la partie arrière du véhicule ce trouve à une distance de 10 à 15 centimètres de distance.
Ce genre d’incident n’est cependant pas le seul apanage des conducteurs distraits, mais de quiconque doit garer en marche arrière des fourgons, des remorques ou même simplement des voitures de sport, qui ont une mauvaise visibilité vers l’arrière.
Ce radar peut également être utilisé comme alarme, s’il est réglé de sorte que le relais soit excité chaque fois qu’une personne passe devant les capsules ultrasoniques. Les contacts du relais peuvent êtres utilisés pour actionner une sirène ou bien pour déclencher le flash d’un appareil photo.

Figure 2 : Sur le panneau arrière du coffret se trouve le bouton du potentiomètre R7, utile pour déterminer la distance de travail.

L’étage émetteur
Pour générer des impulsions ultrasoniques, on utilise le circuit visible à la figure 3, composé des deux circuits intégrés IC1 et IC2, de la porte NAND (IC3-A), du transistor PNP (TR1) et, évidemment, d’une capsule ultrasonique émettrice TX.
Le premier circuit intégré IC1 est un CMOS type CD4060 (voir figure 4) composé d’un étage oscillateur et de 14 étages diviseurs.
En reliant un quartz de 40 kHz, soit 40 000 Hz, entre les pattes 10 et 11, sur les pattes 9, 4, 15, nous prélevons les fréquences suivantes : Patte 9 = la même fréquence que celle générée par le quartz, 40 000 Hz.
Patte 4 = la fréquence générée par le quartz, divisée par 64 (40 000 : 64 = 625 Hz).
Patte 15 = la fréquence générée par le quartz, divisée par 1 024 (40 000 : 1 024 = 39 Hz).
Les deux fréquences de 625 Hz et 39 Hz sont appliquées sur les deux entrées RESET et CLOCK (pattes 10 et 11) du second circuit intégré IC2, qui est une bascule type D.
De la sortie Q (patte 13) nous prélevons une série d’impulsions d’une largeur égale à 0,8 milliseconde, séparées les unes des autres de 25,6 millisecondes.
De la sortie Q/ (patte 12), nous prélevons les mêmes impulsions, mais avec les niveaux logiques inversés (voir figure 5).
Comme la capsule ultrasonique que nous avons utilisée a son rendement maximum sur la fréquence de 40 000 Hz, la porte NAND IC3-A envoie sur la base du transistor TR1, soit l’impulsion prélevée à la sortie de la patte Q d’IC2-A, soit les 40 000 Hz prélevés sur la patte 9 d’IC1 Ainsi, sur la capsule émettrice TX, nous retrouverons la forme d’onde visible sur la sortie d’IC3-A (figure 6).
Ces impulsions à une fréquence de 40 000 Hz sont émises vers l’avant par la capsule TX et, si elles rencontrent un obstacle, elles retournent vers la capsule réceptrice RX qui les détecte immédiatement. Pour évaluer la distance de l’obstacle, il faut avoir recours à un circuit qui procède à l’évaluation du temps qui s’écoule entre l’envoi de l’impulsion et son retour. C’est le rôle de l’étage de réception.

L’étage de réception
Pour capter les impulsions ultrasoniques qu’un obstacle quelconque réfléchit, on utilise une capsule ultrasonique réceptrice RX et les quatre amplificateurs opérationnels IC4-A, IC4-B et IC5-A, IC5-B contenus à l’intérieur de deux TL082.
Le premier amplificateur opérationnel IC4-B procède à l’amplification dans un rapport de 30, des impulsions à 40 000 Hz captées par la capsule ultra sonique RX.
Les deux diodes DS5 et DS6, connectées en opposition de polarité à la résistance R15, servent à éviter que les signaux réfléchis par un obstacle très proche puissent saturer l’amplificateur.
Le signal amplifié présent sur la sortie d’IC4-A est appliqué sur l’entrée du second amplificateur opérationnel IC4-B utilisé comme filtre passe-bande qui procède à l’amplification par 10 de la seule fréquence ultrasonique de 40 000 Hz.
L’amplificateur opérationnel IC5-B est utilisé pour remettre en forme le signal fourni par le filtre passe-bande. Après quoi, la diode DS7, la résistance R21 et le condensateur C18, permettent de supprimer de ce signal la fréquence de modulation des 40 000 Hz.
La porte NAND IC5-A sert à inverser le niveau logique.
Sur la patte CK du second FLIP-FLOP type D, IC2-B, parvient l’impulsion réfléchie.
Par contre, sur la patte D est présente une impulsion de largeur variable prélevée de la sortie de la porte NAND IC3-B.
La largeur de l’impulsion fournie par la porte NAND IC3-B peut être modifiée d’un minimum de 0,12 milliseconde, jusqu’à un maximum de 25,6 millisecondes en tournant d’une extrémité à l’autre le curseur du potentiomètre R7, placé sur l’entrée de la porte NAND IC3-B (voir figure 7).
Si l’impulsion réfléchie atteint la patte CK du FLIP-FLOP IC2-B lorsque l’impulsion fournie par la porte NAND IC3-B se trouve encore au niveau logique 1, le relais peut coller, si l’impulsion réfléchie atteint la patte CK lorsque l’impulsion de la porte NAND IC3-B est déjà descendue au niveau logique 0, le relais ne peut pas coller.
Si nous réglons la largeur de l’impulsion sur son minimum de valeur (0,12 milliseconde), le relais colle dès que l’obstacle qui réfléchit l’impulsion se trouve à une distance d’environ :
(34 : 2) x 0,12 = 2 centimètres

si nous réglons la largeur de l’impulsion sur son maximum de valeur (25,6 millisecondes), le relais colle des que l’obstacle qui réfléchit l’impulsion se trouve à une distance inférieure à 435 centimètres :
(34 : 2) x 25,6 = 435 centimètres

Il sera assez difficile d’atteindre cette distance de 4 mètres, parce que le transistor TR1 n’est pas en mesure de fournir en sortie une puissance suffisante pour pouvoir atteindre une distance totale de 8 mètres, 4 mètres à l’aller et 4 pour le retour.
Pour ce qui concerne la portée, nous voulons apporter une précision très importante.
L’impulsion de retour doit parvenir sur la capsule réceptrice durant le temps maximal fixé par le potentiomètre R7.
Si nous avons fixé un temps de 6 millisecondes, qui correspond à un obstacle placé à une distance d’environ 1 mètre, le relais colle dès que notre radar composé des deux capsules TX et RX se trouvera à cette distance et demeurera collé même lorsque la distance sera réduite à 80, 50 et 20 cm.
Pour décoller le relais, il faut éloigner notre radar au-delà d’un mètre. Théoriquement, on pourrait tracer sur la face avant du coffret, des repères de référence sur chacune des positions du bouton en fonction de la distance.
Si vous utilisez ce radar pour ne pas heurter le mur du fond du garage avec la partie arrière de votre véhicule, il vous faut approcher la voiture du radar, puis tourner le bouton du potentiomètre jusqu’au moment ou le relais colle (relais qui servira à actionner une petite sirène ou allumer une lampe).
Après avoir obtenu cette condition, il faudra tracer un petit repère de référence sur la face avant du coffret.
Après avoir trouvé la distance idéale, essayez d’éloigner le véhicule de quelques centimètres, le relais doit se décoller, pour ensuite coller de nouveau lorsque vous rapprocherez la voiture du mur.

Figure 3 : Schéma électrique du radar ultrasonique.
Sur la gauche, on peut voir l’étage émission et sur la droite, l’étage réception.


Figure 4 : Le circuit intégré IC1 utilisé dans l’étage d’émission est un CD4060 contenant un étage oscillateur et 14 étages diviseurs. Si le quartz XTAL est de 40 kHz, de la patte 4, vous prélèverez une fréquence de 625 Hz et de la patte 15, une fréquence de 39 Hz.

Figure 5 : Les deux fréquences de 625 Hz et 39 Hz que vous prélèverez du circuit intégré IC1 sont appliquées sur les pattes RESET et CK de IC2-A, donc, sur un des deux FLIP-FLOP présents à l’intérieur du circuit intégré 4013. Le second FLIP-FLOP IC2-B est utilisé dans l’étage de réception (voir figure 3).

Figure 6 : Comme vous pouvez le voir sur la figure 3, la fréquence de 40 000 Hz est appliquée sur la patte d’entrée 9 de la porte NAND IC3-A et la fréquence de 39 Hz sur la patte opposée 8. De cette façon, de la patte 10 de cette porte NAND vous prélèverez des impulsions étroites à 39 Hz modulés à 40 000 Hz, qui seront appliqués sur la capsule émettrice TX.

Figure 7 : Dès que le signal envoyé par la capsule TX rencontre un obstacle, il est renvoyé vers la capsule réceptrice RX. Le potentiomètre R7 permet d’élargir ou de rétrécir l’impulsion qui entre dans la patte 5 du circuit intégré IC2-B.
Si l’impulsion réfléchie parvient sur la patte CK du FLIP-FLOP IC2-B lorsqu’un niveau logique 1 est encore présent sur la patte 5, le relais colle (ON), dans le cas contraire, le relais ne colle pas (OFF).


Figure 8 : Sur cette photo, vous pouvez voir le circuit imprimé fixé à l’intérieur du coffret, avec les deux capsules ultrasoniques TX et RX placées sur la face avant et avec le potentiomètre placé sur la partie arrière.

Figure 9 : Voici comment se présente le circuit imprimé, une fois que vous aurez monté tous les composants. Signalons que les photos reproduites dans l’article sont celles de nos premiers prototypes et, de ce fait, ne sont pas sérigraphiés.

Figure 10 : La capsule émettrice TX est reconnaissable par la lettre S (Sender) marquée sur sa partie arrière.

Figure 11 : La capsule réceptrice RX est reconnaissable par la lettre R (Receiver) marquée sur sa partie arrière.

Figure 12a : Schéma d’implantation des composants du radar à ultrasons. Les broches des deux capsules TX et RX sont bloquées dans les deux trous des borniers et serrées par les deux vis.

Figure 12b : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés du radar à ultrasons, côté composants.

Figure 12c : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé double face à trous métallisés du radar à ultrasons, côté soudures. Pour réaliser ce montage, il faut disposer des 2 circuits imprimés double face. Si vous décidez de réaliser vous-même ce circuit imprimé, n’oubliez pas toutes les liaisons entre les deux faces.

Liste des composants
R1 = 47 kΩ
R2 = 10 MΩ
R3 = 3,3 kΩ
R4 = 470 Ω
R5 = 270 Ω
R6 = 2,7 kΩ
R7 = 1 MΩ pot. lin.
R8 = 1 kΩ
R9 = 10 kΩ
R10 = 270 kΩ
R11 = 10 kΩ
R12 = 10 kΩ
R13 = 10 kΩ
R14 = 3,3 kΩ
R15 = 100 kΩ
R16 = 3,3 kΩ
R17 = 1,5 kΩ
R18 = 68 kΩ
R19 = 10 kΩ
R20 = 100 Ω
R21 = 10 kΩ
R22 = 4,7 kΩ
R23 = 10 kΩ
R24 = 10 kΩ
R25 = 10 kΩ
R26 = 1 kΩ
R27 = 1 kΩ
C1 = 82 pF céramique
C2 = 82 pF céramique
C3 = 100 nF polyester
C4 = 10 nF polyester
C5 = 47 μF électrolytique
C6 = 10 nF polyester
C7 = 33 nF polyester
C8 = 33 nF polyester
C9 = 10 nF polyester
C10 = 10 μF électrolytique
C11 = 10 nF polyester
C12 = 10 nF polyester
C13 = 470 pF céramique
C14 = 470 pF céramique
C15 = 100 nF polyester
C16 = 10 μF électrolytique
C17 = 100 μF électrolytique
C18 = 10 nF polyester
C19 = 10 μF électrolytique
JAF1 = Self 2,2 μH
XTAL = Quartz 40 kHz
DS1 à DS9 = Diodes 1N4148
DL1 - DL2 = Diodes LED
TR1 = PNP BC557
TR2 = NPN BC547
TR3 = NPN BC547
TR4 = NPN BC547
IC1 = CMOS 4060
IC2 = CMOS 4013
IC3 = CMOS 4093
IC4 - IC5 = Intégré TL082
RELAIS 1 = Relais 12 V min. pour ci
TX = Capsule TX ultrasonique
RX = Capsule RX ultrasonique


Figure 13 : Pour régler ce radar, il suffit de poser le circuit sur une table, puis d’approcher des capsules un objet quelconque. Il faut ensuite régler le potentiomètre R7 jusqu’au moment où la diode LED DL1 s’éteint.

Figure 14 : Brochages des transistors BC547 et BC557 vus de dessous et des circuits intégrés 4093 et TL082 vus de dessus.

La réalisation pratique
L’observation du schéma d’implantation des composants de la figure 12 permet de noter que le fait de monter un radar à ultrasons n’est pas aussi difficile qu’on pourrait le supposer.
Une fois en possession du circuit imprimé, les premiers composants que nous vous conseillons de monter sont les cinq supports pour les circuits intégrés.
Après avoir soudé les pattes des supports sur les pistes en cuivre du circuit imprimé, il est important de vérifier que toutes soient correctement soudées.
Vous pouvez ensuite monter toutes les résistances. Cette opération terminée, insérez les diodes au silicium en verre en orientant la partie de leur corps marquée par une bague dans le sens clairement indiqué sur le schéma de la figue 12. Par contre, dans le cas des diodes au silicium DS8 et DS9, qui sont en plastique, vous devez orienter vers le bas, le côté de leur corps entouré d’une bague.
A présent, vous pouvez insérer les quatre condensateurs céramique C1, C2, C13 et C14. Entre les deux marqués C1 et C2, installez le quartz XTAL, un modèle cylindrique de 40 000 Hz.
Poursuivez le montage par la mise en place de tous les condensateurs polyester, puis des électrolytiques en respectant, pour ces derniers, la polarité +/– de leurs pattes. Le moment est venu de monter les transistors. A ce propos, nous devons préciser que sur leur corps il est possible de trouver une référence légèrement différente de celle inscrite dans la nomenclature.
Le transistor BC557 (voir TR1), qui est un PNP, peut être marqué C557 et sur le corps des trois transistors BC547 (voir TR2, TR3 et TR4), qui sont des NPN, peuvent êtres marqués C547. Installez le premier transistor BC557 en orientant la partie plate de son corps vers IC3.
Placez ensuite les trois transistors BC547 TR2, TR3 et TR4 en orientant la partie plate de leur corps vers le haut (voir figure 12).
Pour compléter le montage, insérez dans la partie supérieure du circuit imprimé, le relais, le bornier à 2 plots pour l’entrée de la tension d’alimentation de 12 volts et celui à 3 plots pour les sorties des contacts du relais.
Sur la partie inférieure du circuit imprimé, soudez les deux borniers à 3 plots, utilisés pour bloquer les broches des capsules ultrasoniques.
Les derniers composants à monter sont les circuits intégrés qui seront insérés dans leurs supports respectifs en prenant soin de placer leur repère-détrompeur en forme de U comme cela est visible sur la figure 12.
Le potentiomètre R7 et les diodes LED seront fixés sur la face avant du coffret comme vous pouvez le voir sur les photos.
Important : Comme il est assez difficile de distinguer la capsule ultrasonique TX de la capsule RX, en raison de l’absence de marquage explicite, vous pourrez noter que sur la capsule émettrice TX (qui devrait être référencée MA40B5S), nous avons seulement la lettre S, qui signifie “Sender”, donc, émetteur (voir figure 10).
Sur la capsule réceptrice RX (qui devrait être référencée MA40B5R), nous trouvons seulement la lettre R qui signifie “Receiver”, donc, récepteur (voir figure 11).
Les deux capsules étant identifiées, insérez les deux broches dans les trous du bornier, puis fixez-les en vissant les deux petites vis.

Le test de mise au point
Après avoir fixé le circuit imprimé à l’intérieur de son coffret en plastique (voir figure 13), pour régler le radar, posez le montage sur une table, puis tournez le bouton du potentiomètre R7, jusqu’à ce que le relais décolle. En faisant ainsi, vous avez déterminé la distance table-mur.
Si vous approchez le radar, même de quelques centimètres du mur, le relais doit coller. Par contre, si ensuite vous l’éloignez de nouveau, le relais décolle.
Vous pouvez noter qu’en approchant des deux capsules un objet quelconque, comme une table en bois, une plaque de plastique, de métal ou de verre etc., le relais colle également.
Sûr de son fonctionnement, vous pouvez installer le radar dans le garage pour éviter de heurter le mur du fond ou bien dans un couloir pour l’utiliser comme alarme de passage.

Un thermostat analogique –20 à +35 °C

Voici un thermostat analogique simple mais qui se révèle être performant. Il se comporte comme un interrupteur qui serait activé ou désactivé par la température franchissant un seuil inférieur ou supérieur défini. Il s’avérera idéal dans tous les cas où il est utile de garder sous contrôle la température d’un local, en pilotant l’installation de chauffage ou de climatisation.


Le projet que nous allons vous présenter fait parti des montages classiques, des schémas qui ont fait l’histoire de l’électronique et qui restent des incontournables car ils sont souvent utiles, parfois indispensables.
Il s’agit d’un thermostat d’ambiance, utilisable dans une habitation, dans un magasin, dans un bureau ou dans n’importe quel espace fermé dans lequel sont installés des appareils qui servent à maintenir une certaine température.
Cette température peut être utile pour les personnes, pour des plantes (dans le cas d’une serre) ou bien même pour des installations informatiques.
Le circuit que nous vous présentons n’est autre qu’un thermostat à amplificateur opérationnel, équipé d’une sortie à relais, dont nous exploitons les contacts.
De cette façon, nous pouvons commander, soit une installation de climatisation (contact fermé au dépassement de la température imposée), soit de chauffage (contact fermé, tant que le seuil n’est pas atteint).

Le schéma électrique
Le schéma est très simple, sa compréhension est immédiate et le montage utilise comme sonde, un dispositif à semi-conducteur de la société INFINEON : le KTY10.
Le circuit est ce qui peut se faire de plus classique, mais vous conviendrez avec nous qu’il peut sûrement être utile aujourd’hui, comme il l’était il y a 20 ans, lorsque les microcontrôleurs n’existaient pas encore.
Le montage utilise un amplificateur opérationnel LM741, configuré en comparateur de tension non-inverseur.
Un coup d’oeil rapide au schéma de la figure 1 vous permet de noter qu’il reçoit le potentiel de référence sur l’entrée inverseuse, le potentiel à comparer (le signal d’entrée) est appliqué sur la patte 3 (non-inverseuse) et provient d’un diviseur de tension qui inclut la sonde de température.
Une hystérésis est appliquée au comparateur, il consiste à différencier le seuil de commutation en fonction de la condition logique de la sortie.
Le KTY10 se comporte comme un PTC, donc sa résistance croît avec l’augmentation de la température du lieu dans lequel il se trouve placé.
Si nous supposons qu’au repos la sortie du circuit est au niveau bas, car la tension aux bornes de la sonde est inférieure à celle de référence que l’amplificateur opérationnel reçoit sur la patte 2, nous pouvons analyser ce qui se passe lorsque la température commence à augmenter.
Nous voyons alors qu’à un certain point, la tension aux bornes de la sonde devient supérieure à celle présente sur R9 et le comparateur commute, faisant passer la sortie au niveau haut, permettant au relais de coller.
A ce moment, le réseau de résistances R7/R8 amène un courant vers le diviseur de tension incluant la sonde, avec pour effet, d’augmenter légèrement la tension de l’entrée non-inverseuse.
Cela permet de renforcer la condition instaurée, afin de garantir la commutation, même si une légère variation dans les conditions de fonctionnement de la sonde tendait à faire baisser légèrement cette tension (un bref courant d’air par exemple).
A présent, afin que la patte 7 repasse au niveau logique bas (donc, pour que le thermostat repasse à l’état de repos), la température doit descendre à une valeur inférieure à celle qui a déterminé le déclenchement, cela est possible grâce à la contre-réaction.
Il faut noter qu’avec la sortie au niveau haut, un supplément de courant est dirigé vers SENS (la sonde), valeur inversement proportionnelle à la valeur de la somme de R7 + R8.
Plus faible est la valeur de la résistance insérée à l’aide du trimmer, plus important est le courant transmis de la sortie de l’amplificateur opérationnel vers la sonde thermique et vice-versa.
Si le courant est plus élevé, la tension est également plus élevée aux bornes de la sonde après la commutation.
Nous pouvons en déduire que la distance entre le seuil est directement proportionnelle au courant reporté et inversement proportionnelle à la résistance de contre-réaction du comparateur.
En d’autres termes, pour augmenter le seuil, il faut réduire la résistance insérée par le trimmer, résistance qui doit être augmentée pour réduire le seuil.
Ainsi, l’hystérésis est concrètement la distance entre le seuil de commutation présent lorsque la sortie est au niveau haut et celle correspondante à la condition où cette même sortie est au niveau bas, donc à zéro.
Le composant modifiant la contre-réaction de l’amplificateur opérationnel étant un trimmer, la largeur de l’hystérésis dépend de la position de son curseur.
Dans notre cas, l’hystérésis peut être réglée d’un minimum de 2 °C (R8 complètement ouvert) et un maximum de 10 °C (trimmer en court-circuit).
L’autre régulation dont dispose le thermostat concerne la température de déclenchement, qui correspond normalement au seuil inférieur.
La température de déclenchement se règle avec le trimmer R3. Ce composant se trouve inséré dans le diviseur de tension qui détermine la tension de référence du comparateur, donc, indirectement, le seuil de température à dépasser pour porter la sortie du LM741 au niveau haut.
Plus grande est la résistance insérée, plus basse est la température programmée et vice-versa.
Ainsi, avec le trimmer utilisé, réglé sur sa valeur maximale, on obtient un seuil de 20 °C sous zéro. Par contre, avec R3 en court-circuit, le déclenchement du relais est obtenu pour une valeur de 35 °C.
En ce qui concerne l’alimentation, le thermostat requiert une tension continue de 15 à 25 volts appliquée aux points +/– VAL et consomme un courant ne dépassant pas 40 milliampères.
L’amplificateur opérationnel, le relais et la diode LD1 fonctionnent avec les 12 volts stabilisés fournis par le régulateur U1.

Figure 1 : Schéma électrique.

Figure 2 : Caractéristiques techniques


Température de fonctionnement ............................. –20 °C à +35 °C
Réglage de l’hystérésis ................................... 2 à 10 °C
Réglage de la température de déclenchement ................ –20 °C à +35 °C
Tension d’alimentation .................................... 15 à 25 volts
Consommation .............................................. 40 mA




La sonde de température




Figure 3 : La sonde de température.

L’élément utilisé comme sonde de température est une sonde KTY10 produite par la société INFINEON, qui, électriquement, se comporte comme une thermistance PTC. Il est composé d’une couche de semiconducteur sensible aux variations thermiques. Sa conductibilité est liée à la température par une relation non linéaire. En fait, sa courbe caractéristique est semblable à une parabole.
Le tableau ci-contre résume les valeurs du facteur kT, en fait, le rapport entre la résistance à 25 °C et celle à une température déterminée (kT = RT / R25) pour diverses températures comprises entre –50 °C et +150 °C.

Figure 4 : Schéma d’implantation des composants du thermostat analogique.

Figure 5 : Photo d’un des protoypes du thermostat de –20 à +35 °C.

Figure 6 : Dessin, à l’échelle 1, du circuit imprimé. Il pourra être réalisé par la méthode décrite dans l'article : "Comment fabriquer vos circuits imprimés facilement ?".

Liste des composants
R1 = 4,7 kΩ
R2 = 5,6 kΩ
R3 = 4,7 kΩ trimmer
R4 = 6,8 kΩ
R5 = 22 kΩ
R6 = 5,6 kΩ
R7 = 47 kΩ
R8 = 220 kΩ
R9 = 2,7 kΩ
C1 = 100 μF 25 V électrolytique
C2 = 100 μF 25 V électrolytique
C3 = 100 nF multicouche
C4 = 100 nF polyester
D1 - D2 = Diode 1N4007
U1 = Régulateur 7812
U2 = Ampli. op. LM741
T1 = NPN BC547B
LD1 = LED verte 5 mm
RL1 = Relais 12 V 1 RT pour ci
SENS = Sonde KTY10-6

Divers :
1 Bornier 2 pôles
1 Bornier 3 pôles
1 Support 2 x 4 broches
2 Connecteurs femelles en barrette sécables
4 Entretoises autocollantes


L’utilisation du relais
Avant de passer aux directives de construction, consacrons un peu de place à l’utilisation de la sortie du thermostat, donc au relais. Celui-ci est activé lorsque la température ambiante dépasse le seuil maximum imposé avec le trimmer R3 et repasse au repos dès que la température descend au-dessous de la précédente valeur.
Nous pouvons utiliser les trois contacts du relais, de ce fait le système permet de contrôler indifféremment une installation de chauffage ou de climatisation, étant entendu que, dans ce cas, l’hystérésis est négative, donc en dessous du seuil imposé.
En d’autres termes, en choisissant, par exemple, un seuil de 20 °C et une hystérésis de 2 °C, la mise au repos du relais s’obtient à 18 °C. Ainsi, en utilisant le contact normalement fermé (chaudière), nous avons l’ouverture du circuit à 20 °C et la fermeture à 18 °C, garantissant une température minimale de 18 °C. Si, par contre, nous choisissons de commander un système de climatisation, il faut utiliser le contact normalement ouvert, celui-ci venant en fermeture lorsque la température devient supérieure au seuil choisi, pour ensuite retourner en position ouvert lorsque la température repasse au-dessous de ce seuil. Dans ce cas, l’hystérésis se comporte de manière différente et nous le démontrons en reprenant les valeurs de l’exemple précédent.
En choisissant un seuil de 20 °C, le thermostat ferme le relais dès que cette température est atteinte et l’ouvre lorsque cette température passe à 18 °C, garantissant ainsi une valeur maximale de 20 °C.

Quelques détails
Cela dit, il est bon de s’arrêter sur quelques détails : le premier concerne l’amplificateur opérationnel U2, qui pilote la base du transistor par l’intermédiaire d’un diviseur de tension.
La fonction de ce dernier est de limiter la tension résiduelle présente sur la patte 6 lorsque la sortie du LM741 est au niveau bas et qui autrement empêcherait le blocage complet de T1 et la désexcitation du relais lorsque le seuil de température maximale est atteint.
La nécessité de ce diviseur de tension tient au fait que les amplificateurs opérationnels comme le LM741 (ou le LM747, TL081), lorsqu’ils sont alimentés avec une tension unique (donc non symétrique), ne parviennent pas à faire passer leur sortie à zéro volt.
Pour ce qui concerne la LED, celle-ci étant placée en parallèle sur la bobine du relais et alimentée en même temps, lorsque LD1 s’allume, cela veut dire que le thermostat s’est déclenché (température au-dessus du seuil, relais activé).
Dans cette condition, la résistance R1 limite le courant dans la diode.
A propos de la diode D2, cette diode protège la jonction collecteur émetteur du transistor T1 lorsque celui-ci est bloqué et qu’il coupe alors le courant dans la bobine de RL1. Si elle n’était pas présente, la surtension créée par la bobine du relais au moment de la coupure tendrait à se décharger au travers de la jonction base-collecteur et l’endommageant irrémédiablement après quelques cycles marche, arrêt.
La diode dérive la tension inverse, supprimant par-là même les dangereux pics de tension.
La description terminée, nous pouvons voir comment construire et mettre en fonction le thermostat.

Le réglage du thermostat

Figure 7 : Le réglage du thermostat.

En tournant le curseur de R3 (température) dans le sens antihoraire, on règle le seuil maximum (+35 °C).
En le tournant dans le sens horaire on règle la température au minimum.
Pour le trimmer de l’hystérésis (R8), en tournant le curseur dans le sens horaire on paramètre le seuil minimum (2 °C), dans le sens contraire (sens horaire), c’est l’hystérésis maximum qui est choisie (10 °C).

La réalisation pratique
La première chose à faire est de préparer le circuit imprimé en ayant recours à votre méthode habituelle. Nous vous rappelons l’excellent procédé PnP Blue décrit dans l'article : "Comment fabriquer vos circuits imprimés facilement ?". Pour cela, le dessin du tracé du circuit imprimé vous est fourni à l’échelle 1 sur la figure 6.
Le circuit imprimé gravé et percé, vous pouvez démarrer la mise en place des composants en vous aidant du schéma d’implantation des composants de la figure 4 et des différentes photos.
Commencez par les résistances et les diodes, puis poursuivez par les trimmers, le support pour le LM741, les condensateurs en faisant attention à la polarité des modèles électrolytiques.
Insérez ensuite le transistor T1, qui est orienté comme vous pouvez le voir sur le dessin de la figure 4, son côté plat vers le relais. Laissez un espace de 4 à 5 mm entre le dessous du transistor et le circuit imprimé.
Placez le 7812 sur le circuit imprimé, la partie métallique de son corps tournée vers C1 et C2.
Pour le relais, pas de problème de sens, ses pattes ne permettent sa mise en place que dans une seule position.
Pour permettre une liaison commode avec l’extérieur, utilisez des borniers à vis au pas de 5 mm à souder sur le circuit imprimé.
La sonde de température n’ayant pas de brochage particulier, vous pouvez la monter sans aucune précaution particulière.
Sur les prototypes, nous avons utilisé deux éléments de support en bande sécable. Vous pouvez faire de même si vous voulez tester quelques sondes différentes.
Vous pouvez aussi choisir de souder la sonde KTY10 sur le circuit imprimé ou de la souder au bout d’un câble coaxial afin de permettre son déport, sans toutefois dépasser une longueur de 2 mètres. Un petit morceau de gaine thermo-rétractable assurera la finition.
Lorsque tout est en place, le montage est prêt à l’emploi. Il ne demande aucun réglage particulier autre que le réglage du seuil de température et de l’hystérésis en fonction de vos besoins et des conditions d’utilisation.
Vous pourrez l’insérer dans un boîtier plastique TEKO par exemple. Si vous laissez la sonde à l’intérieur, placez-la le plus loin possible du transformateur d’alimentation et du régulateur.
En effet, ces deux éléments peuvent chauffer légèrement et introduire une erreur.

Une “domotique” 8 commandes pour votre aquarium Les réglages

Dans la première partie, nous avons vu comment réaliser un timer moderne, aux multiples possibilités. Bien qu’il ait été étudié pour faire fonctionner un aquarium, il peut trouver son application dans de nombreux autres domaines comme la commande des éclairages d’une vitrine, la programmation d’une chaudière, etc. Dans cette seconde et dernière partie, nous allons voir comment effectuer les réglages.

L’afficheur est l’interface avec l’utilisateur. Tous les réglages seront confirmés par son affichage.
Quatre boutons poussoirs suffisent à la totalité de la programmation. Les diodes LED serviront, quant à elles, à visualiser l’activité des relais.

Le menu du temporisateur
Dès la mise sous tension, une lumière verte illumine l’afficheur est vous voyez apparaître l’inscription “Nuova Elettronica” (voir figure 12), peu après, apparaît l’inscription “Timer per Acquari”, puis l’inscription :
Time 00:00:00 [Menu]

Si aucune inscription n’est visible sur l’afficheur, prenez un tournevis fin et tournez le curseur du trimmer R1 jusqu’à ce que le texte apparaisse convenablement.
Si vous exagérez le contraste, toutes les petites cases constituant l’afficheur apparaissent noires (voir figure 13).
La lumière verte disparaîtra après environ 10 secondes.
Pour la faire apparaître à nouveau pour 10 secondes, il suffit d’appuyer sur le poussoir “LIGHT”.
Comme vous allez le découvrir, ce temporisateur dispose d’un menu comportant 6 fonctions. La première opération à effectuer est celle de la mise à l’heure de l’horloge. Vous réglerez ensuite toutes les autres fonctions. Pour ce faire, vous devez agir sur les poussoirs “<”, “>” et “ENTRER”.
A l’aide des indications simples que nous allons vous donner, vous verrez que ce n’est nullement compliqué.



Pour mettre au point l’horloge et les autres fonctions, il faut agir sur les poussoirs “<”, “>” et sur “ENTER”.
Donc, procédons par ordre à partir du moment où l’inscription suivante apparaît :



En pressant sur “ENTER” durant environ 2 secondes, vous verrez apparaître le texte suivant :



Note : Le temps de 2 secondes nécessaire pour sélectionner à l’aide du poussoir “ENTER” les fonctions disponibles de ce temporisateur a été programmé volontairement pour éviter qu’un contact accidentel sur ce bouton puisse interférer avec la programmation en cours.

A ce point, une pression sur flèche “>” permet de faire défiler les 5 fonctions programmées :



(Jour-Nuit)



(Tempo MARÉE)



(Sortie AUX 1)



(Sortie AUX 2)



(Sortie AUX 3)

Une pression sur le bouton flèche fait apparaître sur l’afficheur une après l’autre, ces 5 messages qui sont les fonctions pouvant être sélectionnées.
La première opération à effectuer consiste à mettre l’horloge parfaitement à l’heure.

La mise au point de l’horloge
Lorsque le texte suivant apparaît :



Appuyez sur “ENTER” et immédiatement, vous verrez se modifier la seconde ligne :



Comme vous le voyez, les deux premiers 00 de gauche clignotent pour indiquer qu’il est possible de procéder à la mise au point de l’horloge.
Admettons qu’il soit 15 heures 30, appuyez sur les poussoirs flèche jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 15 à la place des 00 de gauche.



Appuyez alors sur “ENTER”, les deux 00 de droite clignotent à leur tour.



Appuyez de nouveau les poussoirs flèche jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 30.



L’heure souhaitée étant affichée, appuyez sur “ENTER” pour confirmer et sur l’afficheur vous verrez apparaître le message suivant :



Puis, restez appuyé sur le bouton “ENTER” jusqu’à ce qu’apparaisse le message [Menu].



Pour mettre au point l’horloge avec une bonne précision, nous vous recommandons de prendre comme référence l’heure apparaissant sur la télévision dans les pages télétexte. Vous pouvez également appeler l’horloge parlante au 3699.
Comme nous l’avons déjà dit, l’heure exacte étant affichée, des que le poussoir “ENTER” est appuyé, dans l’exemple, vous devez appuyer sur “ENTER”, seulement lorsque l’heure affichée sur le téléviseur passera de 15:29:59 à 15:30:00.

Le réglage de la fonction aube et crépuscule
Cette fonction, comme nous l’avons déjà expliqué, sert pour allumer le matin, de façon automatique et à des intervalles programmables, une première, une seconde, une troisième et une quatrième lampe pour simuler l’aube et le soir pour éteindre les mêmes lampes dans l’ordre inverse afin de simuler le crépuscule.
Le temps séparant l’allumage et l’extinction de ces lampes peut être programmé sur un des 7 temps suivants : 0, 10, 20, 30, 40, 50 et 60 minutes.
Admettons vouloir programmer l’aube à 07 heures 15 et le crépuscule à 21 heures 30, il faut procéder de la façon suivante :

lorsque sur l’afficheur apparaît le message :



Appuyez sur “ENTER” de façon à faire apparaître :



Appuyez la flèche “>” et sur l’afficheur apparaît :



Si, à présent, vous appuyez “ENTER”, sur la seconde ligne vous verrez apparaître le texte Ton :



Note : Dans tous les exemples cités, l’heure est volontairement bloquée sur 15:30:00 pour une facilité de compréhension, mais il est évident que l’heure avancera, ainsi, sur l’afficheur, vous verrez apparaître 15:30:01, 15:30:02, etc.

Souhaitant fixer à 07 heures 15 l’allumage des lampes pour l’aube, dans la ligne “Ton”, qui signifie “Time/On”, il faut sélectionner 07:15.
Vous pouvez noter, que les deux premiers 00 qui représentent les heures, clignotent pour indiquer qu’il est possible de procéder à la mise au point de l’horloge, ainsi, vous ne devez rien faire d’autre qu’appuyer sur un des poussoirs flèche, jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 07.



Dès que vous appuyez sur “ENTER” pour confirmer, les deux 00 de droite correspondant aux minutes clignotent à leur tour.



Appuyez alors sur une des flèches jusqu’à ce que le chiffre 15 apparaisse.



L’heure souhaitée étant obtenue, appuyez sur “ENTER” pour confirmer et de cette façon, sur l’afficheur apparaît le message suivant :



Pour programmer l’extinction des lampes à 21 heures 30, dans la ligne “Toff”, qui signifie “Time/Off”, sélectionnez 21:30.
Comme vous pouvez le voir, les deux 00 de gauche clignotent pour indiquer qu’il est possible de procéder à la mise au point, ainsi, vous devez appuyer sur les boutons flèche jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 21.



Après avoir obtenu cet écran, appuyez sur “ENTER” pour le sélectionner et immédiatement, les 00 placés à droite correspondant aux minutes clignotent.



Appuyez donc sur le bouton flèche jusqu’au moment ou le chiffre 30 apparaît.



L’horaire d’extinction de 21 heures 30 étant obtenu, appuyez sur “ENTER” pour valider et immédiatement l’écran suivant apparaît :



“Step” indique les minutes que vous souhaitez incorporer entre le moment de l’allumage et de l’extinction des 4 lampes et que vous avez la possibilité de choisir entre 0, 10, 20, 30, 40, 50 et 60 minutes.
Si, par exemple, vous optez pour un temps de 30 minutes, la première lampe s’allumera à l’heure fixée, puis passé 30 minutes, la seconde s’allumera, puis la troisième après 30 minutes et la quatrième après 30 minutes également, ainsi, entre l’allumage de la première et de la dernière lampe, il s’écoule un temps de 1 heure 30 minutes.



Le temps sélectionné à l’aide des touches flèche, sert aussi bien pour l’allumage des lampes que pour leur extinction.

Note : En choisissant un “Step” de 00 minute, les quatre lampes s’allument et s’éteignent simultanément au même moment. Le mode “Step” étant choisi, vous devez le mémoriser en appuyant sur “ENTER” et sur l’afficheur apparaîtra :



Il faut appuyer sur “ENTER” afin de faire apparaître le message :



Note : Ayez à l’esprit que le temps de 15:30:00 aura certainement changé entre temps.

A présent, il est temps de monter ce qu’affiche l’heure réelle, par exemple à 15:40:00, ainsi, dès que vous retournerez au menu :



Les quatre LED de gauche s’allumeront simultanément, cela parce que vous vous trouverez à un moment de la journée où la fonction “aube” a déjà été activée.
Il faut donc attendre 21 heures 30, heure pour laquelle vous avez programmé la fonction “crépuscule”, pour voir s’éteindre progressivement à des intervalles de 30 minutes, les quatre LED.
Pour vérifier l’activation correcte de la fonction “aube”, il faut attendre 07 heures 15 du matin suivant, lorsque la première LED s’allumera, suivie à intervalle de 30 minutes, de la seconde, puis de la troisième et enfin de la quatrième LED.

Note : Si vous décidez de ne pas activer la fonction “aube/crépuscule” ou si vous décidez de la désactiver, il suffit de sélectionner :
Ton = 00:00 h/m et Toff = 00:00 h/m






ou bien même deux autres horaires quelconques, à condition qu’ils soient identiques.

Le réglage de “l’effet marée”
Cette fonction est utilisée pour faire circuler l’eau à l’intérieur de l’aquarium de façon à donner aux poissons, l’illusion d’évoluer dans une ambiance naturelle, sujette à la présence constante de courants et non dans un univers en stagnation.
Le relais 5 permet d’alimenter une pompe pour faire circuler l’eau indépendamment de l’horaire indiqué par l’horloge, ainsi, les temps de “Ton” et “Toff” peuvent êtres fixés en heure et minutes.
Si, par exemple, vous voulez programmer le temporisateur de façon à ce que l’eau circule durant 2 heures et puis demeure au repos durant 1 heure 30 minutes, vous devez régler la fonction marée de la façon suivante :



Tenez appuyé le poussoir “ENTER” jusqu’à ce qu’apparaisse :



Appuyez ensuite le bouton “>” jusqu’à ce qu’apparaisse le message :



Un appui sur la touche “ENTER” fait apparaître le message suivant :



Les deux premiers 00 clignotent, ainsi, pour faire coller le relais de façon à ce qu’il reste dans cette condition durant 2 heures, il ne faut rien faire d’autre qu’appuyer les poussoirs flèche jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 02:00.



Cet affichage étant obtenu, appuyez une seule fois sur “ENTER”, pour confirmer et immédiatement, vous verrez clignoter les deux 00 de droite, correspondant aux minutes.



Comme vous ne souhaitez pas sélectionner de temps en minutes, il faut de nouveau appuyer sur “ENTER”, afin de faire apparaître le message :



qui servira pour choisir le temps durant lequel la pompe doit rester inactive !
Comme les deux 00 de gauche correspondant aux heures clignotent, vous pouvez appuyer sur les poussoirs flèche jusqu’à ce qu’apparaisse le chiffre 01.



Ce chiffre obtenu, appuyez sur “ENTER” et vous verrez clignoter les deux 00 de droite correspondant aux minutes.



Appuyez sur flèche jusqu’à ce qu’apparaisse 30.



Le temps de pause de 1 heure 30 minutes étant obtenu, appuyez sur “ENTER” pour confirmer et vous verrez apparaître le message :



Tenez le poussoir “ENTER” appuyé jusqu’à ce qu’apparaisse le message :



La diode LED 5 doit s’allumer immédiatement.

Important : Pour bien comprendre comment se comporte cette fonction “marée”, nous vous conseillons, la première fois, de programmer le temps de “Ton” sur 00:01 et celui de “Toff” sur 00:01, donc un temps de 1 minute.

De cette façon, vous verrez s’allumer et s’éteindre alternativement la diode LED 5 pour une durée exacte de 1 minute.
Pour cela vous devez programmer “Ton” et “Toff” comme suit :





Evidemment, comme pendant ce temps l’horloge aura continué à compter les secondes, la première extinction de la LED n’interviendra pas exactement au terme de 60 secondes, mais lorsque sur l’afficheur apparaîtra la minute suivante :



Note : Si vous ne souhaitez pas activer la fonction “marée” ou si vous décidez de la désactiver, il suffit de sélectionner :
Ton = 00:00 h/m ou Toff = 00:00 h/m






Le paramétrage des sorties AUX 1, 2 et 3
Les sorties AUX (auxiliaires) servent pour exciter ou désexciter un relais qui permet de fournir sur les prises de sorties 6, 7 et 8 la tension des 220 volts que vous pourrez utiliser pour allumer un chauffage, des lampes, des enseignes lumineuses, des pompes, une radio, un téléviseur, etc.
Chaque sortie peut être programmée sur des temps différents, par exemple la sortie “AUX 1” peut être utilisée pour commander son relais à 05 heures 30 et le désactiver à 22 heures 00.
La sortie “AUX 2” peut être programmée pour exciter son relais à 12 heures 30 et le désexciter à 16 heures 20 ou à 18 heures 20.
La sortie “AUX 3” peut être programmée pour exciter son relais à 17 heures 00 et le désexciter à 00 heure 00 soit à minuit.

Important : Dans la programmation des temps des sorties auxiliaires, rappelez-vous que 00:00 correspond à minuit. Ainsi, si vous laissez 00:00 sur “Ton” le relais sera excité à minuit, par contre si vous le laissez en “Toff”, il se désexcitera à minuit.

Admettons vouloir programmer la sortie “AUX 1” (voir prise femelle 6) de façon qu’il soit excité à 5 heures 30 et qu’il soit désexcité à 22 heures 00, il faut procéder de la façon suivante. Lorsque sur l’afficheur apparaît le message suivant :



Appuyez sur “ENTER” jusqu’à ce qu’apparaisse :



Puis appuyez sur le poussoir flèche “>” jusqu’à ce qu’apparaisse le message :



En appuyant sur “ENTER”, l’afficheur indique :



Comme les deux premiers 00 clignotent, il suffit d’appuyer les boutons flèche jusqu’à ce qu’apparaisse 05.



Ce nombre étant affiché, appuyez sur “ENTER” pour valider et voir clignoter les deux 00 de droite indiquant les minutes.



Appuyez sur flèche plusieurs fois pour faire apparaître 30.



L’horaire de mise en service de 05 heures 30 étant obtenu, pour le confirmer, appuyez sur “ENTER”, ainsi, sur l’afficheur apparaîtra le message :



Comme les deux premiers 00 clignotent, il suffit d’appuyer les boutons flèche jusqu’à ce qu’apparaisse 22.



Ce nombre étant affiché, appuyez sur “ENTER” pour valider et voir clignoter les deux 00 de droite indiquant les minutes.



Pour confirmer le temps, appuyez sur “ENTER”, ainsi, le message suivant apparaîtra :



Tenez “ENTER” appuyé jusqu’à ce qu’apparaisse le message suivant :



Pour programmer les deux autres sorties auxiliaires, procéder de la même manière que pour “AUX 1” en indiquant pour “Ton” et “Toff” les temps souhaités pour activer et désactiver les sorties.

Note : Rappelez-vous que le temporisateur commence à exécuter sa fonction lorsque sur l’afficheur apparaît l’horaire “Time” et au-dessous de celui-ci le texte “Menu”.

Pour conclure
Après vous avoir expliqué comment programmer toutes les sorties de ce temporisateur, vous pouvez le régler même sans relier la moindre charge sur ses sorties, car lorsque les relais seront activés, vous verrez s’allumer, sur la face avant, la diode LED à laquelle le relais est relié et, lorsque le relais se désexcitera, la LED s’éteindra.
Note : Avant d’ouvrir le coffret en plastique, débranchez impérativement la prise du secteur. Si vous omettez cette précaution vous pourriez recevoir une décharge aussi désagréable que dangereuse.
Si, après un mois de fonctionnement, votre horloge indique quelques minutes en plus ou en moins par rapport à l’heure correcte, vous pouvez la corriger en tournant légèrement le curseur du condensateur ajustable C7 dans le sens horaire ou antihoraire jusqu’à ce que vous obteniez l’heure exacte souhaitée.

Fin.

Description et réalisation

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