Comment installer son système d’alarme domestique modulaire 2 zones

Voici un système d’alarme moderne, mettant en oeuvre les toutes dernières technologie. Compact et d’aspect agréable, il est étudié pour être fixé au mur et pour se faire oublier. Conçu pour un appartement, une villa ou une entreprise de petite ou moyenne surface, il ne comporte pas moins de trois microcontrôleurs pour l’exécution des différentes fonctions. Simple, fiable et surtout intuitif à installer et à utiliser, il comblera les attentes des plus exigeants.





Comme la technologie est à la disposition de tous, honnêtes ou non, les premiers mettent en oeuvre les installations antivol les plus sophistiquées mais les seconds s’informent et apprennent, parfois mieux que personne, à les neutraliser et à les réduire au silence. Une course à la complication sécuritaire entre les uns et les autres s’engage alors, nécessitant de la part des concepteurs, d’incessantes mises à jour.

Ces dernières années, nous avons, nous aussi, multiplié les sophistications des projets que nous vous proposions afin d’éviter leur neutralisation : capteurs PIR (infrarouge passif) avec liaison radio, radiocommandes d’activation et d’extinction basées sur des codifications toujours plus complexes (“rolling-code”), commande par GSM, etc.



Notre montage

Le système d’alarme antivol décrit dans cet article est le fruit d’une conception minutieuse conjugant, précisément, certains des systèmes cités ci-dessus… et bien d’autres parmi les plus efficaces et les difficiles à déjouer : antioccultation (de la détection du visiteur indésirable par les capteurs), anti-brouillage, doublement de la sirène extérieure, sirène intérieure, possibilité de visualiser en permanence l’état des capteurs, etc.

L’alarme antivol à deux zones, que nous vous proposons de construire, permet de protéger une pièce ou plusieurs jusqu’à un appartement ou une maison de moyennes dimensions, voire un magasin et son dépôt ou un bureau ne dépassant pas, là encore, une surface moyenne.

C’est un appareil de haute fiabilité pouvant être activé ou désactivé à distance au moyen d’une radiocommande à code variable et, par conséquent, très sûr. Il accepte les signaux des capteurs reliés soit par fil, soit par radio et normalement fermés (NF ou NC). Il permet la subdivision des lieux à surveiller en deux zones, de manière à pouvoir donner l’alarme si un capteur appartenant à une zone ou à l’autre ou des capteurs appartenant aux deux est, ou sont, sollicités, selon le paramétrage effectué avant l’activation.

On pourra ainsi moduler la ou les aires à surveiller : un étage ou l’autre ou les deux, une pièce ou l’autre, etc. Cette souplesse permettra, par exemple, d’aller prendre un bain dans la salle d’eau alors que l’entrée et/ou le garage est/sont sous haute surveillance. De plus, on pourra associer des capteurs de type périmétrique (contacts sur portes et fenêtres) pour une zone et des capteurs de type volumétrique (infrarouges) pour la seconde zone. Là encore, cela permettra une division en sous-zones de l’aire à surveiller, une zone en périmétrique et l’autre en volumétrique.

La possibilité d’utiliser des capteurs sans fil est une caractéristique appréciable en termes de facilité et de rapidité d’installation. Toutefois, les capteurs reliés par radio peuvent être neutralisés en produisant dans le voisinage de la centrale ou de l’habitation un intense champ HF (c’est l’occultation dont nous parlions plus haut).

Dans ce cas, la centrale ne reçoit plus les signaux d’alarme des capteurs, comme s’ils étaient devenus “muets”.

En fait, ils ne sont ni aveugles ni muets, leur “voix” est simplement couverte par un “bruit” faisant diversion.

Mais, en application du millénaire principe de l’arroseur arrosé qui arrose l’arroseur arrosant notre centrale dispose de la fonction d’anti-occultation radio ! Elle déclenche si un capteur le lui demande et/ou si elle est “assourdie” par un champ HF l’empêchant de recevoir les capteurs.

De plus, pour limiter encore les risques de sabotage, les entrées à fils sont de type normalement fermé et la centrale prévoit une entrée à fil pour chaque zone plus une troisième non partageable en mesure de déclencher une alarme même si l’antivol est désactivé : de quoi rendre inopérant tout arrachement de capteur ou de centrale elle-même de la part du voleur.

Bien entendu, l’alimentation du système est double : secteur et batterie, cette dernière étant maintenue constamment en charge pour faire face à un éventuel “black-out” (coupure secteur fortuite ou intentionnelle).

Ajoutons que les sorties d’alarme (censées, d’une manière ou d’une autre, informer de l’intrusion ou de la tentative d’intrusion, les personnes que cela intéresse : propriétaire, voisins, police ou société de surveillance) peuvent commander deux sirènes externes à chute de positif, une sirène interne (plus petite), ainsi qu’un téléphone ou tout autre moyen de faire connaître la survenue de l’alarme.

Un soin tout particulier a été apporté également au logiciel que se partagent les trois microcontrôleurs : toutes les combinaisons possibles ont été prévues afin de rendre le système totalement fiable (eu égard aux technologies actuelles, bien entendu !).



Comme on peut le voir sur cette représentation schématique, le système d’alarme que nous vous proposons dans cet article s’articule autour d’une centrale 2 zones à laquelle peuvent être raccordées diverses options. Cette modularité lui permettra de s’adapter parfaitement à vos besoins. On peut imaginer une alarme très simple, protégeant un petit appartement à l’aide d’un seul capteur de mouvement, jusqu’à une alarme ultra-sophistiquée, incluant, en remplacement de la télé-alarme conventionnelle, un transmetteur téléphonique par GSM, tel que celui que nous avons décrit dans l'article : "Un portable GSM comme transmetteur téléphonique d’alarme".



Le schéma électrique

Pour comprendre comment fonctionne l’antivol et savoir comment l’utiliser, il faut regarder le schéma électrique de la figure 1. Le circuit intégré spécialisé EF423 (U2), déjà programmé en usine, est le microcontrôleur principal. Il gère l’ensemble du système et remplit, en particulier, deux fonctions importantes : la caractérisation (acquisition des codes de la radiocommande et des capteurs sans fil) et l’utilisation normale en attente et en activation.

Nous avons prévu d’utiliser des capteurs sans fil courants et, par conséquent, le système travaille sur la fréquence de 433,92 MHz, avec décodification (réalisée par un microcontrôleur) du standard MOTOROLA MC145026. Le programme de gestion prévoit la mémorisation de 3 codes différents pour chaque zone, ce qui fait en tout 6 codes.

Jetons un rapide coup d’oeil à l’étage de radio-réception et décodification des capteurs. Il commence, bien sûr, par l’antenne reliée à la broche 3 du module hybride récepteur (U5) un AUREL de type BCNBK. C’est un récepteur complet à super-réaction à fort taux de réjection des harmoniques (homologué CE), accordé sur 433,92 MHz, doté d’un démodulateur AM et d’un quadrateur du signal de sortie (fournissant l’onde rectangulaire).

Quand une porteuse HF à 433,92 est reçue, le récepteur la démodule et fournit, sur sa broche 14, le signal de modulation. Dans le cas des émetteurs avec codeur MOTOROLA MC145026, il s’agit d’une onde rectangulaire contenant l’information sur le paramétrage des 9 bits de codification.

Le récepteur, unique, donc commun à l’étage de radiocommande et de réception des capteurs, est toujours actif.

Par conséquent, il communique à U7 et à U6 tout ce qu’il démodule.

Le premier, U7, est un microcontrôleur spécialisé EF255, déjà programmé en usine, employé essentiellement comme décodeur/convertisseur des capteurs radio. Il sert à déchiffrer les signaux démodulés du module hybride récepteur U5 et à y trouver trois octets constituant une information compréhensible par le microcontrôleur central (U2) à la broche 6 duquel il fait passer les données converties par l’intermédiaire de sa broche 13.

Le second, U6, est un module hybride spécialisé EFMA4 s’occupant de la décodification et de la mémorisation des codes de l’étage de radiocommande concernant l’insertion des zones et la partition de l’aire à surveiller.

Les entrées à fils ont une interface à transistors (figure 1, à gauche, au centre) et sont alimentées par le positif +12 V général du circuit : on peut leur connecter des contacts normalement fermés en tous genres.

Si l’on ne souhaite pas utiliser toutes les entrées, il faut court-circuiter celles non utilisées (sinon la centrale “lira” des entrées en état d’alarme puisqu’ouvertes).

Le microcontrôleur central gère le buzzer BZ1, fort utile au cours de la phase d’apprentissage et pour le contrôle à distance de la centrale mais efficace également comme répéteur des signaux acoustiques donnés par la centrale quand elle est désactivée. Il commande, en outre, trois relais servant à déclencher les avertisseurs de survenue d’alarme, tous alimentés par le collecteur de l’unique transistor T7, un “darlington”, dont la base est pilotée par le niveau logique haut (1) envoyé par la broche 10 de U2 en cas d’alarme.

RL1, à double contact, relie l’alimentation aux contacts normalement fermés (NF OU NC) de manière à maintenir en charge une ou deux sirènes à chute de positif ou auto-alimentées (les plus sûres, car elles sont dotées de leur propre batterie). Ces dernières sont connectées entre les NF OU NC (borniers SIR EXT1 et SIR EXT2) et la masse.

Quand T7 est saturé, le positif se porte sur les NO et les sirènes déclenchent.

RL2 est un relais à simple contact : il est consacré à l’activation de charges de diverses sortes mais notamment de l’interface téléphone fixe ou mobile. Son contact central est relié au +12 V et il connecte cette tension normalement sur le NF OU NC. En cas d’alarme, le contact commute le 12 V sur NO, ce qui alimente un éventuel appareil de signalisation.

RL3, enfin, a été prévu pour déclencher un troisième appareil de signalisation de survenue d’alarme (à moins qu’on ne puisse l’appeler répulsif pour voleur : typiquement une sirène interne qui casse les oreilles !).

Note : Encore un petit retour sur la notion de NF (ou NC) et NO. NF signifie : Normalement Fermé. Il peut néanmoins se trouver remplacé, dans de nombreux schémas, par l’abréviation anglaise NC : Normaly closed. NO, lui, signifie Normalement Ouvert mais ne changera pas dans un schéma anglais puisque Normaly Open donne également NO !

Le système est capable de détecter une tentative d’occultation (ou de brouillage si vous préférez) du signal des capteurs (nous l’avons dit). Il s’agit d’un circuit à amplificateurs opérationnels dans lequel un réseau RC, avec diode de blocage, redresse la tension présente à la sortie du module hybride récepteur U5.

Une routine adéquate compte le temps continu pour lequel le comparateur donne le 1 logique et, si le temps dépasse 180 secondes, elle déclenche l’alarme. Au repos, la centrale antivol se contente de visualiser (par des LED) l’état de ses entrées sans réagir : elle indique, par les LED LD1 à LD8, si une entrée, radio ou à fils, est activée. Chaque activation produit l’allumage de la LED correspondante.

Comme nous vous l’avons signalé au début de l’ar ticle, pour être très performant et fiable, l’appareil n’en est pas moins fort simple. Nous allons donc pouvoir passer rapidement à sa construction.



Figure 1 : Schéma électrique de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 2 : Schéma d’implantation des composants de la platine principale de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 3 : Photo d’un des prototypes de la platine principale de l’antivol à deux zones.



Figure 4a : Dessin, à l’échelle 1, du côté “composants” du circuit imprimé double face de la platine principale de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 4b: Dessin, à l’échelle 1, du côté “soudures” du circuit imprimé double face de la platine principale de l’antivol domestique à deux zones.



Liste des composants de la platine principale

R1 = 1 kΩ

R2 = 330 Ω

R3 = 47 Ω 2 W

R4 = 6,8 kΩ

R5 = 1 kΩ

R6 = 22 kΩ

R7 = 1 kΩ

R8 = 22 kΩ

R9 = 10 kΩ

R10 = 10 kΩ

R11 = 470 Ω

R12 = 1 kΩ

R13 = 22 kΩ

R14 = 10 kΩ

R15 = 10 kΩ

R16 = 10 kΩ

R17 = 470 Ω

R18 = 470 Ω

R19 = 470 Ω

R20 = 1 kΩ

R21 = 22 kΩ

R22 = 10 kΩ

R23 = 10 kΩ

R24 = 4,7 kΩ

R25 = 1 kΩ

R26 = 10 kΩ trimmer multitour

R27 = 470 Ω

R28 = 470 Ω

R29 = 470 Ω

R30 = 470 Ω

R31 = 470 Ω

R32 = 470 Ω

R33 = 470 Ω

R34 = 470 Ω

R36 = 10 kΩ

R37 = 10 kΩ

R38 = 10 kΩ

R39 = 10 kΩ

R40 = 470 Ω

R41 = 1 kΩ

R42 = 22 kΩ

R43 = 10 kΩ

R44 = 100 kΩ

C1 = 470 μF 25 V électrolytique

C2 = 100 nF multicouche

C3 = 470 μF 25 V électrolytique

C4 = 100 nF multicouche

C5 = 100 nF multicouche

C6 = 100 nF multicouche

C7 = 100 nF multicouche

C8 = 22 pF céramique

C9 = 22 pF céramique

C10 = 1μF 63 V polyester

C11 = 100 nF multicouche

C12 = 100 nF multicouche

C13 = 470 μF 25 V électrolytique

C14 = 100 nF multicouche

L1 = Self de choc VTK200

D1 = Diode 1N4007

D2 = Diode 1N5408

D3 = Diode 1N5408

D7 = Diode 1N4007

D8 = Diode 1N4007

D9 = Diode 1N4148

D10 = Diode 1N4007

PT1 = Pont de diodes 1A

LD1 = LED rouge 3 mm

LD2 = LED rouge 3 mm

LD3 = LED rouge 3 mm

LD4 = LED rouge 3 mm

LD5 = LED rouge 3 mm

LD6 = LED rouge 3 mm

LD7 = LED rouge 3 mm

LD8 = LED rouge 3 mm

LD9 = LED rouge 3 mm

LD10 = LED bleue 3 mm

LD11 = LED jaune 3 mm

LD12 = LED jaune 3 mm

LD13 = LED verte 3 mm

U1 = Intégré PCF8574A

U2 = μContrôleur EF423

U3 = Régulateur 7815

U4 = Régulateur 7805

U5 = Module hybride BCNBK

U6 = Module hybride EFMA4

U7 = μContrôleur EF255

U8 = Intégré LM393N

T1 = NPN BD137

T2 = NPNTIP31C

T3 = NPN BC547

T4 = NPN BC547

T5 = NPN BC547

T6 = PNP BC557

T7 = NPN BC547

T8 = NPN BC547

Q1 = Quartz 4 MHz

P1 = Micropoussoir pour ci

KEY = Interrupteur à clé

TS1 = Transformateur 220 V / 15 V - 6 VA

BAT = Batterie 12 V 1,2 Ah

ANT = Antenne souple 433 MHz

FUS1 = Fusible 1 A

FUS2 = Fusible 1 A



Divers :

2 Borniers à 2 pôles

6 Borniers enfichables à 2 pôles à insertion verticale

2 Guides pour ci

2 Supports 2 x 9 broches

1 Support 2 x 8 broches

1 Support 2 x 4 broches

1 Porte fusible pour ci

1 Porte fusible pour face avant

1 Dissipateur ML26

1 Barrette tulipe à 5 pôles femelle

1 Barrette tulipe à 6 pôles femelle

1 Cavalier

5 Vis 3MA 4 mm autotaraudeuses

3 Vis 3MA 8 mm

3 Ecrous 3MA

1 Boîtier avec sérigraphie





Figure 5 : Schéma d’implantation des composants de la platine des I/O de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 6 : Photo d’un des prototypes de la platine des I/O de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 7a: Dessin, à l’échelle 1, du côté “composants” du circuit imprimé double face de la platine des I/O de l’antivol domestique à deux zones.



Figure 7b: Dessin, à l’échelle 1, du côté “soudures” du circuit imprimé double face de la platine des I/O de l’antivol domestique à deux zones.



Liste des composants de la carte des I/O

R35 = 1 kΩ

R37 = 10 kΩ

D4 = Diode 1N4007

D5 = Diode 1N4007

D6 = Diode 1N4007

T5 = NPN BC547

T7 = NPN TIP122

BZ1 = Buzzer avec électronique

RL1 = Relais 12 V 2 RT

RL2 = Relais miniature 12 V 1 RT

RL3 = Relais miniature 12 V 1 RT



Divers :

3 Borniers enfichables à 3 pôles

à insertion verticale

2 Borniers enfichables à 2 pôles

à insertion verticale

1 Barrette tulipe à 6 pôles mâle

1 Cavalier





Principales caractéristiques du système d’alarme domestique 2 zones

- Centrale antivol multi-entrées radio et fils,

- Petites dimensions grâce à l’emploi de 3 μc et de 2 modules hybrides,

- Deux zones partitionnables avec poussoir local et télécommande,

- Activation/désactivation et partition par radiocommande,

- Télécommande “rolling code” à très haute sécurité (portée 30 m),

- Section radioréceptrice à quartz sur 433,92 MHz,

- Zone de réception : 50 m pour capteur périmétrique et volumétrique,

- Auto-apprentissage des codes MOTOROLA des capteurs,

- Capacité : trois codes radio pour la zone 1,

- Capacité : trois codes radio pour la zone 2,

- Entrée fils normalement fermée (NF ou NC) zone 1,

- Entrée fils normalement fermée (NF ou NC) zone 2,

- Entrée fils normalement fermée (NF ou NC) pour alarme 24 heures,

- Exclusion auto d’une entrée (radio ou fils) après 10 alarmes sur cette entrée,

- Fonction anti-occultation radio (désactivable par cavalier),

- Bip pour rétroaction acoustique (désactivable par cavalier),

- LED de signalisation externe par fils,

- Sorties pour deux sirènes externes (temps d’activation 2 minutes),

- Sortie auxiliaire pour sirène interne (temps d’activation 2 minutes),

- Sortie auxiliaire pour interface d’appel téléphonique,

- Temps de sortie à la suite d’une activation de 20 secondes,

- Alimentation 220 V avec batterie-tampon rechargeable,

- Dimensions : L 20 x H 11 x P 7 cm.





Figure 8 : Montage dans le boîtier plastique.



La platine principale est fixée au fond du couvercle constituant la face avant au moyen de 5 vis auto-taraudeuses.

La platine des I/O est fixée verticalement sur celle-ci à l’aide de barrettes tulipes M/F et de deux glissières plastiques. Les deux modules hybrides sont également placés verticalement mais eux sont soudés par leurs broches SIL.

Sur le fond du boîtier plastique sont fixés le transformateur secteur, le porte fusible et la batterie rechargeable. C’est cette partie qui sera fixée au mur en deux points. N’oubliez pas le trou pour le passage des fils. Les borniers sont de type M/F extractibles (enfichables).



Figure 9 : Le panneau de contrôle (face avant).





Première mise en route.

Si l’on tourne la clé en position ON, chaque LED s’allume pour une seconde, l’une après l’autre, dans le sens anti-horaire, de 1-W1 à ZONE2.

Quand la séquence est terminée, les LED jaunes ZONE1 et ZONE2 restent allumées.



Partition des zones avec le poussoir TRIP BUTTON.

La partition n’est possible que si l’antivol est désactivé (LED bleue éteinte). Quand les deux zones sont insérées (LED jaune ZONE1 et LED jaune ZONE2 allumées), presser le poussoir une première fois pour partitionner la zone 2 (la LED ZONE2 s’éteint et un bip est émis). Presser le poussoir une seconde fois pour partitionner la zone 1 (la LED ZONE1 s’éteint, la LED ZONE2 s’allume et un bip est émis). Presser le poussoir une troisième fois pour revenir à la condition initiale avec les deux zones insérées (les LED ZONE1 et ZONE2 s’allument et un bip est émis).



Partition des zones avec la télécommande.

La partition n’est possible que si l’antivol est désactivé (LED bleue éteinte).

Presser la touche 2 de la télécommande pour partitionner les zones : le fonctionnement est identique à celui obtenu avec le poussoir TRIP BUTTON.



Visualisation des entrées.

La centrale prévoit un panneau de contrôle (face avant) des entrées composé de 8 LED rouges. Chaque fois qu’une entrée est activée (la centrale reçoit un code radio mémorisé ou alors un contact filaire s’ouvre), la LED correspondante s’allume et les autres s’éteignent. Le panneau visualise donc l’action du dernier capteur. Bien sûr, si la centrale est active (LED bleue allumée) et si le capteur appartient à une zone active, l’alarme se déclenche.



La réalisation pratique

Petite introduction !

Bien sûr, à chaque article, nous nous répétons. Ceux qui ont de la pratique peuvent sauter ce paragraphe ou survoler les sempiternelles répétitions.

Qu’ils restent quand même prudents !

C’est incroyable le nombre de montages qui refusent de fonctionner à la mise sous tension, uniquement à cause d’une soudure défectueuse ou simplement oubliée, d’un via non posé ou d’une patte de circuit intégré soudée d’un seul côté sur un circuit double face. En électronique, la modestie et la rigueur sont de règle pour aboutir à un résultat positif sans coup férir.

Un contrôle à la loupe, au sens propre comme au sens figuré, n’est jamais inutile. Il vous assurera ce sentiment de profonde satisfaction que l’on ressent en connectant l’alimentation et en constatant que “ça marche” !



On y va !

Tout d’abord, réalisez ou procurez-vous le circuit imprimé principal double face dont les figures 4a et 4b donnent les dessins à l’échelle 1. Il pourra être gravé par la méthode décrite dans l'article : "Comment fabriquer vos circuits imprimés facilement ?" en prenant comme repères entre les deux faces les trous d’interconnexion à pratiquer dès que l’une des deux faces a été “dessinée” à l’aide de la pellicule à transfert bleue. N’oubliez pas, après la gravure des deux faces et le forage complet, de réaliser les interconnexions à l’aide de petits morceaux de queues restantes de composants. De même, vous devrez souder les composants des deux côtés du circuit afin de compléter ces interconnexions.

Dans la foulée, faites de même pour le circuit imprimé double face secondaire (comportant les entrées/sorties) à monter plus tard, perpendiculairement à la platine principale : les figures 7a et 7b en donnent les dessins à l’échelle 1.

Ensuite, et pour les deux platines, insérez et soudez tous les composants en commençant par les plus bas de profil, comme les résistances et les diodes (pour ces dernières respectez bien la polarité en orientant leur bague dans le bon sens en vous aidant des figures 2 et 5), jusqu’aux plus hauts, comme les condensateurs électrolytiques (respectez aussi leur polarité, la patte la plus longue est le +) en passant par les supports de circuits intégrés (repère-détrompeurs en U dans le bon sens, ainsi vous n’aurez plus qu’à réitérer lorsque vous y insérerez les circuits intégrés une fois la dernière soudure exécutée).

Quant aux transistors, orientez bien leur méplat comme l’indiquent les figures sus-énumérées et ne raccourcissez pas leurs pattes afin de ne pas les endommager en les surchauffant lors des soudures. Les LED sont à souder directement du côté cuivre du circuit imprimé (figure 4b) : c’est pour cela qu’elles sont en pointillé sur la figure 2.

Même chose pour le poussoir P1. Les connexions externes sont dévolues à des borniers extractibles (enfichables).

Vérifiez les soudures : aucune ne doit être froide, collée, ni en court-circuit, notamment entre les pastilles des circuits intégrés ou les pistes les plus rapprochées (utilisez un fer à panne fine et du tinol de bonne qualité d’un diamètre de 0,5 mm maximum).



Figure 10 : Le capteur à fils (ER79).



La centrale prévoit deux entrées (1-W1 et 2-W1) pour relier des capteurs périmétriques ou volumétriques munis de contacts d’alarme normalement fermés. La figure donne le schéma de connexion du capteur infra-rouge (IR) à fils ER79. Les borniers sont IN1 pour la zone 1 et IN2 pour la zone 2. A chaque bornier on peut relier plusieurs capteurs ou plusieurs contacts en série.



Figure 11 : L’interface téléphonique (ET290).



La centrale prévoit une sortie auxiliaire disponible sur les borniers COMBINER : – est la masse, +V est le +12 V, +NC est une tension de 12 V interrompue en cas d’alarme. La figure donne le schéma de l’interface téléphonique ET290.



Figure 12 : Le détecteur de gaz narcotique (ET366).



Une entrée 24 heures est prévue (bornier TAMP) pour relier des dispositifs à contact normalement fermé devant être gérés même si l’antivol est désactivé. La figure donne le schéma de l’interface avec le détecteur de gaz narcotique ET366.



Figure 13 : La sirène interne.



La figure donne le schéma de connexion d’une sirène piézo-électrique d’intérieur CSBETTY.



Figure 14 : La sirène extérieure.



La figure donne le schéma de connexion de la sirène extérieure CSI128. Pour assurer un maximum de sécurité, deux sirènes de ce type sont prévues.



L’assemblage des platines et le montage dans le boîtier

La platine principale reçoit en position verticale (et perpendiculaire) U5, le module hybride récepteur AUREL (soudez toutes ses broches SIL), U6, le EFMA4 (même remarque) et, grâce à des glissières plastiques visibles figure 3, la platine secondaire des I/O dotée d’une barrette tulipe mâle à 6 pôles correspondant à une barrette femelle sur la platine principale.

Cette dernière sera fixée derrière le couvercle du boîtier plastique (qui est en fait la partie la plus profonde !) à l’aide de 5 vis autotaraudeuses, comme on le voit figure 8 à gauche. Ce couvercle sera percé pour le passage des LED, du poussoir et de l’interrupteur à clé.

De même, le transformateur, le fusible secteur et la batterie rechargeable seront fixés au fond du boîtier plastique, voir figure 8 à droite. C’est ce fond qui sera fixé au mur de la maison à l’aide de deux vis et chevilles adéquates.

Deux adhésifs pour face avant sont disponibles, à moins que vous ne préfériez les réaliser à l’imprimante en vous inspirant de la figure 9.



Le réglage

Le seul réglage consiste à obtenir, avec un multimètre dont les pointes de touches seront placées entre la broche 6 de U8 et la masse, une tension de 1,4 V. Pour cela, il suffit d’agir sur le curseur du trimmer R26.



L’auto-apprentissage des codes

L’auto-apprentissage de la télécommande des insertions de zones/partition de l’aire à surveiller

La section de mémorisation et de décodification du code variable est constituée par le module hybride EFMA4.

1) Pressez le poussoir du module, la LED correspondante s’allume. Maintenez pressé le poussoir jusqu’à ce que la LED s’éteigne (environ 8 secondes) : la mémoire est effacée.

2) Pressez le poussoir du module, la LED correspondante s’allume. Pressez la touche 1 de la télécommande : la LED clignote et s’éteint après environ 2 secondes.

3) Pressez le poussoir du module, la LED correspondante s’allume. Pressez la touche 2 de la télécommande : la LED clignote et s’éteint après environ 2 secondes.

4) Répétez 2 et 3 pour auto-apprendre les codes des autres télécommandes des insertions/partition. Il est possible de coupler au module 10 télécommandes au maximum.



L’auto-apprentissage des capteurs radio.

La centrale est en mesure d’autoapprendre les codes MOTOROLA produits par le circuit intégré MC145026.

1) Mettez le sélecteur à clé MASTER RESET en position OFF.

2) Pressez et maintenez appuyé le poussoir TRIP BUTTON.

3) Mettez le sélecteur à clé MASTER RESET en position ON.

4) Les LED des entrées radio disponibles s’allument séquentiellement : 1-S1, 1-S2, 1-S3, 2-S1, 2-S2, 2-S3. Attendez l’allumage de la LED correspondant à l’entrée désirée.

5) Relâchez le poussoir TRIP BUTTON : un bip est émis.

6) Envoyez un code MOTOROLA pour le mémoriser et l’associer à cette entrée : un bip est émis, la LED clignote 4 fois, la centrale se met en fonctionnement normal.

Ou bien, pressez le poussoir TRIP BUTTON pour effacer le code associé à cette entrée : un bip est émis, la LED clignote 4 fois, la centrale se met en fonctionnement normal.

7) Répétez l’opération 1 à 6 pour agir (mémorisation ou suppression d’un code) sur les autres entrées radio disponibles.



Le récapitulatif du fonctionnement

L’activation de l’antivol

Pressez la touche de la télécommande (en haut, vers la LED) : la LED bleue ACTIVE s’allume, la LED rouge PORTE s’allume et un bip long est émis.

Après 20 secondes, l’antivol est prêt à gérer les entrées. Pendant cette période, il est possible de désactiver l’antivol mais seulement avec la télécommande.

Les zones ne peuvent plus être partitionnées, ni avec le poussoir TRIP BUTTON, ni avec la touche 2 de la télécommande.



La désactivation de l’antivol

(si aucune alarme n’est survenue)

Pressez la touche 2 de la télécommande (en bas, à l’opposé de la LED).

La LED bleue ACTIVE et la LED rouge PORTE s’éteignent et 4 bips à intervalles lents sont émis.



La désactivation de l’antivol

(si l’alarme s’est déclenchée)

Pressez la touche 2 de la télécommande (en bas, à l’opposé de la LED) : la LED bleue ACTIVE et la LED rouge PORTE commencent à clignoter et 9 bips à intervalles rapides sont émis. Sur le panneau des entrées (LED rouges) est indiqué quel est le dernier dispositif ayant déclenché l’alarme : la LED correspondante clignote s’il s’agit d’un dispositif àfils ou radio et dans le cas d’une alarme pour tentative d’occultation. La LED RF/24h reste allumée fixe si l’alarme s’est déclenchée à cause de l’entrée 24 heures. Après avoir relevé la cause de l’alarme, il est possible de revenir au fonctionnement normal en pressant une seconde fois la touche 2 de la télécommande : la mémoire d’alarme et le panneau de visualisation des entrées sont remis à zéro, la LED bleue ACTIVE et la LED rouge PORTE cessent de clignoter et un bip est émis.

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